Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

24/05/2017

CHAT NOIR ! Cabaret des poètes et des gueux

chat-noir.png

 

 

 

THEATRE 13 / JARDIN

 

103A bld. Auguste Blanqui

 

75013 PARIS

 

 

(M° Glacière)

 

 

Loc. 01 45 88 62 22

 

 

http://www.theatre13.com/

 

Pl. 24€ - T.R. 16€

 

13€ le 13 de chaque mois.

 

Tous les jours sauf dimanche & lundi à 20h

 

Matinée le dimanche à 16h

 

Jusqu'au : 18 JUIN 2017

 

1h30 sans entracte, conseillé à partir de 12 ans

 

Texte et mise en scène : Etienne LUNEAU

 

Direction musicale : Joseph ROBINNE

 

avec : Jean BARLERIN, Clément BEAUVOIR,

Isabelle ERNOULT, Clémentine LEBOCEY, Etienne LUNEAU, Elsa ROBINNE et Joseph ROBINNE

 

 

Chat-Noir-1.jpg

 

 

Ils sont sept, tous comédiens, musiciens et chanteurs et vont ressusciter pour nous l'ambiance de ce mythique cabaret montmartrois se nommant : Le Chat Noir !

Le lieu s'ouvrit en 1882 alors que le souvenir de la Commune hantait encore les esprits. On y brocardait volontiers le bourgeois venu sur place s'encanailler un soir et Aristide Bruant l'accueillait souvent par un goguenard,

- " Oh ! c' te gueule, c'te gueule, c'te binette ! " …

disons que c'était le prix à payer et le bourgeois en question quelque peu bousculé se pliait volontiers aux caprices de ces artistes facétieux.

La bohème ne se résumait pas encore à une chanson, elle était vécue par ces crève-la-faim qui situaient l'Art au dessus de tout et faisaient fi de l'inconfort du moment que poésie et musique étaient au rendez-vous.

Quelques rapins payaient leurs consommations en accrochant leurs toiles ce qui constituait un crédit voire un remboursement quand les poches de leur costume élimé restaient vides, camaraderie et bonne humeur étant au rendez-vous. L'absinthe chère à Verlaine était encore en vente libre …

Ici nulle coterie, l'art conventionnel n'étant pas de mise et on se moque volontiers de ceux qui le pratiquent.  L'immense stature du père Hugo sera égratignée au passage …

Le Sacré Coeur, " cette verrue sur la joue de Montmartre "

( disait je ne sais plus qui ) était alors en construction, illustrant à lui seul tout ce que dénoncent ces sympathiques anars. Rodolphe symboliquement crucifié ne laissera pas place au doute quant à l'esprit du groupe qui s'affirme dans le décalage le plus subversif possible.

 

 

Chat-Noir-2.jpg



Grâce à la mise en scène active d'Etienne Luneau, au talent et à la verve gouailleuse des interprètes, nous re visitons les textes de Jean Richepin, d'Alphonse Allais de Jules Vallés et Charles Cros pour ne nommer que ceux-là.

Les figures mythiques d' Yvette Guilbert et Aristide Bruant revivent sous nos yeux enchantés par tant de fougue et de bonne humeur, ce dont nous avons le plus besoin actuellement. Allez-y, car vous ressortirez du lieu avec une provision de joyeuse énergie pour les jours à venir.




Simone Alexandre

 

Bandeau horizontal Theatrauteurs.jpg

 

 

13:15 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

27/04/2017

Hommage aux castrats (pièce musicale contée)

 

 

THEATRE de NESLE : 8, Rue de Nesle 75006 PARIS 

 

Réserv. 01 46 34 61 04

 

le dernier lundi de chaque mois, jusqu'à MAI 2017 à 19h

 

 

Bandeau horizontal Theatrauteurs.jpg

 

Un voyage qui vous fera découvrir le répertoire baroque des ces sublimes " voix d'anges "

 

Contre-ténor : Mathieu Salama

 

Viole de gambe : Bruno Angé

 

Mise en scène : Violette Angé

 

 

 

 

Un personnage en costume d'époque arrive sur scène, découvrant symboliquement, un à un, les meubles recouverts d'une pièce d'étoffe comme nous le faisons après le retour en un lieu resté inhabité un fort long temps ce, jusqu'à la découverte de la viole de gamme, instrument précieux, à mi-chemin entre le violon et le violoncelle.

