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16/12/2014

la carte de temps (annonce)

 

Théâtre ESSAÏON

6, rue Pierre au Lard

75004 PARIS

(M° Hôtel de Ville ou Rambuteau)

01 42 78 46 42

10:35 Publié dans SPECTACLE MUSICAL, THEATRE | Lien permanent

15/12/2014

Michel Jonasz : La vie est une tarte aux pommes

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PETIT MONTPARNASSE

 

31, rue de la Gaité

 

75014 PARIS

 

(M° Gaité ou Edgar Quinet)

 

loc. 01 43 22 77 74

 

www.theatremontparnasse.com

 

Pl. 18 à 32€

 

Vendredi & samedi à 21h

 

À 17h.15 le dimanche

 

jusqu'au : 28 décembre 2014

 

De et par : Michel Jonasz

 

Durée : 1h.30

 

 

Quand on cite le nom de Michel Jonasz, ce sont un tas de chansons swingantes ou vaguement tristes, très mélodiques, qui nous viennent aussitôt en tête.

 

Eh bien rien de tout cela dans le spectacle qu’il a écrit, mis en scène et qu’il interprète également au Petit Montparnasse, « La vie est une tarte aux pommes » !

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgDisons-le d’emblée, l’animal ne manque ni de souffle, ni d’audace, ni d’humour, ce qui fait que nous passons là une heure et demi plutôt plaisante, encore que l’ensemble soit un peu irrégulier.

 

Nous avons une suite de moments de vie, plus ou moins longs, plus ou moins fouillés, qui sont séparés par un noir et une sortie de scène.

 

Après une entrée des plus déstabilisantes, qui a le mérite de donner le ton général pour qui veut bien, tout au long de la représentation, se souvenir de ce surprenant prologue, nous entendons et voyons sur un plateau désert comme le plat de la main, pas un accessoire, pas un décor, juste parfois une projection pour aider à visualiser, car qui se souvient, hormis les aficionados, de Daniel Sorano, qui fut un Cyrano de légende, jamais égalé ?, un petit homme s’agiter et atteint de « confessionnite » aiguë. 

 

Avec son visage mobile, Michel Jonasz n’est pas parfois sans évoquer, hélas !, Louis de Funès, grand grimacier devant l’Eternel,  et certaines mimiques  nous renvoient à cette forme outrée de la comédie, mais il y a aussi un peu de Bourvil, dans sa candeur prétendue, un peu de Raymond Devos dans ses loufoqueries à la rigueur perturbante, un peu de Coluche parce qu’il a marqué son époque, qui est aussi la nôtre.

 

Ce qu’on peut reprocher à ce spectacle, c’est peut-être d’avoir souffert du manque d’un certain œil extérieur. Certes nous avons de longs moments d’amusement sain, de rire franc et sans arrière-pensée, ce qui n’est plus si fréquent dans ce que la scène nous propose, mais il y a une petite sensation de manque.

 

Comme on dit en bijouterie, il manque « le coup de fion », c’est-à-dire le dernier polissage avant l’éclat final.

 

Et pourtant, qu’il est intéressant ce Michel, qu’il est attachant ce vieux petit garçon qui tente de nous faire comprendre, en tentant de le comprendre lui-même, comment il en est arrivé là. L’évocation du père est touchante, et laisse un peu d’amertume aux spectateurs, auxquels il faut toutefois préciser que nous ne sommes pas à un spectacle comique, pour ceux qui se sentent obligés de rire bruyamment en dérangeant les autres, mais à un partage  de multiples émotions donc certaines peuvent être amusantes.

 

Il y a des spectateurs qui se trompent de salle…

 

Parce que cela reste assez émouvant, et parce que nous aimons l’artiste protéiforme qu’il est devenu, il faut aller tenter de comprendre pourquoi « La vie est une tarte aux pommes ».

 

© Frédéric Arnoux

www.theatrauteurs.com

 

 

 

 

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13:17 Publié dans THEATRE | Lien permanent

14/12/2014

Kadaverde de Pascal Tédès

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LES DÉCHARGEURS

 

3, rue des Déchargeurs

 

75001 PARIS

 

(M° Châtelet-Les Halles)

 

Tél. 01 42 36 00 50

 

 

Pl. 26€ T.R. de 10 à 22€

 

À 19h du mardi au samedi 

 

Jusqu'au 20 DÉCEMBRE 2014

 

Texte et mise en scène : Pascal TEDES

 

avec Nathalie JADOT (Mélendez) - Faustine TEDESCHI (Moukine) - Roman TEDES (Mandel) - Pascal TEDES (Stenka)- Florian WORMSER (Melville) 

 

Création : Le Carambole Théâtre 

 

Par le biais de cette pièce baroque, nous découvrons une sorte de Cour des Miracles où se parle un étrange sabir, où les personnages se cherchent (surtout pas dans de bonnes intentions) car des crimes affreux jalonnent le parcours de celui qui est recherché depuis 7 ans (en vain) et ne fit pas moins d'une trentaine de victimes. Pièce policière allez vous dire ? …

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgPas seulement. Disons que les protagonistes sont fluctuants. Il y a certes, du Serpico dans le personnage de Melville, cet ancien soldat qui ne connaît que trop les traumatismes de la guerre.

