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14/09/2016

La Louve, comédie de Daniel Colas

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THEATRE LA BRUYERE

 

5, rue La Bruyère

 

75009 PARIS

 

 

 

(M° St-Georges)

 

loc. 01 48 74 76 99

 

 

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Pl. 22 à 38€

 

- de 26 ans : 10€

 

 

Texte et mise en scène : Daniel COLAS

 

 

avec : Béatrice AGENIN (La Louve) - Gaël GIRAUDEAU (François 1er) - Coralie AUDRET (La Reine Marie) - Maud BAECKER (La Reine Claude) - Yvan GAROUEL (Le Bègue) - Adrien MELIN (Suffolk) - Patrick RAYNAL (Le Roi Louis XII)

 

 

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La Louve, entendez par là : Louise de Savoie, mère de celui qui allait devenir François 1er, - vous savez … le héros du Camp du Drap d'Or ? - mais nous n'en sommes pas encore là. ( Les louves ont la réputation de devenir féroces lorsqu'il s'agit de défendre leurs petits, à fortiori, si celui-ci doit devenir chef de meute.)

1515 : Marignan, la date la plus facile à retenir de toute l'Histoire de France; même les cancres y parvenaient jadis. Auparavant, en ce 1er Janvier de la même année, François de Valois, comte d'Angoulême devait devenir François 1er et la veuve de Charles d'Orléans intrigue en ce sens depuis longtemps. Elle défend son louveteau " bec et ongles " dans la perspective qu'il devienne " un nouveau César."

Béatrice Agenin met toute son énergie à faire revivre cette nouvelle Agrippine plus honorable que la précédente mais non moins motivée.

Charmant, ( le nez certes, un peu court par rapport au modèle ) complètement folâtre,  effectuant des moulinets avec les mains, volontiers truculent, le tourbillonnant Gaël Giraudeau campe ce roi en herbe.

Avec ce monarque aux goûts fastueux, hanté par l'Art italien, le pays quittera le sombre Moyen Age pour accéder à une nouvelle ère, celle de la Renaissance.

Quand la pièce commence, Louis XII vit ses derniers instants. Usé par les guerres, épuisé par ses vaines tentatives à donner un héritier au trône, celui que les Etats Généraux ont salué en 1506 par le titre de " Père du Peuple " s'éteint.

Patrick Raynal confère toute la dimension à ce personnage que l'ingratitude historique oublie trop souvent. Sa jeune épouse, Marie est soeur d'Henri VIII et l'on ne sait que trop la convoitise que La France déclenchait outre-Manche.

Marie feindra un temps d'être enceinte espérant que son amant Suffolk palliera les carences de l'époux mais le subterfuge ne tardera pas à être découvert.

Car celle qui veille au grain, l'incontournable Louise de Savoie a des espions. Un, en particulier, ce bègue amoureux d'elle

( irrésistible Ivan Garouel ! ) qu'elle s'emploie à manoeuvrer, ce qui lui permettra de déjouer le plan mis en place pour l'orienter au profit de son fils.

Faut-il rappeler que la loi salique refusait la couronne aux femmes et non la Régence que Louise exercera à deux reprises durant les campagnes italiennes de son fils mais n'anticipons pas.

François est marié à la claudiquante Claude ( fille de Louis XII et d'Anne de Bretagne ) et se doit pour asseoir son pouvoir de lui faire des enfants ( mâles de préférence ).
Or l'homme est volage et il faudra toute l'insistance de sa mère pour qu'il accomplisse son royal devoir conjugal aussi souvent que possible.

 

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( photos : LOT )

 



Daniel Colas nous narre avec brio cette époque-épique ( ô combien ! ) au cours de laquelle la classe privilégiée alors au pouvoir occupait joyeusement son temps, passant allègrement de la chasse au desduit se gardant d'oublier la guerre et ses promesses de récompenses ...

