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17/06/2015

QUITTE OU DOUBLE de Jeff DIDELOT

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COMEDIE de PARIS

 

42, rue Pierre Fontaine

 

75009 PARIS

 

 

(M° Blanche)

 

loc. 01 42 81 00 11

 

http://www.comediedeparis.com/

 

Pl. 26€ - de 26 ans : 10€

 

A 19h30 du mardi au samedi

 

 

jusqu'au : 29 AOUT 2015

 

 

Mise en scène : Dominique MEROT

 

avec Hélène DEREGNIER, Philippe GRUZ et Jeff DIDELOT

 

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Un couple, au bout de 10 ans de mariage …

 

Comme d'habitude, Monsieur se fait servir,  tout en se réservant la possibilité de critiquer le repas s'il est loupé. Jean-Pierre et Laure constituent ce que l'on a coutume de désigner sous l'appellation de " couple classique. " ...

 

Laure ressasse ses rancoeurs tout en conservant - encore pour quelque temps - la faculté d'ironiser par le biais de chansons de circonstances, dont Jean-Pierre n'écoute même pas les paroles ce qui le dispense de décrypter le message envoyé.

 

 

Non seulement ce dernier approche de la cinquantaine ce qui est comme chacun sait," l'âge critique " pour les hommes, période où ils font le plus de bêtises … mais de surcroît, l'époux est au chômage depuis 3 longues années, ayant perdu son entreprise à une table de jeux ! ...

( certains ne font pas dans la dentelle ) 

Sinon, il a tout du distrait ce qui est peut-être la méthode qu'il a trouvée pour excuser son manque de consistance ?

 

 

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Un troisième personnage ne tardera pas à apparaître et c'est à ce moment précis que l'action va se corser. Classique trio faisant florès au théâtre dit de boulevard : le mari, la femme et l'amant éventuel mais les rôles seront peut-être ici interchangeables ? Vous le saurez si vous allez joindre vos applaudissements à ceux déjà nombreux qui émaillent la pièce de bout en bout.

 

Jeff Didelot maîtrise parfaitement l'écriture, laquelle fait mouche en permanence, émaillant son texte de clins d'oeil à l'actualité ce, pour le plus grand plaisir des spectateurs, lesquels s'esclaffent ou gloussent de contentement.

 

Evoquer un problème grave ( car le jeu en est un ) par le biais de la comédie, constitue la meilleure façon d'aborder la question, même si en ce domaine on ne dissuade jamais personne. Seule évidence, nous passons en compagnie de ce trio un excellent moment or le théâtre n'a t'il pas été inventé pour cela ? … Parfois il est permis d'en douter; ici ce n'est certes pas le cas. A voir par conséquent. 

 

 

Simone Alexandre

 

 

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16:13 Publié dans THEATRE | Lien permanent

16/06/2015

Annonce de prolongation pour cause de succès !

LA PEPINIERE THEATRE

http://www.theatrelapepiniere.com/


7 rue Louis le Grand 75002 PARIS. M. Opéra.


Tel : 01 42 61 44 16

prolongation jusqu'au 18 juillet
du mardi au samedi à 19h
(relâche le 23 juin) 

VOYAGES AVEC MA TANTE

De GRAHAM GREENE

 
Version scénique : Giles HAVERGAL

 
Adaptation française Nicolas BRIANÇON


Mise en scène : Nicolas BRIANÇON 

 


MOLIERE 2015 DU METTEUR EN SCENE 

Avec :


Claude AUFAURE 


Jean-Paul BORDES

 
Dominique DAGUIER


Pierre-Alain LELEU

 



Henry Pulling, vieux garçon, employé de banque à la retraite, amateur de poésie lyrique et de dahlias, mène une vie tranquille. 


Quand tante Augusta, 70 ans, excentrique, charmante et volage surgit à l’enterrement de sa mère... elle entraine Henry dans un tourbillon d’aventures internationales exotiques et romanesques

 

 

11:31 Publié dans THEATRE | Lien permanent

15/06/2015

D'autres vies que la mienne d'Emmanuel Carrère

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LA MANUFACTURE

 

DES ABBESSES

 

7, rue Véron

 

75018 PARIS

 

(M° Abbesses ou Blanche)

 

Loc. 01 42 33 42 03

 

http://www.manufacturedesabbesses.com/

 

Pl. 24€ - T.R. 13€

 

jusqu'au 24 JUIN 2015

 

Dimanche à 20h,

 

Lundi, mardi, mercredi à 21h

 

Adaptation et interprétation : David Nathanson

 

Mise en scène : Tatiana Werner

 

 

Il faudrait être bien naïf pour prendre le titre au pied de la lettre car chacun sait que lorsque les auteurs parlent des autres, c'est toujours de leur propre expérience dont il est question. Certains textes ne sont que l'économie d'une psychothérapie.

