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05/09/2015

Trois ruptures de Rémi De Vos

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COMEDIE TOUR EIFFEL

 

14, Rue Desaix

 

75015 PARIS

 

 

(M° Dupleix)

 

loc. 01 77 17 85 04

 

Pl. 8 ou 12€

 

A 21h Mercredi, Jeudi.

 

 

A partir du 9 SEPTEMBRE 2015

 

 

Mise en scène : Sylvain Martin

 

 

avec : William Astre & Emilie Pierson

 

 

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( photos : Larry Stokrat ) 

 

 

 

Ces trois pochades réalisées à pleine pâte nous offrent trois tableaux de la vie ordinaire. Nous assistons en direct à la crise qui précède la rupture de ces couples qui se délitent sous nos yeux avant l'issue fatale.

 

L'espace scénique correspond à une scène de crime ou à un ring si vous préférez ? ...

 

Les deux protagonistes vont se livrer à ces exercices d'assouplissement avant chaque joute mais c'est une lutte à mort qui se prépare, celle de l'amour qu'on assassine à moins qu'il ne soit mort déjà et que l'on veuille s'en convaincre.

 

Il n'est pas rare qu'un animal prenne trop de place dans l'histoire éphémère d'un couple. Souvenez vous de Léo Ferré et de Pépée … Là, c'est une chienne nommée Diva ( tout un programme ! ) Reléguée au second plan, la femme ulcérée s'apprête à mettre fin à son martyre or cela ne fait que commencer  … 

 

La cloche sonne, fin du premier round. 

 

Comment ne pas succomber au charme d'un soldat du feu même si l'on ne sait pas encore qu'il en est un ? Il existe parfois de mystérieuses et irrépressibles attractions. Une femme supporte difficilement d'être supplantée, à fortiori par un autre homme !

Le plus souvent, l'épouse n'en saura rien et la vie continuera - lisse en apparence - mais parfois le besoin de livrer un secret trop lourd en s'en déchargeant sur l'autre déclenche la catastrophe.

 

Un couple marié sans enfant n'est pas un couple disent certains or parfois le petit monstre né de cette union prend trop de place et là, les parents se déchirent … 5 ans déjà et ironie du sort, la solution consisterait ( peut-être ? ) à le perdre en forêt.

 

C'est drôle, féroce  et implacable comme la vie. 

 

William Astre et Emilie Pierson se déchirent sous nos yeux pour ( faut-il l'avouer ? ) notre plus grand plaisir. 

On sait pourtant que cela n'arrive pas qu'aux autres mais on se dépêche d'en rire tant que l'on n'est pas directement concerné car la caricature n'est ici que de surface, en dessous, nettement plus en profondeur subsistent les sentiments humains et Rémi De Vos, dissèque d'un scalpel aussi précis que le laser utilisé par nos modernes chirurgiens.

 

Cela commence le 9 Septembre, soyez prêts ! ...

 

 

Simone Alexandre

 

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08:06 Publié dans THEATRE | Lien permanent

01/09/2015

Le Philosophe et la putain de Jacques Rampal

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Théâtre 13 / Seine

 

30, Rue du Chevaleret

 

75013 PARIS

 

 

(M° Bibliothèque F.Mitterrand)

 

loc. 01 45 88 62 22

 

http://www.theatre13.com/

 

Pl. 26€ - T.R. 17€

 

A 20h du mardi au samedi

 

A 16h le dimanche

 

jusqu'au : 4 OCTOBRE 2015

 

Mise en scène : Elsa Royer

 

avec François Chodat (Antisthène) - Pierre-Yves Desmonceaux (Platon) - Anne Jacquemin (Hariola), Alain Leclerc (Diogène) Christian Pélissier (Cratès) - Françoise Pinkwasser (Hipparchia) Yann Sundberg (Alexandre)

 

Comédie philosophique - CREATION -

 

Durée : 1h45 sans entracte.

 

 

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Diogène, fils de banquier fut un temps esclave puis de nouveau rendu à la liberté passa sa vie dehors - non dans un tonneau comme il est très souvent dit - mais dans une jarre ...

 

Effectivement, ce superbe objet figure au premier plan (côté jardin) surmonté d'une sorte de girouette en forme de chien que le philosophe iconoclaste a baptisé Zeus ! Car Diogène ne craint personne : ni la vie, ni la mort, ni les dieux mais redoute farouchement l'Amour qui transforme les sages en fous.

 

Deux visiteurs se présentent : Antistène et Platon.

Diogène admire fort le premier qui ne vivra plus très longtemps et se querelle avec le second dont il ne partage pas l'option philosophique. Car Diogène hurle son indignation face à ce monde où règne l'injustice et du fond de son abri se persuade qu'il vaut mieux être seul que mal accompagné.

Il repoussera Cratès et Hipparchia qui se targuent d'être ses disciples. Lui qui a tout vu, tout compris ne va tout de même pas se laisser récupérer ! 

 

Son amitié va aux chiens et il prétend leur ressembler. Mais le danger rôde auprès de cet homme qui se veut libre, apparaissant sous les traits d'une prostituée : Hariola dont il repousse obstinément les avances ...

 

 

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 ( photos : Dominique Journet )

 

 

Alexandre le Grand intrigué viendra voir le philosophe lequel le reconnaissant lui dira : " Ote-toi de mon soleil ! " On imagine la surprise du Conquérant ...

