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18/05/2015

Un amour qui ne finit pas d'André Roussin

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THEATRE de l'OEUVRE

 

55, Rue de Clichy

 

75009 PARIS

 

 

(M° Place de Clichy)

 

tél. 01 44 53 88 88

 

http://www.theatredeloeuvre.fr/

 

Pl. 17 à 44€

 

- 26 ans : 10€

 

A 21h du mardi au samedi

 

A 18h le samedi

 

A 16h le dimanche

 

 

Mise en scène : Michel Fau

 

avec Léa Drucker, Pascale Arbillot, Pierre Cassignard, Michel Fau, Audrey Langle et la participation de Philippe Etesse.

 

 

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 ( photo : Marcel Hartmann )

 

 

André Roussin eut son heure de gloire durant les années 60 et c'est précisément au début de cette décennie là qu'il écrivit cette pièce certes moins connue que d'autres, telles « Bobosse », « La Petite Hutte » ou « Les Oeufs de l'Autruche », pour ne pas les citer

 

Les textes de cet auteur étaient alors portés littéralement à bout de bras par des comédiens aussi célèbres que Pierre Fresnay ou François Périer, sans oublier sa vedette absolue, Elvire Popesco, dont l’accent roumain assurait une grande partie du succès, et il n'était pas rare qu'elles fussent jouées 200 fois de suite ce qui en ferait rêver plus d'un actuellement… 

La critique n'était cependant pas tendre avec cet auteur qualifié de boulevardier ( sic ) genre peu prisé par la profession, ce qui ne l’empêcha nullement d’être élu à l’Académie française !

 

Parce que force est cependant de reconnaître que notre homme maîtrisait bien son art. Derrière cette apparente légèreté, l'expérience de la vie était porteuse de message, incluant une terrible lucidité dont seule la politesse inhérente au milieu social de ses personnages pouvait transformer le drame en comédie.

 

La pièce commence par une rencontre qui permettra d’habilement décrire le caractère de chacun.

Jean ( un homme marié ) a multiplié jusqu'alors les aventures extra-conjugales et, après s'être lassé de son épouse, s'est peu à peu lassé de ses maîtresses ...  Il recherche donc autre chose ( du moins le prétend-il )

 

Ah ! l'amour platonique, … l'Amour galant du Moyen-Age !

C'est donc la stratégie qu'il va mettre au point ( de presque bonne foi ) pour attirer l'attention de cette Juliette ( mariée elle aussi et fidèle de surcroit ) qu'il surnommera « mon Infante » en espérant devenir sinon Grand d'Espagne, du moins son Roméo.

 

La dame intriguée va jouer le jeu durant quelque temps puis constatera qu'à force de jouer avec les allumettes, on finirait presque par se brûler.  Bien entendu, les époux respectifs ne resteront pas passifs !

 

Michel Fau ( Jean ) incroyablement sobre dans ce rôle de séducteur d'âge mûr, a mis au point une mise en scène habile excluant tout temps mort.

 

Léa Drucker ( Germaine ) qui en s'embourgeoisant et se vieillissant pour le rôle fait preuve d'une terrible efficacité en campant l'épouse habituée aux incartades mais n'hésite pas à tirer les ficelles quand le besoin s'en fait sentir … Belle performance !

 

Pierre Cassignard ( Roger ) est l'époux de la dame convoitée, lequel s'avèrera bien sûr, complètement dépassé par les événements.

 

Pascale Arbillot ( Juliette ) celle autour de qui tourne l'action évoluera peu à peu sous nos yeux, n'y croyant presque pas elle-même.

 

Une hilare petite bonne sera incarnée par Audrey Langle et l'apparition aussi savoureuse qu'inattendue de Philippe Etesse fournira l'ironique conclusion.

 

Habilement remaniée par Michel Fau, la pièce s'offre d'évidence un subtil mais beau lifting, ce qui permet aux spectateurs d'adhérer sans réserve à cet instant de vrai théâtre comme on n'en fait plus que très rarement

 

Simone Alexandre

 

 

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13:52 Publié dans THEATRE | Lien permanent

15/05/2015

La Hongrie à l'Atalante

 

 

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Traduire / transmettre n°6

 

La Hongrie

 

 

Du 26 mai au 31 mai 2015


 

Réservations au 01 46 06 11 90

 

 

ou latalante.resa@gmail.com

 

Rencontres autour de la création théâtrale.

 

Sixième saison : la Hongrie.

 

En présence de notre invitée d’honneur : Anna Lakós



-  La Compagnie Agathe Alexis,

-  la Compagnie des Matinaux (Alain Barsacq),

-  la Compagnie RL (René Loyon),

-  la Maison Antoine Vitez – centre international de la traduction théâtrale (direction Laurent Muhleisen)

 

 

et le Centre National du Théâtre (direction Cécile Hamon)

 

s’associent pour interroger les problématiques de la traduction théâtrale.
 