Brantôme - peu lu à notre époque - a fourni les anecdotes figurant à cette foisonnante " Vie des dames galantes " inspirant l'auteur de cette pièce. Joyeuse comédie, quasi farce mais l' Histoire n'en est-elle pas une par définition ?

Les costumes bien que sombres sont assez beaux, le décor est d'une élégante sobriété et la mise en scène efficace. Que demander de plus ? …



Simone Alexandre

 

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11:46 Publié dans THEATRE | Lien permanent

12/09/2016

La version Browning de Terence RATTIGAN

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THEATRE de POCHE

 

75, boulevard du Montparnasse

 

75006 PARIS

 

 

 

(M° Montparnasse-Bienvenue)

 

loc. 01 45 44 50 21

 

Pl. 32 & 38€ - 10€ pour - 26 ans

 

http://www.theatredepoche-montparnasse.com/

 

A 21h du mardi au samedi

A 15h le dimanche

 

Relâche les 21 & 22 octobre,

les 5 & 15 novembre

 

 

Adaptation et mise en scène : Patrice KERBRAT

 

avec : Jean-Pierre BOUVIER : Andrew Crocker Harris,

Marie BUNUEL son épouse,

Benjamin BOYER : Franck Hunter,

Pauline DEVINAT : Mme Gilbert,

Philippe ETESSE : Le Directeur,

Nikola KRMINAC : Peter Gilbert,

Thomas SAGOLS : John Taplow.

 

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" Qu'en un lieu, qu'en un jour, un seul fait accompli


  Tienne jusqu'à la fin le théâtre rempli."


Boileau ( L'Art poétique )

 



Là, nous sommes en Angleterre, à la fin des années 40.


L'action se déroule dans le salon-bureau des époux Crocker-Harris, en cette fin d'année scolaire où, l'avant-dernier jour - celui qui précède la publication des résultats, - Andrew Crocker-Harris a convoqué un élève impatient d'abandonner la littérature classique au profit des Sciences, sous réserve - bien entendu - qu'il ait réussi le passage à la classe supérieure.


Taplow ( c'est le nom de l'élève en question ) est visiblement peu inspiré par le grec ancien en général et par cet Agamemnon en particulier.  Il arrive cependant à l'heure au rendez-vous mais très curieusement, celui qui l'a mandé est absent. ( en retard ) ce qui correspond peu à la rigueur habituelle du personnage …


Un de ses confrères visiblement amusé, recueillera les commentaires pour le moins désinvoltes du jeune homme ce, avec une surprenante attention teintée d'indulgence.


L'épouse du maître absent, Millie ne tardera pas à faire une rapide apparition durant laquelle elle captera la conversation entre le jeune élève et Franck Hunter ce collègue-ami, invité à dîner par le couple.


Celui qui est attendu arrive enfin et nous allons découvrir ce personnage constituant le pilier de l'action car tout au long des péripéties,  il se transformera de façon incroyable sous nos yeux.


Ses élèves ont coutume de le railler tout en le redoutant ; nous découvrirons que sa femme le trompe, le directeur de l'établissement ne le ménage pas ( sans doute a t-il des raisons de le jalouser ? ... ) tandis que l'ami du couple va avec nous découvrir celui que de toute évidence, il mésestimait.


L'analyse des caractères est redoutable et pourtant banalement humaine.


Jean-Pierre BOUVIER nous fait don de la richesse de son interprétation, passant de l'humilité un peu veule, face au directeur, à la reprise en main de la situation dont le caractère scabreux lui fait retrouver toute sa dignité, un temps mise sous le boisseau. Sa transformation est hallucinante !


Marie BUNUEL révèle ici toute la perversité dont une femme insatisfaite est capable ...  
Emporté par l'action, le spectateur se surprend à plaindre puis mépriser, enfin haïr son personnage, preuve qu'elle l'interprète fort bien.


Dans le même ordre d'idée, on se prend peu à peu d'affection pour ce grand gaillard qu'est Benjamin BOYER, un temps prédateur mais qui, au fil des événements va littéralement s'amender.