Les années s'écouleront, Hariola refera son apparition toujours jeune et belle,( forcément puisque c'est Aphrodite spécialement redescendue de l'Olympe pour lui ) et le vieil homme vaincu plus par les ans que par l'amour rendra son dernier soupir entre ses bras.

 

Cette moderne-comédie-antique écrite en alexandrins dont les vers sont parfois chantés nous enchante naturellement.

Ce Diogène qui ressemble à Verlaine (Alain Leclerc) a la force d'expression, la truculence d'un Pierre Brasseur dont je croyais entendre la voix. J'avoue avoir parfois fermé les yeux pour mieux savourer cette illusion.

 

Avec une interprète aussi belle, talentueuse et charmante que l'est Anne Jacquemin (Horiola) on peine à comprendre que le vieux philosophe ait pu lui résister.

Le jeu de Yann Sundberg (Alexandre) est certes un peu léger mais comment pourrait-il en être autrement face à la puissance d'expression de l'homme auquel il donne la réplique ?

 

 

Tous les autres partenaires  : Christian Pelissier (Cratès) et Françoise Pinkwasser : (Hipparchia) jouent parfaitement leur partition avec cependant une très légère réserve en direction de Pierre Yves Desmonceaux (Platon) lequel fait un peu trop entendre la rime à mon oreille exigeante …

 

Le tout étant d'une tenue impeccable, agréable à voir et entendre tout en restant distrayant. Nous n'en attendions pas moins de cet auteur.

 

Simone Alexandre

 

 

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10:43 Publié dans THEATRE | Lien permanent

30/08/2015

Les Voeux du coeur de Bill C. Davis

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Théâtre La Bruyère

 

5, rue La Bruyère

 

75009 PARIS

 

(M° St Georges) 

 

loc. 01 48 74 76 99

 

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Pl. 22 à 38€

 

- de 26ans : 10€

 

A 21h. du mardi au samedi

 

Matinée le samedi à 15h30

 

 

Adaptation : Dominique Hollier

 

Mise en scène : Anne Bourgeois

 

 

avec : Julien Alluguette, Bruno Madinier, Davy Sardou, Julie Debazac

 

 

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Si un mode d'expression est bien destiné à illustrer la société dans laquelle nous vivons, c'est incontestablement le théâtre. Rappelons - s'il est nécessaire - que le mariage fut à l'origine  - et demeure - un contrat que signent deux personnes dans le but essentiel de fonder une famille.

Jusqu'à ces dernières années, le mariage qu'il soit civil ou religieux était uniquement destiné aux hétérosexuels.

Ironie du sort, au moment précis où ces derniers se marient de moins en moins et divorcent de plus en plus, les gays le revendiquent à leur tour. La génération qui fit mai 68 utilisait l'homosexualité comme un droit à la différence alors que le mouvement actuel cherche bien au contraire à se fondre dans la masse en recherchant cette assimilation que les immigrés refusent. Nous ne sommes pas à un paradoxe près ...

" Pour vivre heureux, vivons cachés " est un adage passé de mode et semble vouloir être remplacé par : " vivons en pleine lumière ! " Ce qui, évidemment, en dérange quelques uns …

Après ce long préambule (trop long, diront certains) abordons l'action de la pièce.

 

 

 

Tom et Brian vivent en couple et sont l'un et l'autre profondément croyants. Ce sont même des pratiquants assidus. Preuve qu'il en reste malgré tout quelques uns ...

Un jour, estimant que le curé de leur paroisse témoigne d'une indéniable ouverture d'esprit, ils vont le solliciter afin d'obtenir sa bénédiction officielle. Patatras ! le prêtre réagit en empruntant la ligne droite fixée par l'Eglise. C'était prévisible … Réponse de ce dernier (en clair) -  aimez vous mais ne vous touchez pas. (Voilà une recommandation qui semble avoir fait cruellement défaut aux prêtres pédophiles …)

En fait, la situation est bien plus complexe que cela car Brian a une soeur et c'est même le noeud gordien qui déterminera la suite à venir.

Ce thème dont la banalisation n'efface pas le caractère particulier est évoqué ici par le biais d'un humour omniprésent lequel permet de multiples rebondissements.

La salle s'esclaffe ponctuellement tant il est avéré que le rire est libérateur et apte à dénouer les situations les plus compliquées.

Il convient ici de saluer l'indéniable performance de Bruno Madinier qui incarne avec finesse le personnage du Père Raymond.

Dany Sardou est un Tom aussi complexe que tourmenté tandis que Julien Alluguette (Brian) fait preuve d'une impétuosité qui permettrait de conclure que seuls les contraires s'attirent ... (du moins, moralement)

Ne croyez surtout pas que cette pièce soit misogyne, la présence - ô combien active - de Julie Debazac suffisant à le prouver. Son personnage est même à la base de la décision prise par les deux garçons et après quelques péripéties,c'est à elle que nous devrons le dénouement de l'histoire.

 

 

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( photos LOT ) 

 

Maintenant, que vous soyez croyants ou pas, partisans ou non du " mariage pour tous " allez voir cette pièce qui a le mérite de nous interpeller en une société qui n'a pas fini de se chercher ... A signaler également la beauté incontestable des projections créant l'atmosphère spirituelle des lieux non pas en permanence mais assez souvent.(Vidéaste : Sébastien Sidaner) 

 

Simone Alexandre

 

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07:31 Publié dans THEATRE | Lien permanent