Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

19/02/2020

DEUX EUROS VINGT comédie de Marc FAYET

aff.2€20.jpg

 

 

THEATRE RIVE GAUCHE

 

6, Rue de la Gaité

 

75014 PARIS

 

 

 

(M° Edgar Quinet ou Gaité )

 

LOC. 01 43 35 32 31

 

Pl. 45€ - 36€ - 27€

 

https://www.theatre-rive-gauche.com/

 

du mardi au samedi à 21h

Dimanche à 15h

 

Mise en scène : José PAUL

 

avec,

 

Lysiane MEIS, Michèle GARCIA, Caroline MAILLARD, Marc FAYET, Gérard LOUSSINE, Michel LEROUSSEAU

 

le-couple_modifié-1.jpg

 

 

«  Qui vole un oeuf, vole un boeuf «  vieux dicton enseigné jadis par nos grands parents. Mais qui peut être tenté de chaparder une somme aussi dérisoire que 2 € 20 ?

Un SDF peut-être et encore ? ! ... Or il n’y en a aucun à l’horizon.

 

Six amis ont coutume - les vacances venues - de partager une location au soleil ce qui permet d’entretenir les liens voire les re serrer en ce siècle où tout va si vite et où chacun est pris par ses activités professionnelles et personnelles.

 

Jérome ( Marc Fayet ) semble bien être l’organisateur de la rencontre ; les voilà une fois de plus réunis. Nous croyons toujours bien connaître nos amis et pourtant ne sommes jamais à l’abri d’une surprise. Qui peut se vanter de prévoir à coup sûr les réactions de chacun ?

 

stupefaction.jpg

 

Or il se trouve que Jérome est facétieux et voulant pimenter un peu le séjour qui se déroule habituellement en parties de tennis avec les chamailleries qui en découlent ou bien en autres parties de poker qui nécessairement font de mauvais perdants, il va avoir cette idée de laisser traîner un peu de monnaie sur la table, dans un bol, histoire de voir si les pièces en question vont ou non disparaître et à quelle vitesse ?

 

C’est généralement ce que l’on fait pour tester la nouvelle femme de ménage laquelle se garde bien d’y toucher car elle connaît le truc depuis longtemps !

 

Certes, «  il n’ y a pas de petits profits «  la légende de l’épingle que l’on attribue soit à Rothschild soit à Laffite aussi peu crédible soit elle est connue de tous.

 

Par conséquent, ces 2 € 20 vont obligatoirement être récupérés. Ensuite, il ne suffira que de jouer les Sherlock Holmes pour tenter de découvrir l’auteur du délit.

 

tous_modifié-1.jpg

( photos : Fabienne RAPPENEAU )

 


Maintenant si vous voulez connaître la suite, c’est bien simple il ne suffit que de prendre le chemin qui mène au théâtre Rive Gauche.

 

Ce n’est peut-être pas la meilleure pièce de Marc Fayet mais la mise en scène de José Paul est brillante - comme d’habitude - les comédiens au meilleur de leur forme et vous passerez indubitablement un bon moment en leur compagnie.

 


Simone ALEXANDRE

 

Bandeau horizontal Theatrauteurs.jpg

 

 

 

19:50 Publié dans THEATRE | Lien permanent

13/02/2020

Le K de Dino BUZZATI

aff.Le-K.jpg

 

 

THEATRE RIVE GAUCHE

 

6, Rue de la Gaité

 

75014 PARIS

 

 

( M° Edgar Quinet ou Gaité )

 

LOC. 01 43 35 32 31

 

Pl. 25€

 

https://www.theatre-rive-gauche.com/

 

du mercredi au samedi à 19h

 

dimanche à 17h30

 

Adaptation et mise en scène,

 

Grégori BAQUET et Xavier JAILLARD

 

avec : Grégori BAQUET

 

Le-K.jpg

 

 

Si quelqu’un prononce devant vous le nom de Dino Buzzati vous allez sans nul doute faire mention de la référence la plus connue à savoir : «  Le désert des Tartares «  soit parce que vous avez lu le livre ou bien vu le film et pourquoi pas, les deux ?

 

Cet auteur fut tout d’abord journaliste au Corriere della Sera où on lui confia dans un premier temps la rubrique des chiens écrasés expérience rapidement suivie de reportages où sa forme d’expression dénota un goût marqué pour le bizarre en une sorte de «  réalisme magique « 

 

D’évidence un écrivain et non des moindres était né.

 

Cette expérience journalistique lui avait donné le goût de l’expression aussi précise que rapide, portée par un sens de l’observation non dénué de profonde réflexion.

 

perplexe.jpg

 

Le K est un recueil de nouvelles composé de courts récits où l’humour recouvre un évident fatalisme. N’est-ce pas en effet, ce même Dino Buzzati qui écrivit, ?

 

- «  Dieu qui n’existe pas, je t’implore  « ...

