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13/07/2015

Cyrano de Bergerac d'Edmond Rostand

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VINGTIEME THEATRE

 

7, rue des Plâtrières

 

75020 PARIS

 

 

( M° Ménilmontant )

 

 

loc. 01 48 65 97 90

 

 

http://www.vingtiemetheatre.com/

 

 

Pl. 25€ - TR 20€ - Etud. 13€

 

Jeudi, vendredi, samedi à 19h

 

Dimanche à 15h

 

 

jusqu'au : 26 Juillet 2015

 

 

Mise en scène : Alexis Néret

 

Collaboration artistique : Christian Bujeau

 

Musique originale : Louis de Aguiar

 

 

avec William Albors, Matthieu Berthod, Louis Bujeau,

Sophie Guglielminetti, Arthur Lang, Elsa Morizot, Alexis Néret,

Emma Santini -

 

En alternance : Amélie Robert, Harold Simon, Louis de Villers.

 

 

 

Rideau rouge et brigadier ( histoire de rappeler le bon vieux temps ) mais hélas, nous n'avons plus les moyens de produire ce théâtre dans sa forme originelle, lequel mettait beaucoup de personnages en scène; il faudra donc se contenter de huit acteurs et parfois de femmes pour jouer quelques rôles masculins, ce qui est toujours un peu scabreux. 

 

C'est ainsi que lorsque Cyrano interpelle Montfleury, le qualifiant de " gros homme  " le décalage laisse pantois mais comme disent les militaires,

 

- " A la guerre, comme à la guerre ! " 

 

D'autres consolations nous attendent et pour commencer, ce décor conçu par le metteur en scène, Alexis Néret lequel joue le rôle de Cyrano avec un nez disons … bien pensé, c'est à dire apte à justifier son encombrante présence sans pour autant le rendre ridicule.

 

Car ce fougueux gascon est également un raisonneur et un rêveur par nature que l'astre de la nuit obsède. Tout comme sa cousine du reste, la belle Roxane qui malheureusement juge les autres à leur apparence ce qui pour lui ne peut que constituer un lourd handicap.

 

Au théâtre, il n'y a pas de hasard car le choix du thème se situe dans l'air du temps, or trois Cyrano occupèrent récemment l'affiche en même temps dont un " Cyrano, le retour " ( que je n'ai pas vu ) mais qui suffit à prouver ce qui précède.

 

Certes, il y aura toujours quelques esprits chagrins pour affirmer que ce théâtre est passé de mode, personnellement, je ne le crois pas car si les comédiens sont convaincus, le message passe et le spectateur le plus inculte situera l'action sans effort dans son contexte initial.

 

De même qu'il existe toujours des amoureux de films  dits " de cape et d'épée, " ce théâtre épique conserve son public.

Parfois un comédien fera preuve de quelque inexpérience et je me garderai bien de préciser lequel car il m'a semblé avoir ici affaire à une troupe ce qui constitue tout à la fois une force et une faiblesse. Prenons donc l'entreprise en bloc et laissons nous porter.

 

Dire que le texte est beau est un euphémisme et ce qui nous est montré agréable à voir même si çà et là, existent quelques faiblesses, oublions les pour saluer l'engagement de tous ces comédiens qui se donnent sans réserve et méritent toute notre bienveillante attention.

 

 

Simone Alexandre

 

 

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08:31 Publié dans THEATRE | Lien permanent

11/07/2015

Annonce : Cyrano au Vingtième Théâtre (m. en sc. Alexis Néret)

 

 

http://www.vingtiemetheatre.com/

10:07 Publié dans THEATRE | Lien permanent

07/07/2015

24 heures de la vie d'une femme, d'après Stefan Zweig

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THEATRE LA BRUYERE

 

5, rue La Bruyère

 

75009 PARIS

 

 

(M° Saint-Georges)

 

loc. 01 48 74 76 99

 

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Pl. 24 & 28€

 

jusqu'au : 1er AOUT 2015

 

A 20h30 du mardi au samedi

 

Matinée, le samedi à 17h

 

 

Adaptation théâtrale et auteurs des chansons,

Christine Khandjian et Stéphane Ly-Cuong

 

