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02/06/2015

Annonce : Antigone de Cocteau

 

 

http://www.theatreespacemarais.com/

12:31 Publié dans THEATRE | Lien permanent

01/06/2015

Cyrano de Bergerac de Edmond Rostand

Roxane-Christian-h.jpg

 

THEATRE 14

 

20, avenue Marc Sangnier

 

75014 PARIS

 

( M° Porte de Vanves )

 

loc. 01 45 45 49 77

 

 

http://theatre14.fr/

 

Pl. 25€ - T.R. 18€

 

- 26ans, chômeurs : 11€

 

mardi, vendredi, samedi : 20h30

mercredi, jeudi : 19h

matinée samedi à 16 h.

Relâche dimanche et lundi.

 

 

jusqu'au : 4 JUILLET 2015

 

 

 

Adaptation et mise en scène : Henri LAZARINI

 

avec Benoit Solès (Cyrano) - Emmanuel Dechartre (de Guiche)  Clara Huet (Rozane) - Vladimir Perrin (Christian) 

Michel Melki (Ragueneau) - Emeric Marchand (Le Bret)

 

Lydia Nicaud ou Christine Corteggiano (La Duègne, Mère Marguerite) - Anne Sophie Liban (Lise, Soeur Marthe)

Michel Beladi (Lignières, Montfleury, un militaire) 

Pierre Thomas Jourdan (1er Marquis, pâtissier, poète, cadet)  Julien Noïn (2ème Marquis, pâtissier, poète, cadet) 

Jean-Jacques Cordival (Capucin)

 

et la participation de Geneviève Casile, Sociétaire honoraire de la Comédie-Française.

 

 

Rostand-Cyrano.jpg

 

 

Edmond Rostand né en 1868 connut une enfance marquée par le conflit qui opposa la France aux prussiens, ce qui explique ce côté cocardier dans lequel baigne volontiers son oeuvre. 

Romain Rolland le taxait de " chauvinisme fanfaron " c'est un peu vite dit.

 

Il convient de situer les écrits dans le contexte de l'époque car n'oublions pas que 17 ans plus tard, un certain climat de frustration générant l'esprit revanchard allait être à l'origine de la guerre de 14, de même qu'un sentiment identique dans l'autre camp aura les mêmes effets en 1939. 

 

Règle d'or : ne jamais sortir les auteurs du contexte dans lequel ils ont vécu, si on veut les comprendre !

 

Cyrano est un personnage hybride : " sans peur et sans reproche " tel le chevalier Bayard, fougueux comme D'Artagnan dont il a l'esprit gascon, évitant de justesse le ridicule par ce côté donquichottesque qui est le sien. 

 

On pourrait difficilement trouver à notre époque quelqu'un qui lui ressemble, la chirurgie esthétique ayant prouvé depuis longtemps son aptitude à éradiquer les complexes physiques. Est-ce la raison pour laquelle les poètes se font plus rares ?

 

Donc Cyrano est amoureux fou de sa belle cousine : Roxane mais contrairement à Narcisse, le seul fait de croiser son reflet par hasard, le dissuade aussitôt d'espérer. Hardi, volontiers belliqueux envers ses semblables, il se comporte de façon toute différente face à celle qui hante ses pensées.

 

Peut-être Rostand fut-il secrètement amoureux d'une femme à laquelle il n'osa se déclarer ?

 

Coquelin créateur du rôle de Cyrano écrivit à son sujet

" personne ne jouerait mieux Cyrano que lui " 

Flatterie d' interprète en direction de celui qui l'a choisi ? … Peut-être pas car il n'est pas rare qu'un auteur se projette dans le personnage dont il veut faire le héros. 

 

De ce fait, la démarche de Henri Lazarini se justifie pleinement puisque c'est Rostand lui-même qui dans cette version va sous nos yeux devenir Cyrano après s'être affublé d'un nez emprunté à la commedia dell' arte. Ce qui explique que son costume soit le seul à ne pas illustrer l'époque où se situe l'action et ainsi nul hiatus, l'anachronisme ayant valeur justificative.

 

Or ce qui sauve la redondance (réelle) de Rostand, c'est le rythme et ce dernier créé le panache ! ...

Comment pourrait-on ne pas s'exalter face à de tels personnages ? Il faudrait pour cela avoir la froideur du marbre.

 

 

Cyrano-groupe.jpg

 ( photos : LOT )

 

Benoît Solès (Cyrano) qui parfois joue un peu trop l'esprit du texte en se laissant emporter par l'emphase du propos, sait à d'autres moments être tellement humain qu'à défaut de séduire personnellement la dame de ses pensées, il parvient à conquérir le public.

 

Claire Huet est une Roxane tout à la fois charmante et belle interprétant son personnage avec brio.

