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30/05/2016

Le bateau pour Lipaia d'Alexeï Arbuzov

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Vingtième THEATRE

 

7, rue des Plâtrières

 

75020 PARIS

 

 

(M° Ménilmontant)

 

 

loc. 01 43 66 01 13

 

 

 

http://www.vingtiemetheatre.com/

 

Pl. 25€ - Séniors : 20€

 

Etudiants : 13€

 

A 19h30, jeudi, vendredi, samedi

 

A 15h. le dimanche

 

 

jusqu'au : 3 JUILLET 2016

 

Mise en scène : Jean-Pierre Hané

 

avec Geneviève Casile

Sociétaire honoraire de la Comédie-Française

 

et Jean François Guilliet

 

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Rapide hommage au " théâtre d'hier " par la présence de ce rideau rouge qui ne s'ouvrira qu'au dernier moment, après que le brigadier ait rempli son office. ( entendez les trois coups )

L'action qui va se dérouler sous nos yeux se situe en cet établissement médical dirigé par Rodion Nicolaievitch.

( Jean-François Guilliet ) Parmi ses patients, il en existe une, particulièrement remuante, en la personne de Lidia Vassilievna, ( Geneviève Casile ) laquelle a réussi en peu de temps à dresser tous les occupants du lieu contre elle, tant son comportement bat en brèche la règle de tranquillité exigée car indispensable aux traitements.

 

De toute évidence, la comédienne prend un grand plaisir à jouer ce personnage au caractère bien plus qu'affirmé !

Le médecin lui avait fixé rendez-vous à 10 heures du matin ... ( en vain ) et elle le rencontre presque par hasard, en début d'après-midi. Pourtant la dame est matinale puisqu'elle réveille tout le sanatorium en chantant ce, avant le lever du jour, après avoir déclamé des poèmes en plein milieu de nuit.

Au questionnaire que Rodion lui demande de remplir, elle ne répondra que par une flagrante mauvaise humeur.

Questionne t-on une femme sur son âge ? … En guise de représailles, elle déplorera le négligé vestimentaire de son interlocuteur.

 

Quant à elle, impossible de la confondre avec une quelconque babouchka puisque Lidia cultive l'élégance vestimentaire et changera du reste de parure à chaque rencontre.

 

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Si l'utilisation du terme " camarade " n'était employée, nous aurions quelque peine à réaliser que cette histoire se déroule en Union soviétique tant l'un et l'autre ressemblent à de parfaits bourgeois occidentaux.

Après ce rendez-vous aussi différé que houleux, d'autres suivront et dès la seconde rencontre, notre impénitente séductrice déclarera à celui qui n'est encore que son médecin, qu'elle a pensé à lui tout le temps ! ( gêne mal dissimulée du monsieur )  

Au fur et à mesure de ces implicites rendez-vous, nous allons assister à un changement significatif dans le comportement de la dame, laquelle s'est visiblement mis en tête d'apprivoiser le sympathique vieil ours …

Peu à peu des confidences s'échangeront, tout d'abord contradictoires puis de plus en plus sincères et si chacun continue à se protéger ( lui, surtout ) nous assisterons à une progressive mais réelle évolution des sentiments.

Lequel des deux prononça cette phrase empreinte d'une ironique philosophie ?

" C'est ennuyeux de vieillir mais c'est la seule chance de vivre longtemps. "

Les deux personnages partiront donc à la conquête l'un de l'autre et réciproquement. Concernant le public ce dernier fut sous le charme dès la première réplique !

Le décor modulable, épuré à l'extrême bénéficie des soins d'un, puis de deux personnages muets mais élégamment efficaces avec en fond sonore la musique originale d'Eric Slabiak.

Précisons que cette sobre et intelligente mise en scène est réalisée par Jean-Pierre Hané.

Pour nous spectateurs dont les gouvernants ne sollicitent jamais l'avis avant de prendre des mesures drastiques ( en notre nom qui plus est ! ) entendre , savourer le jeu de ces deux grands professionnels nous incite un peu plus à nous indigner au sujet de la décision prise de livrer ce lieu à l'amateurisme. Quel crime ! lourd de conséquences  ...

