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28/04/2015

annonce : Entre les Actes de Virginia Woolf

 

 

 

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http://www.vingtiemetheatre.com/

10:25 Publié dans Musique, THEATRE | Lien permanent

24/04/2015

Music-Hall de Jean-Luc Lagarce

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LA MANUFACTURE des ABBESSES

 

7, Rue Véron

 

75018 PARIS

 

 

(M° Abbesses ou Blanche)

 

 

loc. 01 42 33 42 03

 

http://www.manufacturedesabbesses.com/

 

 

mercredi, jeudi, vendredi, samedi à 19h

 

 

jusqu'au : 13 JUIN 2015

 

 

Mise en scène : Véronique Ros de la Grange

 

Jeu : Jacques Michel

 

 

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C'est un texte cruel car d'une terrible lucidité, sorte de constat des illusions perdues, bilan d'une existence.

 

Barbara avait parfois des difficultés avec le piano mis à sa disposition … Ici, il sera question d'un tabouret.

Les tournées présentent souvent des aléas et les carrières encore plus. La théorie du genre étant à la mode, beaucoup de metteurs en scène surfent sur cette vague, qui passera évidemment Mais en attendant, sacrifions à l'air du temps et découvrons ce personnage, juché sur ce quadripode piédestal.

 

La Fille, puisqu'elle est désignée ainsi, n'est plus de première jeunesse et sa silhouette un peu lourde est contenue dans une robe noire agrémentée d'un collier à triple rang de perles, sourire crispé sous une coiffure à accroche-coeurs. Les jambes toutefois sont encore très belles et croisées très haut.

 

" Ne me dis pas que tu m'adores … " 

 

Ce refrain reviendra de façon ponctuelle tout au long du spectacle, à l'instar de ces souvenirs inlassablement évoqués.

( Qui se souvient vit encore un peu en perdurant.)

 

" Ne laisse pas mourir nos rêves, de temps en temps, rappelle-toi " ...

 

Le comédien - oui, car c'est un homme - distille le texte " de façon lente et désinvolte " … C'est du moins son objectif.

 

Quant à être gracieux, son personnage le fut sans doute mais en une autre vie. 

Où sont donc passés ces deux boys si souvent évoqués qui le suivaient alors à quatre pas de distance ? 

 

Evocation des vicissitudes de tournées : plateau trop petit, tabouret absent ou inadéquat jusqu'à ce que La Fille se décide à s'en offrir un, qui l'accompagnera partout. C'est plus prudent. Elle ferait bien de même avec la bande sonore mais là, les magnétos à bandes sont trop chers, il faudra donc apprendre à faire sans.

 

- " Bon ! j’y arriverai " conclut notre baroudeuse qui en a vu d'autres ...Toujours rester lente et désinvolte, c'est le maître-mot, lequel permet de tout supporter y compris les bombardements de projectiles sur scène.

 

Et puis, il y a les pompiers et leurs règles de sécurité. Or comment un tabouret serait il spontanément inflammable ? Auquel cas, la robe le serait aussi ! Seul le public a le pouvoir de s'enflammer, hélas ce n'est pas toujours le cas aussi resterons nous lente et désinvolte ...

 

Comment tout cela va-t-il finir ? … Ne comptez pas sur moi pour vous le dire. Le théâtre se situe à deux pas de l'église des Abbesses et si vous prenez ce chemin sachez que vous avez d'ores-et-déjà ma bénédiction. Amen !

( Non mais, et puis quoi encore ? ) …

 

" Ne me dis pas que tu m'adores … " 

 

Simone Alexandre

 

 

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09:43 Publié dans THEATRE | Lien permanent

23/04/2015

Les bijoux de famille de et par Laurent Spielvogel

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THEATRE LE BRADY

 

39, boulevard de Strasbourg

 

75010 PARIS

 

 

 

( M° Château d'Eau )

 

 

Loc. 01 47 70 08 86

 

 

 

 

( photos : Lucie PAGE )

 

 

http://www.lebrady.fr/

 

Pl. 22 €

 

Du mardi au jeudi à 20h

 

Durée : 1h.10

 

Mise en scène : Jérôme SANCHEZ

 

 

de et par : Laurent SPIELVOGEL

 

 

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Il ne faut pas s’arrêter au titre de ce seul en scène, « Les bijoux de famille », dont le sous-entendu grivois aisément reconnaissable n’est pas digne de ce spectacle. « Les perles de la Couronne » eussent davantage convenu, car c’est une suite vivement menée de portraits d’une famille que le petit Laurent eût voulue royale qu’il nous est donné de voir.

 

Nous naviguons dans la vie de Laurent Spielvogel, au gré de ce qu’il veut bien nous en dire, pour le suivre de l’enfance à l’âge adulte, au travers de ses rêves, mais aussi des réalités d’une vie quotidienne qu’il s’efforce de sublimer, bien entendu, non sans parfois une maladresse qu’on devine voulue, ce qui nous vaut des moments très tendres d’émotion.

 

La famille juive est toujours source de caricatures, ici très réussies, que ce soit celle de la grand’mère omniprésente, du rabbin un peu crasseux et plutôt radoteur, et quelques formules des plus amusantes, non dépourvues de cette cruauté qui fait le charme et l’intelligence de ce comique si spécifique.

 

Mais le spectacle n’est pas un spectacle comique ; c’est durant une heure vivement enlevée une série de portraits charges parfois, néanmoins jamais privés de cette petite touche d’affection à l’égard des personnages qui fait que nous suivons l’interprète pas à pas, sans jamais juger, ni nous lasser.

 

Laurent Spielvogel nous fait partager son amour des gloires anciennes, ce qui nous vaut une imitation d’Edwige Feuillère, qui avait plus d’allure que de talent, des plus réjouissantes ! C’est habile, d’autant que les situations se multiplient, qui mêlent à la satire des chansons, toutes issues du répertoire des « idoles » gaies : Marlène Dietrich, Barbara, Sylvie Vartan…, On n’est pas vainement natif des années 1950 !

 

Ce spectacle, plus fin que son titre l’annonce, très juste dans le ton, très nostalgique, très fort en caractères variés dépeints avec finesse et justesse, est plus grave qu’il y paraît. Il laisse transparaître les désillusions d’un homme de soixante ans, comédien reconnu, mais qui , débutant, a dû passer sous les fourches caudines d’un professeur d’art dramatique peu amène (et on se demande bien ce qui fonde, souvent, ces dictateurs miniature à ajouter l’incorrection à leur suffisance…), à la vie sentimentale peut être décevante, au moins pour ce qu’il nous autorise à en comprendre, ayant vécu, dans une famille rescapée de la guerre sa jeunesse homosexuelle à une époque où l’indifférence était encore un droit revendiqué.

 

 

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Toutes ces raisons, plus le talent de l’interprète, à la carrière magnifique – il est le juste continuateur de ces grands seconds rôles qui firent la gloire du cinéma français (Julien Carette , Pierre Larquey, Jean Tissier, Saturnin Fabre et le plus grand : Jules Berry) ajoutées à cette exposition sans fard de ce qu’il est finalement font que nous ne pouvons que vous inviter à aller applaudir généreusement Laurent Spielvogel, pudiquement mis en scène par Jérôme Sanchez au théâtre Le Brady.

 

 

© Frédéric Arnoux

 

 

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10:30 Publié dans THEATRE | Lien permanent