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02/01/2016

L'impasse de Julien Romano

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THEATRE CLAVEL

 

3, rue Clavel

 

75019 PARIS

 

 

(M° Pyrénées)

 

 

Loc. 07 64 07 87 78

 

 

 

http://www.theatre-clavel.com/

 

 

chaque mardi et mercredi à 20h

 

 

jusqu'au : 27 AVRIL 2016

 

 

Texte et mise en scène de Julien Romano

 

avec : Julien Romano, Karen Peyrard et Jonathan Bruzat

 

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Car chez ces gens là, Monsieur, on ne cause pas, on cogne ! C'est du moins l'impression première ...

 

Nous sommes dans un jardin public : deux bancs, quelques feuilles mortes, une poubelle aussi.

Arrive en trombe, un jeune, son casque de motocycliste à la main.

Il s'installe sur le dossier d'un banc, les pieds sur le siège, au mépris de ceux qui suivront, visiblement angoissé et nerveux.

 

Une femme ne tardera pas à venir se poser sur le banc d'à côté. Elle est enceinte et fatiguée. Arrivée d'un troisième personnage. C'est lui que le jeune homme attendait. Retrouvailles pour le moins agitées ! Aucun des deux garçons n'est en mesure de gérer sa violence naturelle. Il s'ensuivra des échanges en dents de scie. La pression est mise en permanence.

 

Nous allons apprendre que l'aîné sort de prison et son jeune frère est venu le récupérer après dix longues années d'éloignement complet. Les reproches fusent (forcément) et peut-être une mise en accusation ? Nous ne saurons jamais ce qui s'est réellement passé pour que la situation en soit là.

La femme n'est pas une complète inconnue. Ils la reconnaîtront l'un après l'autre, non sans l'avoir quelque peu rudoyée au préalable.

 

Est-elle là par hasard ? …

Il est permis de se poser la question. Cela fait habilement partie des non-dits de la pièce.

 

La violence régit la vie de ces deux marginaux qui ne connaissent pas d'autre mode d'expression et les lames de couteau ont la sortie facile. Que va t'il ressortir de cette triple rencontre ? Impossible de vous le dire car de bout en bout, le spectateur attend de connaître la suite, c'est un traitement hors normes d'une histoire - hélas banale - qui nous fait mesurer le sort que connaissent certains. Mais l'impasse peut devenir un chemin ouvert, il ne suffit pour cela que de le vouloir ...

 

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Les trois comédiens jouent à fond l'implication tant morale que physique de leur personnage respectif.

La pièce est âpre mais non désespérante comme tout pouvait le laisser supposer au départ.

 

Pardon de conclure sur cette banalité mais ne dit-on pas communément que " tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir "  Précisément, n'est-ce pas ce dont nous avons tous, le plus besoin actuellement ? …

 

Simone Alexandre

 

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09:51 Publié dans THEATRE | Lien permanent

24/12/2015

On a mangé le chameau de M. Hollande ( une pièce de Berty Cadilhac)

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THEATRE DAUNOU

 

7, Rue Daunou

 

75002 PARIS

 

(M° Opéra)

 

loc. 01 42 61 69 14

 

Pl. 28 & 35€

 

 

T.R. 10€

 

http://www.theatre-daunou.com/

 

A 19h30 du mardi au samedi

 

Matinée le samedi à 17h30

 

Texte et mise en scène de Berty Cadilhac

  

avec : Louis Bernard, Pauline Cousty, Jean-Baptiste Fillon, Sean Rees, Philippe Smolikowski

 

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Honni soit qui MALI panse … de chameau, bien sûr, ou l'histoire d'un malheureux camélidé, lequel partira en fumée comme un vulgaire paquet de cigarettes.

 

La pièce commence par une vidéo tournée à Tombouctou le 2 février 2013, document que tout le monde peut consulter sur internet.

 

Pour ses hauts-faits guerriers perpétrés depuis son bureau de l'Elysée, le président se voit remercié par le don d'un chameau qui visiblement n'apprécie pas l'honneur qui lui est fait. ( la perspective de remplacer le scooter présidentiel ou celle d'être remisé sous le ciel gris du zoo de Vincennes étant il est vrai assez peu réjouissante )

 

Complètement paniqué, l'animal blatère obstinément et se refuse à toute tentative de caresse émanant d'un Flamby aussi maladroit que peu rassuré. ( c'est qu'avec la gent animale, n'est pas Chirac qui veut ! )

 

Las, après quelques péripéties incluant une série de vaccins, la pauvre bête finira malencontreusement ses jours en tajine, dévorée par une famille touareg persuadée que l'exportation du cadeau n'était pas la solution aux problèmes de famine engendrés par la guerre.

 

 

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Ici, à Paris, chaque semaine, le Conseil des Ministres est censé prendre connaissance et communiquer l'état de santé de l'animal retenu sur place en quarantaine avant récupération ( le ministère de la Défense se trouvant tout désigné pour gérer ce haut-fait historique ! )

 

Le spectateur va donc pénétrer dans les arcanes dudit ministère    ( Rappelons au passage que ces gens là sont payés grâce à nos impôts ) Force sera alors de constater que l'incursion fut édifiante ...

