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13/03/2018

Annonce : OEDIPE PARICIDE au Théâtre de l'Epée de Bois du 6 au 24.3.2018

 

 

http://www.epeedebois.com/

10:11 Publié dans Annonces | Lien permanent

12/03/2018

Pour trois soeurs (d'après Tchekhov) conception : Agnès Bourgeois

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Théâtre de Belle Ville

 

94, rue du Fbg du Temple

 

75011 PARIS

 

 

 

(M° Belleville)

 

 

LOC. 01 48 06 72 34

 

 

Pl. 25€ - T.R. 15€

 

- de 26 ans et abonnés : 10€

 

http://www.theatredebelleville.com/

 

Conception et mise en scène : Agnès BOURGEOIS

 

avec Valérie BLANCHON, Agnès BOURGEOIS et Muranyi KOVACS

 

 

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( Photo : David SCHAFFER )

 

 

Côté jardin, un canapé, en milieu de scène - proche du public - une table basse et côté cour une sorte de catafalque blanc sur lequel repose un corps d'homme tout de noir vêtu. C'est le père des trois soeurs qui est mort ; figuration sinon intelligente du moins passive ( et pour cause ! )

Zoom sur image : les 3 Soeurs isolées vues, examinées par un microscope telles des souris de laboratoire. Tchekhov n'a rien à y gagner et Agnès Bourgeois beaucoup, le texte initial devenant thérapie.

Assez incroyablement parfois, deux spectacles en un même lieu relèvent du même ordre d'esprit. Ainsi RAPTURE de Noémie Ksicova plongeait ses racines dans un texte de Marguerite Duras, cette fois une démarche similaire trouve sa justification en la pièce du célèbre auteur russe avec cependant quelques personnages en moins …

Chacun sait qu'Anton Tchekhov était médecin, le voilà devenu psy' malgré lui. Réalité et fiction se télescopent en fusionnant car un triste événement est survenu dans la vie privée de l'adaptatrice qui trouve ici son exutoire.

" Je suis la dernière de trois soeurs. J'ai cinq ans de moins que la première et trois ans de moins que la deuxième " expliquera l'adaptatrice, metteur (e) en scène.

Par le biais de son histoire personnelle nous allons retrouver : Irina, Macha et Olga, leur complicité, leur spleen, ( comment dit-on en russe ? ) leurs fous rires aussi et quelques cris en prime car on crie beaucoup au théâtre depuis quelque temps …

( encore une mode qui passera comme les vidéos qui commencent à ne plus être systématiques )

Or si l'on se console de la mort d'un père, la disparition volontaire d'une soeur est plus difficile à assumer. La vie ne serait-elle qu'une perruque arrachée brusquement quand sonne l'heure de la vérité ?

Le rythme du début de pièce est emprunté au cinéma muet sans doute afin de créer une impression de décalage.

Les spectateurs qui ont coutume de se déplacer chaque fois qu'une pièce de Tchekhov est à l'affiche se disent - englués dans la compassion - qu'il ne serait pas en la circonstance politiquement correct d'insister sur l'absence des autres personnages.

Aussi vais-je exceptionnellement citer ici un autre média,

" Agnès Bourgeois fait entendre différemment le texte de Tchekhov, le laissant nous happer dans un univers exclusivement féminin où amour, tendresse, dépit et jalousie se mêlent adroitement " et c'est signé : Médiapart.

Cette pièce se joue jusqu'au 18 mars, les : mercredi, jeudi, vendredi et samedi à 19h15, la dernière le dimanche suivant à 15h.



Simone Alexandre

 

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10:47 Publié dans THEATRE | Lien permanent

09/03/2018

CLAUDEL de Wendy Beckett

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THEATRE de l'ATHENEE

 

7, Rue Boudreau

Square de l'Opéra Louis Jouvet

 

75009 PARIS

 

(M° Opéra)

 

LOC. 01 53 05 19 19

 

Pl. de 14 à 34€

T.R. de 8 à 17€

 

http://www.athenee-theatre.com/

 

Mardi à 19h

du mercredi au samedi à 20h

 

Texte et mise en scène : Wendy BECKETT

 

Chorégraphie : Meryl TANKARD

 

avec Célia CATALIFO, Marie-France ALVAREZ,

Marie BRUGIERE, Swan DEMARSAN, Sébastien DUMONT, Audrey EVALAUM, Clovis FOUIN, Christine GAGNEPAIN, Mathilde RANCE

 

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Il est bien rare qu’une année passe sans que les spectateurs soient conviés à découvrir, redécouvrir, Camille Claudel, sa vie son œuvre.

