Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

02/04/2015

Elise ou la vraie vie d'après Claire Etcherelli

Visuel-Elise.jpg

 

 

 

MANUFACTURE des ABBESSES

 

7, Rue Véron

 

75018 PARIS

 

 

(M° Abbesses ou Blanche)

 

Loc. 01 42 33 42 03

 

http://www.manufacturedesabbesses.com/

 

Pl. 24€ - T.R. 13€

 

 

le dimanche à 20h

 

lundi & mardi à 19h

 

mercredi à 21h

 

D'après le roman de Claire Etcherelli

 

Adaptation, mise en scène et jeu : Eva Castro

 

 

En cette époque où le travail n'est plus un droit mais un privilège précaire car confiscable à tout moment, ce texte constitue la piqure de rappel qui s'imposait.

Nous découvrons réfugiée dans l'entrepôt d'un supermarché une femme qui entre deux présences à la caisse, n'ayant pas le temps de rentrer chez elle comme cela arrive souvent, a voulu lire à l'abri des cartons puis vaincue par la fatigue, s'est endormie.

 

Elle va retrouver en rêve ce personnage découvert dans le livre - Elise, jeune provinciale montée à Paris pour rejoindre son frère, laquelle va se retrouver piégée par le manque d'argent et la nécessité de travailler en cette usine de construction automobile ...

 

A moins de l'avoir vécu personnellement, peu d'entre nous ont réellement conscience de ce que constituait ce travail à la chaîne, ingrat, répétitif et souvent dangereux. Une femme qui subissait cela se trouvait la plupart du temps transformée en vieillarde prématurée à seulement 40 ans.

 

Au rythme infernal, venait s'ajouter l'ambiance qui entre ouvriers n'était pas toujours amicale chacun étant persuadé que la perte toujours possible de son emploi profiterait à d'autres qui n'attendaient que cela. 

 

Le roman qui a inspiré ce monologue fut écrit en 1967, la guerre d'Algérie n'était pas loin et les travailleurs immigrés mal accueillis par la population traumatisée par les événements.

Ces harkis ou simples travailleurs sociaux ayant fui un pays appauvri étaient rejetés par tous …

Elise, elle aussi déracinée va se prendre d'affection pour Arezki, l'homme que le hasard avait placé sur son chemin. 

 

En acceptant de sortir avec lui elle sera confrontée à la désapprobation de ceux qui trouvaient son comportement méprisable au nom des valeurs nationales et racistes qui étaient les leurs.

 

La comédienne-adaptatrice trop jeune pour avoir vécu cela se révèle cependant d'une confondante sincérité. Elle souffre de cette situation sous nos yeux exactement comme si elle vivait cela réellement. Petite silhouette fragile au milieu d'une accumulation de cartons pour seule scénographie, cette histoire est devenue la sienne et devrait par conséquent être la nôtre le temps d'une représentation. 

 

Soyez nombreux à aller l'encourager - car elle le mérite bien - pardon pour le détournement de cette phrase, ô combien galvaudée mais cette fois, ce n'est pas l'expression d'une vulgaire pub ' 

 

 

Simone Alexandre

 

Bandeau horizontal Theatrauteurs.jpg

 

14:25 Publié dans THEATRE | Lien permanent

31/03/2015

Le Mariage de Figaro de Beaumarchais

beaumarchais-h.jpg

 

THEATRE RANELAGH

 

5, Rue des Vignes

 

75016 PARIS

 

 

(M° La Muette ou Passy)

 

Loc. 01 42 88 64 44

 

http://www.theatre-ranelagh.com/

 

du mercredi au samedi à 19h.

 

Le dimanche à 15h.

 

Spectacle de la Cie Les Nomadesques

 

Mise en scène : Vincent CAIRE

 

avec : Auguste Bruneau ou Vincent Caire, Franck Cadoux, Damien Coden, Elodie Colin, Gaël Colin, Cédric Miele et Karine Tabet.

 

 

Le-mariage.jpg

( photos : Charlotte Spillemaecker )

 

 

Surprenant Mariage de Figaro  ... 

 

La pièce adopte ici des allures de vaudeville à connotation farcesque car le trait est certes, délibérément forcé mais le tout est joué avec un tel brio et à un tel rythme que nous ne saurions nous en plaindre. Pourtant c'est le type même de pièce que l'on voit plusieurs fois dans sa vie. Par conséquent, les comparaisons ne manquent pas mais comme dit le proverbe …  

( je vous laisse compléter )

 

Loin de se présenter en habit de majo espagnol, la tête couverte d'une résille, ce Figaro là, ( Gaël Colin ) à la haute stature, arbore une inhabituelle barbe, ce qui n'en doutons pas poserait quelque problème aux puristes s'il en restait encore … Pour parfaire le tout, l'homme porte des bottes, fait assez inhabituel pour un valet de chambre, l'intention quelque peu appuyée étant claire : son allure diffèrera peu de celle du Comte ! 

