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18/01/2019

KEAN d'Alexandre DUMAS, adaptation : Jean-Paul SARTRE

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THEATRE 14

 

20, avenue Marc Sangnier

 

75014 PARIS

 

 

 

(M° Porte de Vanves)

 

LOC. 01 45 45 49 77

 

Pl. 25€ - T.R. 18 €

 

http://theatre14.fr/

 

Mercredi, jeudi : 19h

Vendredi et mardi : 20h30

Samedi, 16h et 20h30

 

Mise en scène : Alain SACHS

 

avec Alexis DESSEAUX,

 

puis par ordre alphabétique : Pierre BENOIST,

Sophie BOUILLOUX, Jacques FONTANEL, Frédéric GORNY, Eve HERSZFELD, Justine THIBAUDAT et Stéphane TITECA

 

 

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Talma, le grand Talma avait intronisé le jeune Alexandre Dumas en lui déclarant non sans emphase, la main posée sur sa tête ,

- " je te baptise poète au nom de Shakespeare, de Corneille et de Schiller ! "

La disparition du grand acteur en octobre 1826 devait profondément affecter le futur auteur de ce Kean ( équivalent britannique du comédien favori de Napoléon ) dont l'identique renommée faisait d'eux des monstres sacrés. Edmund Kean allait disparaître à son tour, 7 ans plus tard …

Le fougueux Alexandre Dumas se reconnaissait sans nul doute en cet Edmund, multipliant tout comme lui les péripéties théâtrales, les conquêtes amoureuses, se lançant en des dépenses somptuaires, vivant à cent à l'heure - bref - conjuguant tout comme lui " désordre et génie. "

Car l'être et le paraître se confondaient chez l'un comme chez l'autre, ouvrant la porte à tous les excès.

Dumas écrivit ce rôle pour l'acteur du moment : Frédéric Lemaître et la pièce fut créée aux Variétés, scène populaire où se donnaient habituellement vaudevilles et mélodrames.


Dans sa jeunesse, Alexandre Dumas avait découvert les comédiens anglais venus jouer Shakespeare à Paris et c'est là que Kean lui était apparu ; le tempérament excessif des trois hommes ( Kean, Lemaître et Dumas ) trouvait là sa parfaite illustration.

 

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( photos : LOT )

 

Alain Sachs a mis l'accent sur la bouffonnerie du personnage qu'Alexis Desseaux interprète prioritairement en ce sens.

Comique et tragique se conjuguent en la pièce où l'imagination fiévreuse de Dumas se confronte à l'existentialisme de Sartre par une mise en abîme où le comédien jusqu'alors adulé par le public remet lui même son choix d'existence en question.

Il n'a jusqu'alors aimé que par le biais des personnages qu'il interprétait et se demande brusquement ce qu'il a fait de sa vie. Le philosophe interpelle ici le dramaturge …

Pierre Brasseur qui joua ce rôle dans la perspective de pouvoir enchaîner avec " Le diable et le bon dieu " nous laisse nostalgique de ne pas l'avoir vu. C'était en 1953 et peu de nos contemporains ont eu ce privilège mais il est facile de l'imaginer car grâce aux documents cinématographiques, comme disait Vivette dans l'Arlésienne : " j'ai toujours sa voix dans les oreilles " …

Pour l'heure, cela se passe au théâtre 14 ce, jusqu'au 23 février et je ne saurais trop vous conseiller d'y aller.




Simone ALEXANDRE

 

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11:37 Publié dans THEATRE | Lien permanent

15/01/2019

annonce : Alain Sachs nous parle de KEAN, actuellement au théâtre 14

 

 

http://theatre14.fr/

20:12 Publié dans Annonces | Lien permanent

14/01/2019

Dans la peau de Cyrano de et par Nicolas DEVORT

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LUCERNAIRE

 

53, rue Notre Dame des Champs

 

75006 PARIS

 

 

 

(M° N.D. des Champs)

 

LOC. 01 45 44 57 34

 

Pl. de 11 à 26€

 

 

http://www.lucernaire.fr/

 

du mardi au samedi à 20h

 

dimanche à 17h

 

 

Direction d'acteur : Clotilde DANIAULT

 

 

 

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Imaginez un Cyrano bègue - avec un Christian : " beau et c… à la fois " - la scène du balcon ( même au café-théâtre ) aurait du mal à passer … petite réflexion en guise de plaisanterie que je me fis en sortant du théâtre.

Pourtant il y eut des bègues célèbres à la scène et au cinéma. Voyez Francis Perrin ( pour ne pas le nommer ) et mieux encore, saviez vous que Louis Jouvet, " le grand Jouvet " disent certains, était en réalité un bègue qui se contrôlait ? Ecoutez attentivement le rythme de sa diction et vous en serez convaincus. Aussi avoir eu l'idée d'écrire ce monologue n'est finalement pas si surprenant que cela car elle répond à une indéniable logique.



coince.jpgImaginez cette fois, un jeune garçon, Colin, traumatisé par la brusque mort de son père, lequel se voit tout aussi brusquement confronté à ce handicap. Il suffit de peu de choses chez un être sensible … Mais notre Colin aura de la chance car il va rencontrer un prof ' exceptionnel, aussi habile que compréhensif.

 Il y avait bien la psychologue de l'établissement laquelle semble plus douée pour aggraver les choses que pour les améliorer … or Colin va devoir sortir de la cahotique coquille dans laquelle il s'était enfermé.

 



ND-hilare.jpgOn dit parfois que l'amour accomplit des miracles et précisément, le jeune garçon vient de tomber amoureux.

Ce fut immédiatement le coup de foudre quand il fut en face de celle qui allait être sa Roxane et là, il voudra se surpasser, botter en touche face à ce hâbleur qui jusqu'alors faisait la cour à sa bien aimée. ( la parodie de la tirade des nez est hilarante au possible ) et Adélaïde ne pourra qu'être conquise.

Nicolas Devort est époustouflant de fantaisie en tant qu'interprète des nombreux personnages qu'il fait vivre sous nos yeux : ( Maxence, fat et sûr de lui, Benoît le pitre dévastateur, sans oublier Adélaïde sujette au vertige ) et ne manque certes pas d'esprit en sa qualité d'auteur. C'est un vrai festival qu'il nous offre là.

Ce spectacle dure depuis quelques années et déclenche toujours le même enthousiasme.

La surabondance de monologues lasse parfois mais là, aucun risque : chapeau Monsieur Devort, quel panache ! 




Simone ALEXANDRE

 

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11:22 Publié dans THEATRE | Lien permanent