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21/05/2017

La mécanique du coeur d'après Mathias Malzieu

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A LA FOLIE THEATRE

 

6, rue de la Folie Méricourt

 

75011 PARIS

 

 

 

 

(M° Saint Ambroise)

 

Loc. 01 43 55 14 80

 

http://www.folietheatre.com/

 

Pl. 22€ - T.R. 17€

 

 

Jeudi à 19h30, samedi à 18h

dimanche à 16h30

 

jusqu'au : 25 JUIN 2017

 

 

Adaptation et mise en scène : Coralie JAYNE

 

avec : Nicolas AVINEE / Jack - Clara CIRERA / Miss Acacia - Gabriel CLENET / Joe et Luna - Maxime NORIN / Georges MELIES - Mylène CROUZILLES / Madeleine - Laurent VIGNEUX / Arthur.

 

 

 " Un peu, beaucoup, passionnément  … A la Folie ! " preuve que c'était le lieu idéal pour jouer cette pièce.

 

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Nous nous transformons quelque peu en marionnettes quand nous sommes amoureux et notre horloge cardiaque fait alors la folle. Le discret tic-tac habituel se mue en fracassante grosse-caisse " poum-poum, poum-poum ! " et la mécanique est sur le point d'exploser. C'est même à cela que l'on sait avec certitude que Cupidon a lancé son imparable flèche.

Voici donc l'histoire d'un jeune garçon greffé, tombé amoureux d'une petite chanteuse de rue : Miss Acacia.

L'action se déroule à Edimbourg au 19ème siècle et les transplantions cardiaques n'existaient pas encore, bien entendu.

Aussi Madeleine, cette accoucheuse un peu sorcière a implanté une horloge à la place du coeur gelé de Jack et très tôt, lui a recommandé de ne surtout jamais tomber amoureux car ce serait pour lui mortel.

Vous devinez la suite … La jeune et jolie personne dont Jack s'est énamouré est myope et par coquetterie refuse de porter des lunettes ce qui fait qu'elle se cogne partout donc là, évidemment le choc était inéluctable mais une fois collée à sa poitrine : quel drôle de bruit fait ce garçon !

Oubliées les recommandations de sa bienfaitrice, Jack risque à tout moment le malaise, peut-être fatal mais rien ne peut l'empêcher de suivre celle qu'il aime jusqu'en Andalousie aidé en cela par Méliès qui tombe à pic ( quand il n'est pas dans la lune.)

Cette adaptation théâtrale du roman de Mathias Malzieu entraîne toute la troupe de la Cie Le Moineau dans cette aventure caracolante et fantastique en une atmosphère proche d'un Tim Burton. ( costumes et maquillages confortent cette impression )

 

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Il y a en chacun de nous un grand enfant qui ne veut pas vieillir, un premier amour qu'il est impossible d'oublier, ce qui fait que petits et grands se réjouiront à la vue de ce spectacle un peu turbulent certes mais n'est-ce pas l'apanage de la jeunesse ?




Simone Alexandre 

 

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10:47 Publié dans THEATRE | Lien permanent

18/05/2017

L'AUGMENTATION de Georges PEREC

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COMEDIE de PARIS

 

42, Rue Pierre Fontaine

 

75009 PARIS

 

 

 

( M° Blanche )

 

 

Loc. 01 42 81 00 11

 

 

http://www.comediedeparis.com/

 

Pl. de 10 à 24€

 

Chaque mardi à 19h15

 

 

Mise en scène : Michel ABECASSIS

 

 

avec Sandrine MOALIGOU - Nicolas DANGOISE et

Pierre OLLIER

 

 

Je vous parle d'un temps que les moins de ? ... ( inutile de préciser ) ne peuvent pas connaître.

Georges Perec écrivit cette pièce en 1967 laquelle fut montée par Marcel Cuvelier en 1970. Trois ans plus tard, le premier choc pétrolier allait déclencher " la crise " laquelle soigneusement entretenue par ceux qui en profitent, perdure ...

Jusque là, le travail était un droit et chacun devait

( théoriquement ) être indemnisé selon ses mérites.

C'était du moins l'esprit de l'époque, hérité des années 30.


Il était par conséquent logique qu'au fil des ans, on sollicitât ponctuellement une augmentation de salaire ... D'autres préféraient carrément aller voir ailleurs en réclamant au nouvel employeur ( qu'ils n'avaient pas eu de trop de mal à dénicher ) un salaire net correspondant exactement au salaire brut dont ils bénéficiaient au préalable.

Démarche désormais hautement surréaliste !

Pour cette raison, le public qui ira voir cette pièce risque fort d'appartenir au 3ème âge. Sans le style très personnel de l'auteur, on se croirait presque chez Courteline.
Cette gentille farce bureaucratique use et abuse des répétitions soulignant ainsi les jours identiques qui passent, la routine que ces trois là partagent allègrement.

Mademoiselle Yolande est celle, n'en doutons pas qui veille à la présence du bouquet de fleurs dans le bureau afin d'égayer un peu les lieux. " La souffrance au travail " étant alors bien supportable si on la compare aux conditions actuelles.

