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08/11/2017

Pierre et Papillon ou l'amour en décalé

 

http://www.theatredumarais.fr/

12:48 Publié dans Annonces | Lien permanent

06/11/2017

Un coeur Moulinex de Simon Grangeat

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Théâtre de l'Opprimé

 

78, Rue du Charolais

 

75012 PARIS

 

 

 

(M° Gare de Lyon)

 

 

Loc. 01 43 40 44 44

 

http://www.theatredelopprime.com/

 

du 8 au 26 NOVEMBRE 2017

 

du mercredi au samedi à 20h30

 

dimanche à 17h

 

 

 Mise en scène : Claude VIALA

 

avec,

Julien BRAULT, Lorédana CHAILLOT, Carole LEBLANC

Hervé LAUDIERE, Véronique MULLER,

Christian ROUX ( musicien ) et Pascaline SCHWAB

 

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Qui se souvient encore du pilon à purée ? … cette espèce de passoire-circulaire-à-manche, sur laquelle la ménagère s'épuisait le poignet. Sans l'esprit inventif de Jean Mantelet, cet Archimède des temps modernes, nos aïeules n'auraient jamais connu la moulinette avant l'ère du presse-bouton.

C'est cette épopée industrielle ( qui inspira à Boris Vian la complainte du progrès ) à laquelle la Compagnie Aberratio Mentalis nous demande d'assister.

L'écriture de Simon Grangeat s'annonce " fictionnelle " mais les sources d'inspiration sont bien réelles et puisent leurs racines dans les articles de journaux, archives, reportages télévisuels ou radiophoniques, faits confirmés par les entretiens accordés par d'anciens employés de l'entreprise Moulinex ( la bien nommée ) puisqu'après une période de gloire, tout y passera : matériel, capitaux et " gens " comme dirait Mélenchon, engloutis par ce monde dit moderne dont le mondialisme se convertit actuellement au numérique, n'épargnant toujours rien ni personne.

Chaque révolution a engendré des hécatombes mais n'anticipons pas.

Sur le plateau, ils sont 7, quatre femmes et trois hommes dont un musicien qui participera ponctuellement en tant que comédien, à l'action.

 

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Cette tragédie des temps modernes véhiculera tout au long un humour fait de terrible lucidité puisque nous allons découvrir cet inventeur p.d.g. tout à la fois rêveur, pratique et malgré tout humain, dernier représentant de ces pionniers de l'industrie dont l'existence était entièrement vouée à la progression de sa société.

Oh certes, il fallait un maximum de rendement à moindres frais mais comparé à l'inhumanité de l'époque actuelle cet homme est admirable à plus d'un titre.

Si j'énumère pour vous les péripéties rencontrées par cette entreprise je risque de vous priver du plaisir de la découverte or ce spectacle est destiné à battre en brèche la célèbre formule : " français, vous avez la mémoire courte " et Claude Viala, par sa mise en scène active s'évertue à nous prouver le contraire.

Les jeunes seront éberlués et les plus anciens se diront " et oui, c'est bien ainsi que les événements eurent lieu " ...

De tout temps, l'humanité s'est construite sur des ruines aussi, jetons un oeil dans le rétroviseur afin que les erreurs d'hier nous épargnent dans la mesure du possible celles à venir.

La pièce vue en avant-première n'était pas tout à fait rodée, bien sûr mais devrait rapidement trouver sa vitesse de croisière ( comme on dit ) en s'améliorant de soirée en soirée tout au long des cette trop courte période s'étendant du 8 novembre au 26 du même mois, aussi ne manquez pas le rendez-vous car vous aurez là beaucoup de choses à apprendre ou ré-apprendre si vous les aviez oubliées.