 

Vladimir Perrin prête sa blondeur au rôle un peu falot de Christian de Neuvillette, complexé lui aussi mais pour d'autres raisons car étant persuadé de n'avoir pas d'esprit, il n'en produit point. Et puis si l'amour ( nous dit-on ) donne de l'esprit aux filles, il a souvent l'effet inverse chez les garçons.

 

Emmanuel Dechartre est un curieux de Guiche, moins odieux que l'habituel comme s'il avait voulu en dépit de ses actes, revaloriser le personnage ? On le plaindrait presque du sort qui est le sien.

 

Jean-Jacques Cordival se révèle très drôle dans Le Capucin et c'est plaisir que de le voir et entendre.

 

Sans oublier bien sûr, Michel Melki : superbe Ragueneau !

 

Quant à Geneviève Casile, elle nous offre pour cet ultime acte V, une Roxane très lisse, protégée par le souvenir d'un amour qu'elle ne fit qu'entrevoir quand d'autres s'y abiment.

 

Pardon à ceux que je n'ai pas nommés, la distribution ne comportant pas moins de 13 interprètes ce qui prouve bien que certains savent avec bonheur échapper à la superstition dont on les soupçonne habituellement. N'hésitez pas à aller les applaudir ( jusqu'au 4 juillet ) mais ne tardez pas car il ne faut surtout pas ajourner son plaisir …

 

Simone Alexandre

 

 

Bandeau horizontal Theatrauteurs.jpg

 

 

11:23 Publié dans THEATRE | Lien permanent

30/05/2015

Du domaine des murmures d'après le roman de Carole Martinez

V.Krasnochok.jpg

 

 

THEATRE de POCHE

 

 

MONTPARNASSE

 

 

75, boulevard du Montparnasse

 

75006 PARIS

 

 

(M° Montparnasse-Bienvenue)

 

Réserv. 01 45 44 50 21

 

 

http://www.theatredepoche-montparnasse.com/

 

Pl. 15 à 35€

 

- 26 ans : 10€

 

du mardi au samedi à 19h

 

dimanche à 17h30

 

Adaptation et mise en scène : José PLIYA

 

avec Valentine KRASNOCHOK

 

 

Domaine-des-Murmures.jpg

 ( photos : Claire Besse )

 

 

 

L'action se situe en l'An de Grâce 1187, ( ou de disgrâce, c'est selon ) c'est à dire en cette période historique communément désignée sous le terme de Moyen Age.

 

Une seule chose est certaine : les micros n'avaient pas encore été inventés ! 

 

Il est vrai que faire entendre ponctuellement des murmures, en dehors d'un théâtre à l'italienne où l'acoustique étant parfaite, un simple souffle passe ( sous réserve malgré tout que l'interprète maîtrise parfaitement son art ) l'exercice est périlleux et constitue une réelle gageure.

 

En outre, à en juger par le nombre de contemporains que l'on croise un peu partout reliés à tous ces appareils prétendument indispensables, ( on hésite entre évoquer le cordon ombilical ou le boulet de bagnard ) les habitudes ne se perdent pas si facilement … Mais passons.

 

Le sort des femmes a toujours posé problème et encore plus en ces temps reculés, ce n'est un mystère pour personne.

Ne faudra t-il pas attendre encore trois siècles pour qu'une certaine Jeanne se permette de chevaucher entourée de soudards qu'elle mènera, paraît-il, à la reconquête du pays ?

 

Notre Esclarmonde quant à elle est bien recluse et de par sa propre volonté puisque voulant échapper à l'époux qui lui est imposé, elle commencera par se mutiler avant de s'enfermer en une cellule d'où elle nous narre précisément ce qui est advenu.

 

Cette morte vivante qui fait cependant preuve d'une belle énergie, fut victime d'un père indigne ; or à l'époque, les seigneurs en leurs terres avaient tous les droits.

Depuis toujours une question se pose : où commence la religion, où finit la superstition ? L'une et l'autre sont souvent intimement liées et tout acte une fois commis engendre des conséquences. 

 

A contrario, telle une fleur sauvage, la poésie libre - elle - ne connaît pas de terrain défavorable et peut même se nicher au coeur d'une sordide cellule puisqu'il ne suffit que de la porter en soi. Fidèle à mes principes, je vous laisserai découvrir sur place la suite de ce conte à valeur historique.

 

Utilisant ( et pour cause ) le minimum d'espace en scène, accroupie sur un lit de cailloux  ( ô combien symbolique ! ) Valentine Krasnochok alterne murmures et revendications car elle n'est pas seule en cause ...

 

 

Le texte est tour à tour dit ou chanté ( psalmodié serait plus exact.) Allez la découvrir car ce qu'elle fait n'est pas facile et son jeu nous réserve de fort bons moments.

 

 

Simone Alexandre

 

 

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07:04 Publié dans THEATRE | Lien permanent