28.01.2010
En faveur des enfants d'Haïti -
Mercredi 10 février 2010 à 21h.30 : soirée de solidarité en faveur des victimes de Haïti.
Une représentation exceptionnelle de Ladies Night aura lieu au Théâtre Essaïon, 6 rue Pierre-au-Lard 75004 PARIS avec la présence de Yves RENIER.
T. 01 42 78 46 42
www.essaion.com
Tarif unique : 30€
La recette ainsi générée sera intégralement versée à SOS Villages d'Enfants.
Les fonds réunis permettront d'apporter une aide de première nécessité (eau, nourriture, vêtements) et une prise en charge des enfants isolés.
Venez nombreux !
chronique du spectacle écrite le 1er.XII.2009 récupérable en tapant le titre de la pièce au moyen du moteur de recherches situé dans la colonne de gauche du site.
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27.01.2010
Non, je ne danse pas ! de Lydie Agaesse
photo : Claire Besse.
LA PEPINIERE THEATRE
7, Rue Louis-le-Grand
75002 PARIS
M° Opéra
Loc. 01 42 61 44 16
www.theatrelapepiniere.com
Places : 35/25€ - TR : 11€
du mardi au samedi à 21h.
matinée le samedi à 16h.
Mise en scène : Jean-Luc Revol
avec Magali Bonfils, Christine Bonnard, Florence Pelly, Ariane Pirie
au piano : Thierry Boulanger ou Patrick Laviosa.
Les soirs de pleine lune les incitent à sortir de chez elles, à se rencontrer pour évoquer leurs espoirs, leurs défaites aussi parfois " 17 amours en 33 ans " cela fait un peu beaucoup mais l'énergie est intacte, le besoin d'aimer omniprésent. Nous allons les découvrir car elles vont se raconter, avec nostalgie, humour et drôlerie. Ce comique de décrochage nous emmène à sa suite et le rythme est enlevé, des vagues de rires parcourent la salle. Ces comédiennes, chanteuses et danseuses (car elles savent tout faire) symbolisent l'arc-en-ciel qui ramène l'espoir après la pluie. Tout est coloré dans ce spectacle, c'est un feu d'artifices qui crépite à tout moment. Les interprètes vont et viennent rivalisant de talent attendrissantes, joyeuses bref cette mini comédie musicale est portée par quatre grandes artistes qui nous ravissent littéralement. Ah ! que l'on voudrait que nos voisines leur ressemblent mais avant que ce miracle improbable s'accomplisse, mieux vaut aller les voir et vite car le plaisir garanti ne supporte aucun retard.
Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com
photo : Philippe Lacombe.
09:53 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.01.2010
L'amour de Phèdre de Sarah Kane
THEATRE du TEMPS
9, rue du Morvan
75011 PARIS
M° Voltaire
Loc. 01 43 55 10 88
Pl. 16€ - TR : 12€
vendredi, samedi : 20h.60
dimanche à 18h.30
jusqu'au : 31 janvier 2010
par la Compagnie de l'Astre.
Mise en scène : William Astre
avec Isabelle David, Florence Wagner, William Astre, Jean-Marc Plat, Thibaut Turgy, Marc Dumez.
Sans doute Sarah Kane a t-elle voulu réparer une injustice car dans la tragédie initiale, le fils de l' Amazone ne brillait pas par son intelligence ...
Ici, L' Amour de Phèdre est un tourmenté décadent, un jouisseur blasé.
Nous le découvrons (lui qui a tout) installé - tel Job sur son fumier - parfaitement boulimique et toujours prêt à la lubricité puisqu'il s'épuise à ne rien faire ...
En contrepoint, la diffusion de journaux télévisés indique en quelle époque l'action est censée se dérouler.
William Astre excelle dans la composition de ce personnage complexe, confronté à une Phèdre (Isabelle David) coupante comme un silex. Certaines scènes volontairement hard ou censées l'être frisent certes un peu le ridicule, en revanche le message anti-clérical est d'un parfait esthétisme et drôle à souhait.
Car si cette réalisation a tendance à illustrer la définition qu'Esope prêtait à la langue, les idées foisonnent tout en subissant parfois un traitement maladroit.
Je n'en prendrai pour exemple que l'apparition de personnages masqués ou bien la quasi crise d'épilepsie que Marc Dumez nous inflige dans son interprétation de Thésée.
De bons moments toutefois, comme la parenthèse chorégraphique offerte par Florence Wagner qui est Strophe, condensé d'Oenone et d'Aricie ou le sans faute de Jean-Marc Plat quand il joue le médecin ainsi que l'intelligente intervention de Thibaut Turgy dans le personnage du prêtre. La direction d'acteurs demande une expérience qui fait certes encore un peu défaut à ce jeune metteur en scène mais en dépit d'une distribution inégale et à quelques hiatus près, l'ensemble reste digne d'intérêt.
Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com
23:52 Publié dans THEATRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Fièvre de Wallace Shawn
36, rue des Mathurins
75008 PARIS
M° Havre-Caumartin
Loc. 01 42 65 90 00
Pl. 32, 24, 20€
tous les jours (sf dim.lun) à 19h.
matinée dimanche à 17h.
Mise en scène : Lars Norén
avec Simona Maïcanescu
Mise en condition par la confrontation directe au texte de Wallace Shawn parlant de la torture. Ecran-lecture. Nous découvrons la comédienne au pied de la scène symboliquement puis elle y monte faussement intimidée, diction apparemment hésitante, personnage fragile dans un élégant petit manteau.
Son exploit ? Nous dire des choses terribles sur un ton frisant le primesautier.
Ce qui est arrivé à son personnage est peu banal. Une riche jeune femme - ce qui habituellement va de pair avec l'insouciance - va un jour, tout à fait par accident, plonger dans les écrits de Marx et elle va s'y accrocher. C'est déjà un exploit qui n'est pas à la portée de tout le monde ! De même que certains ont une révélation en lisant la Bible, sa rédemption à elle passera par le Capital.
Alors tout naturellement, elle décidera de vérifier la véracité de ces dires et bien entendu, elle ne sera pas déçue ! ...
Notre Candide au féminin entamera son périple et nous allons la suivre, l'approuver, nous indigner avec elle. Elle va pour nous, dénoncer l'inadmissible, ce que nous supportons chaque jour en feignant de ne rien voir, de ne rien entendre. Or ce texte qu'elle a elle-même traduit et adapté avant de venir nous le dire avec ses moyens à elle, faits de finesse et de subtilité, ce texte dans lequel l'humour est présent nous en dit plus que n'importe quel support médiatique censé nous informer de la triste réalité. Elle y inclut toute sa fragilité, toute son âme mais aussi sa fantaisie ce qui permet à l'insupportable d'être entendu. Le résultat est curieux, complètement atypique et au final le spectateur se demande comment il a pu vivre avant cette Fièvre révélatrice.
Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com
23:23 Publié dans THEATRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : monologue