 

Certains critiques ont parfois comparé son mode d’expression à celui de Kafka ( en moins sombre car moins hermétique ) Et d’évidence, le K le poursuivait !

 

Sur scène précisément, cette lettre énorme et majuscule constitue l’unique élément de décor dont Grégori Baquet se sert habilement tout au long de son «  seul en scène « 

 

G.Baquet.jpg

( photos : Fabienne RAPPENEAU )

 

 

La mort sera certes évoquée mais sans dramatisation réelle car puisque l’on ne peut rien contre l’inéluctable : autant faire avec ! Ainsi, le temps qui passe servira t’il de support -bien qu’éphémère - à la création artistique, à l’amour, aux honneurs plus ou moins dérisoires et à tout ce qui constitue le cours d’une existence …

 

Les récits se succèdent avec une fluidité incroyable, portés par un comédien qui engendre d’emblée la sympathie et dont le talent nous fait accéder à cet univers dont l’issue est certes, connue de tous mais non dénué de poésie arrachée au sort car l’auteur s’exprimait de façon nette, lucide et parcourue de luxuriances imaginatives.

 

Puisque Dieu est parfois convoqué par l’auteur, gageons que de là où il est Maurice Baquet se félicite en son éventuelle compagnie d’avoir engendré Anne et Grégori créant ainsi une dynastie artistique dont il ne peut que s’enorgueillir.

 


Simone ALEXANDRE

 

Bandeau horizontal Theatrauteurs.jpg

 

 

 

11:36 Publié dans THEATRE | Lien permanent

10/02/2020

T'es toi ! de et avec Eva Rami

aff.Testoi.jpg

 

 

THEATRE de la HUCHETTE

 

23, rue de la Huchette

 

75005 PARIS

 

 

 

(M° St-Michel)

 

LOC. 01 43 26 38 99

 

Pl. 26€

- de 25 ans : 18€

 

http://www.theatre-huchette.com/

 

du mardi au samedi à 21h

 

matinée le samedi à 16h

 

Mise en scène : Marc ERNOTTE

 

avec : Eva RAMI

 

Eva-Rami.jpg

 

 

Un dicton bien connu stipule,

«  araignée du soir, espoir «  ce qui tombe bien puisque ce «  seule en scène «  commence à 21heures ( et une grosse poignée de minutes.)

 

Après avoir espéré dans le noir - l’attente étant d’évidence une mise en condition , une drôle de bestiole apparaît.

 

Dans la foulée, il convient de rendre hommage à Luc Khiari, lequel a mis au point tout au long du spectacle, de superbes lumières.

 

Mais comme il serait malaisé de rester une heure trente durant dans la peau d’un arachnide, Eva Rami alias Elsa va se délester de ses accessoires pour mieux tisser sa toile parmi le milieu familial habituel, à savoir sa famille niçoise, pour commencer …

 

E.R.h1.jpgLes parents et c’est logique, rêvent toujours d’une situation stable pour leur enfant.

Ceux-là ne font pas exception à la règle, le père surtout qui se veut aussi exigeant que lucide ( quoiqu’un peu négatif ) tandis que la mère essaie d’y voir clair parmi son habituel écran de fumée de cigarette.

 

Refrain bien connu : «  passe ton bac d’abord, on verra ensuite «  Or Elsa a contracté le virus du théâtre et ne saurait attendre. Elle va donc s’inscrire au cours d’art dramatique de Monsieur Cheffard : profécheur au Conchervatoire de Niche, lequel dispenche ches cours de dicchion avec une incroyable exigenche !

 

Bien sûr, notre jeune apprentie-comédienne ne tardera pas à aller voir ailleurs et passera alors sous la houlette d’une dénommée Claudette, laquelle applique une méthode bien à elle, basée sur le positivisme. ( le sien )

 

Pour cela il convient de s’inscrire en un cercle ô combien symbolique et de surtout jouer pieds nus afin de mieux maîtriser son corps en parfaite adhésion avec le sol qui ici se nomme plateau. Nous sommes loin de l’ère du cothurne !

 

E.R.h2.jpgKiki quant à elle,

( c’est ainsi qu’on la nomme dans sa famille ) va donc multiplier les expériences avant de s’envoler en direction de Paris. Je vous laisse bien entendu découvrir la suite mais sachez que le sens de l’observation et le don d’imitation de la comédienne sont indéniables et devraient en réjouir plus d’un.

 

La fin de ce monologue décrochera sensiblement avec le ton général du spectacle or ce fut d’évidence voulu par cette jeune artiste qui ainsi prouve qu’elle possède plus d’une corde à son arc passant du désopilant monologue à une réflexion sur la métempsycose. Après tout, pourquoi pas ? ...

 

A la sortie, un admirateur facétieux et pas complètement ignare fredonnait : «  ah ! tais-toi, tais-toi, tu m’affoles … en une joyeuse parodie.

 


Simone ALEXANDRE

 

Bandeau horizontal Theatrauteurs.jpg

15:12 Publié dans THEATRE | Lien permanent