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06/06/2016

Mère Teresa Ombre et Lumière de Joëlle Fossier

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Artistic Théâtre

 

45 bis, rue Richard Lenoir

 

75011 PARIS

 

 

 

(M° Voltaire)

 

Loc. 01 43 56 38 32

 

Pl. 30€ - T.R. 15 & 20€

 

- de 26 ans : 10€

 

http://www.artistic-athevains.com/

 

A 19h du mardi au vendredi

 

A 20h30 le samedi

 

A 15h le dimanche

 

jusqu'au : 2 JUILLET 2016

 

Mise en scène : Pascal VITIELLO

 

avec Catherine SALVIAT

 

Sociétaire Honoraire de la Comédie Française

 

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Ce texte constitue le second volet d'un triptyque intitulé,

" Femmes d'exception - Mes seules en scène " - 

 

Cette fois, Joëlle Fossier témoigne de son admiration pour Mère Teresa, personnage qui ne peut laisser indifférent que l'on soit croyant, simple agnostique ou résolument athée.

A cela une explication fort simple : le personnage dépasse le clivage de la religion. Sans doute aurait-elle pu agir de même sorte en étant simple laïque, si les moyens lui en avaient été donnés.

Née en 1910 en pays ottoman ( actuelle Macédoine ) Agnès puisque c'était son prénom originel, fut élevée dans le catholicisme. Quand on perd brusquement un être cher, ( son père est mort alors qu'elle était très jeune ) deux réactions sont alors possibles, certains maudissent Dieu ( parfois le renient ) ou bien s'en rapprochent. Celle qui allait devenir Mère Teresa choisira sans hésiter l'engagement religieux. Partir en s'oubliant soi-même pour mieux se consacrer aux autres …

Tout d'abord religieuse à Dublin dans l'ordre des soeurs de Notre Dame de Lorette où elle restera 20 ans, elle décidera de partir à Calcutta ce qui ne fut pas accepté d'emblée par sa hiérarchie mais son opiniâtre détermination l'emportera.

Elle fondera sur place sa propre congrégation " Les Missionnaires de la Charité " choisissant pour elle même et toutes celles qui vont la rejoindre, ce sari blanc bordé de bleu

( désormais célèbre ) " aux couleurs de la Vierge " ...

L'espace scénique est dépouillé au possible, de simples tentures blanches et grises occupent le fond de scène et serviront accessoirement d'écran aux projections. Sur le plateau, une chaise, un banc et cette statue d'étoffe, côté jardin, symbolisant tout à la fois une Vierge à l'Enfant et le personnage dont il est question.

 

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( photos : Marion Duhamel )



Avec justesse et simplicité, Catherine Salviat nous narre les péripéties de ce Destin exceptionnel supposé être ici, le sien. Pourtant faire revivre le détail d'un tel engagement en l'espace d'une petite heure tenait de la gageure pure et simple !

Le spectateur simple laïque ne verra sans doute que la prestation d'une comédienne avérée, les autres accèderont à une autre perception en fonction du degré mystique qui est le leur ... La particularité de ce monologue est qu'il se transforme tacitement en dialogue intime entre celle qui dit et celui ou celle qui perçoit.

Ce n'est peut-être pas le meilleur texte que Joëlle Fossier ait écrit bien que la démarche ne puisse résolument s'inscrire en une quelconque hiérarchie. L'expérience mérite cependant et grâce à son interprète, d'être vécue.



Simone Alexandre

 

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10:05 Publié dans THEATRE | Lien permanent

30/05/2016

Le bateau pour Lipaia d'Alexeï Arbuzov

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Vingtième THEATRE

 

7, rue des Plâtrières

 

75020 PARIS

 

 

(M° Ménilmontant)

 

 

loc. 01 43 66 01 13

 

 

 

http://www.vingtiemetheatre.com/

 

Pl. 25€ - Séniors : 20€

 

Etudiants : 13€

 

A 19h30, jeudi, vendredi, samedi

 

A 15h. le dimanche

 

 

jusqu'au : 3 JUILLET 2016

 

Mise en scène : Jean-Pierre Hané

 

avec Geneviève Casile

Sociétaire honoraire de la Comédie-Française

 

et Jean François Guilliet

 

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Rapide hommage au " théâtre d'hier " par la présence de ce rideau rouge qui ne s'ouvrira qu'au dernier moment, après que le brigadier ait rempli son office. ( entendez les trois coups )

L'action qui va se dérouler sous nos yeux se situe en cet établissement médical dirigé par Rodion Nicolaievitch.