 

Nul reproche d'écriture et la démarche est sans nul doute salvatrice mais l’indulgence est mise à mal quand l’auteur engage la  parution de son texte, ce qui semble constituer un transfert de mal-être, comme une invite à le partager ! Qu'avons-nous fait pour mériter cela ?

 

Ceux qui se repaissent du malheur des autres ( ils semblent, hélas !, être nombreux ) y trouveront sans doute leur compte mais il est difficile de se joindre à eux, qui réagissent certainement par sadisme ou masochisme inconscients.

 

Par ailleurs, gavés d'images télévisuelles horrifiques, il apparaît que nous finissons par devenir insensibles à toutes les monstruosités qui nous sont présentées au fil des jours. Ensuite pour mieux nous protéger, nous nous empressons d'oublier. Ainsi va désormais notre monde ...

 

Ignorons les maladies auxquelles nous sommes voués, et notamment le cancer dont une chaîne radiophonique nous rebat quotidiennement les oreilles sous couvert de collecte en annonçant que désormais " une personne sur deux " en sera frappée.( Saluons d’un geste retenu les progrès médicaux ! .. ) L’envie nous prend de clore par un : " basta ! "  ce discours qui vise à nous faire croire que nous sommes tous des malades qui s’ignorent.

 

Certes, le comédien David Nathanson nous fournit une interprétation sans faille aucune mais pour ceux qui ont " déjà donné ", quelle épreuve !

 

Généralement ( du moins serait-ce légitime ) nous allons au théâtre pour améliorer notre vie, la rendre plus agréable ; or ici, c'est exactement l'inverse qui nous est proposé.

 

Connaissant le thème, pourquoi y suis-je allée allez-vous dire ? Tout simplement parce que j'espérais confusément qu'un peu de cet humour dont on dit qu'il constitue la politesse des désespérés pourrait se glisser çà et là, mais force est de reconnaître qu'il n'en fut rien. Cela aurait pourtant rendu le propos un peu plus supportable.

 

Las ! , et en conséquence, je suis repartie, comme beaucoup sans doute, en la compagnie de fantômes  ressurgis de fort loin et que je m'étais ingéniée à oublier des décennies durant. Merci à l'auteur ! Le comédien-adaptateur est parfait, certes,  mais que diable est-il allé faire en cette galère ? ...

  

Simone Alexandre

 

 

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11:10 Publié dans THEATRE | Lien permanent

13/06/2015

Insenso de Dimitris Dimitriadis

 

Dans le cadre du festival de caves

 

organisé par le théâtre de l'Atalante

 

 

 

 

Traduction : Constantin Bobas et Robert Davreu

 

Mise en scène : Agathe Alexis

 

Interprétation : Hélène Hausseur

 

 

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Qui n'a vibré en regardant le superbe film de Visconti : SENSO où la sublime et cependant impitoyable car désespérée, Alida Valli ( du moins, son personnage ) se vengeait de son amant autrichien en le dénonçant pour désertion alors que c'était sa couche - à elle - que ce dernier avait désertée.

 

Histoire d'une double trahison ( historique et privée ) dans une Venise occupée par des troupes étrangères … Un officier déserteur était immanquablement passible du peloton d'exécution et ce fut ce qui advint à Franz Mahler.

 

Nous retrouvons Livia quelque temps plus tard, hantée par le souvenir de l'homme qu'elle a livré alors qu'elle l'adorait.

Elle tente de se délivrer du remords par le déni pur et simple, arguant que ce sont les autres qui sont responsables mais pas elle ; or parvient-elle réellement à se convaincre ? 

 

Elle survit donc avec le souvenir des mains de son amant sur elle, de ce corps auquel elle était viscéralement attachée et dont l'absence créé un vide que rien ne pourra jamais combler.

Elle s'est un temps, livrée à cette passion dévorante qui résumait l'univers entier à un seul être qu'elle ne supportait pas de partager.

 

La comédienne ( Hélène Hausseur ) aborde le rôle par la violence et fort heureusement les nuances qu'inspire cette âme dévastée succèderont à toute cette dureté seulement apparente.

Car il est évident que seule la sensualité éperdue d'une femme blessée peut sinon justifier, du moins expliquer un tel acte puisqu'au final, c'est elle qui s'est moralement tuée, gâchant ainsi le temps qui lui reste à vivre …

 

L'écriture de Dimitris Dimitriadis est flamboyante et nous espérons que cette prestation trouvera un prolongement. ( Qui sait, peut-être à la rentrée prochaine ? ) Dans l'intervalle vous pouvez encore applaudir la comédienne - toujours dans le cadre de ce festival - jeudi 18 juin à 20h.

 

Le théâtre de l'Atlante ( 01 42 23 17 29 ) vous précisera par téléphone le lieu exact du rendez-vous après réservation, bien sûr, la veille du spectacle.

 

Simone Alexandre

 

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15:44 Publié dans THEATRE | Lien permanent