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25/09/2008

PALATINE, adaptation : Jean-Claude SEGUIN

THEATRE de NESLE

Palatine.jpg

8, rue de Nesle 75006 PARIS

(M° Odéon ou Pont-Neuf)

Loc. 01 46 34 61 04

Du 1er Octobre au 27 Décembre 2008

du mercredi au samedi à 19h.30

Mise en scène de Jean-Claude SEGUIN

avec : Marie GRUDZINSKI.

d'après la correspondance de Charlotte-Elisabeth de BAVIERE (1652-1722)

 

Quand on pense au personnage de La Palatine, on se demande pourquoi Marie Marquet ne l'a pas joué. C'était alors presque du sur mesure ! ...
Il est vrai qu'à l'époque, on n'adaptait pas les textes, les comédiens jouant exclusivement des pièces écrites directement pour le théâtre.
Sacrée virago épistolaire que cette femme là qui n'écrivit pas moins de 60.000 lettres rédigées le plus souvent en un langage de charretier.
Mariée à Monsieur, frère du roi lequel lui préférait visiblement ses mignons, le couple fit chambre à part d'un commun accord dès la troisième naissance et la dame acquit rapidement un sérieux embonpoint qu'elle n'hésitait pas à commenter elle-même de sa verve habituelle.
Marie Grudzinski n'a certes rien d'un monstre et l'illusion physique sera entretenue avec force tissus et autre ajouts d'étoffe, la mode en vigueur à la Cour du Roi Soleil s'y prêtant de façon opportune, la perruque faisant le reste.
C'est à la chronique d'une époque que nous sommes conviés, narrée en un style percutant qui devait faire dire à ses contemporains que Madame ne mâchait point ses mots. Une pointe d'accent teutonique apporte du relief aux commentaires de ce dragon-femelle. C'est là peut-être que pour la véracité de l' Histoire, le bât blesse légèrement, la comédienne par tempérament sans doute, polissant inconsciemment le discours. Disons qu'elle fait passer du velours là où l'on s'attendait à trouver des chevaux de frise et au lieu d'une affreuse mégère, nous découvrons une femme de caractère (tout simplement) qui nomme un chat, un chat ce qui devait être assez surprenant à l'époque. Le texte dans toute sa verdeur fait mouche en direction du public et devrait rencontrer un écho, les monologues à portée historique n'étant pas légion.


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

(photo, Alexandre FAY)

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