Aussi vous inciterai-je à profiter au maximum de ces représentations prévues jusqu'au 3 juillet prochain.

Ensuite la pièce d'Alexei Arbuzov se produira dans le cadre du Festival Off d'Avignon ( à 12h25 au Théâtre du Petit Chien ) mais comme nous n'y allons pas tous, ne perdez pas de temps et prenez vite le chemin qui mène au Vingtième Théâtre, ce lieu que nous aimons tant et qui risque à la rentrée, de cruellement faire défaut aux habitants du 20ème arrondissement.


Simone Alexandre

 

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11:14 Publié dans THEATRE | Lien permanent

25/05/2016

Un songe d'une nuit d'été Shakespeare / Purcell

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THEATRE 14

 

20, av. Marc Sangnier

 

75014 PARIS

 

 

 

(M° Porte de Vanves)

 

loc. 01 45 45 49 77

 

http://theatre14.fr/

 

Pl. 25€ - T.R. 18€

- 26 ans, chômeurs : 11€

 

A 20h30 : mardi, vendredi, samedi,

 

A 19h : mercredi & jeudi

 

Matinée le samedi à 16h

 

Relâche le dimanche

 

Représentation supplémentaire lundi 27 juin à 20h30

 

jusqu'au : 1er Juillet 2016

 

Adaptation : Wajdi Lahami

Mise en scène : Antoine Herbez

Direction musicale : Didier Benetti

 

Oriane Moretti (Titania) - Maxime de Toledo (Oberon) - Francisco Gill (Puck) - Ariane Brousse (Helena) - Laétitia Ayrès (Hermia et Fleur de poix) - Jules Dousset (Demetrius) - Ivan Herbez (Lysandre) - Victorien Disse (Papillon - théorbe et guitare baroque) - Alice Picaud (Toile d'araignée - violoncelle) Marie Salvat (Graine de moutarde - violon)

 

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Jadis, les filles réputées " bien nées " ne choisissaient pas leur époux. Des raisons financières ou politiques ( souvent les deux ) amenaient les parents à choisir pour elles.

Hermia ( Laétitia Ayrès ) est réfractaire à ce Demetrius 

( Jules Dousset ) qui lui est imposé car elle aime Lysandre.

( Ivan Herbez )

 Les deux tourtereaux vont alors décider de s'enfuir pour se réfugier dans la forêt. Demetrius va les poursuivre, lui même poursuivi par les assiduités d'Hélena. ( Ariane Brousse )

Nos " jeunes damoiseaux " ignorent encore ce qui les attend.

Car la forêt constitue le royaume des elfes et des fées dont Titania ( Orianne Moretti )  et Obéron ( Maxime de Toledo ) sont les souverains. Or les querelles d'amoureux n'épargnent personne et Obéron va charger " le fou du roi " en la personne de Puck, ( Francisco Gil ) d'une bien étrange mission mais l'homme est maladroit  ! ...

Wajdi Lahami a simplifié à l'extrême cette oeuvre de jeunesse du grand Will en passant bon nombre de personnages à la trappe, faut-il s'en plaindre ?
Cela permet aux petits comme aux grands d'accéder directement à la quintessence de la pièce qui à l'origine était assez compliquée.

Le décor aux ingénieuses découpes est sobre et bien qu'un peu austère finira par nous charmer ; les costumes jouent des contrastes, d'abord sombres pour devenir ensoleillés comme une belle journée d'automne.

 

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( photos : LOT )



La mise en scène d'Antoine Herbez est active au possible et enfin, nous bénéficions de la somptueuse musique et des chants issus de " The Fairy Queen " de ce grand maître du baroque

( Henry Purcell ) ce qui pour les oreilles, constitue un réel enchantement.

