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20/04/2015

Annonce : M'sieur Rimbaud à la Folie Théâtre

 

 

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http://www.folietheatre.com/

09:35 Publié dans THEATRE | Lien permanent

17/04/2015

Appels en absence de Sarah Ruhl

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LUCERNAIRE

 

53, rue Notre Dame des Champs

 

75006 PARIS

 

 

(M° Vavin ou N.D.des Champs)

 

loc. 01 45 44 57 34

 

http://www.lucernaire.fr/

 

Pl. 25€ - T.R. 10 à 20€

 

- 26 ans : 10€

 

A 19h. du mardi au samedi

 

A 15h. le dimanche

 

 

jusqu'au : 9 MAI 2015

 

 

Traduction : Isabelle FANCHON

 

Mise en scène : Emily WILSON

 

 

avec : Nathalie BAUNAURE, Fiamma BENNETT, Yves BUCHIN, Dorli LAMAR, Audrey LAMARQUE ou Bernadette APPERT et Marc MARCHAND

 

 

Voici les beaux jours, période durant laquelle on aime se relaxer quelque peu à la terrasse d'un café en regardant les gens qui passent et en essayant de ne penser à rien.

C'est alors que se déchaîne un concert - que dis-je ? - une cacophonie de sonneries émanant des portables alentours.

C'est très irritant, d'autant que certains utilisateurs ont l'oreille dure et parlent fort. Cette invention du diable nous est tombée dessus au début des années 90 et depuis nous en usons et abusons de façon exponentielle. Mais comme d'évidence Sarah Ruhl a plus d'humour que votre servante, le fait lui a inspiré cette pièce à tendance onirique ...

 

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( photo : Nicolas Simonin )

 

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Jean ( une jeune femme installée dans ce café ) est agacée par les sonneries réitérées d'un cellulaire et va demander à son voisin de décrocher afin que cette nuisance cesse. Pas de chance, il est mort ! Et oui, ce sont des choses qui arrivent ou peuvent arriver. Que croyez vous qu'elle fit ? … Appeler les Secours semble être l'attitude qui s'imposait en priorité et bien non, elle va prendre le téléphone en question, décrocher et répondre.

Le mort pendant ce temps là reste par terre.

Pas très longtemps puisque les habitués du café vont le transporter sans attendre que les Secours arrivent ! ...

Ce n'est que le début de toute une série d'invraisemblances sorties tout droit de l'imagination d'une fille qui jusque-là, s'ennuyait.

Assisteriez-vous à l'enterrement de quelqu'un que vous ne connaissez pas ? Non, bien sûr. Ensuite, feriez-vous en sorte d'être invitée par la famille ? Pas plus, mais rien n'est rationnel en cette histoire et c'est sans doute ce qui en fait le charme. 

Un mort qui tient assis sur un siège sans dossier, un bouquet de fleurs en mains, pour effectuer ensuite quelques pas de danse en compagnie d'une femme de son passé ou racontant sa dernière journée qui avait commencé par une envie de bisque de homard, c'est effectivement peu banal.

Pendant ce temps là, Jean entame une idylle avec le frère du défunt. Vous l'avez compris tout se passe dans cette tête un peu folle qui déraille. L'auteur (e) laquelle vient d'inventer ce personnage mythomane au possible, s'en donne à coeur joie ! 

Mais derrière le délire apparent se profile le constat d'une société qui collectionne les nuisances allant d'une utilisation inconsidérée des moyens techniques mis à disposition, jusqu'au trafic d'organes pratiqué par des êtres que l'on ne soupçonnerait pas. Drôle d'époque !

Heureusement pour nous qui assistons médusés à cette représentation dont les personnages se comportent de façon incroyable, les comédiens sont parfaits, les costumes agréables à voir et la mise en scène réglée avec précision.

Laissez vous donc surprendre en allant voir cette comédie totalement atypique et dont le discours est bien plus profond qu'il n'y paraît.

 

Simone Alexandre 

17:40 Publié dans THEATRE | Lien permanent

15/04/2015

L'homme de paille de Georges Feydeau

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LUCERNAIRE

 

53, Rue Notre Dame des Champs

 

75006 PARIS

 

 

(M° Vavin / N.Dame des Champs)

 

 

loc. 01 45 44 57 34

 

 

http://www.lucernaire.fr/

 

Pl. 25€ - T.R. 10 à 20€

 

- 26 ans : 10€

 

A 18h30 du mardi au samedi

 

 

jusqu'au : 13 JUIN 2015

 

 

Mise en scène : Benjamin Moreau

 

avec Bruno Blairet (Salmèque)

 

& Frédéric Le Sacripan (Farlane)

 

 

 

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" L'homme est une femme comme les autres  " 

 

Le problème posé de la sorte, j'ai la tentation d'alerter,

- Attention ! la récupération n'est pas loin ...

Car c'est un vice de notre époque que de vouloir prêter des sentiments actuels aux auteurs du passé.

 

Restons lucides et examinons cette évidente pochade sous l'angle du plaisir et tout le monde y trouvera son compte. Feydeau n'avait que 23 ans quand il écrivit cette piécette, mais " déjà Napoléon perçait sous Bonaparte "  critique acerbe de la société, dérision dévastatrice, le tout recouvert d'une bonhommie de surface. 

 

N'oublions pas que la baronne Dudevant ( Georges Sand si vous préférez ) adorait s'habiller en homme alors pourquoi pas l'inverse ? Certes, cela était vu et analysé comme du travestissement or le personnage ayant marqué la littérature de son époque, il semble logique qu'elle ait pu sinon influencer, du moins inspirer notre vaudevilliste en herbe. Chaque avers a son revers !

 

Cette rencontre d'antichambre commence par l'arrivée de Farlane, jeune gommeux entiché de lui-même, à la recherche d'une bonne fortune.

 

Or précisément, en cette époque où les femmes n'avaient nulle place en politique, l'une d'elles va au moyen d'une annonce solliciter la venue providentielle d'un homme de paille, lequel lui permettra ensuite de tirer les ficelles tout à son aise, l'homme de paille remplissant pleinement son office.

 

On imagine que les candidats furent nombreux et sans doute que quelques années plus tard, expérience aidant, notre auteur aurait fait durer le plaisir plus longtemps au moyen de multiples péripéties non limitées à l'intervention de ces deux seuls personnages là.

 

Car voici le second, physiquement plus rustique que le précédent répondant au doux nom imagé de Salmèque et c'est à cet instant précis que l'invraisemblance se fera plus grande encore.

 

Ces deux finauds vont imaginer l'un et l'autre que le vis à vis est une femme déguisée en homme. Nous autres spectateurs avons plus de mal à partager cette vision …

 

 

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 ( photos : Florence Fouin Jonasse )

 

 

Puisque nous ramenons tout à l'époque actuelle, et que les costumes n'appartiennent pas précisément au XIXème siècle, pourquoi alors ne pas avoir adopté des tenues unisexe moins typiquement masculines que celles-ci, lesquelles auraient aidé à entretenir l'illusion ? 

 

Au lieu de cela le metteur en scène et scénographe a opté pour la farcesque invraisemblance. C'est un parti-pris respectons le à ce titre mais en ce cas, il eut fallu que nos deux compères portassent d'énormes verres de myopes ! 

 

N'importe, nous sommes venus pour rire, rions donc et de bon coeur, portés par l'humour de Feydeau. Mais quand même, ces moustaches …

  

Simone Alexandre

 

 

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16:10 Publié dans THEATRE | Lien permanent