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20/05/2015

Une famille aimante mérite de faire un vrai repas de Julie Aminthe

 

LE LUCERNAIRE

 

53, rue Notre Dame des Champs

 

75006 PARIS

 

 

(M° N.Dame des Champs ou Vavin)

 

 

Loc. 01 42 22 66 87

 

http://www.lucernaire.fr/

 

Pl. 25€ - T.R. 10 à 20€

 

- 26 ans : 10€

 

 

Théâtre Noir

 

19h30 du mardi au samedi

 

A 15h le dimanche

 

 

Du 13 MAI au 28 JUIN 2015

 

 

Mise en scène : Dimitri Klokenbring

 

avec,

Jean Bechetoille : Gabriel, le fils

Olivier Faliez : Victor, le père 

Fanny Santer : Justine, la fille 

Marie-Céline Tuvache : Barbara, la mère.

 

 

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Les auteurs de théâtre sont là pour témoigner de l'époque dans laquelle ils vivent. Julie Aminthe y parvient parfaitement.

Elle nous parle ici d'une famille disons … de classe moyenne, une famille " normale " composée d'un père, d'une mère et de deux enfants, un garçon et une fille pour faire bonne mesure.

 

Barbara la mère est émerveillée par sa petite progéniture à laquelle elle dispense ses déclarations d'amour de façon plus qu'excessive ! On comprendra pourquoi un peu plus tard ...

  

Victor et non Théodore, ne cherche donc pas des allumettes mais est un maniaque du ménage (il n'y a pas de sexe pour ça) et quand il tombe en panne de lingettes nettoyantes - ce qui arrive assez souvent -  envoie Justine, sa fille en acheter afin de briquer l'inox sur lequel il semble faire une fixation active.

 

 

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Gabriel, le fils âgé de 14 ans est comme tous ceux de son âge, scotché à sa console vidéo ce qui lui permet de supporter l'environnement et plus particulièrement les délires paranoïaques de Justine son aînée de deux ans, qui est déjà obsédée par la retraite  ...

 

 

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( photos : © Théâtre de l'Homme ) 

 

La mère sans raison apparente, vient d'annoncer un vrai repas de fête amplement mérité par une famille aimante comme la sienne. A l'énoncé du menu on salive par avance … Ce qui adviendra sera légèrement différent car en réalité le livreur vient de déposer l'un de ces repas-tout-près, lequel a d'évidence été réglé par un chèque en bois.

 

Nous découvrirons peu à peu la situation réelle de cette famille et pour ce faire, je vous laisse y aller. Sachez toutefois que ce thème d'une dramatique réalité est traité avec humour par ces quatre comédiens plus vrais que nature, lesquels vous feront peut-être penser à des gens que vous connaissez hélas, mais du moins eux auront ici le pouvoir de vous distraire. 

 

Un seul reproche ( qui n'en est pas un ) le spectacle finit trop vite et le festin annoncé prend brusquement des allures d'amuse-gueule, ce qui peut il est vrai, vous mettre en appétit pour y retourner.

 

 

Simone Alexandre

 

 

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15:29 Publié dans THEATRE | Lien permanent

Démons de Lars Norén

 

LUCERNAIRE

 

53, Rue Notre Dame des Champs

 

75006 PARIS

 

 

(M° N.Dame des Champs ou Vavin)

 

Tél. 01 45 44 57 34

 

http://www.lucernaire.fr/

 

Pl. 25€ - T.R. 10 & 20€

 

- 26 ans : 10€

 

A 21h. du mardi au samedi

 

 

Du : 13 MAI au 4 JUILLET 2015

 

 

Adaptation : Louis-Charles Sirjacq & Per Nygren

 

Mise en scène : Cyril le Grix

 

avec : Xavier Bazin, Thibaut Corrion, Maud Imbert, Carole Schaal

 

 

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C’est un paradoxe, mais c’est à la salle nommée « Paradis » du Lucernaire que se donne depuis le 13 mai et jusqu’au 4 juillet prochain, du mardi au samedi à 21 h. la pièce de Lars Noren intitulée « Démons ».

 

Disons- le tout net, ce n’est pas un spectacle tendre, et il est même assez violent, dérangeant. 

De quoi s’agit-il ? De retour chez lui après être allé rechercher les cendres de sa mère en vue de l’inhumation en famille de l’urne les contenant, Franck trouve Katarina alanguie, pour être courtois, dans une pièce en désordre. La symbolique de la pièce non rangée saute aux yeux et nous comprenons vite que ce désordre intérieur révèlera son pendant intérieur…

 

 

Ensemble ils décident ex abrupto de convier leurs voisins, couple a priori très classique doté d’enfants et de préoccupations ménagères à prendre un verre, non sans s’être au préalable étripés de belle manière, mais sans grande imagination.

 

 

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L’auteur suédois Lars Noren, né en 1944, connaît bien le théâtre américain des années 1950-1960, puisque tous les thèmes abordés dans ses « Démons »  se retrouvent chez Tennessee Williams que ce soit dans « La chatte sur un toit brûlant » de 1955, ou « Soudain, l’été dernier » de 1959, comme il connait naturellement « Qui a peur de Virginia Woolf » écrit par Edward Albee en 1962.

 

Ce ne sont donc pas les préoccupations de ses personnages qui nous retiennent, nous les connaissons et les avons déjà vues à de nombreuses reprises, mais bien plutôt la performance de ses  jeunes acteurs mis en scène, sans grande invention mais plutôt dans l’air du temps, hurleur et volontiers dénudé, de Cyril Le Grix.