Les voix sont belles - tout particulièrement celle de Maxime de Toledo dont on ne tarde pas à attendre avec impatience les répliques chantées ou simplement dites tant l'ampleur et la profondeur de sa voix nous subjuguent.

Cette pièce devrait ravir petits et grands aussi n'hésitez pas à prendre le chemin qui mène au Théâtre 14 car toute fin de saison ressemble souvent au Royaume des Cieux  - " beaucoup d'appelés et peu d'élus " - Ici, aucun risque puisque la curiosité du départ se transforme en satisfaction à la sortie.



Simone Alexandre

 

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10:48 Publié dans Musique, THEATRE | Lien permanent

19/05/2016

Annonce : Dorothy Parker ou excusez-moi pour la poussière de Jean-Luc Seigle

 

 

http://www.lucernaire.fr/

08:55 Publié dans THEATRE | Lien permanent

18/05/2016

Anna Karénine (les bals où l'on s'amuse n'existent plus pour moi) d'après Léon Tolstoï

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CARTOUCHERIE -

 

THEATRE DE LA TEMPETE

 

Route du Champ de Manoeuvre

 

75012 PARIS

 

 

 

(M° Château de Vincennes

puis navette gratuite)

 

Loc. 01 43 28 36 36

 

http://www.la-tempete.fr/

 

Pl. 20€ - T.R. 12 & 15€

 

chaque mercredi : 12€

 

jusqu'au : 12 JUIN 2016

 

Adaptation et mise en scène : Gaëtan Vassart

 

avec : Golshifteh Farahani, Emeline Bayart, Xavier Boiffier, Sabrina Kouroughli, Xavier Legrand, Manon Rousselle, Igor Skreblin, Stanislas Stanic & Alexandre Steiger

 

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( photos : Antonia Bozzi-La Tempête )

 

 


La scénographie conçue par Mathieu Lorry-Dupuy allie tout à la fois élégance et sobriété. Rideau argent aux reflets bleutés en fond de scène, lequel servira de support éphémère à une projection puis en cours de spectacle passera de la couleur argent à l'or et au drapé somptueux, ménageant ainsi l'entrée des personnages. Un lustre impressionnant porteur de multiples bougies sera allumé de façon quasi magique côté jardin tandis que des sièges ressemblant étrangement à des prie-dieu occupent l'espace scénique.

Houleuse scène de ménage entre Daria ( époustouflante Emeline Bayart ! ) et son époux Stépan ( Alexandre Steiger ) pris au piège de son infidélité.
La dame n'a pas la langue dans sa poche et conspue son époux de belle façon !

Il s'agit d'une adaptation et les termes utilisés ne sont pas exactement ceux que Tolstoï aurait mis dans la bouche de ses personnages mais le thème en devient d'autant plus percutant et ces mêmes personnages plus proches de nous.

Stépan a appelé sa soeur Anna ( Golshifteh Farahani ) à la rescousse. Elle vient donc rendre visite au couple. Alors qu'elle descend du train, le Hasard ( notre maître à tous ) lui fera rencontrer Vronski ( Xavier Boiffier ) cet officier qui fera preuve d'une belle générosité à la suite d'un accident survenu dans cette gare,…. présage funeste !

Kitty ( Sabrina Kouroughli ) se considère pratiquement fiancée à Vronski et déchantera cruellement lors d'un bal au cours duquel celui-ci prêtera plus d'attention à Anna qu'à elle.

Lévine ( Stanislas Stanic ) avait quitté son domaine à la campagne pour faire sa demande en mariage à Kitty laquelle n'avait encore d'yeux que pour le bel officier. Le train du destin est désormais en marche …

Gaëtan Vassard a par le biais de cette adaptation voulu cibler la question d'émancipation des femmes, qu'il s'agisse d'Anna, de Daria ou de Kitty, l'histoire individuelle de chacune est ici portée au premier plan. La passion vécue de façon différente par chacune est bien présente, presque palpable et la dimension tragique s'avère évidente.

