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08/12/2013

Benoît Marbot - JOURNAL D'UN IMBECILE

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JEUDI 12 DÉCEMBRE 2013 à 20h.30


VENDREDI 13 DÉCEMBRE 2013 à 20h.30


SAMEDI 14 DÉCEMBRE 2013 à 20h.30

 

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Place Parmentier


92200 NEUILLY/SEINE


Métro : Porte Maillot


Réservation : 01 46 24 03 83


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15:08 Publié dans Editions Théâtrales | Lien permanent

18/06/2013

Billy Budd de Christophe Averlan

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Imaginez un beau marin, venu d’on ne sait où mais dont la présence intrigue, attire réunit et divise l'équipage ... Personnage naïf et fédérateur sans le savoir, Billy Budd apparait au XVIIIe siècle sur un navire de guerre anglais baptisé " l'Invincible," 

Une rigoureuse discipline règne à bord, seul moyen de canaliser ces hommes privés de tout ou presque, jusque et y compris de nourriture, mais auxquels un maximum d'efforts est demandé jusqu'au sacrifice ultime de leur vie. 

Présent dans tous les esprits, l'ogre corse, cet ancien petit caporal qui cherche à devenir le maître du monde et y parvient presque. 

La flotte anglaise rêve de fulgurants combats navals et bénéficie de sa légendaire réputation. 

A contrario, usant d’une autre tactique, les Français ont tendance à éviter les affrontements et, face à eux, les engagés, de gré ou de force, de " l’ Invincible ", ne pensent qu'à en découdre ! ... 150 hommes en une commune promiscuité attendent, espèrent le moment de l'affrontement. Cela suffit à échauffer les esprits et les corps de tous ces gaillards musclés, affamés de tout et tendus à satisfaire tous leurs appétits.. Chacun des hommes a un passé qu'il veut oublier sans toujours y parvenir mais lourd de conséquences et chargé de menaces, semblables à nous qui agissons en fonction d'expériences choisies ou subies. Certains drames en résultent parfois, souvent.  Billy Budd a l'insouciance de ceux qui n'ont pas de racines et comme l'albatros est à l'aise dans les airs, il est heureux perché en haut de son mât de misaine. C'est en dessous que les choses se compliquent mais il n'en est pas conscient, ce corps splendide abritant une âme toute de candeur. 

Claggart le redoutable capitaine d'armes, son absolu contraire, aussi pervers et compliqué que Billy est confiant et souriant, nourrit pour lui une obscure attirance ... C'est le scorpion prêt à attaquer sa proie. Au premier choc, le sort de l'un et l'autre sera scellé et l'équitable capitaine Fairfax, seul maître à bord après Dieu, n'y pourra rien. 

Christophe Averlan s'est imprégné des années durant de cette atmosphère maritime et guerrière et ses recherches furent minutieuses et multiples avant qu’il écrive cette pièce lourde de signification. La fin diffère de tout ce qui a été écrit ou tourné sur ce thème (après la lecture de Melville, voir le superbe Billy Budd de Peter Ustinov ou entendre et voir le somptueux opéra de Benjamin Britten) ce qui nous entraîne dans une dimension à la fois iconoclaste et mystique. Souhaitons qu'un metteur en scène ait l'ambition en un proche avenir de monter cette pièce troublante au possible.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

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13:51 Publié dans Editions Théâtrales | Lien permanent

14/11/2010

" BONJOUR, BONSOIR " de Robert Poudérou.

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Quand on habite dans un village, saluer quelqu'un que l'on croise est parfaitement naturel. En revanche, dans une grande ville, semblable comportement peut sembler inhabituel, voire anormal et pourquoi pas, suspect ?

X et Y sont deux quasi-septuagénaires qui vont se rencontrer un jour dans un jardin public, se saluer et entamer ensuite une relation bizarre un peu à la façon de deux duettistes précautionneux.

Tout commence par un banal " bonjour monsieur " deux petits mots de rien qui seront suivis de beaucoup d'autres, lesquels sous couvert d'échanges anodins dévoileront peu à peu la psyché de chacun.

Se confie t-on à un inconnu ? Non ! on brode, tout en amenant l'interlocuteur à se découvrir et pour cela, on procède par petites touches, on fignole le propos, on ironise, on feint de se révéler pour mieux découvrir l'autre ...
 
Bref, on se lance dans un petit jeu de l'esprit destiné à maîtriser sans illusion aucune le temps qui passe ... A la raideur des articulations supplée l'agilité de l'esprit et la hantise que ce dernier s'envole.

L'auteur a fignolé les dialogues avec un plaisir que nous ferons immanquablement nôtre, à l'écoute du texte.
Le spectateur (ou le lecteur) devient alors volontiers Y quand X s'exprime et inversement. Plus question de pensée unique !

Trois rencontres serviront de support à ces échanges verbaux au cours desquels deux hommes vont s'offrir un supplément de fantasmes au seuil du néant ou de l'éternité promise.

La pièce fut lue lundi 8 novembre 2010 sur la petite scène du théâtre de La Huchette, par Claude Aufaure et Philippe Laudenbach chacun prêtant sa personnalité et son expérience au texte dont l'auteur présent nous livrait les didascalies.

Nous espérons que très prochainement une série de représentations nous permettra de savourer à nouveau cette subtile joute verbale dont la teneur pourrait aussi bien faire l'objet d'un moyen métrage.

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com




prochaine lecture à La Huchette, lundi 29 novembre 2010 à 14h.30,
" De la sensation d'élasticité lorsqu'on marche sur des cadavres " de Matteï Visniec. réservation recommandée au : 01 42 49 27 97 et amihuche@free.fr

17:15 Publié dans Editions Théâtrales | Lien permanent