Thomas SAGOLS, tour à tour facétieux, insolent et tendre mais incompris auquel un seul être rendra justice sera bien involontairement, l'élément déclencheur de l'action.

 

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( photos : Pascal GELY )

 


Grâce à l'auteur, nous allons de complexité en complexité et c'est somme toute bien rassurant car ( pardonnez l'expression ) les salauds ne sont jamais tout d'une pièce et les apparences souvent trompeuses ...


Bien évidemment, je me suis jalousement gardée de tout vous révéler et vous aurez encore beaucoup de choses à découvrir en allant applaudir ce texte joué de façon remarquable.



Simone Alexandre

 

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13:42 Publié dans THEATRE | Lien permanent

08/09/2016

Racine ou la leçon de Phèdre de et par Anne Delbée

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POCHE MONTPARNASSE

 

75, bd du Montparnasse

 

75006 PARIS

 

 

 

(M° Montparnasse-Bienvenue)

 

loc. 01 45 44 50 21

 

 

http://www.theatredepoche-montparnasse.com/

 

A 21h du mardi au samedi

 

A 15h le dimanche

 

(Relâche les 23 & 30 Octobre)

 

Conception, mise en scène et interprétation : Anne Delbée

 

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Mon Maître, Gautier-Sylla disait,

 

- " on naît tragédien, on ne le devient pas "

Je suis persuadée qu'il avait raison. Il ajoutait ensuite ...

 

- " il faut quinze ans pour faire un bon tragédien. " 

 

Qui à notre époque peut encore s'offrir ce luxe ?

D'autant que plus personne n'enseigne correctement la tragédie ( pour cela, il faut l'avoir pratiquée ) et Jean Marchat est mort depuis longtemps.



Anne Delbée brûle pour Racine du même feu que Phèdre pour Hippolyte.


Ce monologue à valeur de biographie est donc un vibrant hommage rendu au Maître de la Tragédie classique en même temps qu'un cours magistral qui n'épargne pas la façon dont certains abordent l'oeuvre, parfois.

Pour ma part, je préfère généralement relire les alexandrins plutôt que les entendre par peur d'être confrontée à des vers de 11 ou 13 pieds, à des enjambements ignorés mais ici l'expérience de l'interprète limitait les risques.

Car, si " Phèdre est une partition dont il faut suivre pas à pas les notes " - n'en est il pas de même pour tous les écrits du grand Racine ?

J'avais conservé le souvenir de cette Camille Claudel vue il y a bien longtemps et connaissais le soin qu'Anne Delbée apporte à tout ce qu'elle réalise sur scène.

 

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( photos : Emmanuel Orain )



Désireuse de paraître dans le vent, la dame a adopté un curieux costume d'homme au pantalon à ceinture résolument trop haute, souligné par des bretelles. Les musiques de scène qu'elle a délibérément choisies n'en doutons pas, puisqu'elle a tout fait elle-même, " conception, mise en scène, interprétation " sont pour la plupart anachroniques avec utilisation ponctuelle d'un micro, sans oublier les éternelles vidéos en fond de scène qui envahissent nos plateaux depuis quelques années.

Mais ne jouons pas les puristes car le travail accompli est immense, l'implication totale. Personne ne connaît Racine mieux qu'elle et il est évident que son fantôme la suit partout et depuis longtemps  " Racine est une blessure qui ne cicatrise jamais " dit-elle. ( Je confirme ) C'est une déclaration d'amour qu'elle nous livre là : son incendiaire amour pour l'auteur.

Alors s'il reste quelques amateurs éclairés en ce domaine par trop négligé dont des enseignants maladroits ont peut-être compromis l'adhésion pleine et entière à ce joyau de notre patrimoine littéraire, qu'ils prennent le chemin qui mène au Poche Montparnasse où avec toute son énergie enthousiaste, Anne Delbée les attend.



