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09/11/2015

Fabrice Luchini et moi de et avec Olivier Sauton

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THEATRE DE L'ARCHIPEL

 

17, boulevard de Strasbourg

 

75010 PARIS

 

 

(M° Strasbourg St-Denis)

 

loc. 01 73 54 79 79

 

http://www.larchipel.net/

 

Pl. 16 à 27€

 

A 21h du mercredi au samedi

 

+ matinée le samedi à 17h

 

Durée : 1h.

 

jusqu'au : 16 JANVIER 2016

 

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Dans un jardin public,disons au Luxembourg, un banc - un homme - un livre. C'est déjà toute une histoire ! 

 

Précisément : " il était une fois, une histoire vraie, qui n'a jamais existé " indique prudemment Olivier Sauton, lequel admire tellement Fabrice Luchini que cela l'a amené à monter un spectacle sur le comédien en n'oubliant pas de l'imiter.

 

Pour cela, il emprunte une fable de La Fontaine pas très connue celle-là, intitulée " La tortue et les deux canards " et persifleur ajoute : " 2 fables, 3 heures de spectacle "  ( c'est que son modèle en serait bien capable ! )

 

De son idole il restitue le geste et le verbe précieux. " Travaille comme tu t'amuuuses " précise le maître de fraîche date qui a emprunté cette phrase à Antoine Blondin car tel Christiane Taubira, il n'est pas à une citation près mais lui c'est son métier.

 

La première rencontre s'est semble t-il, située dans le périmètre de la Place St-Georges, tout à fait par hasard. C'est là qu'oubliant sa timidité naturelle, Olivier a abordé le comédien et a fini par le convaincre de lui donner des leçons de théâtre.

 

C'est ainsi lors de la première audition, qu'il sera confronté à une phrase telle que celle-ci : " Plus un type en fait des caisses et plus on sent qu'il va se vautrer " Parole d'expert à ceci près que Luchini lui, ne se vautre jamais. ( il étale le verbe uniquement.)

 

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( photos : Denis Tribhou )

 

 

Les exemples vont se succéder à toute allure : Baudelaire, Mozart, Céline afin de bien faire comprendre au postulant que rien ne peut survenir sans le travail et que l'on ne peut accéder au génie sans trimer.

 

Pour commencer il conseillera la lecture des 243 fables de La Fontaine. Il ne sera nullement question ici des Contes et pièces de théâtre, ce qui nous amènerait au chiffre rondelet de 425 si je ne m'abuse, écrits répartis en 12 volumes. Peut-être alors l'élève en question aurait-il pris ses jambes à son cou et cela nous eut été fort préjudiciable.

 

Un autre rendez-vous sera fixé au domicile de l'artiste, lieu encombré de livres, ce qui n'a rien de surprenant et le mentor improvisé fera don à son élève d'aphorismes lapidaires tel que " la bêtise cause, l'intelligence se tait " ; suivra le procès des diplômes ( là, c'est presque du Thomas Bernhard ! )

 

Qui pourrait en effet deviner que cet érudit actif a commencé sa carrière par un CAP de coiffure ? Ce qu'il aime à préciser par coquetterie ...

 

" Les femmes jouissent d'abord par l'oreille " phrase attribuée à Jean-Laurent Cochet ? ! ...  ( Il n'est ici question que de théâtre bien entendu ) " ce lieu de culte et d'élévation " - où le silence se savoure comme nulle part ailleurs, faisant ainsi par contraste, la part belle au verbe.

 

Passant sans transition de Fabrice à Olivier et inversement, le jeune comédien se lance alors dans une démonstration par le biais d'Alceste, rôle dont presque tous les acteurs rêvent sans jamais être assurés d'y parvenir … ( tout comme Hamlet du reste)

 

C'est peut-être ce qu'il fut persuadé de faire le mieux mais qui passa le plus mal ( du moins aux oreilles averties ) car il convient de ne jamais perdre de vue que Le Misanthrope est avant tout un atrabilaire et non ce cérébral qui nous est ici montré.

