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16/01/2015

Le Revizor (annonce)

 

LUCERNAIRE

53, rue N.Dame des Champs

75006 PARIS

 

Tél. 01 45 44 57 34

12:32 Publié dans THEATRE | Lien permanent

15/01/2015

Les cahiers de Nijinski

Affiche Nijinski.jpg

THÉÂTRE DE L'OUEST PARISIEN

 

1, Place Bernard Palissy

 

(av. Jean-Baptiste Clément)

 

92100 BOULOGNE BILLANCOURT

 

(M° Pont de St-Cloud)

 

Tél. 01 46 03 60 44

 

 

Pl. 27€ - T.R. 22

Jeunes et étudiants : 12€

 

Durée : 1h.15

 

Du 8 au 18 JANVIER 2015

 

Texte français et adaptation : Christian Dumas-Lvowski

 

Mise en scène : Daniel San Pedro et Brigitte Lefevre

 

avec Clément Hervieu-Léger et Jean-Christophe Guerri

 

 

les interpretes©Rousseau.jpg

( Jean-Christophe Guerri & Clément Hervieu-Léger )

 

Etrange scénographie pour le moins insolite puisque pour servir d'aire de jeu au " Dieu de la Danse " l'espace est concrétisé par un mur (ou rampe si vous préférez) de skateboard.

La symbolique est immédiatement évidente car évoluant sur un tel support le danseur aérien risque à tout moment de perdre l'équilibre.

 

Précisément, c'est de déséquilibre ( mental celui-là ) dont il sera question.

 

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Clément Hervieux-Léger auréolé du titre de pensionnaire de la Comédie française mais également danseur, incarne ici Nijinski tandis que son mutique partenaire est Jean-Christophe Guerri.

 

La plupart d'entre nous connaissent - pour le moins dans les grandes lignes - ce que fut la carrière fulgurante mais trop brève de Vaslav Nijinski. Remarqué par Serge Diaghilev dont ll partagera l'existence durant 5 ans ; la liaison avec ce dernier prendra fin au moment du mariage du jeune Vaslav mais aussi et surtout déclenchera son éviction immédiate, conséquence du dépit de son protecteur.

 

N'oublions pas également que cette période correspond à celle de la première guerre mondiale durant laquelle Nijinski fut un temps prisonnier en Hongrie. Expérience traumatisante bien sûr.

Tous ces faits ajoutés les uns aux autres ont sans nul doute déterminé le basculement mental de cet être d'une hyper fragilité, dont toute l'énergie se trouvait rassemblée au service de Terpsichore.

 

Ces écrits jetés en vrac sur des cahiers qu'il cachait derrière une armoire ont constitué une forme éphémère d'exutoire à cet être tourmenté. Hélas, ils ne contribueront pas à sa guérison mais plutôt à la sentence qui devait le maintenir interné durant 30 ans et ce, jusqu'à sa mort.

 

Ce long monologue écrit qu'il tient pour lui seul, sans nulle préoccupation de style - son objectif n'est pas d'être édité - se révèle forcément névrotique, répétitif et contradictoire. 

 

La diction du comédien est parfois précipitée (surtout au début) ponctuée de cris (pas toujours habités) car c'est au délire volontiers mystique, d'un être mégalomaniaque auquel nous assistons : une lente et inéluctable descente aux Enfers …

 

Le spectacle sera perçu de façon différente selon la sensibilité et le vécu de chacun mais pour peu qu'on y adhère, justifiera alors pleinement le déplacement. Signalons dans la foulée que la mise en scène réalisée conjointement par Brigitte Lefevre et Daniel San Pedro est montée de façon hyper esthétique ( ballet à deux personnages.) Si vous décidez d'y aller, faites vite car la dernière est fixée au 18 janvier ...

