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08/09/2015

Lysistrata, la grève du sexe - comédie d'Aristophane

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A LA FOLIE THEATRE

 

6, Rue de la Folie Méricourt

 

75011 PARIS

 

 

(M° Saint Ambroise)

 

loc. 01 43 55 14 8O

 

http://www.folietheatre.com/

 

Pl. 22€ - T.R. 17€

 

jusqu'au : 8 NOVEMBRE 2015

 

Le jeudi à 19h30

 

le samedi à 18h

 

& le dimanche à 16h30

 

 

Mise en scène : Louise Contet, Caroline Gozin & Salomé Ramon

 

avec Lucie Contet (Lysistrata) - Salomé Ramon ( Myrrhine) - Caroline Gozin (Calonice) - Charlotte Roullant (Lampito) - Louise Ternois (Dracès) - Quentin Voinot (Le Magistrat) - Adrien Rummler (Cinésias, Héraut, Archer) 

 

Création musicale : Louise Ternois

 

 

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Avant que la pièce commence … bruitage évoquant l'atmosphère d'un champ de bataille : brouhaha généré par les hommes qui se battent, galopades, hennissements de chevaux, chocs des armes. Les guerriers d'alors étaient courageux, les corps-à-corps meurtriers, on ne faisait pas encore la guerre au moyen de drones déclenchés à distance, en toute sécurité.

 

" Si tous les gars du monde … " dit une chanson. Et oui, et si toutes les femmes du monde décidaient de se liguer afin que les guerres cessent ? Imaginez femmes palestiniennes et israéliennes décrétant une grève aussi générale qu'intime. Croyez-vous alors que le conflit dont il est question ne vivrait pas ses dernières heures ? ...

 

Encore faudrait-il le vouloir ! 

 

Aristophane nous dit que Lysistrata avait fait preuve de cet esprit de décision. 

Athènes et Sparte étaient alors en guerre … Quelques femmes eurent l'idée d'y mettre fin. Sommes nous devenues plus passives que nos mères ? L'Antiquité était-elle plus responsable et plus sage à la fois ? … Le problème est certes complexe or jadis, l'était-il moins ? 

 

Trois femmes Lysistrata, Myrrhine et Calonice ( et beaucoup d'autres bien sûr, que nous ne verrons pas mais que nous pouvons imaginer ) après une courte hésitation décident de prêter serment d'abstinence pour la durée de guerre qu'elles souhaitent la plus courte possible. Que le vin contenu par l'amphore-témoin se change en eau si elles ne tiennent pas parole ! 

 

Abandonnant toutes le domicile conjugal où du reste elles étaient seules la plupart du temps, elle vont se réfugier en une forteresse tant morale que physique. Malheur à ceux qui voudront les en faire sortir …

 

Dracès, ce vieillard qui porte dans sa hotte une collection de nains de jardin et semble avoir la voix attaquée par un traitement prostatique, puis l'opulent Magistrat et le blond Cinésias (tantôt héraut ou archer) disciple de Priape, se verront tous repoussés.

 

Comme il n'est pas de victoire sans quelque sacrifice, nos pacifiques amazones feront tout pour obtenir satisfaction.

 

 

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Le décor est amusant, les costumes féminins ne sont point de transparentes tuniques safranées mais symboliquement des bustiers lacés (ce sont leurs cuirasses à elles) le texte est dit joyeusement et sans l'ombre d'une vulgarité. Chanté également parfois.

 

Une fantaisie vestimentaire s'appliquera également aux hommes évoquant plus le Moyen-Age voire l'époque actuelle que l'Antiquité mais on veut bien pardonner la liberté prise car le tout est agréable à voir. 

 

Bref, on passe avec eux un agréable moment et je ne saurais trop vous recommander d'aller oublier les pénibles problèmes d'actualité en leur compagnie.

 

Simone Alexandre

 

 

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13:30 Publié dans THEATRE | Lien permanent

05/09/2015

Trois ruptures de Rémi De Vos

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COMEDIE TOUR EIFFEL

 

14, Rue Desaix

 

75015 PARIS

 

 

(M° Dupleix)

 

loc. 01 77 17 85 04

 

Pl. 8 ou 12€

 

A 21h Mercredi, Jeudi.

 

 

A partir du 9 SEPTEMBRE 2015

 

 

Mise en scène : Sylvain Martin

 

 

avec : William Astre & Emilie Pierson

 

 

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( photos : Larry Stokrat ) 

 

 

 

Ces trois pochades réalisées à pleine pâte nous offrent trois tableaux de la vie ordinaire. Nous assistons en direct à la crise qui précède la rupture de ces couples qui se délitent sous nos yeux avant l'issue fatale.

 

L'espace scénique correspond à une scène de crime ou à un ring si vous préférez ? ...

 

Les deux protagonistes vont se livrer à ces exercices d'assouplissement avant chaque joute mais c'est une lutte à mort qui se prépare, celle de l'amour qu'on assassine à moins qu'il ne soit mort déjà et que l'on veuille s'en convaincre.

 

Il n'est pas rare qu'un animal prenne trop de place dans l'histoire éphémère d'un couple. Souvenez vous de Léo Ferré et de Pépée … Là, c'est une chienne nommée Diva ( tout un programme ! ) Reléguée au second plan, la femme ulcérée s'apprête à mettre fin à son martyre or cela ne fait que commencer  … 

 

La cloche sonne, fin du premier round. 