Il fait équipe avec Mélendez, cette femme de caractère qui a ses raisons pour mener à bien cette enquête tout en s'acoquinant avec la faune qui hante les cafés - sorte de bouges - où elle traîne sa carcasse en fumant le cigare.

On se croirait revenus à l'époque ténébreuse de Whitechapel quand les prostituées étaient saignées à blanc; ici ce sont les fillettes …

Précisément voici une jeune SDF qui se pointe, figure idéale pour jouer les appâts.

Comment naissent les monstres ? Où se situe la responsabilité ? Voilà autant d'énigmes à résoudre. On cherche à comprendre … Et puis crac, tout bascule : les personnages sont enfouis dans un tiroir et l'esprit de l'auteur bat la campagne.

Écrire à perdre la raison ! ...

Celui qui s'est pris pour un dieu sanguinaire a abandonné ses créatures à leur obscur destin.

En carafe, ils les a laissées ! Le spectateur lui, se dit qu'il aurait intérêt à enrichir son vocabulaire et qu'un petit dictionnaire de la langue tédéseïque serait nécessaire pour accompagner l'achat du texte proposé à la fin du spectacle, que l'on brûle bien sûr de se procurer afin d'essayer de déchiffrer cette avalanche d'expressions à la troublante truculence. 

Car nous avons été désorientés par cette langue verte - ô combien ! - happés littéralement par cet univers cauchemardesque dont on ne s'extirpe qu'à regret, tant l'atmosphère est prenante, grâce à cette partition scabreuse, remarquablement bien jouée. Ceux qui aiment l'étrangeté trouveront de quoi satisfaire ici leur curiosité mais faites-vite car cela se termine le 20 (en ce lieu, du moins) une telle aventure ne pouvant ainsi s'arrêter !  

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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( Crédit Photo : DR )

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08:56 Publié dans THEATRE | Lien permanent

10/12/2014

L'inattendu de Fabrice Melquiot

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THÉÂTRE DOUZE

 

6, avenue Maurice Ravel

 

75012 PARIS

 

(M° Porte de Vincennes)

 

loc. 01 44 75 60 31

 

 

Du mardi au samedi à 20h.30

 

Dimanche à 15h30

 

 

Du 2 au 14 DÉCEMBRE 2014

 

 

 

Mise en scène / scénographie : Arnaud Beunaiche

 

Interprétation : Lucilla Sébastiani

 

Voix-off : Erwan Orain

 

 

 

Tout en fredonnant une complainte nostalgique, Liane range inlassablement des vêtements d'homme, ... les hume parfois à la recherche d'une odeur spécifique, celle de leur propriétaire disparu. Cette femme blanche vit en Louisiane, recluse en ce bayou, attendant désespérément le retour improbable de celui qu'elle a aimé et dont elle cultive le souvenir : passionnément !

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgAprès sa disparition inexpliquée, elle ressemblait à cet arbre aux branches mortes, insolite en cette maison située en bordure du fleuve mais qui avait pris racine là et tendait ses branches vers le ciel comme des bras exprimant une terrible supplication. Les propos que l'on entend frisent parfois le délire  … Quels sont ces flacons de couleurs, accrochés à l'arbre en un dérisoire Noël ? Existent-ils vraiment ou bien ne sont ils que les reflets du fleuve qui coule à proximité ? 

 

- " Trop d'amour, ça coupe le souffle (dira t-elle), c'est normal. " 

 

Elle évoque parfois ces bras couleur de nuit qui l'emprisonnaient et ces mains immenses qui désormais ne se posent plus sur elle. Alors elle imagine qu'il vient lui rendre visite la nuit mais au réveil il ne reste que l'absence ...

 

Quand elle recommencera à sortir, un garçon boucher, ancien fleuriste viendra vers elle avec un bouquet de tulipes mais non, personne ne peut remplacer son tigre disparu. Alors en un sursaut d'énergie elle qui est désespérée ira durant 5 ans en direction des pays en guerre pour prendre des photos, rapporter des témoignages et puis ayant presque épuisé la liste des malheurs, elle reviendra à son point de départ.

 

Le pont qui menait à ce retour au passé a disparu mais un homme arborant le sourire de quelqu'un qui a avalé un boomerang, (dixit) va lui faciliter le passage … 

Nous ne saurons jamais ce qui appartient au rêve ou à la réalité. Peut-être ne s'agit-il que de purs fantasmes ? Quelle importance ! L'essentiel est ce qui est dit et Lucilla Sébastiani tour à tour, par le biais d'une douceur nostalgique ou celui de ses éclats de violence véhicule ce texte en faisant corps avec lui. À voir mais faites vite car dimanche aura lieu la dernière représentation et qui sait ? … Peut-être à bientôt, en un autre lieu ...

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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( photos : Yves et Lucile Mernier )

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15:33 Publié dans THEATRE | Lien permanent