Mise en scène : Stéphane Berthier

 

avec Isabelle Georges, Frederik Steenbrink et Olivier Ruidavet

 

accompagnés par : Yann Ollivo (arrangements, direction musicale et piano) - Naaman Sluchin (violon) et Isabelle Sajot (violoncelle)

 

 

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Ceux qui s'intéressent à l'oeuvre de Stefan Zweig ( ils sont désormais très nombreux ) savent que Richard Strauss lui avait demandé d'écrire le livret de son opéra " La femme silencieuse  - Die schweigsame Frau." Or, seulement 3 représentations eurent lieu à l'opéra de Dresde, car le nom du librettiste figurant bien entendu sur l'affiche, les nazis qualifiant cet opéra " d'oeuvre juive " l'interdirent. 

 

Porter à la scène cette nouvelle " 24 heures de la vie d'une femme " qualifiée par Freud de  " chef-d'oeuvre "  et la présenter sous forme de drame musical, voire d'opéra moderne était en quelque sorte rendre indirectement à César ce qui lui appartenait.

 

- " Il y a des gens " … déclare l'homme qui symbolise " le regard des autres " en une amorce frontale de la narration qui va prendre vie sous nos yeux.

 

- " On n'en revient jamais " (d'une passion) quelqu'en soit la durée. En voici précisément l'illustration.

 

La société a toujours eu tendance à partager la gent féminine en deux catégories, les femmes honnêtes, c.a.d. irréprochables et puis les " gourgandines ", celles qui sont prêtes à suivre le premier homme venu. C'est faire abstraction de ce que l'on désigne sous le terme de " coup de foudre " - On loue les premières même si celles-ci doivent évoquer mentalement un amant jeune et beau afin d'être en mesure de supporter les assauts conjugaux horriblement nommés : " devoirs conjugaux " et l'on conspue les autres sans chercher à les comprendre et sans nuance aucune. 

 

Ici, dialogues parlés et musicaux s'enchaînent, se succèdent, déterminant le rythme et l'ambiance en un décor épuré au possible mais régulièrement en mouvement.

 

Olivier Ruidavet incarne (en redingote) le personnage qui est à la fois celui qui recueille les confidences de cette femme en proie à cet amour aussi inattendu que dévastateur et représente également quelques personnages, tel le croupier du casino de Monte Carlo où la rencontre fatale a eu lieu. Ce sera le même qui accueillera la dame de retour après une nuit de confusion extrême …

 

Tout cela s'est produit en un passé inoubliable or bien loin d'être cette vieille dame dépeinte par Zweig dans sa nouvelle, Isabelle Georges incarne Mrs C. au moment où les faits se sont produits. Sa longue silhouette tout de noir vêtue (la dame est frappée de veuvage) virera au rouge rutilant quand cet amour aussi subit que passionnel se sera emparé d'elle.

La voix est chaude et la chanteuse-comédienne incarne avec fougue son personnage, certes moins réservé que celui décrit par l'auteur !

 

Le jeune homme, (24 ans) cet ange déchu, ce joueur hautement névrotique que Frédérik Steenbrink nous propose, loin d'être une victime apparaît comme celui auquel il est impossible de résister. Mrs C. fascinée par les mains du joueur deviendra la proie qui au final sera rejetée car pour lui, rien ne compte en dehors du jeu.

 

 

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 ( photos : Grégoire Zibell )

 

Trois musiciens accompagnent ces trois personnages,

 

- Yann Ollivo (côté jardin) au piano

- Naaman Sluchin au violon et Isabelle Sajot au violoncelle, (côté cour) sur une composition de SergueÏ Dreznin.

 

La mise en scène de Franck Berthier est tout à la fois sobre, élégante et d'un impact évident. Saluons également les efforts conjugués de Christine Khandjian et de Stéphane Ly-Cuong, auteurs de cette adaptation qui permet de voir sous un jour nouveau les écrits du très neurasthénique Stefan Zweig,  lequel peut-être ne se serait jamais suicidé s'il avait pu deviner que son oeuvre connaîtrait de nos jours un tel succès ? 

 

Bravo à toute l'équipe ! 

 

 

Simone Alexandre

 

 

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07:50 Publié dans SPECTACLE MUSICAL, THEATRE | Lien permanent