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19/07/2015

Marie-Antoinette, la dernière heure de Bunny Godillot

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THEATRE LES DECHARGEURS

 

3, Rue des Déchargeurs

 

75001 PARIS

 

 

( M° Châtelet)

 

loc. 01 42 36 00 50

 

http://www.lesdechargeurs.fr/

 

A 19h30 les mercredi et vendredi

 

jusqu'au : 4 SEPTEMBRE 2015

 

Relâche les 12 & 14 Août

 

Durée : 1h15

 

Un spectacle de et avec : Bunny Godillot

 

d'après la correspondance de Marie-Antoinette

 

Mise en scène : Catherine Chevallier

 

Musique : Dominique Probst

 

 

 

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Rendre justice à Marie-Antoinette en nous la présentant emprisonnée avant que le couperet fatidique tombe constitue une louable initiative. Peu de républicains ( ou qui se targuent de l'être ) se penchent sur ce que fut la vie de cette femme qu'un destin malheureux avait placée sur le trône de France.

 

Certes, le personnage fut futile - un temps - mais mariée à un époux qui ne brillait ni par sa force de caractère ni par la fantaisie, cette fille d'impératrice coupée de ses racines autrichiennes chercha à s'étourdir … Peut-on l'en blâmer quand on voit à quel point nos dirigeants restent en dehors des réalités ?

 

Bunny Godillot a donc écrit ce monologue à partir de la correspondance de Marie-Antoinette. 

J'eusse préféré qu'elle ne glissât pas dans le texte un anachronique " youpee, tralali " ( ? !! ... ) la situation se prêtant peu à ce genre de facétie.

 

Faire circuler en direction du public une corbeille remplie de petits pains évoquant bien sûr, les fameuses brioches ( phrase qu'elle n'a peut-être jamais prononcée ) m'a semblé constituer un racolage parfaitement superfétatoire vu les conditions imposées à la prisonnière aussi oublierons nous ce clin d'oeil quelque peu maladroit. 

 

Il n'est pas facile de traiter d'une époque lorsque l'on appartient à une autre qui forcément sait tout ce qui s'est produit, conséquences incluses.

 

Avant d'être victime de la férocité des révolutionnaires ivres de sang, Marie-Antoinette se souvient de ce que fut sa vie à partir du moment où elle mit le pied sur le territoire français.

 

Des quatre enfants qu'elle eut de ce malheureux mariage, (deux garçons et deux filles ) une seule survivra : Marie-Thérèse-Charlotte de France, duchesse d'Angoulème, dite Madame Royale. On s'apitoie plus communément sur le sort du malheureux Dauphin " l'enfant du Temple " et une légende se créera qui donnera lieu à l'affaire Naundorff mais nous n'en sommes pas là.

 

Pour l'heure, Marie-Antoinette s'apprête à remettre son âme à Dieu puisqu'il n'y a rien d'autre à faire ou espérer et en bonne chrétienne pardonne à ses bourreaux.

 

Nous connaissons tous - hélas - la triste fin de cette femme un temps adulée puis rejetée, conspuée par tous ou presque et quand le bruit fatal se déclenchera, le public ne sera certes pas surpris mais encore eut-il fallu que le personnage ne soit plus présent dans sa cellule à ce moment là ! Il n'y avait pourtant qu'une porte à franchir … 

 

Nonobstant ces quelques détails, le temps passé sur place est enrichissant et comme le spectacle a lieu en cave, le refuge est idéal en période de canicule. J'ajouterai que le support musical est optimal. Vous savez donc comment occuper vos soirées du mercredi ou vendredi ( au choix ) ce, jusqu'au 4 septembre à 19h.30

 

Simone Alexandre

 

 

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19:15 Publié dans THEATRE | Lien permanent

13/07/2015

Cyrano de Bergerac d'Edmond Rostand

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VINGTIEME THEATRE

 

7, rue des Plâtrières

 

75020 PARIS

 

 

( M° Ménilmontant )

 

 

loc. 01 48 65 97 90

 

 

http://www.vingtiemetheatre.com/

 

 

Pl. 25€ - TR 20€ - Etud. 13€

 

Jeudi, vendredi, samedi à 19h

 

Dimanche à 15h

 

 

jusqu'au : 26 Juillet 2015

 

 

Mise en scène : Alexis Néret

 

Collaboration artistique : Christian Bujeau

 

Musique originale : Louis de Aguiar

 

 

avec William Albors, Matthieu Berthod, Louis Bujeau,

Sophie Guglielminetti, Arthur Lang, Elsa Morizot, Alexis Néret,

Emma Santini -

 

En alternance : Amélie Robert, Harold Simon, Louis de Villers.

 

 

 

Rideau rouge et brigadier ( histoire de rappeler le bon vieux temps ) mais hélas, nous n'avons plus les moyens de produire ce théâtre dans sa forme originelle, lequel mettait beaucoup de personnages en scène; il faudra donc se contenter de huit acteurs et parfois de femmes pour jouer quelques rôles masculins, ce qui est toujours un peu scabreux. 

 

C'est ainsi que lorsque Cyrano interpelle Montfleury, le qualifiant de " gros homme  " le décalage laisse pantois mais comme disent les militaires,

 

- " A la guerre, comme à la guerre ! " 

 

D'autres consolations nous attendent et pour commencer, ce décor conçu par le metteur en scène, Alexis Néret lequel joue le rôle de Cyrano avec un nez disons … bien pensé, c'est à dire apte à justifier son encombrante présence sans pour autant le rendre ridicule.

 

Car ce fougueux gascon est également un raisonneur et un rêveur par nature que l'astre de la nuit obsède. Tout comme sa cousine du reste, la belle Roxane qui malheureusement juge les autres à leur apparence ce qui pour lui ne peut que constituer un lourd handicap.

 

Au théâtre, il n'y a pas de hasard car le choix du thème se situe dans l'air du temps, or trois Cyrano occupèrent récemment l'affiche en même temps dont un " Cyrano, le retour " ( que je n'ai pas vu ) mais qui suffit à prouver ce qui précède.

 

Certes, il y aura toujours quelques esprits chagrins pour affirmer que ce théâtre est passé de mode, personnellement, je ne le crois pas car si les comédiens sont convaincus, le message passe et le spectateur le plus inculte situera l'action sans effort dans son contexte initial.

 

De même qu'il existe toujours des amoureux de films  dits " de cape et d'épée, " ce théâtre épique conserve son public.

Parfois un comédien fera preuve de quelque inexpérience et je me garderai bien de préciser lequel car il m'a semblé avoir ici affaire à une troupe ce qui constitue tout à la fois une force et une faiblesse. Prenons donc l'entreprise en bloc et laissons nous porter.

 

Dire que le texte est beau est un euphémisme et ce qui nous est montré agréable à voir même si çà et là, existent quelques faiblesses, oublions les pour saluer l'engagement de tous ces comédiens qui se donnent sans réserve et méritent toute notre bienveillante attention.

 

 

Simone Alexandre

 

 

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08:31 Publié dans THEATRE | Lien permanent

11/07/2015

Annonce : Cyrano au Vingtième Théâtre (m. en sc. Alexis Néret)

 

 

http://www.vingtiemetheatre.com/

10:07 Publié dans THEATRE | Lien permanent