( Jean-François Guilliet ) Parmi ses patients, il en existe une, particulièrement remuante, en la personne de Lidia Vassilievna, ( Geneviève Casile ) laquelle a réussi en peu de temps à dresser tous les occupants du lieu contre elle, tant son comportement bat en brèche la règle de tranquillité exigée car indispensable aux traitements.

 

De toute évidence, la comédienne prend un grand plaisir à jouer ce personnage au caractère bien plus qu'affirmé !

Le médecin lui avait fixé rendez-vous à 10 heures du matin ... ( en vain ) et elle le rencontre presque par hasard, en début d'après-midi. Pourtant la dame est matinale puisqu'elle réveille tout le sanatorium en chantant ce, avant le lever du jour, après avoir déclamé des poèmes en plein milieu de nuit.

Au questionnaire que Rodion lui demande de remplir, elle ne répondra que par une flagrante mauvaise humeur.

Questionne t-on une femme sur son âge ? … En guise de représailles, elle déplorera le négligé vestimentaire de son interlocuteur.

 

Quant à elle, impossible de la confondre avec une quelconque babouchka puisque Lidia cultive l'élégance vestimentaire et changera du reste de parure à chaque rencontre.

 

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Si l'utilisation du terme " camarade " n'était employée, nous aurions quelque peine à réaliser que cette histoire se déroule en Union soviétique tant l'un et l'autre ressemblent à de parfaits bourgeois occidentaux.

Après ce rendez-vous aussi différé que houleux, d'autres suivront et dès la seconde rencontre, notre impénitente séductrice déclarera à celui qui n'est encore que son médecin, qu'elle a pensé à lui tout le temps ! ( gêne mal dissimulée du monsieur )  

Au fur et à mesure de ces implicites rendez-vous, nous allons assister à un changement significatif dans le comportement de la dame, laquelle s'est visiblement mis en tête d'apprivoiser le sympathique vieil ours …

Peu à peu des confidences s'échangeront, tout d'abord contradictoires puis de plus en plus sincères et si chacun continue à se protéger ( lui, surtout ) nous assisterons à une progressive mais réelle évolution des sentiments.

Lequel des deux prononça cette phrase empreinte d'une ironique philosophie ?

" C'est ennuyeux de vieillir mais c'est la seule chance de vivre longtemps. "

Les deux personnages partiront donc à la conquête l'un de l'autre et réciproquement. Concernant le public ce dernier fut sous le charme dès la première réplique !

Le décor modulable, épuré à l'extrême bénéficie des soins d'un, puis de deux personnages muets mais élégamment efficaces avec en fond sonore la musique originale d'Eric Slabiak.

Précisons que cette sobre et intelligente mise en scène est réalisée par Jean-Pierre Hané.

Pour nous spectateurs dont les gouvernants ne sollicitent jamais l'avis avant de prendre des mesures drastiques ( en notre nom qui plus est ! ) entendre , savourer le jeu de ces deux grands professionnels nous incite un peu plus à nous indigner au sujet de la décision prise de livrer ce lieu à l'amateurisme. Quel crime ! lourd de conséquences  ...

Aussi vous inciterai-je à profiter au maximum de ces représentations prévues jusqu'au 3 juillet prochain.

Ensuite la pièce d'Alexei Arbuzov se produira dans le cadre du Festival Off d'Avignon ( à 12h25 au Théâtre du Petit Chien ) mais comme nous n'y allons pas tous, ne perdez pas de temps et prenez vite le chemin qui mène au Vingtième Théâtre, ce lieu que nous aimons tant et qui risque à la rentrée, de cruellement faire défaut aux habitants du 20ème arrondissement.


