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22/02/2019

INTERVIEW de Theodor Holman

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MANUFACTURE

des ABBESSES

 

7, rue Véron

 

75018 PARIS

 

 

 

( M° Abbesses ou Blanche )

 

LOC. 01 42 33 42 03

 

Pl. 24€ - T.R. 13€

 

https://www.manufacturedesabbesses.com/

 

 

lundi, mardi, mercredi à 21h

dimanche à 20h

 

jusqu'au : 24 AVRIL 2019

 

 

D'après le film de THEO VAN GOGH

 

Adaptation : TOM MORTON

 

 

Mise en scène : THIERRY HARCOURT

 

 

avec, TIFFANY HOFSTETTER et TOM MORTON

 

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Rencontre explosive entre un journaliste politique, Pierre ( Tom Morton ) tombé en disgrâce -  nous en apprendrons plus tard les raisons - lequel s'est vu chargé de cette interview du genre : people.

Furieux et humilié de se retrouver là, tandis que les Nations Unies délibèrent du fait de la situation internationale particulièrement tendue, alors qu'il ne peut y assister.

Face à lui - après l'avoir fait attendre durant une bonne heure - la belle, fantasque et sulfureuse Katya, ( Tiffany Hofstetter ) vedette d'une série télé, prend la chose avec désinvolture pour ensuite se vexer du fait que son interviewer s'est contenté d'axer l'entretien sur le plan de l'improvisation.

 

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Echange d'amabilités toutes mieux senties les unes que les autres à l'issue desquelles elle décidera de le planter là et prendra brusquement la porte.
Par souci de professionnalisme, il va essayer de la rattraper et alors qu'ils ont l'un et l'autre disparu, le bruit d'un choc nous parviendra.

Nous les retrouvons peu de temps après dans la chambre d'hôtel de la dame, le journaliste - une poche à glace sur la tempe - quelque peu sonné bien sûr, essayant de récupérer ses esprits en multipliant les rasades de whisky.

Bien évidemment, le ton continuera à monter d'autant que cette moderne Circé fait tout pour le déstabiliser. Le duel entre ces deux là n'est pas à fleurets mouchetés, ce serait plutôt un combat de samouraïs, érotisme en plus !

Un petit jeu pervers du genre " je t'accorde ça si tu me dis ça " ne va pas tarder à mettre l'un et l'autre en danger, d'autant qu'ici tous les coups sont permis.

Impossible de vous en dire plus ...

 

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( photos : Philippe HANULA )



Sachez toutefois que ce face-à-face physique au possible est remarquable, sidérant même et que les spectateurs sont scotchés à ce qui se passe de bout en bout, a fortiori ceux qui sont parfaitement bilingues car chaque fois qu'elle répond au téléphone - ce qui arrive assez souvent - Katya s'exprime dans sa langue maternelle.

Sur le plan jeu et depuis Shakespeare, les anglo-saxons nous ont toujours damé le pion car, force est de reconnaître que peu d'acteurs français possèdent cette puissance d'expression qui ne décroche jamais, tout en évitant l'écueil qui consisterait à en faire trop.  Il faut bien entendu rendre hommage à Thierry Harcourt pour la précision de sa mise en scène et la façon dont il a dirigé ses acteurs.
 


Simone ALEXANDRE
www.theatrauteurs.com

 

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15:50 Publié dans THEATRE | Lien permanent

20/02/2019

1300 grammes un voyage au coeur du cerveau humain de Léonore CONFINO

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THEATRE 13 / Seine

 

30, rue du Chevaleret

 

75013 PARIS

 

 

(M° Bibliothèque François Mitterand)

 

LOC. 01 45 88 62 22

 

Pl. 26€ - T.R. 17€

13€ le 13 de chaque mois.

 

http://www.theatre13.com/

 

Du mardi au samedi à 20h

Dimanche à 16h

Relâche le lundi.

 

Mise en scène : Catherine SCHAUB

 

avec,

 

Bruno CADILLON, Bénédicte CHOISNET, Yvon MARTIN, Denis SEBBAH, Tessa VOLKINE

 

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Ni pièce de théâtre calquée sur le schéma habituel dans le sens classique du terme, ni conférence mais les deux à la fois ; le thème semble intéresser un vaste public, la salle pourtant vaste étant pleine à craquer.

Juste quelques retardataires à déplorer car Youri ( Yvon Martin ) attendait sur le plateau que tout le monde ait pris place pour commencer d'où une bonne dizaine de minutes de retard … Là aussi, c'est tout une éducation à refaire ! Mais comme le comédien a de l'expérience, il entamera le dialogue avec le public, transformant l'incident en prologue improvisé.

