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21/09/2015

Les Ambitieux de Jean-Pierre About

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THEATRE 14

 

20, avenue Marc Sangnier

 

75014 PARIS

 

 

(M° Porte de Vanves)

 

loc. 01 45 43 25 48

 

http://theatre14.fr/

 

Pl. 25€ - T.R. 18€

 

- de 26 ans : 11 €

 

Mardi, vendredi & samedi à 20h30

 

Mercredi, jeudi à 19h

 

Matinée le samedi à 16h

 

jusqu'au : 31 OCTOBRE 2015

 

Mise en scène : Thomas Le Douarec

 

avec : Thomas le Douarec, Nathalie Blanc, Marie Le Cam, Gautier About et Julien Cafaro

 

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 ( photos : LOT )

 

 

Des pièces sur l'entreprise, il en existe déjà un certain nombre ...

 

Or, quand on a vécu dans cette sphère ( après en être sorti ) on se débarrasse du traumatisme en l'évoquant ou bien on rejette en bloc et on s'efforce alors de n'y plus penser.

 

La troisième et meilleure solution ( choisie par Jean-Pierre About ) réside dans le rire sachant que ce milieu là est de plus en plus cynique, à mesure que l'appât du gain se fait plus grand.

 

Et oui ! … " Toujours plus " reste le maître mot.

Plus de fric, plus de sexe. ( le premier alimentant le second.) Car les conquêtes amoureuses font partie du standing, du moins nos cadres sans scrupules en sont-ils convaincus !

 

A quoi bon avoir épousé une femme plus âgée mais " nantie " si ce n'est pour s'offrir quelques petits " à côtés " disons  … compensatoires ?

 

Daniel ( Thomas Le Douarec ) en sa qualité de PDG est de ceux-là. Sa liaison avec la douce et naïve Anne ( Marie Le Cam ) a vécu et il rêve de la remplacer par Béatrice ( Nathalie Blanc ) femme torride qui sait comment amorcer le gros poisson.

 

Seulement il y a Philippe, ( Gautier About ) personnage complexe qui semble avoir quelques secrets et un objectif précis. Nous ne tarderons pas à le découvrir ...

N'oublions pas le syndicaliste : Antoine ( Julien Cafaro ) éternelle courroie de transmission en laquelle peu de gens font confiance à juste raison.

 

Bref, ça grenouille bien dans le bocal et en réalité, chacun est un requin pour l'autre. Les sentiments ne sont pas de mise, il faut jouir de la vie le plus possible et rapidement : au diable les scrupules !

 

Quelle belle occasion fournie à nos comédiens de se déchaîner avec un plaisir communicatif. Certes, les situations ne sont pas inédites. En dépit des prétendues protections sociales, le droit de cuissage, ( crise aidant ) a encore de belles heures et même de belles années devant lui.

 

Evidemment, il ne s'installe pas sans une certaine connivence et les gens réellement désintéressés ne sont pas nombreux à l'époque actuelle. Par conséquent, mieux vaut en rire !

 

 

Ce que vous ne manquerez pas de faire en vous rendant au théâtre 14. D'autant que la mise en scène signée Thomas Le Douarec est particulièrement enlevée ; nous n'en attendions pas moins de lui.

 

Simone Alexandre

 

 

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10:16 Publié dans THEATRE | Lien permanent

17/09/2015

Démons de Lars Norén

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Théâtre de Belle Ville

 

94, rue du Fbg du Temple

 

75011 PARIS

 

 

(M° Belleville)

 

loc. 01 48 06 72 34

 

Pl. 25€ - T.R. 15€

Tarif jeunes & abonnés : 10€

 

http://www.theatredebelleville.com/

 

Le mardi à 21h15

 

du mercredi au samedi à 19h.15

 

dimanche à 20h30

 

 

jusqu'au : 22 NOVEMBRE 2015

 

 

Adaptation, conception et mise en scène : Lorraine de Sagazan

avec : Lucrèce Carmignac, Antonin Meyer Esquerré, Jeanne Favre, Benjamin Tholozan

 

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Ceux qui connaissent leurs classiques ne manqueront pas de faire le rapprochement avec " Qui a peur de Virginia Woolf ? " Pourtant si la pièce d'Albee confrontant deux couples ne quittait pas le domaine du huis clos, ici les deux personnages beaucoup plus jeunes que George et Martha s'écartèlent littéralement en place de Grève puisqu'ils ont invité tout l'immeuble à assister à cette mise en pièces lourde de conséquences car le lendemain, eu égard au nombre de témoins, personne ne pourra faire comme s'il ne s'était rien passé.

