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07/05/2015

Une mémoire d'éléphant (dans un magasin de porcelaine)

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Théâtre ALAMBIC Comédie

 

12, Rue Neuve de la Chardonnière

 

75018 PARIS

 

 

(M° Simplon)

 

Loc. 01 42 23 07 66

 

http://www.alambic-comedie.com/ALAMBIC_COMEDIE/

 

Pl. de 10 à 20€

 

A 19h, lundi et mardi

 

 

jusqu'au : 2 JUIN 2015

 

 

Auteur : Vincent DELBOY

 

Metteur en scène : Arnaud DELPOUX

 

 

avec Claire GERARD & Julia DORVAL

 

 

 

Je connaissais l'Alambic de longue date - ancienne version - or le lieu refait est méconnaissable; en mieux, indubitablement.

Il semble même que l'on ait repoussé les murs car l'espace parait nettement plus spacieux et pour tout dire, fort agréable.

 

L'accent général est mis sur la comédie comme le nom du théâtre l'indique et l'accueil chaleureux.

 

Vincent Delboy est un jeune auteur qui ne manque ni d'expérience ni de talent.

 

Certes, son style d'écriture ne permettra jamais qu'on le confonde avec Victor Hugo, le langage est actuel, un peu au ras des plantes vertes mais il gagne en impact ce qu'il perd en politiquement correct. ( Aucune préciosité, par conséquent.)

 

Quant au thème choisi, ce dernier est bien plus profond qu'il n'y paraît. La fin que je vous scellerai bien sûr, le confirme amplement.

 

Rencontre improbable dans la salle d'attente ( ! ) d'un psy '  entre une maniaco-dépressive un tantinet psychorigide et une douce fofolle qui a perdu la mémoire à la suite d'un accident de voiture … 

 

La première (Claire Gérard, alias Marianne) en instance de divorce est complètement obsédée par l'ordre et la propreté tandis que la seconde (Julia Dorval dite Babette) dotée d'une bonne humeur inoxydable prend des notes dans un cahier afin de battre en brèche un Alzheimer pour le moins prématuré.

 

La mise en scène réalisée par Arnaud Delpoux est tout à la fois fluide et efficace, le public rit beaucoup et visiblement plus habitué que moi aux moeurs du café-théâtre, applaudit à la fin de chaque scène, bref participe sans réserve.

 

Le jeu des comédiennes est irréprochable. Certes Babette en fait des tonnes mais c'est son personnage qui veut cela.

Bref, on passe sur place un excellent moment de détente et c'est sans doute ce dont nous avons le plus besoin actuellement.

 

Par conséquent, A VOIR ... pour le plaisir ! 

 

 

Simone Alexandre

 

 

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07:54 Publié dans THEATRE | Lien permanent

05/05/2015

bande annonce : Une mémoire d'éléphant ... (comédie de Vincent Delboy)

 

 

http://www.alambic-comedie.com/

09:35 Publié dans THEATRE | Lien permanent

04/05/2015

L'entretien de M.Descartes avec M.Pascal le jeune (Reprise)

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THEATRE de POCHE

 

75, boulevard du Montparnasse

 

75006 PARIS

 

 

(M° Montparnasse-Bienvenue)

 

http://www.theatredepoche-montparnasse.com/

 

Pl. 15 à 35€

 

- 26 ans : 10€

 

 

A 21h du mardi au samedi

 

A 15h le dimanche

 

Relâche les 19, 23, 26 & 28 mai

 

jusqu'au : 23 JUIN 2015

 

Mise en scène et interprétation,

Daniel & William MESGUICH

 

Durée : 1h 05

 

 

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 ( photo : Brigitte Enguerrand )

 

 

En ce 24 Septembre 1647, la rencontre entre Blaise Pascal et René Descartes eut réellement lieu. Cependant l'un et l'autre en ont préservé le mystère …

Jean-Claude Brisville a donc imaginé ce qui s'était dit ( ou aurait pu se dire ) par le biais de ce dialogue tout à la fois profond et brillant.

 

Au rationalisme de Descartes s'oppose la fougue illuminée du jeune Pascal. A l'époque où se situe l'action jésuites et jansénistes s'opposaient violemment.

 

Porté par l'admiration qu'il voue à son hôte, Blaise Pascal entreprend la démarche qui consiste à tenter d'obtenir le soutien du prestigieux philosophe en faveur d'Antoine Arnauld,  ( frère d'Agnès Arnauld, abbesse de Port-Royal ), lequel a commis l'imprudence d'écrire " De la fréquente communion " ouvrage qui l'amènera à se cacher durant plus de 20 années, un peu à la façon d'un Salman Rushdie après l'écriture de ses Versets Sataniques, tant il est dit et vérifié que l'Histoire se répète inlassablement.

 

 

L'esprit n'était pourtant pas le même mais la réaction est presque identique car ceux qui croient détenir la vérité font peu de cas des opinions non conformes aux leurs ...

 

Descartes est alors un homme d'âge mûr, qui ne s'engage pas à la légère et face à l'insistance de son jeune interlocuteur, il se verra contraint de lui rappeler le rôle que ce dernier a eu lors de l'Affaire du Père St-Ange ! …Or, Pascal traine ce souvenir en un perpétuel remords.

 

 

Du reste, Descartes est sur le point d'aller rendre visite à " La Reine des Neiges " et nous savons que ce dernier voyage lui sera fatal, lui qui a besoin de 10 heures de sommeil chaque nuit. Christine de Suède va littéralement l’épuiser en le contraignant à de nombreuses discussions nocturnes aussi longues qu'imprévisibles, écourtant ainsi, pour son royal plaisir, le temps qui lui reste à vivre.

 

Les deux comédiens, père et fils ( Daniel et William Mesguich ) nous offrent ici le double et superbe contraste de leur jeu respectif.  Daniel Mesguich ( Descartes ) nous fait don de toute la subtilité de son intelligente interprétation tandis que William Mesguich ( Pascal ) maîtrise son personnage tout en fougue et douloureuse incarnation.

 

 

C'est indéniablement à un grand moment de théâtre auquel vous êtes conviés et que même la présence d'un anachronique poste de radio traînant sur une malle-bibliothèque ne saurait compromettre, il ne suffit pour cela que de l'oublier.

 

 

Simone Alexandre

 

 

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15:49 Publié dans THEATRE | Lien permanent