Mardi 26 mai à 19h

  

Imre Màdach : La Tragédie de l’Homme

 

Traduction Jean Rousselot

Lecture dirigée par Grégoire Callies

Rencontre avec Grégoire Callies et Anna Lakos

 

 

Mercredi 27 mai à 19h


Tibor Déry : Le Bébé géant


Traduction Georges Baal
Lecture dirigée par Olivia Kryger
Rencontre avec Olivia Kryger et Anna Lakos

 

 

Jeudi 28 mai à 19h


Ferenc Molnàr : Dent pour dent


Traduction Jean-Loup Rivière et Anna Lakos
Lecture dirigée par Agathe Alexis
Rencontre avec Agathe Alexis, Anna Lakos et Jean-Loup Rivière

 

 

Vendredi 29 mai à 19h


György Spiró : Quatuor


Traduction Jean-Loup Rivière et Anna Lakos
Lecture dirigée par Alain Barsacq
Rencontre avec Alain Barsacq, Anna Lakos, Jean-Loup Rivière et György Spiró

 

 

Samedi 30 mai à 19h


Andràs Vinnai : Deuxième partie d’on ne sait quoi


Traduction Marc Martin
Lecture dirigée par Jacques Allaire
Rencontre avec Jacques Allaire et Marc Martin.

 

 

Dimanche 31 mai à 17h


Péter Nádas : Chant de Sirènes


Traduction Marc Martin
Lecture dirigée par René Loyon
Rencontre avec René Loyon et  Marc Martin.

 

Tarif unique : 5€


Carte passe donnant accès à toutes les lectures : 20€


En savoir plus ›

 


www.compagnierl.com
www.maisonantoinevitez.fr
              
www.cnt.asso.fr
      
www.studio-asnieres.com

 

Autour de la manifestation, 

 

Mardi 2 juin


Soirée consacrée à l’œuvre romanesque de Péter Nádas.


Maison de la Poésie


157 rue Saint-Martin 75003 Paris /01 44 54 53 00

09:12 Publié dans THEATRE | Lien permanent

12/05/2015

Le projet Penthésilée d'après Henrich von Kleist

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THEATRE d'IVRY  

ANTOINE VITEZ

 

1, rue Simon Dereure

 

94200 IVRY

 

 

( M° Mairie d'Ivry)

 

 

tél. 01 43 90 11 11

 

 

http://www.theatre-quartiers-ivry.com/

 

Pl. 20€, T.R. 10 & 15€

 

 

Adaptation et mise en scène : Catherine Boskowitz

 

avec Lamine Diarra (Achille) - Adèll Nodé Langlois (Clowne) - Marcel Mankita (Ulysse) - Simon Mauclair (Diomède) - Nadège Prugnard (Penthésilée) - Fatima Tchiombiano (L'Amazone) - Nanténé Traoré (Prothoé)

 

 

Au moment où la pérennité de l'enseignement du grec et du latin est sur la sellette, évoquer le mythe de Penthésilée tombe à point nommé. Durant l'Antiquité, le peuple des Amazones a t'il existé ? Beaucoup se posent encore la question. Geneviève Pastre auteur de " Les Amazones, du mythe à l'histoire " après moult recherches en était quant à elle persuadée.

 

La rencontre qui opposa le bouillant Achille à cette reine au sein unique semble avoir inspiré plusieurs versions. On nous apprenait jadis que voulant venger la mort d'Hector, Pâris, " le beau Pâris " avait tué Achille en lui décochant une flèche au talon, seul endroit vulnérable après son immersion dans le Styx où sa mère l'avait plongé pour le rendre invincible.

 

Or ici, bien loin de tomber amoureux de celle qu'il venait de vaincre et de tuer, la version du Penthésilée de Kleist diffère puisqu'Achille cet amoureux transi, aussi vulnérable que Samson face à Dalila, sera finalement déchiqueté par la guerrière accompagnée de ses chiens. Féminisme oblige : un mythe pouvant être tordu à l'instar de l'acier sous le feu d'un brasier suffisamment ardent.

  

Catherine Boskowitz si elle préserve la blondeur " supposée " ( pardon pour cet anglicisme ) de la reine des Amazones confie en revanche les rôles d'Achille, d'Ulysse, de Prothoé et de celle qui est désignée sous le nom générique d'Amazone, à des interprètes d'origine africaine. Grecs et allemands devraient en toute logique contester ces choix mais en cette époque où le souci de vraisemblance n'est pas prioritaire, d'aucuns crieraient immédiatement au racisme ! N'en doutons pas puisque nous sommes en permanence confrontés à de tels raccourcis.

 

Un clown au féminin après s'être maquillée sous nos yeux viendra ponctuellement faire diversion en cet espace éclaté encombré de bâches de la couleur des sacs poubelle où une maquette de cité semble évoquer tout à la fois les h.l.m. d'Ivry, les immeubles de Gaza ou ceux de Beyrouth. Inutile de chercher le message …

 

Des écrans mobiles vont et viennent c'est ce que l'on a coutume de désigner par l'expression : thème réactualisé. J'ai personnellement une autre conception de la tragédie, plus sobre, plus altière aussi. Quelques spectateurs dérangés ont pris la porte avant la fin, d'autres ont applaudi par politesse et eu égard aux comédiens.

 

Pour ma part, je voudrais saluer la prestation de Nadège Prugnard qui en dépit de tout cet environnement scénique demeure une Penthésilée fort crédible. 

A voir … par pure curiosité et puis quand il n'est pas tripatouillé, le texte de Kleist vit de sa propre existence, fort heureusement ! 

 

Simone Alexandre

 

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12:32 Publié dans THEATRE | Lien permanent