Simone Alexandre

 

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08:20 Publié dans THEATRE | Lien permanent

05/09/2016

LA REINE DE BEAUTE DE LEENANE de Martin MCDONAGH

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LUCERNAIRE

 

53, rue Notre Dame des Champs

 

75006 PARIS

 

 

 

(M° N.D. des Champs ou Vavin)

 

 

Loc. 01 45 44 57 34

 

 

 

http://www.lucernaire.fr/

 

A 19h du mardi au samedi

 

dimanche à 15h

 

jusqu'au : 16 OCTOBRE 2016

 

Traduction : GILDAS BOURDET

 

Mise en scène : SOPHIE PAREL

 

avec CATHERINE SALVIAT

(Sociétaire honoraire de la Comédie Française) : MAG

 

GREGORI BAQUET

(Molière de la révélation masculine en 2014) : PAT DOOLEY

 

SOPHIE PAREL : MAUREEN

 

ARNAUD DUPONT : RAY DOOLEY

 

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Un vent de folie souffle sur Leenane, petit village paumé d'Irlande ...

Entre ces deux-là ( mère et fille ) c'est la guerre mais pas une suite de simples escarmouches : une lutte à mort, où chacune veut - à sa façon - avoir la peau de l'autre.

Mag ( extraordinaire Catherine Salviat ! ) est cette mère tyrannique, répulsive tant elle est négligée, calée à longueur de journée dans son fauteuil roulant, scotchée à ses feuilletons télévisuels et qui - le reste du temps - commande inlassablement ceci ou cela à sa fille, bref, se fait servir.

Infirme comme elle est, impossible de préparer elle-même son porridge, surtout avec cette main ébouillantée qui lui interdit depuis l'incident, toute initiative !

La malheureuse Maureen ( Sophie Parel ) doit s'exécuter bien que n'ayant pas la langue dans sa poche ! Mère et fille se lancent alors les pires horreurs à la figure …
L'atmosphère est tellement tendue que même le coucou s'affole quand un noir vient séparer deux scènes.

Aucun doute, ce comique irrésistible est plus que grinçant. Nous  avions déjà eu un aperçu de cette forme toute particulière d'humour noir grâce au film : " Bons baisers de Bruges " où Martin Mcdonagh était ( si mes souvenirs sont exacts ) réalisateur et scénariste.

Visite d'un voisin ( Ray, interprété par Arnaud Dupont ) lequel demande à voir Maureen ...

- " Elle est aux poules ! " répond aimablement la mère.

Le garçon ne semble pas particulièrement futé, un peu rustique mais brave et las d'attendre laissera le message à la vieille qui bien entendu, ne le transmettra pas.

C'était une invitation émanant de son frère : Pat Dooley lequel de passage à Leenane s'est souvenu de Maureen, la belle célibataire de bientôt 40 ans condamnée à vivre de façon sordide.


Heureusement le visiteur la croisera en repartant et prévenue malgré tout, elle pourra sortir au grand dam de sa génitrice.

 

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( photos : David Krüger )

 



Pat raccompagnera Maureen et passera la nuit auprès d'elle …

Scandale au petit matin ! Confronté à la mère, le garçon est mal à l'aise tandis que ravie de pouvoir provoquer Mag, Maureen en rajoute tant et plus pour détailler cette folle nuit d'amour. Une perfidie maternelle va se charger de refroidir l'atmosphère.

Je me garderai bien de vous raconter la suite bien sûr mais le constat est terrible.
Grégori Baquet ( Pat ) réussit l'exploit d'être aussi délicat que viril. Il a prouvé sa délicatesse durant cette nuit qui malheureusement n'aura pas de suite.

Le drame est farcesque or l'auteur se contente parfois de suggérer lui qui excelle à déranger tant les attaques sont frontales. C'est tout à la fois habile et très efficace.
Certains se demanderont si tout cela a bien eu lieu ou n'est que le fruit d'un esprit malade qui a fabulé pour se sentir vivre ?

On peut comprendre que Gildas Bourdet ait été séduit par ce texte dont il a mis au point la traduction et la mise en scène de Sophie Parel ne laisse place à aucun temps mort.

