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07/07/2015

24 heures de la vie d'une femme, d'après Stefan Zweig

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THEATRE LA BRUYERE

 

5, rue La Bruyère

 

75009 PARIS

 

 

(M° Saint-Georges)

 

loc. 01 48 74 76 99

 

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Pl. 24 & 28€

 

jusqu'au : 1er AOUT 2015

 

A 20h30 du mardi au samedi

 

Matinée, le samedi à 17h

 

 

Adaptation théâtrale et auteurs des chansons,

Christine Khandjian et Stéphane Ly-Cuong

 

Mise en scène : Stéphane Berthier

 

avec Isabelle Georges, Frederik Steenbrink et Olivier Ruidavet

 

accompagnés par : Yann Ollivo (arrangements, direction musicale et piano) - Naaman Sluchin (violon) et Isabelle Sajot (violoncelle)

 

 

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Ceux qui s'intéressent à l'oeuvre de Stefan Zweig ( ils sont désormais très nombreux ) savent que Richard Strauss lui avait demandé d'écrire le livret de son opéra " La femme silencieuse  - Die schweigsame Frau." Or, seulement 3 représentations eurent lieu à l'opéra de Dresde, car le nom du librettiste figurant bien entendu sur l'affiche, les nazis qualifiant cet opéra " d'oeuvre juive " l'interdirent. 

 

Porter à la scène cette nouvelle " 24 heures de la vie d'une femme " qualifiée par Freud de  " chef-d'oeuvre "  et la présenter sous forme de drame musical, voire d'opéra moderne était en quelque sorte rendre indirectement à César ce qui lui appartenait.

 

- " Il y a des gens " … déclare l'homme qui symbolise " le regard des autres " en une amorce frontale de la narration qui va prendre vie sous nos yeux.

 

- " On n'en revient jamais " (d'une passion) quelqu'en soit la durée. En voici précisément l'illustration.

 

La société a toujours eu tendance à partager la gent féminine en deux catégories, les femmes honnêtes, c.a.d. irréprochables et puis les " gourgandines ", celles qui sont prêtes à suivre le premier homme venu. C'est faire abstraction de ce que l'on désigne sous le terme de " coup de foudre " - On loue les premières même si celles-ci doivent évoquer mentalement un amant jeune et beau afin d'être en mesure de supporter les assauts conjugaux horriblement nommés : " devoirs conjugaux " et l'on conspue les autres sans chercher à les comprendre et sans nuance aucune. 

 

Ici, dialogues parlés et musicaux s'enchaînent, se succèdent, déterminant le rythme et l'ambiance en un décor épuré au possible mais régulièrement en mouvement.

 

Olivier Ruidavet incarne (en redingote) le personnage qui est à la fois celui qui recueille les confidences de cette femme en proie à cet amour aussi inattendu que dévastateur et représente également quelques personnages, tel le croupier du casino de Monte Carlo où la rencontre fatale a eu lieu. Ce sera le même qui accueillera la dame de retour après une nuit de confusion extrême …

 

Tout cela s'est produit en un passé inoubliable or bien loin d'être cette vieille dame dépeinte par Zweig dans sa nouvelle, Isabelle Georges incarne Mrs C. au moment où les faits se sont produits. Sa longue silhouette tout de noir vêtue (la dame est frappée de veuvage) virera au rouge rutilant quand cet amour aussi subit que passionnel se sera emparé d'elle.

La voix est chaude et la chanteuse-comédienne incarne avec fougue son personnage, certes moins réservé que celui décrit par l'auteur !

 

Le jeune homme, (24 ans) cet ange déchu, ce joueur hautement névrotique que Frédérik Steenbrink nous propose, loin d'être une victime apparaît comme celui auquel il est impossible de résister. Mrs C. fascinée par les mains du joueur deviendra la proie qui au final sera rejetée car pour lui, rien ne compte en dehors du jeu.

 

 

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 ( photos : Grégoire Zibell )

 

Trois musiciens accompagnent ces trois personnages,

 

- Yann Ollivo (côté jardin) au piano

- Naaman Sluchin au violon et Isabelle Sajot au violoncelle, (côté cour) sur une composition de SergueÏ Dreznin.

 

La mise en scène de Franck Berthier est tout à la fois sobre, élégante et d'un impact évident. Saluons également les efforts conjugués de Christine Khandjian et de Stéphane Ly-Cuong, auteurs de cette adaptation qui permet de voir sous un jour nouveau les écrits du très neurasthénique Stefan Zweig,  lequel peut-être ne se serait jamais suicidé s'il avait pu deviner que son oeuvre connaîtrait de nos jours un tel succès ? 

 

Bravo à toute l'équipe ! 

 

 

Simone Alexandre

 

 

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07:50 Publié dans SPECTACLE MUSICAL, THEATRE | Lien permanent

06/07/2015

Etienne Bierry nous a quittés ...

 


ETIENNE BIERRY
comédien, metteur en scène, directeur de théâtre, (né à Bordeaux le 13 octobre 1918) est décédé le samedi 4 juillet 2015 chez lui à Thiais dans sa 96e année.

 

Il débute au théâtre en 1934  au sein d’une troupe foraine de la périphérie parisienne ; puis, en 1936, Henri Lesieur, directeur du «Théâtre du Peuple», installé au Sarah Bernhardt, l’engage. Il joue des petits rôles tout en suivant les cours d’art dramatique qui sont donnés dans ce théâtre.