Or précisément, le conférencier, c'est lui - auteur d'un livre intitulé : " Welcome to your fucking brain "

Que savons nous au juste du cerveau, cet organe essentiel, aux potentialités immenses composé ( en moyenne ) de 85 milliards de neurones et qui contrairement aux piles Wonder ne s'use que si l'on ne s'en sert pas ?

Cette partie de nous-mêmes, la plus complexe de tout notre organisme enregistre, sélectionne décide de se souvenir ou de passer à la trappe ce qui nous dérange et même assez souvent, nous ment.

 

Qui l'eût cru ? ...

Camille ( Bénédicte Choisnet ) vient d'être victime d'un accident cérébral et à peine sortie d'affaire essaie de comprendre, de reconstituer le puzzle de sa vie, cette mosaïque qui tarde à se remettre en place, cherchant désespérément à sortir de ces zones d'ombre …

En cherchant dans sa mémoire, la jeune femme va inconsciemment convoquer sa conscience sous les traits intempestifs de Remugle la bien nommée ( Tessa Volkine ) qui exigera d'être nettoyée par elle. La métaphore est significative !

Nous allons découvrir Farid ( Denis Sebbah ) dont une partie cachée de son passé entrave quelque peu ses décisions à venir ...

Monsieur Grach ( Bruno Cadillon ) l'a invité à animer une classe dans l'établissement où il travaille, lui qui dans sa vie privée se heurte à une porte fermée pour une seule erreur commise il y a bien longtemps ...

 

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( photos : Guillaume GARCIA )



Une surréaliste opération du cerveau va nous permettre de pénétrer visuellement en celui-ci, par le biais d'une ingénieuse projection, tandis que Edouard Demanche assure en direct côté cour, le support musical du spectacle, ô combien contrasté !

Le résultat est surprenant - un peu dérangeant aussi - mais c'est voulu.


On ressort du lieu en se demandant quel fait a bien pu " à l'insu de notre plein gré " être occulté par notre cerveau dont il faut bien reconnaître que nous sommes bien loin de contrôler le fonctionnement.

 Aussi, nous projetant en un plus ou moins proche avenir, n'y a t'il pas tout à craindre de cette intelligence artificielle que certains travaillent à nous imposer alors que nous ne maîtrisons pas parfaitement le processus personnel de l'intérieur ? A méditer …




Simone ALEXANDRE
www.theatrauteurs.com

 

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11:03 Publié dans THEATRE | Lien permanent

18/02/2019

Jean-Louis XIV de Nicolas LUMBRERAS

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Théâtre des BELIERS parisiens

 

14 bis, rue Sainte-Isaure

 

75018 PARIS

 

 

 

(M° Jules Joffrin)

 

LOC. 01 42 62 35 00

 

Pl. de 18 à 36€

- de 26 ans : 10€

 

www.theatredesbeliersparisiens.com

 

du mardi au samedi à 21h

matinée le dimanche à 15h

 

Texte et mise en scène : Nicolas LUMBRERAS

 

avec,

 

Emmanuelle BOUGEROL, Constance CARRELET,

Serge DA SILVA, Benjamin GAUTHIER, Nicolas LUMBRERAS, Benoît MORET.

 

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Qu'opposer au totalitarisme sinon la subversion ?

Même si cette dernière est rétrospective, elle n'en est pas moins savoureuse un peu à la façon de ces kouign-amann - certes un peu lourds - mais qui révolutionnent à coup sûr nos papilles gustatives ! …

Ce n'est donc pas par hasard si le spectacle en fait mention.

Louis-Dieudonné, dit le Grand, dit également le Roi-Soleil sera pour les besoins de la cause, c'est-à-dire, la Montespan, rebaptisé Jean-Louis.


Mais en attendant, nous découvrons Sa Majesté dans son intimité avec la favorite du moment quand l'annonce de l'arrivée de sa royale épouse tombe inopinément pour mettre fin à leurs ébats.

Marie-Thérèse n'est pas commode et bien qu'appartenant à la famille des Habsbourg coule en ses veines du sang espagnol.

A défaut de " rumba dans l'air " il va y avoir de la corrida.

( Signalons au passage que la dame danse parfaitement le flamenco ce qui dans les moments critiques la défoule sans nul doute. )

Afin d'échapper aux foudres de son épouse et rejoindre au plus vite sa tendre Athénaïs Louis s'invente en catastrophe une

" tata Régine " qu'il lui faut aller voir, la dame en question étant à la dernière extrémité.