Bruno Angé car c'est lui, nous précise alors que le mode d'expression de l'objet en question est celui qui se rapproche le plus de la voix humaine. Ce musicien-conteur interviendra tout au long du spectacle afin de nous guider en cet univers magique.

Mathieu Salama ne tardera pas à le rejoindre nous donnant aussitôt un aperçu de ce que d'aucuns nomment " la voix des anges " entendez par cette expression la tessiture de contre-ténor qui est la sienne. On se dit alors qu'il a fallu des années de préparation pour arriver à ce résultat là.
 
Car les contre-ténors sont sensés couvrir trois octaves ce qui ne constitue pas une mince affaire ...

Nous sommes nombreux à avoir vu le film Farinelli et nous frémissons à l'évocation de la castration imposée à de jeunes chanteurs durant les XVII et XVIII ème siècle, pratique barbare destinée à préserver la pureté de la voix.

Ces moeurs furent interdites par un pape un peu plus humain que les autres et désormais seule la technique permet d'accéder à ce répertoire aux incroyables aigus !
C'est ainsi que l'Orphée de Gluck pourra indifféremment être chanté par une contralto ou un contre-ténor … N'importe, ce n'est pas ici un mince exploit.

Donc, avec un sens inné de la pédagogie mais également beaucoup d'humour, chanteur et musicien illustrent ce répertoire allant de Pergolèse à Scarlatti en passant par Bach et Haendel sans oublier Purcell ...

Certes, une oreille profane sera peut-être quelque peu déroutée mais gageons que le charme du spectacle ne tardera pas à s'imposer et des enregistrements sont à la disposition du public qui pourra ainsi tout à loisir approfondir à domicile ce mode d'expression hors normes.

Hélas, ce spectacle n'est donné que le dernier lundi de chaque mois ( ce qui explique ma présence tardive ) et je crains fort que la dernière représentation ne se situe le 29 Mai prochain, aussi notez bien cette date dans vos agendas afin de ne pas manquer ce dernier rendez-vous et n'oubliez pas de réserver à l'avance car il est difficile de reculer les murs de cet endroit si charmant soit-il.


Simone Alexandre
 

 

REPRISE EN CE MEME LIEU A LA RENTREE PROCHAINE,

 

Jeudi 7 Septembre à 21h

Jeudi 14 Septembre à 21h

Jeudi 21 Septembre à 19h

Jeudi 28 Septembre à 19h

 

 

09:16 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

19/04/2017

LA MOUETTE de TCHEKHOV

Mouette-h.jpg

 

 

 

THEATRE RANELAGH

 

5, Rue des Vignes

 

75016 PARIS

 

 

 

(M° La Muette)

 

Loc. 01 42 88 64 44

 

 

http://www.theatre-ranelagh.com/

 

Pl. de 10 à 35€

 

Mercredi, Jeudi, Vendredi, Samedi à 20h45

 

Matinée le dimanche à 17h

 

 

Traduction : Antoine VITEZ

 

Mise en scène : Isabelle HURTIN

 

assistée de Marie VITEZ & Kevin CHEMLA

 

La-mouette-h2.jpg

 

avec,

Marjorie HERTZOG (Paulina) - Isabelle HURTIN (Arkadina)  Léonor ILITCH (Nina) - Fanny JOUFFROY (Macha) 

Bruno BISARO (Medvedenko) 

Jean-François CHATILLON (Chamraiev)  

Kevin CHEMLA (Iakov) - Thomas COUSSEAU (Trigorine)  Frédéric CUIF (Dorn) - Lionel ERPELDING (Sorine) 

Mathieu SACCUCCI (Treplev)

 

Nina-la-mouette.jpg

 

 

Anton Pavlovitch Tchekhov avait coutume de dénoncer le théâtre commercial, déclarant que celui-ci pervertissait les auteurs, les interprètes et le public précisant qu'il suffisait d'écrire pour libérer son coeur, tout simplement.