Simone Alexandre

 

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14:05 Publié dans THEATRE | Lien permanent

04/11/2017

La Révolte d'Auguste Villiers de l'Isle-Adam

 

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LES DECHARGEURS

 

3, Rue des Déchargeurs

 

75001 PARIS

 

 

 

(M° Châtelet)

 

Loc. 01 42 36 00 5O

 

Pl. de 10 à 26€

 

http://www.lesdechargeurs.fr/

 

Du mardi au samedi à 21h30

 

 

Mise en scène : Salomé BROUSSKY

 

avec Dimitri STOROGE et Maud WYLER

 

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( photos IFou pr le Pôle Presse )

 

 

C'est essentiellement au XIXème siècle que se mit en place le capitalisme bourgeois ( pléonasme ) que nous désignons depuis et en toute hypocrisie : libéralisme ...

C'est également au XIXème siècle si je ne m'abuse que certains mouvements féministes se structurèrent. Des auteurs tels que Ibsen ou Strindberg se penchèrent sur la condition féminine en une approche radicalement différente, la société d'alors étant résolument patriarcale ;  ça et là, quelques femmes se révoltèrent … Ce n'était certes pas la majorité et le siècle suivant ( jusqu'en 1968 ) prônera encore le mariage dans lequel l'homme s'affirme toujours en qualité de seigneur et maître.

Villiers de l'Isle-Adam nous fait pénétrer dans le huis-clos de ce couple marié quatre ans et demi au préalable où nous découvrons une maîtresse femme puisque c'est elle qui a permis à son époux de tripler son capital mais qui brusquement réalise qu'elle est esclave de son état particulier et de la société en général.

L'homme n'a pas vu venir la crise et tombe littéralement des nues ! ...

Mathias Philippe Auguste VILLIERS DE L'ISLE-ADAM pouvait s'enorgueillir de compter parmi ses ancêtres un Maréchal de France et le fondateur de l'ordre de Malte mais sa famille ruinée ne disposait plus que d'une aisance relative.

Il se persuada cependant que fortune et gloire l'attendaient. Son destin fut tout autre.
Peu fortuné, malheureux en amour, il collectionnera les échecs et se réfugiera dans le rêve, le plus souvent. ( tout comme Elisabeth aimerait pouvoir le faire )

Cette pièce : LA REVOLTE créée en 1870 n'ira pas au delà de cinq représentations. Il est vrai que le thème était subversif à l'époque !

Félix ( Dimitri Storoge ) joue un temps la carte de l'immuabilité face à cette femme ( la sienne ) qu'il ne reconnaît plus. Incrédule, il essaie donc de se dominer réduisant l'incident aux conséquences d'un malaise féminin.  Lui qui n'a aucun état d'âme face à des créanciers insolvables découvrira brusquement la solitude morale ce, jusqu'au malaise cardiaque.

Elisabeth ( Maud Wyler ) qui avait accepté ce mariage quelques années au préalable uniquement par résignation a lentement accumulé sa rancune, ourdi sa vengeance qui consistait à rompre les amarres mais pour cela se devait d'être irréprochable car elle sait qu'en quittant le domicile conjugal et en abandonnant sa fille, parents et amis la blâmeront. Or elle n'a pas même les motivations d'une Anna Karénine : ce n'est pas attirée par un amour extérieur qu'elle veut fuir mais par ennui.

C'est donc plus à un dépôt de bilan qu'à un règlement de comptes auquel nous assistons.

Certes, convaincu de son bon droit, l'époux n'est pas d'une perspicacité à toute épreuve or il assiste là non seulement à son échec personnel mais à la remise en cause d'une société qu'il croyait immuable.

Confrontés à un décor et à des costumes actuels il est permis de se demander si pareille situation est encore envisageable de nos jours. Il y a même à parier qu'Elisabeth n'aurait pas attendu plusieurs années avant de claquer la porte.
Félix quant à lui, ne voit pas plus loin que son compte en banque et que la Rolex qu'il affiche ostensiblement à son poignet droit en un geste très sarkozien.

La fin aussi appartient à l'époque de son auteur dont les textes étant joués assez rarement méritent que l'on s'y intéresse d'autant qu'il est permis de le considérer comme l'initiateur du mouvement symboliste dont Maeterlinck ( entre autres ) reprendra le flambeau.




Simone Alexandre

 

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19:36 Publié dans THEATRE | Lien permanent