 

Suzanne ( Elodie Colin ) ne se contente pas d'être adroite et rieuse mais sera ici hautement combative et n'hésitera pas à le prouver de façon musclée.

 

Quant à Chérubin ( Cédric Miele )  le comédien qui a certes, quelques années de plus que le rôle, s'y révèle plein de fantaisie, amusant au possible et sera bien sûr, méconnaissable en Dr Bartholo.

 

La comtesse ( Karine Tabet )  ressemble étrangement à une danseuse de flamenco et cette supposée " femme aimable et vertueuse " ici, ne manque pas de caractère.

 

de-Figaro.jpg

 

Le comte ( Damien Coden ) est aussi virevoltant qu'un valet de comédie mais celui qui  - pardonnez l'expression - a dû s'éclater en diable est bien Franck Cadoux qui joue successivement Basile ou Marceline de façon aussi brillante dans l'un et l'autre cas. 

 

Enfin une alternance confiera les rôles de Bris d'Oi… d'oi … son et d'Antonio ( hic ! ) soit à Auguste Bruneau, soit au metteur en scène lui-même, Vincent Caire.

 

Vous l'avez compris, c'est un spectacle joyeux qui nous est proposé là et qui devrait réjouir petits et grands à la fois.

 

 

Simone Alexandre

 

Bandeau horizontal Theatrauteurs.jpg

 

 Mars 2015

 

7005 visites

 

 

16:07 Publié dans THEATRE | Lien permanent

30/03/2015

Le Mariage de Figaro au Ranelagh (bande-annonce)

 

 

logo-ranelagh.jpg

 

http://www.theatre-ranelagh.com/ 

09:28 Publié dans THEATRE | Lien permanent

27/03/2015

Ancien malade des Hôpitaux de Paris de Daniel Pennac

Aff.Pennac.jpg

 

Théâtre de l'Atelier

 

1, place Charles Dullin

 

75018 PARIS

 

 

(M° Anvers)

 

Loc. 01 46 06 49 24

 

http://www.theatre-atelier.com/

 

du mardi au samedi à 21h

 

dimanche à 15h

 

( Relâches exceptionnelles les 12 & 13 Mai )

 

Durée : 1h15

 

( Texte paru en collection Folio, Gallimard )

 

Mise en scène : Benjamin Guillard

 

avec Olivier Saladin

 

 

Ancien-malade-1.jpg

 ( photos : Emmanuel Noblet )

 

 

Tous ceux qui ont la phobie des hôpitaux devraient aller voir ce spectacle. Olivier Saladin rompu depuis longtemps à la technique des Deschiens et autre Deschamps nous offre ici un monologue vrombissant, hilarant de bout en bout, mené à un train effréné.

 

Le sens de la description, l'humour tout particulier de Daniel Pennac font ici merveille.

 

Imaginez une salle d'urgences en un quelconque hôpital de Paris, lieu fréquenté par excellence où viennent échoir tous les maux de la terre. C'est là également que peuvent naître de grandes ambitions, là où les carrières démarrent, où de prestigieuses cartes de visite se gravent dans les esprits. C'est précisément le rêve de notre homme, lire un jour : Professeur Gérard Galvan, nom suivi de toute une succession de titres et diplômes tous plus ronflants les uns que les autres ! 

 

 

ancien-malade-2.jpg

 

Pour parvenir à ce résultat, pour décrocher cette récompense, qui est aussi et surtout un plaisir moral d’orgueil satisfait,  l'urgentiste ne se ménage pas et cette garde de nuit va devenir un rocambolesque enfer ...

 

 

Je me garderai bien de vous énumérer toutes les péripéties qui du reste sont bien trop nombreuses, ne voulant surtout en rien vous priver du plaisir de la découverte. Sachez toutefois que la chute très inédite et toute inattendue est à la hauteur du parcours. Nul risque d'être déçu - par conséquent - précipitez-vous au théâtre de l'Atelier afin de vous adonner à ce rire, ô combien libérateur !

 

Simone Alexandre

 

 

Bandeau horizontal Theatrauteurs.jpg

 

10:58 Publié dans THEATRE | Lien permanent