Ce qui définit le plus cet auteur, c'est l'atmosphère toute particulière qui règne sur l'étendue de son oeuvre.

 

Atmosphère faite de poétique mélancolie où les êtres rêvent le plus souvent leur vie à défaut de la prendre à bras-le-corps, pour découvrir un jour que l'existence a passé et qu'ils se sont laissés porter par elle. Oh ! certes, ils avaient des aspirations et même des passions mais le déclic a manqué. Ils ont donc le plus souvent suivi le cours du temps à la lisière de leur propre vie. C'est le cas de Sorine chez lequel ils sont tous réunis " et ainsi de suite " dirait ce dernier.

Quand la pièce commence, de retour d'une promenade, Medvedenko, l'instituteur reproche à Macha d'être toujours en noir, prétexte à une exposition des états d'âme de chacun.

Une représentation théâtrale est sur le point d'avoir lieu dans le parc où chacun s'active aux préparatifs. Treplev en est l'auteur et sa bien aimée Nina doit interpréter le rôle qui échappe quelque peu à celle-ci, de même qu'il échappera au public dérouté par le caractère abstrait de l'action.

Le jeune homme a une théorie qu'il essaie de mettre en application, " Des formes nouvelles ( dit-il ) voilà ce qu'il nous faut et s'il n'y en a pas alors mieux vaut rien du tout. "

Ce n'est pas tout à fait l'avis de sa mère - Arkadina - comédienne expérimentée qui fait peu de cas des créations de cet auteur en herbe d'autant que Nina n'est encore qu'une ébauche de comédienne … La représentation tournera court et Constantin ( Tréplev ) partira ulcéré.

Un conflit couve entre ce dernier et l'amant de sa mère Trigorine, écrivain reconnu ce qui met doublement en rage le fils que personne ou presque ne prend au sérieux.

Il y aura beaucoup de maldonnes en cette pièce où la réciprocité des sentiments sera rarement au rendez-vous.

Arkadina aime ou croit aimer Trigorine, elle en exprime du moins toute la possessivité tandis que ce dernier flatté sans doute par l'admiration de Nina ne tardera pas à succomber au charme de cet être jeune et naïf, ce qui décuplera la rage de Treplev qui se croyait destiné à la jeune fille.

Paulina mariée à Chamraëv (régisseur de la propriété de Sorine) est amoureuse de Dorn le médecin qui n'en a que faire tandis que Macha aime vainement Treplev lequel à force de déconvenues vient de faire une tentative de suicide avant d'envisager de se battre en duel avec Trigorine ...

Le climat devenu par trop explosif, Arkadina décidera de partir à Moscou en compagnie de Trigorine qu'elle veut garder tout à elle, ignorant que Nina empruntera le même chemin.

Je vous laisse découvrir la suite qui se déroulera deux ans plus tard ...

La pièce est allègrement menée par Isabelle Hurtin qui en a signé la mise en scène.
Théâtre d'Ombres et de Lumières remarquablement mis au point par les soins conjugués de Jean-Pierre Lescot (assisté de Marie Vitez) et de Jean-Marc Hennaut.

Une création musicale de François Couturier et Jean-Marc Larché constitue la musique d'ambiance et le CD est en vente au foyer du théâtre.

Les inconditionnels tchekhoviens trouveront là de quoi se satisfaire, il n'en faut point douter car ces deux heures de spectacle passent agréablement.




Simone Alexandre

 

Bandeau horizontal Theatrauteurs.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

11:15 Publié dans SPECTACLE MUSICAL, THEATRE | Lien permanent