Voilà une pièce qui mérite ô combien, d'être vue !

Excellent spectacle de rentrée.

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

 

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23:13 Publié dans THEATRE | Lien permanent

03/09/2016

Pyrénées ou le voyage de l'été 1843 de Victor Hugo

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THEATRE LUCERNAIRE

 

53, rue Notre Dame des Champs

 

75006 PARIS

 

 

 

(M° N.D.des Champs ou Vavin)

 

 

Tél. 01 45 44 57 94

 

http://www.lucernaire.fr/

 

Pl. 26€ - T.R. 16 & 21€

 

- de 26 ans : 11€

 

A 19h du mardi au samedi

 

jusqu'au : 8 OCTOBRE 2016

 

Adaptation et mise en scène : Sylvie BLOTNIKAS

 

avec Julien ROCHEFORT

 

Durée : 1h10

 

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( photo : Fabienne RAPPENEAU )

 

 

- Que fait un écrivain quand il est en vacances ? …

- Il écrit, pardi !


Le bourreau de travail qu'était Hugo rédigera donc ce journal, notant avec humour ce qu'il voit, ce qui lui arrive au fil de ses pérégrinations.


Avant lui, Lamartine, Chateaubriand et George Sand sont allés à Cauterets, ville d'eau située dans les Pyrénées ; aussi, joignant l'utile à l'agréable, Olympio - comme il se surnommait lui-même - se déplacera, carnet de notes et de croquis en poche.

 

( n'oublions pas qu'il illustrait souvent ses propres écrits, quelques éditions nous le prouvent.)


Et puis, c'est presque ici un devoir qu'il s'assigne, en direction de ceux qui bougent peu ou jamais ; nous savons qu'ils étaient nombreux à l'époque ...


Le trajet de Paris à Bordeaux s'effectuera en malle-poste : 36 heures pour parcourir 600 km en passant par Etampes, Orléans, Blois, Tours, Poitiers et Angoulème.


Inconvénient pourtant prévisible, le grand homme ne passe pas inaperçu et la presse s'empresse - c'est le cas de le dire - de signaler sa présence !

 

Le chapeau rabattu sur les yeux, il poursuit son voyage, quitte Bordeaux dont il fait l'éloge pour se rendre à Bayonne, en diligence cette fois. Quand il doit fournir son identité, il se contente de grommeler la finale de son nom : " Go " ( cela tombe bien puisqu'il y va … )

 

Facétie d'auteur, à la demande, il ajoutera qu'il ne sait pas très bien comment cela s'écrit. Nous découvrons ici un Hugo inhabituel, ironique presque primesautier, capable de facéties.


Julien Rochefort arpente l'espace scénique, commentant d'une voix légère un souvenir enfoui sous les ruines de Babylone … ( Il n'en fallait pas moins à l'auteur épris de gigantisme.)  Quelques souvenirs d'enfance refont surface, celui d'un premier amour, platonique donc inoubliable.

 

Evocation des femmes qui se baignaient à Biarrritz, tout à la joie d'abandonner le long châle qui les recouvrait de la tête aux pieds pour offrir leurs jambes nues à la caresse du soleil, le burkini n'étant pas encore imaginable sous nos cieux !


Certes, le texte était à l'origine plus fait pour être lu que pour être dit mais comme le talent de Sylvie Blotnikas est passé par là, le récit bien que fidèle à l'écrit initial s'en trouve allégé.

 

Hélas, la découverte de la mort de Léopoldine viendra mettre fin à la présente écriture.


N'en doutons pas, tous les amoureux de Victor Hugo se précipiteront pour aller entendre ce récit et même si Julien Rochefort ressemble peu physiquement à l'original, beaucoup devraient prendre plaisir à découvrir ou se remémorer ce journal de vacances qui fournit des images à foison.

 

Le texte de cette adaptation est bien entendu en vente à la librairie du théâtre.



Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

 

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14:59 Publié dans THEATRE | Lien permanent