Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

21/04/2015

M'sieur Rimbaud de Nina Guazzini

aff.Rimb.jpg

 

A LA FOLIE THEATRE

 

6, Rue de la Folie Méricourt

 

75011 PARIS

 

 

(M° St-Ambroise)

 

 

loc. 01 43 55 14 80

 

 

http://www.folietheatre.com/

 

 

Pl. 22€ - T.R. 17€

 

A 21h30 : jeudi, vendredi, samedi

 

A 18h le dimanche

 

 

jusqu'au : 10 MAI 2015

 

 

Ecriture et mise en scène : Nina GUAZZINI

 

avec : Marion BROSSARD, Nathan METRAL, Daniel HEDERICH et Timothée BOEDA BINANT

 

 

M'sieur-Rimb-1.jpg

 

 

 

Décor aussi kitsch qu'hétéroclite pour illustrer les avatars de Nina en cet " Entre-deux " hanté par deux anges très spéciaux surnommés " La Fameuse " et " La Divine " ( pardon, Garbo ! ) tandis que Nina Guazzini ancre les racines de son écriture du côté de chez … Sartre et Cocteau.

 

Quand la pièce commence, un accident vient d'avoir lieu et Nina fait son apparition en jean et baskets face à ces deux personnages drapés en une recherche vestimentaire pour le moins ostentatoire. Devra t-elle être jugée par ces deux là ?   ( A la trappe, St-Pierre ! ) Une seule chose est certaine, on ne s'interrogera plus sur le sexe des anges …  

 

Notre univers occidental croit peu en la réincarnation et pourtant, s'il faut croire à tout prix, la théorie du karma peut sembler plus plausible qu'une autre puisque, parce qu’ainsi, les existences s'enchaînent au gré du mérite de chacun.

 

Arthur et Nina se sont croisés jadis - le premier en a fait un poème " Les réparties de Nina " tandis que cette dernière n'a pas suivi le poète aux semelles de vent pour rester auprès d'un vieux mari qui lui fournissait le confort indispensable. Elle en sera punie plus tard afin que la justice, immanente, puisse intervenir.

 

Ame errante à la recherche d'un amour perdu, la jeune femme entamera cette quête du Graal en se répétant,

 

 

 " Tu viendras, tu viendras, je t'aime ! 

    Ce sera beau

    Tu viendras, n'est-ce pas, et même … "

 

 

( ... si ce n'est en cette vie, ce sera pour la suivante ! )

 

Arthur va faire son apparition, personnage claudiquant mais éternellement beau, coiffure échevelée et regard clair.

 

 

 " Ta poitrine sur ma poitrine, 

    Mêlant nos voix, 

    Lents, nous gagnerions la ravine, 

    Puis les grands bois ! " 

 

 

 

les3homes.jpg

( photos : Yann Gouhier ) 

 

Les comédiens se donnent à fond - comme on dit - et parfois un peu trop si j'en juge par cette envolée torquemadesque de l'ange noir, mais bon ! qui peut le plus peut le moins et le spectacle après sa programmation en ce lieu doit poursuivre son envolée en Avignon. 

 

Que l'auteur (e) soit remerciée de ne pas avoir sacrifié à cette manie restrictive des étiquettes car la majorité d'entre nous associent obligatoirement Verlaine et Rimbaud sans se soucier d'autre chose.

 

 

Faut-il en conclure que sans avoir rencontré le pauvre Lélian, Arthur ne serait jamais devenu le poète que nous connaissons, cet être dont le génie hélas éphémère l'a pourtant rendu éternel ? Merci d'avoir aidé ceux qui n'ont pas la particulière habitude de s'interroger, leur permettant ainsi de se poser la question.

 

 

Si la vie est une illusion, Rimbaud est mort, vive Rimbaud ! 