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

metteurs-en-scène©F.Rousseau.jpg

 ( Daniel San Pedro & Brigitte Lefevre)

 

- photos : François Rousseau -

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09:09 Publié dans THEATRE | Lien permanent

14/01/2015

Le mariage de Figaro ou « la folle journée » de Beaumarchais

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THÉÂTRE 14

JEAN MARIE SERREAU

 

20, Avenue Marc Sangnier

 

75014 PARIS

 

(M° Porte de Vanves)

 

Tél. 01 45 45 49 77

 

 

Pl. 25€ - T.R. 18€

-26 ans, chômeurs : 10€

 

 

 

À 21h du mardi au vendredi

 

À 16h & 20h30 le samedi

 

jusqu'au : 21 FÉVRIER 2015

 

Mise en scène : Jean-Paul TRIBOUT

 

avec Eric HERSON-MACAREL, Marie-Christine LETORT, Claire MIRANDE, Agnès RAMY, Marc SAMUEL, Alice SARFATI, Thomas SAGOLS, Xavier SIMONIN, Jean-Marie SIRGUE, Pierre TRAPET, Jean-Paul TRIBOUT

 

 

 

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Autant le dire d’emblée, il faut se précipiter au Théâtre 14 pour cette reprise du «  Mariage de Figaro » où la sottise et l’intransigeance sont les seules à ne pas être à la noce !

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgIl a beaucoup été dit et écrit que Beaumarchais était un des fauteurs de la Révolution française, c’est certainement très abusif, mais cette pièce qui date de 1784 comporte des ferments propres à laisser penser qu’il a contribué avec talent à ce que son siècle soit vraiment celui des Lumières.

 

Tout y passe, du sort de l’aristocratie à celui de la domesticité, de la montée de la bourgeoisie au statut des femmes suivant qu’elles sont mariées ou non, du libertinage et des liens matrimoniaux, presque rien n’est omis qui procède du jeu social. C’est bien en cela que Beaumarchais est un auteur moderne, un auteur contemporain.

 

Jean Paul Tribout réalise ici une mise en scène vive, alerte et intelligente dans un espace quasiment dépourvu d’accessoires, ce qui est compensé par des costumes séduisants et élégants. La riche idée par ailleurs que ponctuer les actes par l’ouverture des « Noces de Figaro » en de multiples versions ! Cela relève davantage l’attention,  comme s’il en était besoin, et ajoute une saveur supplémentaire à ce mets délectable. Mozart, contemporain, de Beaumarchais est toujours d’actualité, lui aussi.

 

Nous n’allons pas raconter ici l’intrigue qui se multiplie jusqu’au dénouement, nécessairement heureux, parce que pour ceux, rares pensons-nous qui ne la connaissent pas, il est urgent de pallier cette carence, mais il faut alerter sur le fait que ce texte est de l’intelligence de bout en bout.

 

Figaro n’est pas Scapin : Scapin reste un laquais, Figaro est un homme libre qui poursuit une quête personnelle, qui réfléchit par et pour lui, qui sait prendre avec ceux qui se donnent des allures de grandeur une hauteur suffisante pour pouvoir avoir sur eux un jugement précis, qui joue avec les vanités, les petitesses et s’en moque.

 

Mais l’habileté de l’auteur est de nous donner à voir le point de faiblesse de son personnage qui sans cela serait plutôt hâbleur : l’amour peut troubler sa raison, et en cela, il est très humain, très proche de nous. C’est ce qui rend Figaro plus sympathique encore et que nous l’aimons davantage à la fin de la pièce qu’au début.

 

« Le Mariage de Figaro » est un texte prémonitoire et le long monologue de Figaro, dans la dernière partie, trouve toute sa puissance en notre cruelle actualité.

 

C’est une charge contre les traditions quand elles sont immorales, contre la sottise d’où qu’elle soit, contre l’intolérance, contre l’ordre établi quand il n’est plus de mise, et pour le bonheur de vivre en bonne intelligence, dans le respect des uns et des autres.

 

 

Grâces, mille grâces soient rendues au Théâtre 14 d’avoir programmé ce spectacle, dans cette éclatante distribution. C’est un très grand moment de bonheur à partager. Faites le savoir !

 

© Frédéric Arnoux

www.theatrauteurs.com

 

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 ( photos : Emmanuelle Ales )

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10:34 Publié dans THEATRE | Lien permanent