 

Lorraine de Sagazan nous a prévenus,

- " adaptation librement inspirée de la pièce de Lars Norén "

et pour ce faire, les personnages auront le nom des interprètes.  ( Nous n'aurons pas l'outrecuidance de leur demander si cela se passe ainsi pour eux, dans la vraie vie ! )

 

Lucrèce ( qui n'a rien d'une Borgia ) et Antonin vivent ensemble depuis 8 ans or il serait difficile d'affirmer que cela se passe bien. L'inverse est plus certain. La mère d'Antonin vient de mourir et le fils éploré apporte l'urne funéraire à domicile … 

 

Lucrèce a cassé un miroir et négligé d'en ramasser les morceaux. Première algarade mais n'importe quoi eut fait l'affaire et les reproches ( réciproques ) ne tardent pas à tomber comme à Gravelotte ! En fait, ils sont malheureux l'un et l'autre mais manifestent leur état d'âme différemment. 

 

Antonin persifle volontiers tandis que Luc ( c'est ainsi qu'il la nomme ) a plus que tendance à jouer la carte de la-femme-éternelle-victime et puis il est évident qu'elle l'aime mais n'est pas payée de retour ...

 

Puisque la cohabitation est difficile, la solution consiste à inviter les voisins à une " picole-party " Ils viendront tous - forcément - puisque c'est nous, spectateurs, qui jouerons ce rôle collectif. 

 

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Fidèle à mes principes, je vous laisse découvrir la suite ...

 

Sachez toutefois qu'à voir faire Antonin Meyer Esquerré on conçoit à quel point ce personnage est tout à la fois attachant et irritant.

 

Lucrère Carmignac nous fait part de son besoin d'amour et de son désarroi.

 

Un couple témoin et acteur se détachera du public, grâce à Jeanne Favre et Benjamin Tholozan. Miroir tendu mais absolu contraire !

 

Une pièce intéressante qui prouve ( si besoin était ) que le théâtre fait partie intégrante de la vie. 

 

Simone Alexandre

 

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10:12 Publié dans THEATRE | Lien permanent

16/09/2015

Les Feluettes de Michel Marc Bouchard

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THEATRE CLAVEL

 

3, Rue Clavel

 

75019 PARIS

 

 

(M° Pyrénées)

 

 

Loc. 06 51 10 39 00

 

 

A 21h30 : jeudi, vendredi et samedi

 

A 17h le dimanche

 

 

jusqu'au : 1er NOVEMBRE 2015

 

http://www.theatre-clavel.com/

 

Pl. 15€ - T.R. 12 €

 

Mise en scène : Olivier Sanquer

 

avec : Axel Arnault, Hubert Bolduc, Nicolas Dionne-Simard, Simon Guirriec, Rouslan Kats, Jean-Baptiste Lortion, Geoffroy Mathieu, Laurent Mere, Maxime Peyron, Sébastien Pruvost, Denis Rolland, Amric Trudel

 

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L'action se déroule dans un pénitencier situé à Roberval (au Québec) ville proche du lac St-Jean. Là, un évêque est venu pour confesser un détenu et ne s'attend absolument pas à ce qui va suivre … Car Simon a monté un spectacle théâtral relatant sa propre histoire et celle de l'évêque en question.

 

Ils étaient jeunes alors et un drame effroyable est survenu. L'un d'entre eux a trouvé la mort, Simon fut accusé, condamné puis incarcéré. La victime se nommait Vallier … 

 

Théâtre dans le théâtre puisque ces jeunes répétaient alors " Le martyre de St-Sébastien " de Gabriele d'Annunzio, ( pièce qui fut créée au Châtelet en 1910 avec une musique de Claude Debussy.) Deux personnages masculins s'embrassaient fougueusement devant tous, ce qui à l'époque était synonyme de scandale en cette société puritaine au possible.

 

Interdiction d'un père, trouble de l'un des participants qui ne sait plus que faire et histoire d'amour entre deux jeunes avec jalousie d'un troisième. Les conditions sont requises pour que cette superbe mais terrifiante histoire finisse mal.

 

Tous les personnages du drame seront représentés et comme nous sommes en milieu carcéral les rôles féminins seront interprétés par des hommes bien sûr. C'est le procès de l'intolérance qui va se jouer sous nos yeux. Quand le vrai coupable s'offrira au couteau vengeur, il ne recueillera que le mépris de celui qui fut et reste sa victime.

 

 

L'atmosphère est forte, prenante et la mise en scène sobre mais efficace. Vient s'adjoindre ce charme tout particulier du parler québécois, cette langue aussi chantante qu'imagée qui pour ceux qui l'ont entendue sur place est évocatrice de ces paysages dont on garde la nostalgie après les avoir admirés. Allez donc vous dépayser au Clavel, vous aurez alors l'impression d'avoir emprunté l'invention de Pilâtre de Rozier, d'y voir mieux et de plus haut.

 

Simone Alexandre

 

 

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11:14 Publié dans THEATRE | Lien permanent