Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

11/06/2017

CONTAGION de François BEGAUDEAU

aff.contagion.jpg

 

 

PARIS-VILLETTE

 

211, avenue Jean Jaurès

 

Parc de la Villette

 

75019 PARIS

 

 

 

(M° Porte de Pantin)

 

Tél. 01 40 03 72 23

 

Pl. de 8 à 20€

 

http://www.theatre-paris-villette.fr/

 

DU 6 au 18 JUIN 2017

 

 

du mardi au jeudi à 20h

vendredi 16 à 20h45

samedi à 20h

dimanche à 16h

 

Salle blanche - durée : 1h30

 

 

Mise en scène et costumes : Valérie GRAIL

 

avec Raphaël ALMOSNI et Côme THIEULIN

 

 

Contagion-Maxime.jpg

 

Confiscation de la pensée, faux semblants … nous ne nous appartenons plus.


A force de sur-information, la vérité nous échappe : il devient quasiment impossible de démêler le vrai du faux.

Ne restent que des hypothèses, souvent fallacieuses.
Conséquences : il y a ceux qui gobent tout et ceux qui ne croient plus en rien. Le clivage est flagrant.

Maxime appartient à la génération Y surnommée ainsi à cause de ce cordon qui relie en quasi permanence ceux qui cherchent désespérément à s'informer, les écouteurs aux oreilles, le smartphone en main, déconnectés physiquement du monde réel mais branchés constamment.

 

Le but : se documenter, essayer de comprendre.
Face à cette quasi monomanie, les parents s'inquiètent ... Jadis, le dialogue entre générations était difficile, maintenant il semble impossible.

Stéphane, ami du père et ex-professeur du jeune homme essaie de l'arracher à ses écrans, tente de discuter avec lui. L'intention est louable mais le gouffre évident.

Cette génération n'accepte plus qu'on lui dise ce qu'elle doit faire ou penser et ne manque pas d'arguments !

 

 

demande-emploi.jpg

 



Deuxième séquence.

 

Plus perturbé qu'il ne veut l'avouer, ce même Stéphane a pris rendez-vous avec le rédacteur en chef d'un journal lequel veut l'envoyer sur le terrain. Après tout sa formation d'enseignant devrait lui permettre d'entamer le dialogue, d'enquêter en direction des jeunes de banlieue … Très rapidement cet homme de bonne volonté conclura qu'il ne peut mener à bien cette mission.

 

Second constat d'échec.

Troisième partie du spectacle, un jeune metteur en scène confie un monologue à Stéphane. Dix représentations sont prévues et cela aussi fait partie de notre monde actuel où l'on se contente de prendre ( théoriquement ) les problèmes à bras le corps sans réelle préparation.

François Bégaudeau nous jette en pâture ces situations criantes de vérité. C'est bien là le monde dans lequel nous vivons. Raphaël Almosni est tour à tour l'enseignant, ami de la famille, le postulant auprès du journal et l'apprenti comédien qui comme beaucoup commence par ce qui est le plus difficile dans l'art dramatique, à savoir le monologue.

Côme Thieulin est successivement Maxime, le rédacteur du journal puis l'auteur dramatique qui s'efforce de diriger la mise en scène de son texte.

L'un et l'autre se partagent avec conviction leurs rôles respectifs.

Si vous n'allez au théâtre que pour vous distraire, il est évident que vous vous êtes trompés en choisissant ce spectacle mais si - a contrario - vous aimez vous interroger, cette pièce est pour vous.

Confrontés à ce que l'auteur désigne comme une CONTAGION, ne comptez pas sur lui pour vous fournir l'antidote car c'est à nous de le trouver voire même de l'inventer.



Simone Alexandre

 

Bandeau horizontal Theatrauteurs.jpg

17:13 Publié dans THEATRE | Lien permanent

06/06/2017

Le cercle des illusionnistes d'Alexis Michalik

Cercle-h.jpg

 

 

La Pépinière Théâtre

 

7, rue Louis le Grand

 

 

75002 PARIS

 

 

 

(M° Opéra)

 

Loc. 01 42 61 44 16

 

http://www.theatrelapepiniere.com/

 

Pl. de 35 à 20€

 

- de 26 ans : 12€

 

 

du mardi au samedi à 20h30

 

matinée le samedi à 16h

 

 

jusqu'au : 9 SEPTEMBRE 2017

 

 

Texte et mise en scène : Alexis Michalik

 

avec : Jeanne Arènes, Clotilde Daniault, Maud Baeker, Constance Labbe, Arnaud Dupont, Guillaume Riant,

Vincent Joncquez, Alexandre Blazy, Mathieu Métral,

Adrien Cauchetier, Michel Derville.

 

Le-cercle-1.jpg

 

 

Qui n'a rêvé, ne serait-ce qu'une fois dans sa vie, d'accomplir des tours de magie, de faire partie du petit groupe de ceux qui savent … de connaître les secrets qui allument des petites étoiles dans les yeux des enfants de tous âges ?

Un simple foulard agité, puis escamoté déclenche en notre esprit une foule de questions qui se bousculent au fil des hypothèses ...

Saviez-vous qu'en 1776, un automate gagnait toutes les parties d'échecs à la Cour de Russie ? Alors que depuis peu, certains s'enorgueillissent d'appartenir à l'industrie des robots, faisant fi des conséquences car jouer aux échecs n'était qu'un aimable passe-temps et ne condamnait personne au chômage !