 

 

Simone Alexandre

 

Bandeau horizontal Theatrauteurs.jpg

 

 

09:10 Publié dans THEATRE | Lien permanent

20/04/2015

Annonce : M'sieur Rimbaud à la Folie Théâtre

 

 

logo-Alafolie.jpg

http://www.folietheatre.com/

09:35 Publié dans THEATRE | Lien permanent

17/04/2015

Appels en absence de Sarah Ruhl

aff.appels-absence.jpg

 

LUCERNAIRE

 

53, rue Notre Dame des Champs

 

75006 PARIS

 

 

(M° Vavin ou N.D.des Champs)

 

loc. 01 45 44 57 34

 

http://www.lucernaire.fr/

 

Pl. 25€ - T.R. 10 à 20€

 

- 26 ans : 10€

 

A 19h. du mardi au samedi

 

A 15h. le dimanche

 

 

jusqu'au : 9 MAI 2015

 

 

Traduction : Isabelle FANCHON

 

Mise en scène : Emily WILSON

 

 

avec : Nathalie BAUNAURE, Fiamma BENNETT, Yves BUCHIN, Dorli LAMAR, Audrey LAMARQUE ou Bernadette APPERT et Marc MARCHAND

 

 

Voici les beaux jours, période durant laquelle on aime se relaxer quelque peu à la terrasse d'un café en regardant les gens qui passent et en essayant de ne penser à rien.

C'est alors que se déchaîne un concert - que dis-je ? - une cacophonie de sonneries émanant des portables alentours.

C'est très irritant, d'autant que certains utilisateurs ont l'oreille dure et parlent fort. Cette invention du diable nous est tombée dessus au début des années 90 et depuis nous en usons et abusons de façon exponentielle. Mais comme d'évidence Sarah Ruhl a plus d'humour que votre servante, le fait lui a inspiré cette pièce à tendance onirique ...

 

Appelenabsence_modifié-1.jpg

( photo : Nicolas Simonin )

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpg 

Jean ( une jeune femme installée dans ce café ) est agacée par les sonneries réitérées d'un cellulaire et va demander à son voisin de décrocher afin que cette nuisance cesse. Pas de chance, il est mort ! Et oui, ce sont des choses qui arrivent ou peuvent arriver. Que croyez vous qu'elle fit ? … Appeler les Secours semble être l'attitude qui s'imposait en priorité et bien non, elle va prendre le téléphone en question, décrocher et répondre.

Le mort pendant ce temps là reste par terre.

Pas très longtemps puisque les habitués du café vont le transporter sans attendre que les Secours arrivent ! ...

Ce n'est que le début de toute une série d'invraisemblances sorties tout droit de l'imagination d'une fille qui jusque-là, s'ennuyait.

Assisteriez-vous à l'enterrement de quelqu'un que vous ne connaissez pas ? Non, bien sûr. Ensuite, feriez-vous en sorte d'être invitée par la famille ? Pas plus, mais rien n'est rationnel en cette histoire et c'est sans doute ce qui en fait le charme. 

Un mort qui tient assis sur un siège sans dossier, un bouquet de fleurs en mains, pour effectuer ensuite quelques pas de danse en compagnie d'une femme de son passé ou racontant sa dernière journée qui avait commencé par une envie de bisque de homard, c'est effectivement peu banal.

Pendant ce temps là, Jean entame une idylle avec le frère du défunt. Vous l'avez compris tout se passe dans cette tête un peu folle qui déraille. L'auteur (e) laquelle vient d'inventer ce personnage mythomane au possible, s'en donne à coeur joie ! 

Mais derrière le délire apparent se profile le constat d'une société qui collectionne les nuisances allant d'une utilisation inconsidérée des moyens techniques mis à disposition, jusqu'au trafic d'organes pratiqué par des êtres que l'on ne soupçonnerait pas. Drôle d'époque !

Heureusement pour nous qui assistons médusés à cette représentation dont les personnages se comportent de façon incroyable, les comédiens sont parfaits, les costumes agréables à voir et la mise en scène réglée avec précision.

Laissez vous donc surprendre en allant voir cette comédie totalement atypique et dont le discours est bien plus profond qu'il n'y paraît.

 

Simone Alexandre 

17:40 Publié dans THEATRE | Lien permanent