Simone Alexandre

 

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11:14 Publié dans THEATRE | Lien permanent

25/05/2016

Un songe d'une nuit d'été Shakespeare / Purcell

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THEATRE 14

 

20, av. Marc Sangnier

 

75014 PARIS

 

 

 

(M° Porte de Vanves)

 

loc. 01 45 45 49 77

 

http://theatre14.fr/

 

Pl. 25€ - T.R. 18€

- 26 ans, chômeurs : 11€

 

A 20h30 : mardi, vendredi, samedi,

 

A 19h : mercredi & jeudi

 

Matinée le samedi à 16h

 

Relâche le dimanche

 

Représentation supplémentaire lundi 27 juin à 20h30

 

jusqu'au : 1er Juillet 2016

 

Adaptation : Wajdi Lahami

Mise en scène : Antoine Herbez

Direction musicale : Didier Benetti

 

Oriane Moretti (Titania) - Maxime de Toledo (Oberon) - Francisco Gill (Puck) - Ariane Brousse (Helena) - Laétitia Ayrès (Hermia et Fleur de poix) - Jules Dousset (Demetrius) - Ivan Herbez (Lysandre) - Victorien Disse (Papillon - théorbe et guitare baroque) - Alice Picaud (Toile d'araignée - violoncelle) Marie Salvat (Graine de moutarde - violon)

 

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Jadis, les filles réputées " bien nées " ne choisissaient pas leur époux. Des raisons financières ou politiques ( souvent les deux ) amenaient les parents à choisir pour elles.

Hermia ( Laétitia Ayrès ) est réfractaire à ce Demetrius 

( Jules Dousset ) qui lui est imposé car elle aime Lysandre.

( Ivan Herbez )

 Les deux tourtereaux vont alors décider de s'enfuir pour se réfugier dans la forêt. Demetrius va les poursuivre, lui même poursuivi par les assiduités d'Hélena. ( Ariane Brousse )

Nos " jeunes damoiseaux " ignorent encore ce qui les attend.

Car la forêt constitue le royaume des elfes et des fées dont Titania ( Orianne Moretti )  et Obéron ( Maxime de Toledo ) sont les souverains. Or les querelles d'amoureux n'épargnent personne et Obéron va charger " le fou du roi " en la personne de Puck, ( Francisco Gil ) d'une bien étrange mission mais l'homme est maladroit  ! ...

Wajdi Lahami a simplifié à l'extrême cette oeuvre de jeunesse du grand Will en passant bon nombre de personnages à la trappe, faut-il s'en plaindre ?
Cela permet aux petits comme aux grands d'accéder directement à la quintessence de la pièce qui à l'origine était assez compliquée.

Le décor aux ingénieuses découpes est sobre et bien qu'un peu austère finira par nous charmer ; les costumes jouent des contrastes, d'abord sombres pour devenir ensoleillés comme une belle journée d'automne.

 

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( photos : LOT )



La mise en scène d'Antoine Herbez est active au possible et enfin, nous bénéficions de la somptueuse musique et des chants issus de " The Fairy Queen " de ce grand maître du baroque

( Henry Purcell ) ce qui pour les oreilles, constitue un réel enchantement.

Les voix sont belles - tout particulièrement celle de Maxime de Toledo dont on ne tarde pas à attendre avec impatience les répliques chantées ou simplement dites tant l'ampleur et la profondeur de sa voix nous subjuguent.

Cette pièce devrait ravir petits et grands aussi n'hésitez pas à prendre le chemin qui mène au Théâtre 14 car toute fin de saison ressemble souvent au Royaume des Cieux  - " beaucoup d'appelés et peu d'élus " - Ici, aucun risque puisque la curiosité du départ se transforme en satisfaction à la sortie.



Simone Alexandre

 

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10:48 Publié dans Musique, THEATRE | Lien permanent

19/05/2016

Annonce : Dorothy Parker ou excusez-moi pour la poussière de Jean-Luc Seigle

 

 

http://www.lucernaire.fr/

08:55 Publié dans THEATRE | Lien permanent