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04/06/2018

François d'Assise d'après Joseph Delteil

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THEATRE DE POCHE

 

MONTPARNASSE

 

75, boulevard du Montparnasse

 

75OO6 PARIS

 

(M° Montparnasse-Bienvenue)

 

LOC. 01 4544 50 21

 

Pl. de 10 à 35€

 

du mardi au samedi à 19h

 

le dimanche à 17h30

 

jusqu'au : 15 JUILLET 2018

 

 

Adaptation : ADEL hAKIM et ROBERT BOUVIER

 

Mise en scène : ADEL HAKIM

 

Interprétation : ROBERT BOUVIER

 

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( photo : Claire BESSE )

 

 

L'espace scénique est nu, quatre spots éclairent la scène à partir des cintres ; on distingue alors de profil, un personnage accroupi, une capuche rabattue sur la tête.


Des voix célestes et féminines retentiront puis François

( Robert Bouvier ) commencera à s'exprimer …

Ce spectacle fut mis en scène par le regretté Adel Hakim et indirectement la prestation de l'acteur est un hommage rendu à celui qui eut la vision de ce qu'il fallait faire mais il est évident que le personnage habite ce comédien depuis de nombreuses années. Or il faut pour interpréter ce rôle une indéniable puissance d'expression ce dont Robert Bouvier n'est certes pas dépourvu !


Ceux qui s'aventurent parfois imprudemment dans les " seul en scène " devraient tous l'aller voir car c'est une belle leçon de théâtre qui nous est donnée là.

Le texte de Joseph Delteil n'est pas anodin et cette constatation en multiplie les dangers car il s'agit ici d'incarner avec force et conviction un personnage que d'aucuns qualifieront d'illuminé. L'entreprise est scabreuse faisant cohabiter truculence et sainteté.

Cet homme jeune, bouillant de vie, va par conviction se dépouiller de tout.


Fils d'un riche drapier, sur un message ( réel ou non, peu importe ) qu'il a entendu et pris au pied de la lettre, il financera aussitôt la restauration d'une chapelle en ruine ce qui lui vaudra un superbe conflit avec son père événement qui marquera son destin.

Sa toute jeunesse fut dissipée et quand nous le verrons tomber amoureux de Claire nous imaginerons tout sauf la scène décrite par lui avec une terrible précision. Nous entendrons presque alors les ciseaux crisser sur la chevelure de la belle qui deviendra plus tard la fondatrice de l'ordre des Clarisses.

Tout comme Anne-Catherine Emmerich qu'il devancera en ce domaine, son corps présentera les stigmates du Christ.

Les spectateurs se répartiront indubitablement en deux camps, croyants et sceptiques percevant le message de façon différente mais la conviction sera unanime en ce qui concerne le talent de celui que nous voyons et entendons lequel mérite vraiment le déplacement et parfois même plusieurs fois de suite. ( à quelques années d'intervalle, il est vrai )

 

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Simone Alexandre

 

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16:42 Publié dans THEATRE | Lien permanent

01/06/2018

UNE ACTRICE de Philippe MINYANA

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THEATRE DE POCHE

 

MONTPARNASSE

 

75, boulevard du Montparnasse

 

75006 PARIS

 

 

 

(M° Montparnasse-Bienvenue)

 

 

LOC. 01 45 44 50 21

 

http://www.theatredepoche-montparnasse.com/

 

du mercredi au samedi à 19h

 

le dimanche à 15h

 

 

jusqu'au : 15 JUILLET 2018

 

 

Mise en scène : Thierry HARCOURT

 

 

avec Judith MAGRE, Thierry HARCOURT

 

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Christophe BARBIER

 

 

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( photo : Pascal VICTOR )

 

 

On dit communément que les acteurs - à fortiori les actrices - appartiennent à leur public. Certes ! quand ils - ou elles - sont sur scène, mais qu'en est-il de leur vie privée ? ...

Notre époque est friande de connaître tout du monde des peoples -  des stars si vous préférez - c'est le miroir aux alouettes qui fait rêver … Alors on cherche à ne rien ignorer au risque d'être indiscrets.

Ici, un journaliste-éditorialiste connu et reconnu grâce à son éternelle écharpe rouge ( mais pas seulement ) Christophe Barbier ( bien sûr ) a décidé un peu aidé en la démarche par Philippe Minyana et Thierry Harcourt qui parfois prend sa place, d'interviewer Judith Magre qui vient juste de nous conter la rencontre survenue entre Anne-Laure et le dos d'André qui subjugua celle-ci au point de l'épouser avec toutes les conséquences qui s'ensuivirent ...

La comédienne est formidable comme d'habitude ( elle ne saurait faire autrement ) et notre Christophe de service vient la féliciter, puis lui parle de son projet d'écrire un livre sur elle. Refus catégorique !

