12.09.2011
Ossyane, odyssée levantine d'après Amin Maalouf
103A, bd. Auguste Blanqui
75013 PARIS
(M° Glacière)
Loc. 01 45 88 62 22
Du 6 septembre au 13 octobre 2011
A 19h.30 : mardi, jeudi, samedi,
à 20h.30 : mercredi, vendredi,
à 15h.3O le dimanche.
D'après le roman : " Les Echelles du Levant "
Adaptation et mise en scène : Grégoire Cuvier.
avec : Christine Braconnier (Iffet, Danièle) - Jean-Marc Charrier (Le Père, Salem ...) - Christophe Chêne-Cailleteau (Noubar, Lobbo) - Olivier Cherki (Ossyane) - Audrey Louis (Clara, Nadia, Iffet mère) - Yvon Martin (Bertrand, le Prince ...) Stéphane Temkine (M.Frénant, Stefan, Docteur Dawwab ...)
On gravit très difficilement une échelle posée à l'horizontale ou alors c'est à quatre pattes et j'avoue que contrairement au roman " Le Périple de Baldassare " auquel j'étais venue en passant par " Le Premier Siècle après Béatrice " Les Echelles du Levant " m'étaient tombées des mains et non reprises ensuite.
L'occasion m'en fut fournie par le biais de cette adaptation théâtrale rebaptisée " Ossyane " nom du personnage principal. Or si dans le roman tout ou presque est centré sur le narrateur, dans la pièce, l'action s'éparpille au fil de tous les lieux et personnages auxquels le metteur en scène a voulu donner vie. Nous passerons donc d'un pays à l'autre, d'une époque à l'autre et pour ces nombreux rôles, les interprètes devront en incarner plusieurs ...
Si la lecture du récit m'a parue (surtout la première fois) fastidieuse au point de l'abandonner, (récit intimiste d'un homme à un autre ...) elle regorge cependant de multiples péripéties.
La pièce est construite comme un patchwork de scènes au cours desquelles les comédiens vont et viennent, entrent et ressortent alors que dans l'intervalle le texte est le plus souvent dit de façon statique et ce tout au long des deux heures que dure le spectacle. Alors quoi ? ... faut-il en incriminer une direction d'acteurs insuffisamment rigoureuse ou bien en tenir responsable le fait qu'un texte non écrit au départ pour la scène passe plus ou moins aisément au théâtre ?
Certes, la salle n'était pas comble mais les spectateurs ont applaudi à tout rompre, preuve qu'ils avaient pris plaisir à être là, aussi ne puis-je que vous conseiller d'aller forger votre propre opinion sur place. Peut-être même de prendre le temps de lire le livre avant, ce qui devrait permettre de mieux apprécier le travail effectué par Grégoire Cuvier, dont le projet fut ambitieux.
Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com
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09.09.2011
La femme qui frappe de Victor Haïm
1, avenue Junot
75018 PARIS
loc. 01 47 54 15 12
www.cine13-theatre.com
Pl. 20€ - T.R.15€ - 26ans, 12€
du 7 septembre au 15 octobre 2011
21h.30 du mercredi au samedi,
15h.30 le dimanche.
Mise en scène de l'auteur
(dont l'oeuvre fut saluée par le Grand Prix de l'Académie Française, le Molière du Meilleur Auteur, le Prix du Théâtre de la SACD et le Prix Plaisir du Théâtre)
avec Marianne SOUMOY
Voilà un titre de pièce qui frappe à coup sûr, à la porte de notre imagination !
" Mais sur quoi ou sur qui peut-elle bien frapper ? " me demandais-je en prenant le chemin qui mène au théâtre … Pour obtenir la réponse, il faudra emprunter la machine à remonter le temps et placer le mode de commande sur le chiffre : 1969. Pas tout à fait hier, par conséquent. D'autant qu'il y a belle lurette que les auteurs tapent leurs textes eux-mêmes mais pas tous, il est vrai ! …
Rendons par conséquent hommage à ces indispensables auxiliaires, galériennes (ici, le terme au féminin se justifie) d'une écriture d'emprunt avec laquelle elles font corps le temps d'un manuscrit.
Celle-ci de prime abord, paraît un peu nunuche, béate d'admiration pour ce grand homme à l'incontinence littéraire lequel va envahir tous ses instants, la privant de sommeil, lui laissant à peine le temps d'effectuer une pose tant les textes tombent comme à Gravelotte. 7012 pages, pensez-donc ! D'autant que ce n'est pas fini …
A force de s'épuiser sur le clavier, la jeune femme en arrive à activer la barre d'espacement à coups de menton ! " Enfoirée mondaine que je suis ! " s'auto-flagellera t-elle, en constatant à quel point elle s'est entichée du " Patron."
Quelques velléités de révolte surgiront encore de façon sporadique, lui permettant de parodier (à l'envers) la tirade des nez en une avalanche de revendications toutes plus critiques les unes que les autres. C'est que l'on a du courage quand l'oppresseur n'est pas là. Seulement son oeuvre est bien présente elle et aurait même tendance à faire des petits … A croire que depuis La Bible personne " n'a fait aussi long " -
Un cadavre dont nous n'apercevrons que les pieds symbolisera la création celle qui se régénère sans cesse (en théorie) mais je ne réponds pas du bien fondé de la métaphore aussi vous laisserai-je par conséquent découvrir la suite en vous incitant à vous rendre sur place.