En ce mois de mars 2018, c’est à l’Athénée- Louis Jouvet que vous pouvez entendre et voir « Claudel », de et dans une mise en scène de Wendy Becket . Disons-le d’emblée, il y a dans cette pièce plus d’ambition que de moyens, et il est bien surprenant que ce soit non la mise en scène ou le texte qui retienne l’attention mais bien la scénographie, intelligente, esthétique sans afféterie, brillante même de Halcyon Pratt, servie par des lumières  somptueuses de François Leneveu et la chorégraphie tout en suggestion et en rappel des oeuvres de la sculptrice de Meryl Tankard.

 

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En fait, on a le sentiment  que l’accessoire et le principal ont ici échangé leurs rôles ; et le texte devient le support de la représentation visuelle.


Ce texte est grandement issu de ce que nous avons lu de la correspondance de Camille Claudel, et ne ménage pas les anachronismes langagiers, mais bon, « il faut être absolument moderne », comme disait Rimbaud, dans « Une saison en enfer ». Car que fut la vie de cette malheureuse artiste sinon une saison en enfer ?

Il nous est donné à voir, et surtout à entendre, car quelle idée que faire sans cesse hurler les comédiens, c’est à la fois pénible et inutile, très peu réaliste par ailleurs, et l’autorité voire le despotisme maternel peut s’exprimer autrement que par des forcements de voix…, une famille peu aimante, éclatée et unie uniquement pour la façade bourgeoise, un frère absent et veule, le futur académicien catholique n’ayant pas encore, selon toute apparence,  croisé le pilier de Notre Dame, un Rodin manipulateur et fuyant, bref une galerie de personnages peu reluisants.

 
Notre Camille tente de s’arranger de tout cela, comme elle peut, frappant à des portes entrouvertes qui se referment très vite avant que se referment définitivement sur elle les portes du monde vivant.

Il a fallu le livre de Anne Delbée en 1982 et surtout le film de Bruno Nuytten en 1988, que très visiblement l’auteur et metteur en scène a vu tant certaines scènes ou expressions semblent être un calque , pour ressortir cette artiste de l’oubli dans lequel elle était tombée, morte à 78 ans dans l’indifférence totale..

 

Divers musées (Lille, Châteauroux, Roubaix…) possèdent des œuvres qui témoignent de la force de son talent. L’an dernier, la Ville de Nogent-sur-Seine a ouvert un musée Camille Claudel et il s’est vendu à Drouot en 2017 une de ses oeuvres majeures qui devrait  intégrer prochainement ce musée.

Car c’est dans l’œuvre suggérée de Claudel que nous trouvons le plus intéressant de ce spectacle : deux danseuses ( Audrey Evalaum et Mathilde Rance ) et un danseur ( Sébastien Dumont ), magnifiquement éclairés, jusqu’à donner l’illusion de la matière dans laquelle ils existent.

 

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( photos : Christine Coquilleau )

 



Outre l’épuisant travail de modèle, car est-il un modeleur sans modèle, la tension nécessaire au maintien de la pose, de la plus simple à la plus sophistiquée, c’est également l’image finale qu’il nous est donné de voir et nous comprenons mieux les tourments de l’artiste par la production de son travail que par tout autre moyen.
C’est une riche et belle idée.

C’est à la salle Christian Bérard, merveilleux décorateur de théâtre mort jeune, à 47 ans, dont les moeurs eussent affolé le pudibond Paul Claudel, ce qui ne manque pas d’une certaine saveur.


Frédéric Arnoux ©

 

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10:56 Publié dans THEATRE | Lien permanent