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26/11/2018

Camille contre Claudel de Hélène ZIDI

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THEATRE du ROI RENE

 

12, rue Edouard Lockroy

 

 

75011 PARIS

 

 

 

(M° Parmentier)

 

LOC. 01 47 00 43 55

 

https://www.theatreduroireneparis.fr/

 

les jeudi, vendredi, samedi à 19h

 

jusqu'au : 22 DECEMBRE 2018

 

puis,

 

Reprise du 10 JANVIER au 9 FEVRIER 2019 à 20h

 

 

Texte et mise en scène : Hélène ZIDI

 

avec Lola ZIDI et Hélène ZIDI

 

et la voix de Gérard DEPARDIEU

 

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Camille Claudel, octogénaire sur le point de quitter son lieu d'internement pour accéder à un néant libérateur convoque le fantôme de la jeune Camille …

Hélène Zidi auteur de la pièce compose ce personnage de femme que les années d'enfermement ( 1913-1943 ) ont dégradée physiquement et moralement.

Sa fille, Lola sera la jeune et belle Camille, ivre de talent et de liberté bien que l'asservissement amoureux qu'elle vouait à Rodin ait tissé le drame de son existence.

Le grand auteur dramatique : Octave Mirbeau dira d'elle qu'elle avait " du génie, comme un homme qui en aurait … "

C'est illustrer de façon flagrante l'esprit patriarcal  et surtout  très machiste prévalant déjà.

Pour nous, le décor est planté, celui d'un atelier de sculpteur avec les oeuvres en préparation, et au centre, le buste de Rodin omniprésent grâce à Camille dont les mains créatrices sont autant de voluptueuses caresses.

Par le biais d'un face à face, véritable dédoublement, les périodes de la vie vont ici se donner rendez-vous, se révéler, s'accuser parfois, jusqu'à la fusion finale.

 

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Existence cahotique, passionnée, bouleversante qui justifierait plus que tout autre la célèbre phrase de Gide : " famille, je vous hais " car le très religieux Paul Claudel n'eut pas une attitude particulièrement glorieuse ni honorable à l’égard de sa soeur.

Le moment venu, il ne se déplacera même pas pour assister à ses funérailles et les restes de Camille - non réclamés par la famille - aboutiront à la fosse commune. No comment, comme on dit outre-Manche ...

La mise en scène réalisée par cette même Hélène Zidi est d'une esthétique volontairement chorégraphique et comme Lola Zidi est également danseuse, son implication physique fait merveille et nous transporte ponctuellement.

En son temps, Anne Delbée nous avait fait découvrir le personnage, qui cette fois accède à la légende.

Gérard Depardieu prête sa voix off au personnage de Rodin ce qui ajoute un charme supplémentaire au spectacle. C'est en quelque sorte le point sur le i du verbe aimer.

Mère et fille rivalisent de talent même si on peut penser qu'au tout début, Hélène Zidi chargeait un peu trop sa composition de vieillarde mais comme on dit : " qui peut le plus peut le moins. "

 

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( photos : Julien Jovelin )

 



En effet, en dépit de la version officielle, la mort de Camille fut vraisemblablement due aux privations et autres mauvais traitements auxquels étaient soumis les pensionnaires de ce genre d'établissement alors que la dame s'est fabriqué un physique certes cassé mais très généreux. Elle est devant nous en tenue de ville alors que nous savons que, contrairement à Antonin Artaud, elle n'est jamais sortie du lieu d'enfermement.

A ce détail près, tout ce qui nous est donné à voir et entendre est optimal aussi ne puis-je que vous conseiller d'aller grossir le flot de spectateurs qui se bousculent au Roi René pour applaudir les deux interprètes. Le soir où j'y étais la salle était absolument comble et l'enthousiasme prégnant.

Ne manquez pas ce rendez-vous. Sachez que le texte de la pièce est en vente sur place et l'auteure toute disposée à le dédicacer.




