Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

14/02/2017

CINQ DE COEUR Le concert sans retour

aff.Cinq-de-Coeur.jpg

 

 

BOUFFES PARISIENS

 

4, rue Monsigny

 

75002 PARIS

 

 

 

(M° Quatre-Septembre)

 

Loc. 01 42 96 92 42

 

Pl. de 12 à 41€

 

http://www.bouffesparisiens.com/

 

Samedi à 19h

 

Dimanche à 17h30

 

jusqu'au : 23 AVRIL 2017

 

Mise en scène : MERIEM MENANT

 

Entree.jpg

 

avec : PASCALE COSTES, KARINE SERAFIN, SANDRINE MONT-COUDIOL, PATRICK LAVIOSA et FABIAN BALLARIN

 

2hommes-3femmes.jpg

( photos : Pascale Thomas )

 


" Un-chasseur-sachant-chasser-doit-savoir-chasser-sans-son-chien " OUI ! et un chanteur sachant chanter doit savoir chanter sans orchestre.
 
Voilà ce que nous prouvent ces cinq artistes avec ce spectacle au " top-du-top " qui loin des multiples productions présentant trop souvent des comédiens-chanteurs ( du moins le croient-ils ) alors que nous avons ici affaire à de vrais professionnels de la voix : deux sopranes, une alto, un ténor et un baryton.

Que ceux qui ont peur d'aller entendre du chant classique ne s'effarouchent pas pour autant car tous les modes d'expressions seront représentés allant de Brahms au groupe Scorpions, de Schubert à Mylène Farmer et de Saint-Saëns à Nina Simone en passant par Léo Ferré, Bach et le chanteur de Mexico mais j'en passe … car rien ne les arrête !

 

Caramba.jpg



Acrobaties vocales et physiques, là je pense aux chutes hilarantes de Sandrine Mont-Coudiol dont la voix rare ( alto ) ajoutée à une belle présence scénique est mise en valeur comme tous ses partenaires par la mise en scène de Meriem Menant

( Emma la clown, vous connaissez ? )

" Le concert sans retour " sous-titre ce CINQ de COEUR.
 
Sans retour ? … certes non ! car ils reviennent pour notre plus grand plaisir et j'en connais qui ont vu le spectacle plusieurs fois à quelques années d'intervalle et y retourneront persuadés qu'ils vont assister à un moment exceptionnel.

 

soleil.jpg



Nous applaudirons ces dérapages contrôlés débouchant sur le rire, composés d'astuces scéniques et vocales se situant au plus haut niveau. Ils se font des blagues en scène, règlent leurs comptes emportés par des changements de costumes chatoyants en une rapidité de music-hall.


Bref, c'est techniquement parfait, drôle et on ne les quitte qu'à regret, jusqu'à la prochaine fois car nous avons déjà hâte d'y retourner.


Simone Alexandre

 

Bandeau horizontal Theatrauteurs.jpg

 

10:51 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

13/02/2017

31 - comédie musicale de Gaétan BORG & Stéphane LAPORTE

Anthony-Klein-h.jpg

 

STUDIO des CHAMPS ELYSEES

 

15 avenue Montaigne

 

75008 PARIS

 

 

 

( M° Alma-Marceau )

 

loc. 01 53 23 99 19

 

Pl. 33€ - de 26 ans : 10€

 

http://www.comediedeschampselysees.com/

 

Tous les jours sauf dimanche & lundi à 21h

 

Matinée le dimanche à 16h

 

 

Musique de STEPHANE CORBIN

 

Mise en scène : VIRGINIE LEMOINE

 

 

avec : CAROLE DEFFIT (Stéphane)

- VALERIE ZACCOMER (Victoire)

- ALEXANDRE FAITROUNI (Anthony)

- FABIAN RICHARD (Ruben)

 

20ans+tot.jpg

( photo : Anthony Klein )

 

A l'avant-scène, côté cour, un calendrier du genre éphéméride mais sur lequel seules les années bougeront affiche : 31 décembre 1999.

 

Le vingtième siècle vivait donc ses derniers instants. Souvenez-vous, un énorme et dévastateur bug informatique était annoncé ; certains employés zélés ont même passé la nuit dans leur entreprise, sentinelles que les non-faits se sont chargés de ridiculiser ensuite surtout quand leurs employeurs ont oublié de les indemniser pour cette veille inutile.

Comme l'inquiétude était grande, d'autres se sont réunis en famille ou tout simplement entre amis. C'est ce que firent ces quatre là ! Il est vrai qu'ils avaient l'habitude de se retrouver depuis longtemps en cette date précise, histoire d'enterrer le plus joyeusement possible l'année qui venait de s'écouler.
Joyeusement ? … c'est une façon de parler car des amis de vingt ans ont bien le droit de se chamailler même ce soir là.

En leur compagnie le calendrier en question va servir de machine à remonter le temps et nous allons découvrir la vie de chacun par le biais de dialogues bien sûr mais aussi de chansons.

C'est un presque huis-clos musical auquel nous allons assister.

L'occasion également de nous remémorer ce que nous pensions avoir oublié. Le minitel par exemple … c'est si loin déjà ! Les années SIDA aussi, hélas et l'hécatombe parmi ceux que nous connaissions et aimions.

 

Personne alors n'aurait songé à un " mariage pour tous " et les multiples aventures constituaient un danger. Il sera question de cela aussi mais rassurez-vous la sinistrose n'est pas de mise et l'humour s'invitera quand il sera question de cette tante

( une vraie ) qui à plus de 70 ans se lancera dans un saut à l'élastique et se soumettra à un test de dépistage, prouvant que l'ancêtre bénéficiait encore d'une incroyable énergie !