 

Le 1er  janvier 1938, il  entre au 172 R.F.I. en tant que soldat à Selestat (Bas-Rhin). Au cours d’une permission, il se présente au concours d’entrée du Conservatoire National d’Art Dramatique. Reçu, il ne pourra jamais profiter de ces cours car, le 24 juin 1940, il est fait prisonnier. En février 1944, Etienne s’évade avec succès du camp de Mulbherg (4 B au-delà de Dresde)– 1 200 kms sous un train. De retour en France, il fait partie de Libération Nord.

 

Sur les conseils de Maurice Escande (Président des Comédiens combattants), il ne retourne pas au Conservatoire et entre au théâtre de l’Athénée en tant que régisseur général, puis il fera partie du Théâtre de la Nation avant de fonder sa propre compagnie Les Comédiens libres.

 

En 1952, il fonde sa propre société radiophonique « Télé-radio-Pro » puis devient  le réalisateur des plus grandes émissions d’Europe N°1 et de RTL. En 1957, il vend, avec son associé Jacques Antoine, La Vache et le prisonnier (le récit de son évasion). La même année, il rencontre Renée DELMAS directrice de théâtre de Poche. Ensemble, ils co-dirigeront le théâtre de 1958 à 2011.

 

Au Théâtre, il a joué dans presque toutes les salles de Paris où  il a interprété notamment Junon et le PaonL’Etoile devient rouge de O. Casey, Oncle VaniaLes Trois soeurs de Tchékhov, Les Bas-fonds, Les Petits bourgeois, les Enfants du soleil de Gorki, La Dernière bande de Samuel Beckett, Galile Galileo de Brecht,  Les Nonnes et Lady Strass de Eduardo Manet, Tchin Tchin de François Billetdoux, Amédée ou comment s’en débarrasser de Eugène Ionesco, Les Viaducs de Seine-et-Oise de Marguerite Duras, ChezPierrot de Jean-Claude Grumberg, Le Butin de Joe Orton, Le Plus heureux des trois de Eugène Labiche, Visite d’un père à son fils de Jean-Louis Bourdon, L’Argent du beurreLe Chant du crapaud et Les Riches reprennent confiance de Louis-Charles Sirjacq, L’Embrassement des Alpesde Peter Turrini, Coco Perdu de Louis Guilloux, Sur un air de tango de Isabelle de Toledo…

 

Il a été dirigé par Roger Blin (En attendant Godot de S. Beckett, Théâtre de l’Odéon), Sacha Pitoëff, Lucian Pintillé, Georges Wilson, Michel Dubois, Jean-Marie Serreau, Pierre Debauche, Jean-Paul Roussillon, Gérard Vergez, Claude Régy, Georges Werler, par sa fille Marion et par son fils Stéphane…

A 92 ans il jouait encore au théâtre de la Tempête dans Ivanov de Tchékhov une mise en scène de Philippe Adrien !

 

En tant que co-directeur du théâtre de Poche-Montparnasse, il  a révélé de nombreux auteurs contemporains, dont : François Billetdoux, Roland Dubillard, Eduardo Manet, Romain Weingarten, Jean-Louis Bourdon, Gérald Aubert… et a mis en scène, entre autres : Victor Haïm, Robert Pouderou, Jean-Jacques Varoujean, Louis-Charles Sirjacq (L’Argent du beurre, Le Chant du crapaud, Les Riches reprennent confiance), Daniel Besse (Les Directeurs, spectacle qui a obtenu le Molière de la meilleure pièce de création, celui du meilleur auteur francophone ainsi que trois nominations : meilleur metteur en scène, meilleur comédien dans un second rôle, révélation théâtrale masculine). En 2010, il monte sa dernière mise en scène : Au nom du fils d’Alain Cauchy.

 

Au cinéma, il a tourné dans bon nombre de films dont La Peau et les os (J.-P. Sassy et Panigel, Prix Jean Vigo) ; La Vieille dame indigne (René Allio, Prix M. Monroe) ; Horace 62 (A. Versini) ; Ballade pour un voyou (J.-C. Bonardot) ; L’Affaire Nina B. (R. Siodmak)…

Scénariste, Etienne Bierry a également co-signé le scénario des Culottes Rouges d’Alex Joffé qui sera interprété par Bourvil, L. Terzieff et lui-même.

 

Pour la télévision, il a tourné dans de nombreuses dramatiques  avec Stellio Lorenzi, Marcel Bluwal, Pierre Cardinal…

 

Il a reçu en 2010 le Brigadier d’honneur pour l’ensemble de sa carrière.

 

Il avait quatre enfants : Florence Génin, Liliane Bierry, Marion Bierry, Stéphane Bierry.

 

Ses obsèques auront lieu dans l’intimité familiale à Thiais et une cérémonie à sa mémoire se tiendra en octobre à l’Eglise Saint-Roch à Paris.

 

 

Tous nos regrets et nos condoléances à ses enfants ...

 

 

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13:59 Publié dans THEATRE | Lien permanent

01/07/2015

C'est l'été, presque vacances ...

 

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Pour JUIN : 5831 visites (seulement)

 

et à partir de juillet, les stat ' fournies par l'hébergeur seront annuelles.

 

Comme je n'ai pas une confiance absolue vis à vis des compteurs externes ( aussi fantaisistes que les horoscopes ) nous ferons sans. 

 

08:38 Publié dans THEATRE | Lien permanent