Les comédiens font preuve d'un maximum de fantaisie en ce huis-clos quelque peu désuet certes mais joué avec enthousiasme et qui, il faut bien le reconnaître se laisse voir agréablement. Il faut dire que le " travailler plus pour gagner moins " n'était pas encore d'actualité !

Ceux qui veulent se dépayser prendront le chemin qui mène à la Comédie de Paris où la pièce se joue chaque mardi à 19h15.




Simone Alexandre

 

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10:43 Publié dans THEATRE | Lien permanent

17/05/2017

Nature morte dans un fossé de Fausto Paravidino

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LA MANUFACTURE

DES ABBESSES

 

7, Rue Véron

 

75018 PARIS

 

 

 

(M° Abbesses )

 

LOC. 01 42 33 42 03

 

http://www.manufacturedesabbesses.com/

 

Pl. 24€ - T.R. 13€

 

Les jeudi, vendredi, samedi à 21h

dimanche à 17h

 

 

jusqu'au : 11 JUIN 2017

 

 

Traduction : Pietro Pizzuti

 

Mise en scène : Céline Lambert

 

assistée de Gwanaëlle Hérault

 

 

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avec : Gwanaëlle Héraut (Mother) - Romain Pirosa (Boy)   Melchior Carrelet (Boyfriend) - Mehdi Harad (Pusher)   Isabelle Couloigner (Bitch) - Raphaël Beauville (Cop)

 

 

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En fond de scène, un grand écran destiné à illustrer les lieux successifs de l'action.

Les codes habituels du théâtre ont volé en éclats.

La forme est cinématographique, version polar.

Le spectateur rivé à son fauteuil a parfois l'impression de lire un livre, images et son en plus, le style se voulant narratif. Chacun raconte ce qui se produit, ou est survenu, n'omettant pas de nous faire part de ses pensées les plus intimes.

" Un patelin paumé entre Gènes et Milan. La nuit. "

Nous allons donc découvrir les personnages un à un, sur fond de violence, de drogue et de crime. Ces gens là ne font pas de la littérature quand ils s'expriment. Le langage est cru. Direct.

J'ouvre ici une parenthèse pour recommander à ceux qui ont coutume d'aller au théâtre en famille de confier la garde des enfants en bas âge à une personne de leur choix car le risque de traumatisme est grand pour eux mais revenons à l'action.

Que font les jeunes dans un bled perdu ? Ils sortent en boîte, boivent un peu plus que de raison et se shootent au passage.

Il arrive ensuite ce qui devait arriver …

C'est BOY ( Romain Pirosa ) que nous découvrirons en premier. Pur produit de notre société actuelle, ni pire ni meilleur que les autres. Il consomme les filles comme l'alcool  de façon désabusée - histoire de se sentir vivre. C'est lui qui découvrira le corps ...

L'inspecteur SALTI ( COP pour simplifier ) en a vu d'autres, bien entendu et il va devoir résoudre cette affaire dans les meilleurs délais. La victime a subi de nombreux sévices et le résultat n'est pas beau à voir.

Quelques marlous vont se retrouver sur le gril : mi-dealers, mi-indics ...
 
COP ( Raphaël Beauville ) qui ressemble étrangement à Serpico a la pénible tâche d'informer MOTHER - mère de la victime comme le nom l'indique - ( Gwanaelle Herault )  laquelle avait une idée complètement décalée concernant la personnalité de sa fille mais n'en est-il pas toujours ainsi ? ...

L'implication physique des comédiens est totale, là je pense plus précisément à PUSHER- LA RUINA ( Mehdi Harad ) et BOYFRIEND alias GIPO ( Melchior Carrelet ) qui se débattent comme des fous entre drogue et trafic. ( l'un ne pouvant aller sans l'autre ) la violence étant le supplément gratuit.

Puis nous allons découvrir BITCH ( Isabelle Couloigner ) excellente comédienne qui à elle seule vaudrait le détour.

Avec elle on plonge en plein dans la sordide actualité internationale : guerre, émigration, prostitution.

 

Ce n'est plus seulement un quelconque fait-divers mais en filigrane, les conséquences de la géopolitique font leur apparition. Cette fille dans son charabia brosse la situation d'un monde peu reluisant dont elle est la triste victime.

L'enquête suivra son cours toujours de façon hyper-mouvementée et le coupable sera celui auquel on n'avait pas pensé mais là, pour le découvrir il vous faut aller sur place ou lire le texte éponyme qui est édité à L'Arche. Pourquoi me suis-je alors mis en tête qu'il pourrait peut-être un jour, y avoir une suite ? ...

En attendant, la preuve est faite, même sans dédaigner les projections, la présence de comédiens aura toujours plus d'impact que des moment passés face au petit ou grand écran surtout quand la mise en scène ( de Céline Lambert ) est menée tambour battant comme c'est ici le cas.




Simone Alexandre

 

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19:23 Publié dans THEATRE | Lien permanent