 

Voir le personnage de Tomas interprété par l’efficace Xavier Bazin passer du petit bourgeois fadasse au macho alcoolisé, et macho justement parce que l’alcool l’a contraint à sortir de ses limites, mentales et physiques n’est pas dénué d’intérêt.

De terne et benêt, il devient une sorte de prédateur sans en avoir, au fond réellement ni les moyens ni la consistance.

 

Sa femme, Jenna, interprétée par Maud Imbert, tout en retenue, tout en réserve, ne s’ennuie pas moins que lui dans un conjugo poussif, et profitera, du moins le croit-elle, de la première occasion pour tenter de »voir ailleurs »…

 

Présentée comme troublante, fashonnista de banlieue, Katarina figure le trouble que ressent l’auteur face à la vie, ses épreuves, aux femmes, et son personnage, terriblement complexe et difficile à jouer – sa partition n’est pas la mieux écrite- est tenu par une Carole Schaal tenace, dure, qui le défend bec et ongles avec une énergie surprenante, durant les près de deux heures de la pièce.

 

Franck enfin plutôt falot au fond, plus velléitaire que volontariste, sorte de Norman Bates égaré en Suède sert de catalyseur à toutes ces dérives, à tous les propos sur l’amour, la mort la sexualité…C’est Thibaut Corrion qui donne corps, bien présent, à ce petit homme presque inexistant et très inconsistant, qui néanmoins pose au colosse.

 

 

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 ( photos : Thomas Dewynter )

 

C’est un spectacle bien curieux au fond que celui-là, qui mérite d’être vu, parce que les acteurs y donnent tout ce qu’ils peuvent, y compris toute leur conviction propre à nous aider à entrer dans le texte de Lars Noren. Pour moi, j’en suis resté prudemment sur le seuil.

 

© Frédéric Arnoux

 

 

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10:33 Publié dans THEATRE | Lien permanent

19/05/2015

Mises en capsules, festival de formes théâtrales courtes : 9ème édition -

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CINE XIII THEATRE

 

1, avenue Junot

 

75018 PARIS

 

(M° Abbesses ou Lamarck Caulaincourt)

 

Tél. 01 42 54 15 12

 

http://www.cine13-theatre.com/

 

Pl. 22€ - T.R. 15€

 

De 19h à 22h du lundi au samedi

 

( 5 spectacles d'une demi-heure par soir)

Pass intégral en vente au théâtre : 38€, T.R. 24€

 

 

Du 18 MAI au 6 JUIN 2015

 

 

Depuis hier, 18 mai, et jusqu’au 6 juin, se déroule au Ciné XIII Théâtre, le festival de formes courtes théâtrales nommés « Mises en capsules ».

 

C’est l’occasion pour les amoureux de la scène d’aller découvrir des artistes encore nouveaux, interprétant des textes d’auteurs encore verts (voire très verts pour certains…), mis en scène par d’encore peu connus intervenants.

 

Naturellement, il y a du pire et du meilleur, mais il est encourageant, et rassurant de voir que nombre d’artistes jeunes se lancent dans le spectacle théâtral, avec une contrainte : restituer tout ce qu’un texte comporte en trente minutes.

 

La gageure n’est pas mince et tous ces jeunes gens prennent ici un petit risque qu’il convient de saluer avec bienveillance.

 

Ce festival est bâti sur un schéma de 5 spectacles de 30 minutes chaque soir, du lundi au samedi à partir de 19 heures, et structuré en 3 groupes : lundi-jeudi / mardi-vendredi/ mercredi-samedi.

 

On pourra y retrouver des noms connus, Marius Colucci, Muriel Combeau, qui a co-écrit et interprète « Inséparables », sur le thème de l’amitié, ou Emmanuel Mouret dont le dernier film, « Caprices » est encore à l’affiche.

 

On pourra aussi y découvrir de nouveaux talents qui ne demandent qu’à croître et prospérer.

 

Le format court est assez impardonnable et requiert une rigueur plus stricte encore que le format classique du texte en trois actes auquel nous sommes depuis longtemps accoutumés. Pour autant, ce ne sont pas des sketches façon « seul-e- en scène »où un prétendu amuseur fait de l’étalage de sa sottise une production réputée amusante pour des lourdauds de son acabit venus se pâmer à plus stupide qu’eux, ni des productions de type « café théâtre », dont le moins que l’on puisse dire est qu’ils tiennent le plus souvent du café, voire du bistrot ou de la gargote que du théâtre.

 

Ici rien de cela qui tire le spectacle vivant vers le bas. Dans « Mises en capsules », nous assistons à ce que à quoi nombre d’auteurs s’est livré jadis, le texte court, nommé alors, pièce en un acte, impromptu…,avec de véritables mises en scène, de vraies césures, une véritable scansion, comme dans une partition tenue.

 

Le programme est vaste et il ne saurait être question ici de citer les seize textes qui composent ce festival, mais dans un climat bon enfant,  néanmoins un peu à la limite du « entre-soi » parfois, il est bon de se rassurer sur le futur de la scène française. L’émotion y côtoie le rire, la satire le dispute au drame intime et c’est tout cela qui rend la programmation si intéressante.

 

De cet ensemble sortiront nécessairement un jour les têtes d’affiches de demain, et ce sera une vraie joie que se dire qu’on les a vues naître.

 

« Mise en capsules » est une bonne idée qu’il faut aller soutenir, et cinq pièces par soir ne sont pas un plaisir si fréquent qu’on doive se le refuser.  

 

© Frédéric Arnoux

 

 

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10:06 Publié dans THEATRE | Lien permanent