Simone ALEXANDRE

 

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11:38 Publié dans THEATRE | Lien permanent

23/11/2018

Annonce : Camille contre Claudel de Hélène ZIDI

 

 

https://www.theatreduroireneparis.fr/

12:30 Publié dans Annonces | Lien permanent

22/11/2018

VIOLETTE FUGASSE - Méfiez-vous du petit personnel -

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AKTEON

 

11, rue du Général Blaise

 

75011 PARIS

 

 

 

(M° St-Ambroise)

 

LOC. 01 43 38 74 62

 

Pl. 18€ - T.R. 14/12€

 

http://www.akteon.fr/

 

les mercredi et vendredi à 20h

 

jusqu'au : 28 DECEMBRE 2018

 

Durée du spectacle : 1h10

 

THRILLER MUSICAL

avec,

 

Sandrine MONTCOUDIOL : chant, jeu, écriture

 

Julien GONZALES : accordéon, jeu

 

Marc LOCCI : mise en scène

 

Jacques ANGOT : lumières

 

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( photo : Gabrielle LEPISSIER )

 

 


Bureaux de placement parisiens et maisons bourgeoises, aux abris : Violette Fugasse est dans nos murs !

Ce spectacle sous-titré « thriller musical » est une véritable joie, une bouffée d’humour et d’humeur joyeuse, porté par Sandrine Montcoudiol, supportée à l’accordéon, mais pas uniquement,  par Julien Gonzalès, plein de finesse et de tact élégant.


Durant un peu plus d’une heure et dans un langage assez imagé droit issu de la région stéphanoise, Violette nous conte ses aventures ancillaires et, un peu à la manière de James Ellroy dans un de ses ouvrages dont nous tairons le titre par trop évocateur, le spectateur est entrainé dans sa logique et en rit, écartant et oubliant tout drame.

Emaillé de chants et de chansons qui procurent à Sandrine Montcoudiol l’occasion de nous faire entendre sa très belle voix d’alto, entendue déjà dans les spectacles qu’elle donne avec le groupe « Cinq de cœur », véritables artistes comiques musicaux, eux, à la différence d’un certain nombre qui s’y essaient avec moins de bonheur et de finesse, ce thriller musical donc est une opportunité de rire sainement, en se moquant gentiment, sans vulgarité, sans malice, avec une sorte de bonhomie des petits travers des uns, des petites manies des autres.

Grâce à son personnage, et c’est un vrai personnage, une personnalité même que cette truculente et volubile personne, qui confond les mots, parle un patois réjouissant, Violette donne à voir, d’une certaine manière, les grandes maisons bourgeoise par les fenêtre étroites de l’office, son escalier mal entretenu quand celui des réceptions est rutilant, ses espaces contraints, ce lieu de confinement de toute une partie de la population qui regarde vivre les « maîtres » selon l’affreux mot en vigueur avec envie, crainte ou détestation.

Le bon sens apparent de Violette a quelque chose de jouissif, car même dans le « non sense » si cher à Raymond Devos, elle trouve et donne une logique. Rien n’est vraiment fondé et pourtant tout se tient, tout fait corps et le monde un peu absurde dans lequel elle nous a entraînés devient réel.

Tout est normal, si ce mot a un sens, et c’est bien ce qui est surprenant.

Dans une mise en scène ludique et inventive à bien des égards de Marc Locci, Sandrine Montcoudiol et Julien Gonzalès nous font partager un moment un peu hors du temps, et ce thriller sans drame, sans frisson réel, sinon de rires partagés vient réchauffer cette fin d’automne.

Dans un répertoire très éclaté où des chansons connues voisinent avec des airs à découvrir, Sandrine Montcoudiol fait passer des émotions que son personnage de Violette peut ressentir mais ne sait et ne peut elle-même exprimer.

C’est là une des grandes finesses de ce spectacle vif, fin, truculent même, à la mesure de la fantaisie qui émane de ces deux personnages avec lesquels on partagerait bien davantage de temps.

Leur reste à trouver des nouveaux contrats pour poursuivre leurs aventures. Maisons bourgeoises, gare à vous, Violette Fugasse est là et bien là !




Frédéric ARNOUX ©

 

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11:09 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent