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14/04/2015

INDEPENDENCE de Lee Blessing

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LA MANUFACTURE DES ABBESSES

 

7, Rue Véron

 

75018 PARIS

 

 

(M° Abbesses ou Blanche)

 

 

loc. 01 42 33 42 03

 

http://www.manufacturedesabbesses.com/

 

 

Pl. 24€ - T.R. 13€

 

A 21h, jeudi, vendredi, samedi

 

à 17h. le dimanche

 

 

jusqu'au : 31 MAI 2015

 

 

Adaptation : François BOUCHEREAU

 

Mise en scène : Joël COTE

 

 

 

avec en alternance,

 

pr EVELYN : Eliane BERNARD ou Christiane DEVAUX

 

-   KIM : Amélie AMILHAU ou Iliana BOUBEKEUR

 

-   JO : Flavie ALAUX ou Adèle NICOLAS

 

-   SHERRY : Emaé BERLET ou Hélène GOUNOT

 

 

 

Extrait : " chaque génération se détruit volontairement pour celle qui suit " -

 

 

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- On ne compare pas l'incomparable.  

 

Je me suis répété cette phrase durant tout le spectacle sur lequel planait la double ombre portée de Dominique Blanchar et de Béatrice Agenin car bénéficiant d'une mémoire hyper-sélective, cette pièce avait l'heur de figurer en bonne place dans mon petit Panthéon personnel.

 

Rendons toutefois à César ce qui lui appartient car il n'est pas facile de mettre au point dans le même temps, deux distributions et autant de directions d'acteurs, chacun ( ici il convient de dire : chacune, aucun personnage masculin n'étant présent ) apportant une somme différente de talent, de vécu ou de simple expérience de la scène. 

 

Histoire de famille comme on dit, tumultueuse, comme par hasard ! bien que la fratrie soit ici évidente, voire salvatrice et ce, même si ces trois filles sont en tous points différentes; les liens qui les unissent les aideront face à cette mère tyrannique et pour le moins dérangée ...

 

 

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 (photos : Isabelle Broyard )

 

 

Ce qui manque le plus souvent dans le théâtre contemporain est l'analyse de caractères qui ici ne fait absolument pas défaut, chacune faisant preuve d'une personnalité marquée. 

 

Evelyn, la mère pique parfois des crises l'entraînant en direction de la violence. Jo, vient d'en faire les frais …

Kim, ( l'aînée ) revient après 4 ans d'absence suite à cet incident, tandis que Sherry affiche une désinvolture un peu forcée. 

 

Quel sera le destin de ces quatre femmes ? A vous de le découvrir en vous rendant à la Manufacture des Abbesses où les éclats de voix rappelleront peut-être à certains, des épisodes particuliers de l'ambiance familiale ...

 

Simone Alexandre

 

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09:55 Publié dans THEATRE | Lien permanent

13/04/2015

annonce : INDEPENDENCE de Lee Blessing

 

 

http://www.manufacturedesabbesses.com/

 

 

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09:45 Publié dans THEATRE | Lien permanent

10/04/2015

Talking Heads II (Alan Bennett)

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Théâtre de l'Epée de Bois

 

Cartoucherie de Vincennes

 

Route du Champ de Manoeuvre

 

75012 PARIS

 

 

(M° Château de Vincennes,

puis bus 112)

 

Réserv. 01 48 08 39 74

 

http://www.epeedebois.com/ 

 

jeudi, vendredi, samedi à 20h30

 

samedi & dimanche à 16h

 

jusqu'au : 19 AVRIL 2015

 

Adaptation : Jean-Marie Besset

 

Mise en scène : Claude Bonin

 

avec : Emmanuelle Rozès & Bénédicte Jacquard

 

" FEMME AVEC PEDICURE & NUIT DANS LES JARDINS D'ESPAGNE "

 

 

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Pour véhiculer ces deux monologues qui s'interpénètrent incroyablement, le metteur en scène : Claude Bonin a choisi deux comédiennes au physique complètement contrasté.

Emmanuelle Rozès (Miss Fozzard) est tout en rondeurs lascives tandis que de son côté, Bénédicte Jacquard (Mrs Horrock) arbore un look (là je puis me permettre cet anglicisme) aux limites de l'ascétisme.

 

Nous découvrons la première, côté jardin, lovée en un décor plus que symbolique, nous faisant part de sa manie quasi obsessionnelle pour cette partie d'anatomie qui inspirerait n'en doutons pas un certain homme politique que je me garderai bien de nommer mais auquel tout le monde pensera !

La dame ne prend pas seulement soin de ses pieds car j'ai cru remarquer qu'elle aimait changer de tenue vestimentaire à un rythme digne d'un numéro de music-hall.

 

 

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Sa ponctuelle vis-à-vis, elle, située côté cour (ô paradoxe !) a la manie du jardinage et le taillage des haies n'a aucun secret pour elle.

Escarpins et gants verts sont donc les deux accessoires indispensables au spectacle ! L'une et l'autre vivent dans ce que l'on a coutume de nommer une zone pavillonnaire, la première avec son frère malade et la seconde dotée d'un mari que l'on ne verra pas mais qui semble t-il, s'intéresse plus à Sean Connery qu'à son épouse ...