Le choix de l'interprète principale pourrait de prime abord, surprendre. Nous avions coutume d'imaginer Anna Karénine blonde et slave alors que cette fois, l'élégante jeune femme vient tout droit du golfe persique. Elle nous prouvera tout au long de la pièce et plus particulièrement lors de son monologue de fin qu'elle dira les yeux brillants de larmes, combien ce choix fut judicieux.

Je ne puis décemment vous en dire plus au risque de tout raconter aussi vous conseillerai-je d'aller voir cette pièce qui se donne au théâtre de la Tempête jusqu'au 12 juin prochain, persuadée que vous en reviendrez tout comme moi, absolument ravis par ces 2h 15 de spectacle qui passent à la vitesse grand V.



Simone Alexandre

 

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10:25 Publié dans THEATRE | Lien permanent

10/05/2016

Les banquiers de Nicolas Haut

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LES DECHARGEURS

 

3, rue des Déchargeurs

 

75001 PARIS

 

(M° Châtelet-Les-Halles)

 

loc. 01 42 36 00 50

 

http://www.lesdechargeurs.fr/

 

Places de 10 à 26€

 

19h30 : jeudi, vendredi, samedi

 

(à partir du 23 juin, le spectacle passe à 21h30)

 

Relâche les 14,15 & 16/7

 

jusqu'au : 3 SEPTEMBRE 2016

 

 

Texte et mise en scène : Nicolas HAUT

 

avec : Matthias Leonhard LANG & Derek ROBIN

 

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Costumes impeccables aux poches bourrées de billets ( ça, c'est pour le fun, l'utilisation de la carte bleue électronique étant devenue prioritaire, à fortiori pour les professionnels ! )

Mais ces deux là jonglent avec l'humour inspiré par le langage des initiés.


" Un banquier, ça peut tout faire "

 

- démonstration à l'appui : peintre, enseignant, clown ( pour les petits népargnants ) - chanteur, boucher, charcutier et même curé !  Qui dit mieux ? …

 

Comme chacun sait, l'argent ouvre toutes les portes. Surtout celles des Paradis fiscaux. Les banques nous braquent - Vous ne le saviez pas ? Alors parfois, certes, un accident peut survenir et un banquier se découvrir une conscience mais cela reste un cas exceptionnel !

 

Le fait est même tellement perturbant que la victime de cet état d'âme devra en référer à un psy afin d'essayer de trouver la solution pour sortir de l'impasse qui déboucherait ( ... ) infailliblement sur la faillite. Le secret bancaire est mort ( nous dit-on ) aussi assisterons-nous à la mascarade de son enterrement.


Vous l'avez compris, ce spectacle composé de sketches dûment ciblés est hilarant au possible. Nos deux recyclés s'en donnent à coeur joie et nous leur emboitons le pas avec un enthousiasme galopant.


L'auteur et metteur en scène, Nicolas Haut sait de quoi il parle et son propos humoristique vise juste.

 

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( photos : Philippe Hondebert )

 


Matthias Leonhard Lang compose ses personnages avec une aisance et un entrain tout à fait sidérant tandis que Derek Robin lui donne la réplique droit dans son costume croisé, plus vrai que nature, illustration fidèle d'un membre de ce secteur

( pour nous incontournable ) auquel nous sommes hélas, ponctuellement confrontés.


En sortant de la salle où le spectateur a enfin trouvé moyen de se défouler mentalement, une envie irrépressible lui vient alors de téléphoner à son banquier pour lui dire : " j'ai pensé à vous, allez-y ! " Sans doute, celui qui s'est laissé convaincre rirait-il jaune ... ( comme Maître Su ) mais quelle satisfaction pour nous tous !

Or quelque soit votre profession, vous êtes obligatoirement concernés, aussi allez-y, je vous promets que vous ne pourrez le regretter, bien au contraire car vous aurez même envie d'y retourner.

 

Tenez, " je vous en fiche mon billet ! " ...

Simone Alexandre

 

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10:16 Publié dans THEATRE | Lien permanent