C'était compter sans l'opiniâtreté de Marie-Thérèse d'Autriche laquelle va sans illusion aucune se lancer sur la trace du couple adultérin.

Sous nos yeux éberlués, le lit nuptial se transformera en carrosse et vogue la galère !

 

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Le point de chute est une auberge pour le moins interlope ( sans jeu de mots ou plutôt … si ! ) où un manant aux allures de petit marquis accueillera tout ce monde.
Ceux qui prétendent que la Bretagne est ennuyeuse comme la pluie devront réviser leur jugement.

Tous ces personnage du grand Siècle, vont et viennent sous nos yeux, jouent à ravir, chantent à l'envi ( la voix d'Emmanuelle Bougerol est une pure merveille ) et quand la comédie musicale prend fin nous ne rêvons plus déjà que d'y revenir car il est des plaisirs dont on ne se lasse jamais.

Vous savez ce qu'il vous reste à faire …




Simone ALEXANDRE
www.theatrauteurs.com

 

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14:55 Publié dans SPECTACLE MUSICAL, THEATRE | Lien permanent

16/02/2019

En ce temps là, l'amour de Gilles SEGAL

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THEATRE ESSAION

 

6, rue Pierre au Lard

 

75004 PARIS

 

 

 

 

(M° Rambuteau

ou Hôtel de Ville)

 

 

LOC. 01 42 78 46 42

 

https://www.essaion-theatre.com/

 

Chaque lundi et mardi à 19h45

 

 

jusqu'au : 2 Avril 2019

 

 

Texte : Gilles SEGAL (Editions LANSMAN)

 

Mise en scène et interprétation,

 

Pierre-Yves DESMONCEAUX

 

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" En ce temps là l'amour était de chasser ses enfants " …



Encore fallait-il avoir eu le temps de s'organiser en ce sens, ce qui ne fut pas toujours possible, hélas car les rafles survenaient brusquement et au moment où l'on ne s'y attendait pas. Du moins au début et puis, il y a toujours chez l'homme quelque soit sa religion, et sans doute à cause d'elle, un sentiment d'espoir qui empêche de voir la réalité des choses. Une telle monstruosité était elle imaginable ?

Les prédateurs avaient sans nul doute, eux aussi, une famille, des enfants ; en ce cas comment supposer qu'ils allaient se comporter de la sorte ? Or en temps de guerre, la compassion n'est pas de mise c'est même pour cela qu'il faut préserver la paix à tout prix. Il est vrai que les pacifistes étaient mal vus à l'époque.

Un homme, un rescapé, se souvient …

 

Il vient de recevoir les photos de son arrière petit fils, venues d'outre Atlantique. Tous n'ont pas eu cette chance bien sûr. Le destin est-il ou non écrit ? Bien malin celui ou celle qui pourrait répondre à semblable question que nous nous posons tous pourtant et que nous nous poserons jusqu'à notre dernier jour.

Pierre-Yves Desmonceaux est seul en scène, debout, face à nous, une valise à la main, car l'homme est en partance peut-être définitive, très digne et cependant non dénué d'humour. Le personnage qu'il interprète fut un jour embarqué dans l'un de ces wagons à bestiaux dont peu devaient revenir ...

 

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( photos : Eric BLAISE )



Le comportement d'un homme et de son enfant âgé de 12 ans retint alors son attention. D'abord incrédule par ce qu'il voyait et entendait, un long cheminement philosophique se fit peu à peu en son esprit. Lui, avait eu la chance de pouvoir écarter les siens, de les mettre à l'abri avant de partager le sort des possibles sacrifiés.

Heureusement, après bien des épreuves dont l'énumération nous sera épargnée certains ont réussi à survivre, à revenir de cet enfer.
Aucun misérabilisme ne figure au texte de Gilles Segal mais bien au contraire, une dignité absolue.

Beaucoup de spectateurs voudront emporter avec eux le texte à l'issue de la prestation de ce comédien exceptionnel mais peut-être le liront ils plus tard, quand l'émotion ne sera plus aussi prégnante car cette histoire est bouleversante.

En ces temps où certains disent et font n'importe quoi, il n'est pas inutile de méditer sur ce thème et l'occasion vous en est ici fournie. Cela se passe désormais à l'Essaïon chaque lundi et mardi à 19h45. Croyez-moi, allez-y !




Simone ALEXANDRE

 www.theatrauteurs.com

 

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18:35 Publié dans THEATRE | Lien permanent