 

 

Cercle-automate.jpg



Mais passons, nous sommes ici pour nous changer les idées, ce qui est la mission sacrée du théâtre et là, par les soins inspirés d'Alexis Michalik nous allons sauter d'une époque à l'autre, la machine à remonter le temps est en marche et fonctionne à la vitesse de l'éclair …

Nous avons tous entendu parler du prestigieux Robert Houdin

( à ne pas confondre avec Harry Houdini, son pâle imitateur ) mais commençons par aborder une époque plus proche de nous en faisant la connaissance de Décembre - quel drôle de nom, allez-vous dire ? - qui trouvera son digne pendant en la personne d'Avril cette jeune personne pas aussi victime qu'elle en a l'air …

Le premier est ce que l'on nomme " un voleur à la tire " lequel après avoir fait main basse sur le sac de la dame, craquera littéralement au vu de sa photo ; il cherchera donc à la rencontrer puis après avoir fait connaissance, le couple se rendra sur l'emplacement de l'ancien théâtre de Robert Houdin où la dame ouvrira un coffre avec l'aisance d'une magicienne sous le regard éberlué de son compagnon.

 

 

Cercle-cinema.jpg

( photos : Alejandro Guerrero )

 



Georges Mélies avait alors fait l'acquisition des lieux où grâce à son kinétographe, il allait rapidement se lancer dans les trucages cinématographiques et devenir sans le savoir l'ancêtre des effets spéciaux.

Mais je ne vais peut-être pas vous en dire plus afin de ne pas déflorer la magie du spectacle. Allez-y et gageons qu'en sortant vous conclurez que - comme la rime l'indique - avec Michalik, c'est magique !



Simone Alexandre

 

Bandeau horizontal Theatrauteurs.jpg

11:01 Publié dans THEATRE | Lien permanent

03/06/2017

En attendant Godot de Samuel Beckett

aff.Godot.jpg

 

 

 

THEATRE ESSAION

 

6, rue Pierre au Lard

 

75004 PARIS

 

 

 

(M° Rambuteau ou Hôtel de Ville)

 

Loc. 01 42 78 46 42

 

 

http://www.essaion-theatre.com/

 

Pl. 20€ - T.R. 15€

 

Jeudi à 19h

 

Dimanche à 18h

 

Samedi 10 Juin (dernière) à 21h30

 

 

Mise en scène et lumières : Jean-Claude SACHOT

 

avec Dominique RATONNAT (Vladimir) 

Philippe CATOIRE (Estragon) 

Jean-Jacques NERVEST (Pozzo) 

Guillaume VAN' T HOFF ou Vincent VIOLETTE (Lucky)

 

les-deux.jpg

 

 

On a tout dit, tout écrit sur Beckett et pourtant l'attraction que son oeuvre déclenche est toujours là. Beaucoup s'y réfèrent en dépit du temps écoulé, ce temps que l'auteur évoque de façon obsessionnelle, qui paraît à certains une mystérieuse punition, inexplicable et pérenne.

Qui est Godot ? … On pense immédiatement à Dieu, à la délivrance qui se fait attendre, annoncée puis reportée sans cesse. Disons que c'est le miracle que chaque homme - croyant ou non - espère, souhaite, attend, en vain le plus souvent.

En un lieu imprécis qui fait penser à l'Eden après qu'un dieu jupitérien ait - en représailles ( ? ) lancé sa foudre, subsiste un arbre mort, celui de la connaissance ( ? ) qui ne dit rien. Deux égarés qui ont perdu la mémoire attendent Celui qui est annoncé. ( Désolée pour la tentation d'exégèse que Roger Blin lors de la création de la pièce voulait précisément éviter mais elle s'impose presque malgré nous.)

 

 

sous-la-voute.jpg



Estragon ( Philippe Catoire ) flanqué de son inséparable Vladimir ( Dominique Ratonnet ) sont ces deux clochards - à l'époque où le texte fut écrit, le langage moins hypocrite que maintenant, n'utilisait pas le terme : SDF - bref, deux clodos qui vraisemblablement ont connu des jours meilleurs si l'on en juge par le port du chapeau melon, signe d'une bourgeoisie affirmée, traînent leurs guenilles en ces lieux.

D'où viennent-ils, on ne le saura jamais - où vont ils ?...

Nulle part, puisqu'ils stationnent en attendant jour après jour Celui qui ne vient pas. Alors pour patienter, ils inventent des jeux, parlent beaucoup, décident de se séparer puis reviennent. Il faut bien meubler le temps !

Un couple encore plus hétéroclite que le leur ne tardera pas à faire son apparition, le tyrannique Pozzo ( Jean-Jacques Nervest ) qui tient en laisse Lucky ( Vincent Violette ) énigmatique homme-chien. A l'amitié ambiguë des deux premiers vient se greffer ce couple aux moeurs sado-maso. La rencontre sera surprenante.

 

 

les-4.jpg



Nos deux affamés ( Estragon et Vladimir ) lesquels se contentent pour survivre d'une carotte, d'un navet ou quelque radis noir … verront " le Maître " s'empiffrer sous leurs yeux, boire un vin auquel ils n'ont plus droit, eux dont les poches percées de leur costume usé jusqu'à la trame, ne contiennent plus rien.

Le metteur en scène, Jean-Claude Sachot a utilisé le comique de cirque pour mettre en valeur ses personnages. Le merveilleux sera symbolisé par cette marionnette annonciatrice conçue par Nadine Delannoy. La désespérance n'a plus cours en la présence de ce petit être, sorte de pierrot tombé de la lune, porteur de soudaine poésie.

Que vous connaissiez ou non la pièce, allez-y car les comédiens sont excellents et vous devriez passer en leur compagnie un agréable moment. Dont acte.




Simone Alexandre

 

Bandeau horizontal Theatrauteurs.jpg

 

 

 

10:05 Publié dans THEATRE | Lien permanent