C'est le conte drolatique d'un auteur pléthorique qui se prend sans nul doute pour Balzac, que l'on devinera au téléphone et dont on ne verra que les kilomètres d'écrits.
Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com
(photos : LFQF)
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Une lueur en Alaska de Cindy Lou Johnson
Théâtre Le Funambule Montmartre
53, Rue des Saules
75018 PARIS
Loc. 01 42 23 88 83
www.funambule-montmartre.com
Pl. 20€ - T.R. 14€
jusqu'au : 29 OCTOBRE 2011
du mardi au samedi à 21h.30
avec Isabelle DUPERRAY et Norbert FERRER
photos, François VILA
- Toc, toc, toc ! Quelqu'un réclame l'hospitalité en cette effroyable tempête de neige.
Une femme surgit, s'engouffre dans le refuge vêtue d'une simple robe de mariée, escarpins tout de soie et dentelles.
La pièce commence à peine et le spectateur s'interroge : " mais que pouvait bien faire cette femme dans cet univers glacé avec une tenue pareille ? ... "
C'est alors que nous apprendrons que sa voiture est tombée en panne. N'importe, cela n'explique pas tout. Transie, la jeune femme s'est immédiatement précipitée sur la bouteille de whisky restée sur la table. Elle n'a visiblement aucune idée de l'endroit dans lequel elle se trouve mais elle est à l'abri et il y fait chaud.
Eperdue, elle ne s'apercevra même pas de la présence de l'homme avant que ce dernier réveillé, vienne vers elle et qu'elle tombe d'épuisement.
Il va précautionneusement la débarrasser de ses vêtements mouillés, lui passer un gant de toilette sur le corps comme il l'eut fait d'une enfant qu'on lave avant de la coucher. Sommeil de plomb qui durera deux jours, à l'issue desquels elle voudra immédiatement repartir ce qui est impossible vu son état de faiblesse et le grand désert blanc qui règne dehors. La contraignant à rester, l'affrontement était prévisible l'un et l'autre ayant d'évidence un tempérament diamétralement opposé. L'homme parle peu, cultive un côté un peu ours, tandis que l'on devine chez cette femme un caractère emporté qui l'amène à fonctionner " au coup de tête " alors que lui aurait tendance à s'engluer.
Rosanna a traversé la moitié des Etats-Unis sans savoir exactement où elle allait et avouera qu'en réalité elle cherchait à se perdre ... La tempête de neige l'a contrainte à s'arrêter pour se retrouver là en compagnie de Henry, ce désormais ermite vivant en Alaska. Un drame respectif et secret a favorisé leur rencontre et c'est ce que d'aucuns nomment le Destin. Le maître des lieux avouera,
- " J'essaie de vivre ce qui me demande un gros effort, cela prend toute mon énergie. "
Et voilà qu'une femme en robe de mariée arrive pour tout chambouler !
L'homme est à la fois désorienté et abasourdi. Les spectateurs vont se découvrir rapidement très proches de ces deux là. La comédienne (Isabelle Duperray) fait preuve d'une fantaisie et d'une énergie incroyables ce, en utilisant une indéniable justesse de ton. Face à elle, Norbert Ferrer incarne la force tranquille celle de l'homme qui n'est pas habitué à faire part de ses sentiments ce qui déclenchera parfois une certaine violence de sa part mais sans parvenir à nous convaincre qu'il n'est pas pétri de bonté. Ce sont deux êtres blessés que les hasards de la vie ont heureusement réunis et l'auteur étant américaine, une happy end était de mise.
Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com
10:19 Publié dans THEATRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.09.2011
Une infinie tendresse : HERMAN VAN VEEN
ESPACE PIERRE CARDIN
1, Avenue Gabriel
75008 PARIS
(M° Concorde)
T. 33 664 51 54 59
www.hermanvanveen.com
les 2 & 3 - 15, 16 & 17 Septembre 2011 à 20h.30
Il est permis d'affirmer que quiconque a vu Herman van Veen sur scène ne l'oubliera jamais car cet artiste possède indéniablement un " plus " que les autres n'ont pas.
D'abord, il sait tout faire, auteur, musicien, chanteur, comédien-clown, ce qui constitue un bon nombre de cordes à son arc, au point de le transformer en lyre !
D'emblée, il se révèle chef d'orchestre et pas n'importe lequel puisque ses interprètes sont le public. Conséquence, la symbiose entre scène et salle est immédiate. Car de l'expérience, cet homme en a. N'est-il pas venu fêter avec nous ses 45 années de scène ? ... Ajoutez à cela un immense talent et vous comprendrez les raisons de cette infinie tendresse qui le lie à tous ceux qui sont venus l'écouter. D'évidence, ses spectacles sont nourris de sa vie, de son vécu personnel qu'il effeuille sous nos yeux avec humour et parfois truculence quand le satiné de la voix se mue en puissance soudaine. Chaque chanson est rigoureusement mise en scène par ses soins et rien n'est jamais laissé au hasard mais nous sommes persuadés que le moindre incident serait immédiatement récupéré mieux : transcendé par ses soins.
A ses côtés, Edith Leerkes apporte sa virtuosité et son expérience nous offrant ainsi le spectacle d'une indéniable complicité. Comme cet artiste sillonne le globe en permanence, chaque fois que nous le voyons nous commençons à attendre sa venue suivante. A ne surtout pas manquer !
Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com
09:50 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note