 

C'est ainsi que nous découvrirons un attaché de mission qui s'annonce avec un titre aussi ronflant que son patronyme :  Charles-Henri de Mouton-Valière, campé par un Louis Bertrand très chochotte, bassement flatteur, fasciné par le haut de gamme des chaussures arborées en un lieu où les baskets ne sont pas de mise.

 

Son supérieur hiérarchique est Monsieur Matais

( Jean-Baptiste Fillon à la ville ) qui en qualité de chef de Cabinet donne ses instructions à grand renfort d'enjambées et de mouvements de bras ce qui paraît logique quand on sait à quel point ces gens là brassent de l'air !

 

Le Ministre de la Défense est Sean Rees ressemblant plus à Julien Dray qu'à Le Drian nettement moins coincé que l'original dont les directives-courant-d'air imposeront le rythme à toute l'équipe.

 

Une jeune stagiaire ( Juliette Poutou alias Pauline Cousty ) déjà couverte de diplômes héritera du dossier chameau en sa qualité de spécialiste du Mali d'où le surnom démenti par son apparence : " l'Africaine. "

 

 

 

Philippe Smolikowski aura quant à lui la double tâche d'incarner avec brio Le Général Lambert mais sera un peu moins crédible dans le rôle du premier pingouin de France tant sa stature et sa voix correspondent peu au personnage en question.

 

Notre auteur-metteur en scène aurait peut-être dû se mettre en quête d'un sosie doublé ( pourquoi pas ?) d'un imitateur, ce qui aurait fourni un peu plus de vraisemblance à la figure présidentielle.

 

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Sinon, le public ravi que l'on épingle nos dirigeants en place s'esclaffe de bon gré, ce en dépit d'un sur-jeu généralisé et d'une pièce dont le contenu reste un peu mince.

 

Mais au fait, qu'est devenu Philaé, l'obligatoire labrador de l'Elysée ? ...

Sans nouvelles de l'animal il faut espérer qu'un cuisinier asiatique n'a pas réglé son sort !

 

Simone Alexandre

 

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10:15 Publié dans THEATRE | Lien permanent

18/12/2015

Le Manuscrit de Rembrandt

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THEATRE LE RANELAGH

 

5, rue des Vignes

 

75016 PARIS

 

 

(M° La Muette)

 

 

loc. 01 42 88 64 44

 

 

http://www.theatre-ranelagh.com/

 

Pl. 28 & 32€

 

- 26 ans : 10€

 

 

jusqu'au : 31 JANVIER 2016

 

 

Adaptation : Céline DUHAMEL du livre " Rembrandt kabbaliste " de Raoul Mourgues

 

Mise en scène et scénographie : Patrick COURTOIS

 

avec : Patrick FLOERSHEIM / Jean-François VLERICK (en alternance)

 

& Céline DUHAMEL

 

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Au crépuscule de sa vie, Rembrandt convoque Stella qui fut tout à la fois son modèle, sa muse, sa gouvernante ( maîtresse aussi sans doute ) puis dans un accès de colère précise qu'on ne le gouverne pas !

 

Céline Duhamel, adaptatrice du célèbre " Rembrandt kabbaliste " de Raoul Mourgues, livre qui soulève encore un certain nombre de questions … a choisi ce " duologue " afin d'extérioriser l'introspection du peintre en sa tentative de justification.

 

Stella face au grand homme qui s'apprête à disparaître sera tour à tour confidente et accusatrice car leur proximité excluait tout secret, toute concession entre eux.

 

Personne sans doute ne le connaissait mieux qu'elle, aussi n'hésite t-elle pas à dénoncer tous ces autoportraits dans lesquels Rembrandt se cherchait lui-même et au delà, la figure du père qui paraissait chaque fois sous ses yeux.

 

Alors rendant à César ce qui lui appartient elle conclura que " les artistes sont les vrais prêtres de l'humanité. "

 

Tandis que le portraitiste était constamment préoccupé de détecter l'âme du modèle qui s'offrait à lui, ce dernier n'était trop souvent venu que par vanité,

" gonflé d'un orgueil de dindon. "

 

Peu enclin à l'indulgence, Rembrandt fustige " la stupidité du bourgeois " ou " la gloriole du soldat " à la recherche d'une illustration flatteuse alors que l'artiste est en quête de tout autre chose ...

 

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( photos : Marc Bretonnière )

 

 

Car c'est sa propre émotion qu'il peint et cela souvent, lui fait peur. C'est ainsi qu'il abandonnera la peinture pour la gravure, lançant cette lapidaire justification : " je suis peintre, pas teinturier ! "

 

Ce Maître de l'ombre et de la lumière se posera alors l'ultime question,

 

- " Qui suis-je donc pour avoir autant produit ? "

 

La pièce tend avec brio, à nous rendre perceptible la philosophie de la création artistique.

 

Simone Alexandre

 

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14:50 Publié dans THEATRE | Lien permanent