 

31-ph.P.Escalier.jpg

( photo : Philippe Escalier )



Un amour qui n'ose se prononcer officiellement entre deux garçons sera un temps interrompu par un stage au Japon : complications de vies ordinaires à côté desquelles nous passons parfois sans rien remarquer.

Vous l'avez compris, ce spectacle est une invitation à la compréhension, à la tolérance et à l'amitié " avec un grand A ", bref un hymne à la vie tout simplement.
Le CD du spectacle est en vente sur place pour la modique somme de 10€ pour ceux qui voudront jouer les prolongations une fois revenus à domicile.




Simone Alexandre

 

Bandeau horizontal Theatrauteurs.jpg

10:43 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

30/01/2017

Le Cabaret Blanche

Cab.Blanche-h.jpg

 

 

THEATRE 14

 

20, av. Marc Sangnier

 

75014 PARIS

 

 

 

(M° Porte de Vanves)

 

loc. 01 45 45 49 77

 

Pl. 25€ - T.R. 18€

 

lycéens, - 26ans, chômeurs : 11€

 

http://theatre14.fr/

 

Mardi, vendredi & samedi à 20h30

 

Mercredi & jeudi à 19h

 

matinée : samedi à 16h

 

Relâche dimanche et lundi.

 

 

Spectacle de Cristos Mitropoulos, Léo Guillaume

avec la participation de Ali Bougheraba

 

avec,

Camille Favre-Bulle : Violette,

Benjamin Falleto : Blanche,

Sylvain Deguillaume : Pippo,

Pierre Babolat : Sandrex,

Patrick Gavard-Boudet : Mapiwa,

Stéphane Bouba Lopez : Marcel,

Cristos Mitropoulos : Le père.

 

Cabaret-Blanche-1.jpg

 

 

C’est dans une époque qualifiée, tardivement, de Belle que nous entraine ce spectacle foisonnant et loufoque.


Un jeune fils d’immigré italien, Pipo, tente de rejoindre son cousin aux armées après le décès de son père, en rêvant d’y tenir le tambour. Las, trop petit, il est réformé.

Opiniâtre, il décide néanmoins de rejoindre son cousin. Il n’y parviendra pas, mais cela sera pour lui une sorte d’aventure urbaine et un nouveau départ.

Il ne saurait être question de raconter ici les péripéties de ces personnages, tous attachants, tous fortement marqués et interprétés de façon épatante, pour parler comme jadis, par des comédiens-chanteurs et musiciens défendant leur partition avec énergie et talent.

Avec ses petits génies chanteurs, sorte de Jiminy Cricket à la Pinocchio, qui apparaissent sporadiquement, Pipo figure un personnage de vagabond inspiré davantage par Charlie Chaplin que par Buster Keaton, et la rencontre avec sa Belle n’est pas sans rappeler le cinéma muet.

Cela lui vaudra de faire son entrée, par la porte de service, bien sûr, au cabaret Blanche. Il suffit pour se donner l’image de ce que pouvait être l’endroit de consulter les photographies du Paris de Pigalle des années 1910…
Blanche en est la propriétaire, qui n’est pas sans évoquer le personnage, réel, d’Odett’, grand travesti des années  20 à 30, Folles celles-là, et qui oeuvrait, lui aussi, dans son cabaret.

 

Cabaret-Blanche-2.jpg



Et le cabaret est le lieu de toutes les bizarreries, de toutes les originalités, c’est-à-dire de tous les particularismes, où chacun, un peu fou, manie l’humour et la dérision, rit de lui et des autres, procédé salvateur en temps de guerre où il faut se hâter de vivre de crainte de mourir très vite.

Ce spectacle de théâtre musical est une réussite, en cela qu’il nous fait rêver en plusieurs niveaux : un transport dans le temps, et une soirée au cabaret dont certains numéros sont produits, avec talent. Ainsi, le public est à la fois celui du spectacle pour lequel il est venu, mais également celui, participatif comme il est de règle en ces lieux, du cabaret. C’est habile et c’est amusant.

A la manière d’un certain théâtre parisien du XVIème siècle, ce spectacle est une forme de sotie, où la déraison est la règle, la démesure la norme.
C’est aussi l’occasion de plaider pour la tolérance, la reconnaissance d’autrui dans ses faiblesses, ses étrangetés, le respect de ses origines et de ses goûts, manies, travers. « Rien n’est précaire comme vivre, rien comme être n’est passager » écrit Aragon, et nous en avons ici une belle démonstration.

 

Cabaret-Blanche-4.jpg

( photos : LOT )



Et quel plaisir d’entendre ces chansons d’alors,  ces textes un peu grivois, très écrits, sans queue ni tête parfois, reconnaître Dranem, Fréhel avec le début de la chanson dite réaliste, percevoir Damia, Marie Dubas, Georgius, Ouvrard, Yvette Guilbert…

Dans une mise en scène parfois savante et toujours ingénieuse, Cristos Mitropoulos et Léo Guillaume, par ailleurs également co-auteurs du « Cabaret Blanche » nous donnent à voir et à entendre, de belle façon, mais aussi à réfléchir sur les différences, la nature des uns et des autres, nos faiblesses et nos grandeurs. Blanche est un concentré de tout cela, et son personnage, à la fois énigmatique et franc, est particulièrement attachant.

Il faut aller au Théâtre 14 pour ce « Cabaret Blanche » qui est un excellent moment de divertissement, mais qui n’est pas que cela, et c’est là une excellente raison d’aller applaudir l’ensemble des interprètes, tous parfaits et justes, donnant vie à leurs personnages. On y croit !



Frédéric Arnoux ©

 

Bandeau horizontal Theatrauteurs.jpg

 

11:09 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent