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20/01/2010

Fièvre de Wallace Shawn

fievre-ldd.jpgTHEATRE des MATHURINS

36, rue des Mathurins

75008 PARIS

M° Havre-Caumartin

Loc. 01 42 65 90 00

Pl. 32, 24, 20€

tous les jours (sf dim.lun) à 19h.

matinée dimanche à 17h.

Mise en scène : Lars Norén

avec Simona Maïcanescu


Mise en condition par la confrontation directe au texte de Wallace Shawn parlant de la torture. Ecran-lecture. Nous découvrons la comédienne au pied de la scène symboliquement puis elle y monte faussement intimidée, diction apparemment hésitante, personnage fragile dans un élégant petit manteau.
Son exploit ? Nous dire des choses terribles sur un ton frisant le primesautier.
Ce qui est arrivé à son personnage est peu banal. Une riche jeune femme - ce qui habituellement va de pair avec l'insouciance - va un jour, tout à fait par accident, plonger dans les écrits de Marx et elle va s'y accrocher. C'est déjà un exploit qui n'est pas à la portée de tout le monde ! De même que certains ont une révélation en lisant la Bible, sa rédemption à elle passera par le Capital.
Alors tout naturellement, elle décidera de vérifier la véracité de ces dires et bien entendu, elle ne sera pas déçue ! ...
Notre Candide au féminin entamera son périple et nous allons la suivre, l'approuver, nous indigner avec elle. Elle va pour nous, dénoncer l'inadmissible, ce que nous supportons chaque jour en feignant de ne rien voir, de ne rien entendre. Or ce texte qu'elle a elle-même traduit et adapté avant de venir nous le dire avec ses moyens à elle, faits de finesse et de subtilité, ce texte dans lequel l'humour est présent nous en dit plus que n'importe quel support médiatique censé nous informer de la triste réalité. Elle y inclut toute sa fragilité, toute son âme mais aussi sa fantaisie ce qui permet à l'insupportable d'être entendu. Le résultat est curieux, complètement atypique et au final le spectateur se demande comment il a pu vivre avant cette Fièvre révélatrice.


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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23:23 Publié dans THEATRE | Lien permanent | Tags : monologue

27/04/2009

Confidences à Allah de Saphia Azzeddine.

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Petit Montparnasse

31, rue de la Gaîté

75014 PARIS

(M° Gaîté ou Edgar Quinet)

Loc. 01 43 22 83 04

Pl. 29 & 17€

Du mardi au samedi à 18h.30

matinée le dimanche à 17h.30

 

Mise en scène, scénographie et lumières : Gérard Gélas

avec Alice Belaïdi.

Texte aux Editions Leo Scheer.

 

Le pouvoir appartient aux hommes mais le progrès social ne pourra venir que des femmes. Deux d'entre elles vont ici nous le prouver, l'auteur : Saphia Azzeddine et sa jeune et talentueuse interprète : Alice Belaïdi.
Il ne fallait pas avoir froid aux yeux pour écrire un tel texte et il faut une hardiesse sans pareille pour venir incarner sur scène ce personnage de très jeune femme que le sort a soumise à la tyrannie des hommes et qui va rester debout, libre malgré tout.
Jbara est une petite bergère issue d'une famille nombreuse, qui vit dans " ce trou du cul du monde " qu'est ce village situé au pied des montagnes du Maghreb.
Son sort est tellement précaire qu'elle peut tout naturellement se prostituer sans le savoir pour un yoghourt à la fraise ... Pour unique distraction, il y a ce car, plein de touristes dont elle attend le passage et puis un jour, une valise rose comme ses yoghourts va en tomber contenant (entre autres) 6 billets de 200 dollars. Une fortune qu'elle ne gardera pas longtemps car son destin est tout autre. Or, il fallait précisément qu'elle parte afin que son père ne puisse constater qu'elle est enceinte ... Elle accouchera dans un terrain vague abandonnant l'enfant aux bons soins d'Allah car il n'y avait pas d'autre solution.
Et puis, nous allons la suivre tout au long des péripéties de son existence, avec pour seul et muet interlocuteur, Allah toujours lui, auquel elle s'adresse en quasi permanence. Son sort n'est il pas entre ses mains ? Du moins en est-elle fermement convaincue.
La jeune comédienne capte le public avec une maîtrise étonnante qui nous laisse béats d'admiration. Certes, Gérard Gélas a réalisé ici une excellente direction d'acteur mais Alice Belaïdi présente un tel naturel que l'on aime croire que chez elle, tout ce à quoi nous assistons est inné. Il s'agit par conséquent, d'un exceptionnel moment de théâtre à ne surtout pas manquer !


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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15:12 Publié dans THEATRE | Lien permanent | Tags : monologue

10/02/2009

Rapport sur moi de Grégoire Bouillier

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TRISTAN BERNARD

64, rue du Rocher

75008 PARIS

(M° St-Lazare ou Villiers)

Loc. 01 45 22 08 40

TU 22€, étudiants et -26 ans 10€

Du mardi au vendredi à 19h.

Samedi à 16h

Mise en scène : Anne BOUVIER

avec Michaël CHIRINIAN.

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La mode est aux monologues; elle l'est également aux textes que l'on pourrait croire destinés au divan d'un psy' et cela de plus en plus fréquemment. C'est l'époque qui veut cela, sans doute ? Economie de moyens, pléthore de problèmes existentiels.

- Allo, maman ? bobo !

Parmi les spectateurs, il y a ceux qui choisissent d'assister à ce genre de spectacle parce que ça leur prouve qu'ils ne sont pas seuls à avoir des problèmes. La preuve, regardez ce grand gars on peut dire qu'il en a rencontré des difficultés et bien finalement il est là tout en haut, sous les feux des projecteurs et nous en bas à l'écouter, preuve que rien n'est irrémédiable. Mieux, ses petits malheurs qui maintenant appartiennent au passé nous réjouissent car il en est sorti, alors pourquoi pas nous ?
Grégoire Bouillier, enfant de l'amour, oui mais duquel ? Essayez de vous identifier après une question comme celle-là ! Avoir des parents partouzards avouez que ce n'est peut-être pas l'idéal pour s'inventer une morale dans la vie !
Heureusement, quand on est en panne de repères, il y a les livres, ça aide tout à la fois à s'évader et à se construire une mythologie, bien à soi mais encore faut-il commencer par faire le point.
Mikaël Chirinian va nous exposer tout cela, sans rien omettre car le plus petit détail a son importance tel ces objets qui adhèrent à la cloison comme le destin colle aux basques du bonhomme. Les anecdotes se succèdent à un rythme constant, souvenirs égrenés résumant la " passionnante absurdité de la vie. "
Et puis dans le nombre, il y aura toujours une péripétie qui rappellera quelque chose à quelqu'un ? ...
A en juger par les regards entendus que s'échangent parfois les spectateurs cela paraît plus qu'évident.


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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17:13 Publié dans THEATRE | Lien permanent | Tags : monologue, one man show