 

Ces deux femmes avec un humour dont seuls les anglais ont le secret vont au fil de leurs récits nous parler d'autres personnes toutes plus pittoresques les unes que les autres. C'est drôle, parfois un peu leste et on s'en réjouit, pourtant le dramatique de la vie n'est pas oublié mais les évocations sont tellement empreintes d'esprit que cela en devient un vrai régal ! 

Pour ma part, il est très rare que j'aie envie de revoir un spectacle dans la foulée et crier bis n'était pas possible mais celui-ci est tellement délicieux qu'il se regarderait en boucle. (en son temps, seuls les enregistrements de la BBC auraient pu nous offrir cela).

 

La pièce n'étant programmée que jusqu'au : 19 avril, faites-vite : ne laissez surtout pas passer ce moment exceptionnel porté par deux comédiennes absolument formidables et croyez-moi, ça fait du bien. 

 

Simone Alexandre 

 

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10:30 Publié dans THEATRE | Lien permanent

08/04/2015

Le Faiseur d'Honoré de Balzac

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THEATRE DE LA VILLE

LES ABBESSES

 

31, Rue des Abbesses

 

75018 PARIS

 

(M° Abbesses)

 

Loc. 01 42 74 22 77

 

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Pl. 27 & 30€

 

- 30 ans : 18€

 

jusqu'au : 11 AVRIL 2015

 

du mardi au samedi  à 20h.30

 

 

Mise en scène : Emmanuel Demarcy-Mota

 

avec : Serge Maggiani, Valérie Dashwood, Sandra Faure, Jauris Casanova, Philippe Demarle, Sarah Karbasnikoff, Gérald Maillet, Charles Roger Bour, Walter N'Guyen, Stéphane Krähenbühl, Pascal Vuillemot, Gaëlle Guillou, Céline Carrière.

 

 

 

Honoré de Balzac n’est pas célèbre pour son œuvre théâtrale mais bien pour sa foisonnante « Comédie humaine ». Sous ce titre global, on peut néanmoins ranger « Le Faiseur », qui date de 1840 et dont le thème central, l’argent, l’escroquerie, le mensonge, est bel et bien, et comment !, un sujet balzacien.

Le personnage de Mercadet, tout en cautèle et en bassesses, est une sorte d’aventurier de la finance, il serait trader aujourd’hui, qui cherche à se refaire en permanence, ruiné un jour sur deux, l’autre jour millionnaire, c’est assez dire combien il vit, et il fait vivre sa famille, dans l’inconfort, le doute, l’incertitude, la petite semaine.

 

Naturellement, Balzac utilise les ressorts propres du théâtre, que nous retrouverons chez Mirbeau, ou chez Labiche, Courteline ou Feydeau, parce que c’est bien une comédie qui se joue devant nous, avec ses invraisemblances moliéresques, ses surprises météoritiques et ses effets des plus classiques.

Il est naturellement de bon ton de se dire que Balzac décrit notre époque, et ceux qui le font avouent leur méconnaissance de l’auteur : il l’a toujours fait, et Mercadet n’est pas si éloigné de César Birotteau en faillite, également chassé par son bailleur, très proche de Vautrin qui roula jusqu’à la pègre, et tous les personnages du « Faiseur » se retrouvent nécessairement dans l’un des 2400 et quelques personnages créés au travers des romans. Balzac est moderne, c’est là une de ses grandes vertus !

 

Ce monde clos de l’argent, Balzac le connaissait bien qui n’a cessé de fuir ses créanciers, soit que ces derniers dussent assurer son train de vie confortable, soit qu’ils fussent contraints de lui prêter de l’argent pour financer ses entreprises des plus hasardeuses. Il n’est que de faire un tour rue Raynouard, à son domicile, pour en aviser la double issue propice à l’échappatoire…

« Le Faiseur » c’est un peu lui-même à cela près que, sans enfant, il bénéficie du doute : il n’eût pas marié sa fille pour satisfaire sa fortune.

 

Mais que Adolphe Minard, élu du cœur de Julie Mercadet, pauvre et sans avenir, devienne d’un coup le fils Godeau (ô similitude phonétique des noms…), riche et généreux, n’est pas sans évoquer le sort d’Esther Gobseck morte dans la misère dans les bras d’un Lucien de Rubempré non moins ruiné, alors qu’elle devenait, à son insu, la plus riche héritière de Paris !

Il faut à tout cela un rythme vif, pour marquer cette course à l’abîme qu'est la vie de Mercadet, et Emmanuel Demarcy-Mota s’y est employé avec efficacité, plaçant par ailleurs ses comédiens dans le total inconfort d’un plateau mu par un système que n’eût pas renié Carlo Vigarani…

 

Belle prouesse de la troupe du théâtre de la Ville, au théâtre des Abbesses, à 20h30 jusqu’au 11 avril, et il faut se précipiter car les jours sont désormais comptés de ce « Faiseur » peu délicat mais si finement mis en spectacle.

 

© Frédéric Arnoux

 

 

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12:19 Publié dans THEATRE | Lien permanent