 

A ce détail près, le spectacle qui remporta le prix du public lors du dernier festival d'Avignon, transporte littéralement l'auditoire, déclenchant des vagues de rires et de façon bien méritée. Certes, j'eusse parfois souhaité un peu plus de férocité dans le portrait ici brossé mais cet avis n'étant pas de ma part tout à fait impartial je me garderai donc bien de le formuler …

 

Aussi, croyez-moi : allez y, vous ne sauriez le regretter.

 

Simone Alexandre

 

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10:21 Publié dans THEATRE | Lien permanent

06/11/2015

Le chant des oliviers, comédie de Marilyne BAL

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AU SPLENDID

 

48, rue du fbg St-Martin

 

75010 PARIS

 

 

 

(M° Strasbourg St-Denis)

 

loc. 01 42 08 21 93

 

http://www.lesplendid.com/

 

Pl. 20 à 30€

 

A 19h. du mardi au samedi 

 

Mise en scène : Anne BOUVIER

 

avec : Jean-Claude DREYFUS

 

Julia DUCHAUSSOY et Frédéric QUIRING

 

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( photos : Alizée Chiappini )

 

 

L'action se déroule dans la cuisine d'un mas provençal où, à défaut des oliviers comme annoncé dans le titre, les gryllus bimaculatus (entendez les grillons) s'en donnent à coeur joie !

 

Le maître des lieux est encore pour l'heure, Jacques lequel prépare un festin dont il a seul le secret ; il se réjouit par avance en chantonnant. Car Léa a annoncé sa visite à ce vieux solitaire qui lui voue une paternelle affection. Et la voilà qui arrive : retrouvailles, embrassades et flute de champagne pour faire bonne mesure.

 

Seulement, Léa n'est pas venue seule cette fois - un homme jeune est là, dehors qui s'apprête à les rejoindre - avec lequel elle est venue annoncer leur prochain mariage. L'étonnement de Jacques se transformera vite en hostilité quand il apprendra que le futur en question est libanais  " mais chrétien " s'empressera de préciser la jeune femme ! (oui, on est un peu chauvin en certaines parties du pays.)

 

En outre, il est de la partie puisque lui aussi est cuisinier. Or c'était le métier de Jacques du temps où il était encore en activité bien qu'il ait imité le sieur Spinhirny en " bouffant la grenouille " à diverses reprises. Ce qui n'enlevait rien à son talent !

 

L'ambiance va se détériorer un peu plus quand il sera question de cuisine moléculaire et l'apogée conflictuelle aura lieu avec l'annonce de vente du mas en question afin de permettre au couple d'ouvrir un restaurant. Jacques qui vivait dans les lieux depuis l'accident d'avion qui avait privé Léa de ses parents se voit du même coup évincé.

 

La nouvelle évidemment passe mal 

 

Léa jusqu'alors exerçait le métier de psy' et il est permis de se demander si l'exercice préconisé de nombrilisme supposé salvateur, n'a pas eu une influence sur elle … Fahed grâce à sa culture orientale fera preuve de plus d'humanité ...

 

Il s'agit d'une première pièce pour Marilyne Bal qui a eu la chance inespérée de voir son texte porté par l'incontestable talent de Jean-Claude Dreyfus dont l'immense silhouette et le jeu alternant truculence et subtilités font ici merveille.

 

Julia Duchaussoy et Frédéric Quiring ont également le privilège de donner la réplique à un tel partenaire qui bien loin de tirer la couverture à soi, semble veiller rigoureusement à ne pas gêner ses camarades. Ce serait facile pourtant !

 

Le rythme de la pièce est enlevé, fait la part belle à l'émotion sans sensiblerie aucune et rassurez vous tout finira pour le mieux dans le meilleur des mondes. N'importe, on a eu chaud alors que le climat provençal n'y était pour rien.

 

Simone Alexandre

 

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10:52 Publié dans THEATRE | Lien permanent

05/11/2015

bande annonce : Le chant des oliviers de Marilyne Bal

 

 

http://www.lesplendid.com/

07:49 Publié dans THEATRE | Lien permanent