 

Il en faut plus que cela pour décourager cet admirateur zélé qui peu à peu, jouant de la corde sensible va glaner des bribes de confidences afin de tenter de les mettre bout à bout en dépit de l'interdiction qui lui est opposée.

Le public bien évidemment n'en perd pas une miette !

Nous allons découvrir celle qui deviendra l'actrice que nous connaissons ( elle n'a encore que 16 ans ) laquelle s'ennuie tellement dans sa famille qu'elle va tout naturellement faire une fugue, puis être recueillie par cette Anne-Laure dont elle vient de nous narrer l'histoire avec un savoureux humour.

Peu à peu, patiemment, l'auteur en puissance prend des notes au vol ( dans tous les sens du terme ) consignant la rencontre de Judith Magre avec Céline grâce à Marcel Aymé qui en avait été l'instigateur puis celle qui aura lieu avec Sartre et son Castor au café de Flore, bien entendu, avec durant ces années cinquante, le jazz en fond sonore …

 

Giacometti et Max Ernst complèteront le tableau des rencontres exceptionnelles sans oublier Jean Genet ou Picasso car l'époque était riche en personnalités.

Pourtant Judith Magre précisera que seul le présent compte pour elle. Elle déclare avoir détruit lettres et photos ce que nous trouvons dommage bien sûr, n'ayant conservé qu'un poème écrit de la main d'Aragon.

Comme beaucoup d'artistes de spectacle, la dame est insomniaque et affirme prêter plus d'importance aux mots

( autrement dit au texte ) qu'aux personnages, logique puisque ces derniers en sont issus.

Tous ces propos sont délivrés par à coups, presque contre son gré et parfois une herse tombe sans appel quand elle ne veut rien dire. N'importe, une belle complicité finira par s'installer entre questionneur et questionnée lesquels entonneront même de concert une petite chanson avant qu'un pas de danse les réunisse sous nos yeux attendris.




Simone Alexandre

 

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10:25 Publié dans THEATRE | Lien permanent

28/05/2018

DALI de Christophe Gauzeran

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THEATRE DES MATHURINS

 

36, rue des Mathurins

 

 

78008 PARIS

 

(M° Havre-Caumartin)

 

LOC. 01 42 65 90 00

 

http://www.theatredesmathurins.com/

 

du mardi au samedi à 19h

 

le dimanche à 15h

 

 

Texte et mise en scène : Christophe Gauzeran

 

avec : Philippe Kieffer et Christophe Gauzeran

 

 

90 REPRESENTATIONS EXCEPTIONNELLES

 

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Salvador Dali : personnage théâtral par excellence !

Sa vie fut une constante représentation de l'image qu'i voulait fournir de lui-même bien que la démarche soit complètement superfétatoire puisque tout son génie résidait de façon évidente dans son oeuvre. Le pire eut été qu'i doutât de lui ! …

Cet artiste dont la formation fut à la base hyper-classique s'intéressa très tôt aux impressionnistes tout en estimant que leur démarche ne pouvait qu'être imparfaite, le summum de l'Art étant à ses yeux illustré par Raphaël qu'il situait au dessus de tout.

L'époque moderne n'ayant plus aucune commune mesure avec l'épanouissement des arts de la Renaissance, il s'orienta tout naturellement vers le surréalisme que Breton exprima par les mots tandis que Dali allait concrétiser ce mouvement par les actes, grâce à son mode d'expression et les constantes excentricités de son existence.

Par son comportement, il en irrita plus d'un à commencer par les surréalistes eux-mêmes avec lesquels il rompit pour prétendre être le seul et unique dépositaire de ce titre.

Il convient certes de situer l'action dans le contexte de l'époque qui engendra également un Luis Bunuel lequel lui aussi jouait de la provocation libératrice. Les deux hommes furent amis, bien évidemment.

 

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( photos : Dominique Chauvin )



Ce spectacle qui prend ici la forme d'une interview se déroule entre Philippe Kieffer et Christophe Gauzeran et correspond à cette conférence qui eut lieu dans l'enceinte de la Sorbonne en 1955.

Folie calculée allez-vous dire ? … Certes, car derrière les excentricités et autres propos provocateurs voire carrément scatologiques, l'esprit de " ce fou de Dali " apparaît d'une extraordinaire lucidité.

Les admirateurs de cet artiste hors normes devraient trouver avec ce spectacle, de quoi se réjouir d'autant qu'à l'entendre raisonner il est évident que Dali n'était pas aussi fou qu'il s'ingéniait à le paraître …

Voilà un bien intéressant spectacle !




Simone Alexandre

 

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17:00 Publié dans THEATRE | Lien permanent