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14/01/2015

Le mariage de Figaro ou « la folle journée » de Beaumarchais

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THÉÂTRE 14

JEAN MARIE SERREAU

 

20, Avenue Marc Sangnier

 

75014 PARIS

 

(M° Porte de Vanves)

 

Tél. 01 45 45 49 77

 

 

Pl. 25€ - T.R. 18€

-26 ans, chômeurs : 10€

 

 

 

À 21h du mardi au vendredi

 

À 16h & 20h30 le samedi

 

jusqu'au : 21 FÉVRIER 2015

 

Mise en scène : Jean-Paul TRIBOUT

 

avec Eric HERSON-MACAREL, Marie-Christine LETORT, Claire MIRANDE, Agnès RAMY, Marc SAMUEL, Alice SARFATI, Thomas SAGOLS, Xavier SIMONIN, Jean-Marie SIRGUE, Pierre TRAPET, Jean-Paul TRIBOUT

 

 

 

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Autant le dire d’emblée, il faut se précipiter au Théâtre 14 pour cette reprise du «  Mariage de Figaro » où la sottise et l’intransigeance sont les seules à ne pas être à la noce !

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgIl a beaucoup été dit et écrit que Beaumarchais était un des fauteurs de la Révolution française, c’est certainement très abusif, mais cette pièce qui date de 1784 comporte des ferments propres à laisser penser qu’il a contribué avec talent à ce que son siècle soit vraiment celui des Lumières.

 

Tout y passe, du sort de l’aristocratie à celui de la domesticité, de la montée de la bourgeoisie au statut des femmes suivant qu’elles sont mariées ou non, du libertinage et des liens matrimoniaux, presque rien n’est omis qui procède du jeu social. C’est bien en cela que Beaumarchais est un auteur moderne, un auteur contemporain.

 

Jean Paul Tribout réalise ici une mise en scène vive, alerte et intelligente dans un espace quasiment dépourvu d’accessoires, ce qui est compensé par des costumes séduisants et élégants. La riche idée par ailleurs que ponctuer les actes par l’ouverture des « Noces de Figaro » en de multiples versions ! Cela relève davantage l’attention,  comme s’il en était besoin, et ajoute une saveur supplémentaire à ce mets délectable. Mozart, contemporain, de Beaumarchais est toujours d’actualité, lui aussi.

 

Nous n’allons pas raconter ici l’intrigue qui se multiplie jusqu’au dénouement, nécessairement heureux, parce que pour ceux, rares pensons-nous qui ne la connaissent pas, il est urgent de pallier cette carence, mais il faut alerter sur le fait que ce texte est de l’intelligence de bout en bout.

 

Figaro n’est pas Scapin : Scapin reste un laquais, Figaro est un homme libre qui poursuit une quête personnelle, qui réfléchit par et pour lui, qui sait prendre avec ceux qui se donnent des allures de grandeur une hauteur suffisante pour pouvoir avoir sur eux un jugement précis, qui joue avec les vanités, les petitesses et s’en moque.

 

Mais l’habileté de l’auteur est de nous donner à voir le point de faiblesse de son personnage qui sans cela serait plutôt hâbleur : l’amour peut troubler sa raison, et en cela, il est très humain, très proche de nous. C’est ce qui rend Figaro plus sympathique encore et que nous l’aimons davantage à la fin de la pièce qu’au début.

 

« Le Mariage de Figaro » est un texte prémonitoire et le long monologue de Figaro, dans la dernière partie, trouve toute sa puissance en notre cruelle actualité.

 

C’est une charge contre les traditions quand elles sont immorales, contre la sottise d’où qu’elle soit, contre l’intolérance, contre l’ordre établi quand il n’est plus de mise, et pour le bonheur de vivre en bonne intelligence, dans le respect des uns et des autres.

 

 

Grâces, mille grâces soient rendues au Théâtre 14 d’avoir programmé ce spectacle, dans cette éclatante distribution. C’est un très grand moment de bonheur à partager. Faites le savoir !

 

© Frédéric Arnoux

www.theatrauteurs.com

 

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 ( photos : Emmanuelle Ales )

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10:34 Publié dans THEATRE | Lien permanent

11/01/2015

Bouge de là, de Marcel Zang

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Art Studio Théâtre

 

299, rue de Belleville

 

75019 PARIS

 

 

(M° Télégraphe ou Porte des Lilas)

 

 

Tél. 01 42 45 73 25

 

 

Les jeudi, vendredi, samedi à 20h.30

 

(chaque vendredi, soirée-débat)

 

Pl. 12€ - T.R. 9€

 

 

jusqu'au : 28 FÉVRIER 2015

 

 

Adaptation et mise en scène : Kazem Shahryari

 

 

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avec : Kader Afroun, Moïse Condé Mayard, Dominique Darcel, Lucien Jaburek, Armane Shahryari.

 

 

 

La poésie volant au secours de l'ordre établi : démarche utopique au possible, d'une surprenante originalité.

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpgL'action se déroule dans le sous-sol d'un commissariat de police où l'agitation règne.  

C'est qu'un avion est sur le point de partir emportant quelques expulsés dont Georges, ce grand et bel africain, contraint d'aller retrouver manu militari, le pays de ses ancêtres …

Depuis combien de temps est il retenu dans ces conditions inhumaines ? On ne le saura jamais de façon précise mais le brigadier-chef le connaît depuis longtemps et dans ces rapports de dominateur à dominé ( sinon soumis ) une certaine considération à valeur de sympathie a malgré tout réussi à se frayer un chemin. Car les deux hommes savent respectivement ce que l'autre vaut réellement.

Un incident vient pourtant d'avoir lieu, le prisonnier ayant manifesté avec impatience sa soif et sa faim, ainsi que le désir impérieux de prendre une douche. Autant espérer qu'on aille lui décrocher la lune !

Face aux exigences et à la détermination du détenu, le brigadier cèdera sur un point puis aura une idée surprenante : utiliser la poésie comme modus vivendi. Cela tombe bien car aux yeux de Georges, un poème vaut une messe ...

Bol d'Air sera sollicité et après quelque réticence, accomplira la mission.

Faire cohabiter violence et poésie peut sembler paradoxal et pourtant avec ce texte de Marcel Zang, Kazem Shahryari y parvient de façon époustouflante et quasi indescriptible car il faut être sur place pour mesurer l'exploit. 

Par son jeu solide, complètement ancré dans la réalité, Moïse Condé Mayard campe sa haute stature dans une chemise dont la couleur évoque Guantanamo, certains rappels n'étant pas superflus.

Bol d'Air, alias Armane Shahryari témoigne d'un indéniable sens du rythme quand il joue les boute-en-train lors de ces chansons collectives qui font diversion en ce monde de brutes mais sera avant tout l'élément sensible chargé de la médiation.

En fin de pièce, une scène par son caractère inattendu mais à haute portée significative et n'ayant peut-être (espérons-le) que valeur métaphorique en bouleversera plus d'un. À voir de toute urgence et en priorité, tant il est important de découvrir ce texte. 

 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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17:36 Publié dans THEATRE | Lien permanent

08/01/2015

Bouge de là (annonce)

 

L'Art Studio Théâtre

 

299, Rue de Belleville

 

75019 PARIS

 

loc. 01 42 45 73 25

10:37 Publié dans THEATRE | Lien permanent