 

Comment ne pas succomber au charme d'un soldat du feu même si l'on ne sait pas encore qu'il en est un ? Il existe parfois de mystérieuses et irrépressibles attractions. Une femme supporte difficilement d'être supplantée, à fortiori par un autre homme !

Le plus souvent, l'épouse n'en saura rien et la vie continuera - lisse en apparence - mais parfois le besoin de livrer un secret trop lourd en s'en déchargeant sur l'autre déclenche la catastrophe.

 

Un couple marié sans enfant n'est pas un couple disent certains or parfois le petit monstre né de cette union prend trop de place et là, les parents se déchirent … 5 ans déjà et ironie du sort, la solution consisterait ( peut-être ? ) à le perdre en forêt.

 

C'est drôle, féroce  et implacable comme la vie. 

 

William Astre et Emilie Pierson se déchirent sous nos yeux pour ( faut-il l'avouer ? ) notre plus grand plaisir. 

On sait pourtant que cela n'arrive pas qu'aux autres mais on se dépêche d'en rire tant que l'on n'est pas directement concerné car la caricature n'est ici que de surface, en dessous, nettement plus en profondeur subsistent les sentiments humains et Rémi De Vos, dissèque d'un scalpel aussi précis que le laser utilisé par nos modernes chirurgiens.

 

Cela commence le 9 Septembre, soyez prêts ! ...

 

 

Simone Alexandre

 

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08:06 Publié dans THEATRE | Lien permanent

01/09/2015

Le Philosophe et la putain de Jacques Rampal

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Théâtre 13 / Seine

 

30, Rue du Chevaleret

 

75013 PARIS

 

 

(M° Bibliothèque F.Mitterrand)

 

loc. 01 45 88 62 22

 

http://www.theatre13.com/

 

Pl. 26€ - T.R. 17€

 

A 20h du mardi au samedi

 

A 16h le dimanche

 

jusqu'au : 4 OCTOBRE 2015

 

Mise en scène : Elsa Royer

 

avec François Chodat (Antisthène) - Pierre-Yves Desmonceaux (Platon) - Anne Jacquemin (Hariola), Alain Leclerc (Diogène) Christian Pélissier (Cratès) - Françoise Pinkwasser (Hipparchia) Yann Sundberg (Alexandre)

 

Comédie philosophique - CREATION -

 

Durée : 1h45 sans entracte.

 

 

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Diogène, fils de banquier fut un temps esclave puis de nouveau rendu à la liberté passa sa vie dehors - non dans un tonneau comme il est très souvent dit - mais dans une jarre ...

 

Effectivement, ce superbe objet figure au premier plan (côté jardin) surmonté d'une sorte de girouette en forme de chien que le philosophe iconoclaste a baptisé Zeus ! Car Diogène ne craint personne : ni la vie, ni la mort, ni les dieux mais redoute farouchement l'Amour qui transforme les sages en fous.

 

Deux visiteurs se présentent : Antistène et Platon.

Diogène admire fort le premier qui ne vivra plus très longtemps et se querelle avec le second dont il ne partage pas l'option philosophique. Car Diogène hurle son indignation face à ce monde où règne l'injustice et du fond de son abri se persuade qu'il vaut mieux être seul que mal accompagné.

Il repoussera Cratès et Hipparchia qui se targuent d'être ses disciples. Lui qui a tout vu, tout compris ne va tout de même pas se laisser récupérer ! 

 

Son amitié va aux chiens et il prétend leur ressembler. Mais le danger rôde auprès de cet homme qui se veut libre, apparaissant sous les traits d'une prostituée : Hariola dont il repousse obstinément les avances ...

 

 

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 ( photos : Dominique Journet )

 

 

Alexandre le Grand intrigué viendra voir le philosophe lequel le reconnaissant lui dira : " Ote-toi de mon soleil ! " On imagine la surprise du Conquérant ...

Les années s'écouleront, Hariola refera son apparition toujours jeune et belle,( forcément puisque c'est Aphrodite spécialement redescendue de l'Olympe pour lui ) et le vieil homme vaincu plus par les ans que par l'amour rendra son dernier soupir entre ses bras.

 

Cette moderne-comédie-antique écrite en alexandrins dont les vers sont parfois chantés nous enchante naturellement.

Ce Diogène qui ressemble à Verlaine (Alain Leclerc) a la force d'expression, la truculence d'un Pierre Brasseur dont je croyais entendre la voix. J'avoue avoir parfois fermé les yeux pour mieux savourer cette illusion.

 

Avec une interprète aussi belle, talentueuse et charmante que l'est Anne Jacquemin (Horiola) on peine à comprendre que le vieux philosophe ait pu lui résister.

Le jeu de Yann Sundberg (Alexandre) est certes un peu léger mais comment pourrait-il en être autrement face à la puissance d'expression de l'homme auquel il donne la réplique ?

 

 

Tous les autres partenaires  : Christian Pelissier (Cratès) et Françoise Pinkwasser : (Hipparchia) jouent parfaitement leur partition avec cependant une très légère réserve en direction de Pierre Yves Desmonceaux (Platon) lequel fait un peu trop entendre la rime à mon oreille exigeante …

 

Le tout étant d'une tenue impeccable, agréable à voir et entendre tout en restant distrayant. Nous n'en attendions pas moins de cet auteur.

 

Simone Alexandre

 

 

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10:43 Publié dans THEATRE | Lien permanent