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11/01/2015

Bouge de là, de Marcel Zang

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Art Studio Théâtre

 

299, rue de Belleville

 

75019 PARIS

 

 

(M° Télégraphe ou Porte des Lilas)

 

 

Tél. 01 42 45 73 25

 

 

Les jeudi, vendredi, samedi à 20h.30

 

(chaque vendredi, soirée-débat)

 

Pl. 12€ - T.R. 9€

 

 

jusqu'au : 28 FÉVRIER 2015

 

 

Adaptation et mise en scène : Kazem Shahryari

 

 

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avec : Kader Afroun, Moïse Condé Mayard, Dominique Darcel, Lucien Jaburek, Armane Shahryari.

 

 

 

La poésie volant au secours de l'ordre établi : démarche utopique au possible, d'une surprenante originalité.

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgL'action se déroule dans le sous-sol d'un commissariat de police où l'agitation règne.  

C'est qu'un avion est sur le point de partir emportant quelques expulsés dont Georges, ce grand et bel africain, contraint d'aller retrouver manu militari, le pays de ses ancêtres …

Depuis combien de temps est il retenu dans ces conditions inhumaines ? On ne le saura jamais de façon précise mais le brigadier-chef le connaît depuis longtemps et dans ces rapports de dominateur à dominé ( sinon soumis ) une certaine considération à valeur de sympathie a malgré tout réussi à se frayer un chemin. Car les deux hommes savent respectivement ce que l'autre vaut réellement.

Un incident vient pourtant d'avoir lieu, le prisonnier ayant manifesté avec impatience sa soif et sa faim, ainsi que le désir impérieux de prendre une douche. Autant espérer qu'on aille lui décrocher la lune !

Face aux exigences et à la détermination du détenu, le brigadier cèdera sur un point puis aura une idée surprenante : utiliser la poésie comme modus vivendi. Cela tombe bien car aux yeux de Georges, un poème vaut une messe ...

Bol d'Air sera sollicité et après quelque réticence, accomplira la mission.

Faire cohabiter violence et poésie peut sembler paradoxal et pourtant avec ce texte de Marcel Zang, Kazem Shahryari y parvient de façon époustouflante et quasi indescriptible car il faut être sur place pour mesurer l'exploit. 

Par son jeu solide, complètement ancré dans la réalité, Moïse Condé Mayard campe sa haute stature dans une chemise dont la couleur évoque Guantanamo, certains rappels n'étant pas superflus.

Bol d'Air, alias Armane Shahryari témoigne d'un indéniable sens du rythme quand il joue les boute-en-train lors de ces chansons collectives qui font diversion en ce monde de brutes mais sera avant tout l'élément sensible chargé de la médiation.

En fin de pièce, une scène par son caractère inattendu mais à haute portée significative et n'ayant peut-être (espérons-le) que valeur métaphorique en bouleversera plus d'un. À voir de toute urgence et en priorité, tant il est important de découvrir ce texte. 

 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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17:36 Publié dans THEATRE | Lien permanent

08/01/2015

Bouge de là (annonce)

 

L'Art Studio Théâtre

 

299, Rue de Belleville

 

75019 PARIS

 

loc. 01 42 45 73 25

10:37 Publié dans THEATRE | Lien permanent

07/01/2015

L'affaire de la rue de Lourcine d'Eugène Labiche

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THÉÂTRE 13 / SEINE

 

30, Rue du Chevaleret

 

75013 PARIS

 

(M° Bibliothèque F.Mitterrand)

 

Loc. 01 45 88 62 22

 

 

À 19h30 : mardi, jeudi, samedi

 

À 20h30 : mercredi, vendredi

 

À 15h le dimanche

 

jusqu'au : 15 FÉVRIER 2015

 

Mise en scène, Yann DACOSTA

 

avec : Jean-Pascal ABRIBAT, Pierre DELMOTTE, Hélène FRANCISCI, Benjamin GUILLARD, Guillaume MARQUET et les musiciens : Pauline DENIZE et Pablo ELCOQ

 

 

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On se demande bien pourquoi les salles des boulevards s’évertuent à produire des comédies contemporaines ( hélas ! ) à l’humour douteux et au comique bas de gamme alors que le répertoire réputé plus classique recèle nombre d’auteurs modernes. Nous parlions ici même il y a peu de Feydeau et de « Chat en poche », aujourd’hui il s’agit de Labiche ( Eugène ) et de « L’affaire de la rue de Lourcine ». C’est la compagnie du Chat Foin, jeu de mot curieux tant le jeu franc et direct de chacun de ses membres fait démentir ce nom, qui est à la manœuvre dans une mise en scène nerveuse et rapide de Yann Dacosta.

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgIl est inutile de raconter l’histoire, car cette pièce courte (1h15) ne tient que par un argument faible, ce qui en fait à la fois le charme et l’intérêt. C’est toutefois l’occasion de  contempler les ravages de la mésinformation, de l’erreur de jugement et des désastres liés aux approximations. On se croirait déjà devant nos écrans de télévision, hasardeux et ramenards, où chaque intervenant a une idée ferme sur tout, et ne répond de rien…

 

Nous avons là un bon bourgeois parisien, M. Lenglumé, qui rentrant de goguette ne se souvient de rien et s’enfonce dans l’erreur « comme un requin dans l’ombre», suivant le beau vers de Maurice Rollinat - je crois-,  avec lenteur et détermination.

 

Ce parvenu, mal dégrossi, assez vulgaire, affligé d’une épouse de la même farine, mais dont on sent qu’elle est profondément bonne et généreuse, va entraîner dans son délire sa maisonnée, sa parentèle et même au-delà.

 

C’est le triomphe de la sottise benoîte et satisfaite, où l’esprit de classe prend toute sa place, où les hiérarchies sont fixées, et où le bourgeois est sacralisé, fût-il une andouille absolue.

 

Labiche a écrit, seul ou moins seul et surtout moins, 176 œuvres répertoriées, ce qui ne constitue pas un exploit pour l’époque. « L’affaire de la rue de Lourcine » se situe à mi-parcours à peu près de sa vie d’auteur, c’est dire s’il avait alors acquis la grande maîtrise que nous aimons chez lui, cet esprit assez piquant qui fait que l’humour est toujours présent, la rosserie jamais bien loin, ce sens du rythme, cette connaissance de la prosodie qui lui a permis d’écrire des livrets d’œuvres lyriques.

 

On peut lui préférer d’autres textes plus connus, « Mon Isménie » ou « le Chapeau de paille d’Italie », mais cette rue de Lourcine, qui est l’ancien nom de l’actuelle rue Broca, dans le quartier du Val-de-Grâce, reste un texte solide et propre aux folies de mise en scène.

 

Il conviendra donc d’assister à ce spectacle également pour cette dernière, inventive, fondée sur des ressorts classiques mais avec une touche de modernité, musicale et poétique qui donne à l’ensemble un rythme, une cadence, un tempo.

 

Tout cela est vif, nerveux, bien mené et homogène, et nous emporte, le temps de la représentation, loin de l’hiver parisien.

 

C’est au Théâtre 13 Seine.

 

© Frédéric Arnoux

www.theatrauteurs.com

 

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 ( photos : Julie Rodenbour )

 

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10:13 Publié dans THEATRE | Lien permanent