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28/08/2015

Frangins de Jean-Paul Wenzel

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THEATRE du LUCERNAIRE

 

53, rue Notre Dame des Champs

 

75006 PARIS

 

 

(M° N.D.des Champs ou Vavin)

 

loc. 01 45 44 57 34

 

http://www.lucernaire.fr/

 

Pl. 25€ - T.R. 16 & 21€

 

- 26 ans : 11€

 

Théâtre Noir

 

à 19h. du mardi au samedi

 

A 15h le dimanche.

 

Du 26 Août au 11 Octobre 2015

 

Co-mise en scène : Lou Wenzel et Jean-Paul Wenzel

 

 

avec Philippe Duquesne, Jean-Pierre Léonardini, Hélène Hudovernik, Viviane Théophilidès et Jean-Paul Wenzel

 

 

 

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 ( photo : Benoit Fortrye )

 

 

Scénographie réduite volontairement à sa plus simple expression, - une pièce aux 3/4 vide - coté jardin, dans l'angle, en fond de scène : un meuble chinois en laque, complètement insolite en ce lieu où côté cour se situe l'évier de cuisine avec une misérable petite fenêtre au dessus, bloquée de surcroit - et sur le même pan de mur, une gazinière dont le couvercle est rabattu ; au sol un tabouret de cuisine, renversé., tout le reste de l'espace est vide.

 

Arrive un premier personnage, (Léo : Jean-Pierre Léonardini) plus très jeune, plus très beau qui déclare que,

 

 

- " ça pue là-dedans ! "

 

 

Un second personnage masculin de même génération, fera lui aussi son apparition (Jipé dit John joué par Jean-Paul Wenzel) accolade fraternelle suivie de griefs quasi immédiats. Nous ne tarderons pas à apprendre que ce dernier écrit des romans policiers tandis que le premier arrivé sort de taule …

 

Philippe (Philippe Duquesne) est le troisième, c'est le plus jeune frère, lequel arrive accompagné d'une femme, la sienne mais qu'il refuse de désigner ainsi. Ils forment ensemble un duo d'illusionnistes et passent souvent à la télé. 

 

Les trois frangins ne se sont pas vus " depuis 37 ans, 3 mois et 9 jours " précisera le taulard ,habitué à tenir ce genre de comptes. Un simple texto est à l'origine de leur réunion, libellé en ces termes,

 

- " Débarquez illico, mère au + mal " - 

 

La vieille agonise derrière. On ne la verra jamais, eux l'entendront, pas nous.

 

Evocation de souvenirs en commun, du personnage de Gaby - la Gaby de leur jeunesse qui fit d'eux des rivaux ; Philippe avait apporté une glacière contenant de quoi boire mais les excès donnent non seulement soif mais faim aussi et voilà qui tombe bien puisque Gaby elle même viendra livrer des pizzas. Elle joue accessoirement les infirmières dispensatrice de morphine ... 

 

Mais je ne vais pas tout vous raconter, à vous d'aller sur place découvrir la suite !

 

Viviane Théophilidès dans le rôle de Gaby est époustouflante comme toujours, bien qu'elle se fasse trop rare à notre gré. 

 

Les interventions d'Hélène Hudovernik (Muriel) sont agréables, judicieuses et savamment dosées. Cette dernière cultive le décalage afin de rendre l'atmosphère plus respirable et la mise en scène active de Lou Wenzel fait le reste.

 

Ces hommes un peu plus que mûrs sont restés de sales gosses, bagarreurs, insupportables pour tout dire et on constate que la sagesse vient comme souvent, à de rares exceptions près, du côté  des femmes. 

 

Pour cette première représentation la salle était pleine à craquer. Je n'ai même jamais vu le Théâtre Noir rempli à ce point. Le public suit les péripéties avec intérêt chacun ayant vécu des faits similaires au moins une fois dans sa vie. Avec cette pièce, la rentrée théâtrale commence très fort ! 

 

Simone Alexandre

 

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09:16 Publié dans THEATRE | Lien permanent

02/08/2015

Irma rit rose de et avec IRMA ROSE

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LES DECHARGEURS

 

3, rue des Déchargeurs

 

75001 PARIS

 

 

(M° Châtelet)

 

loc. 01 42 36 00 50

 

http://www.lesdechargeurs.fr/

 

 

Pl. 26€, T.R. de 10 à 22€

 

 

A 21h30 le jeudi & 19h30 le vendredi

 

Durée : 1h.

 

 

jusqu'au : 5 SEPTEMBRE 2015

 

 

 

Mise en scène : Jean Claude COTILLARD

 

 

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Le spectacle commence avec une voix off : celle d'un directeur de casting qui cherche une comédienne sachant-zozoter-sans-un-cheveu, pour une pub de sanibroyeur …

 

- Quel beau conte de fée ! 

 

Il est vrai que l'objectif prioritaire était de passer à la télé alors qui veut la fin justifie les moyens. N'importe, Irma-Stéphanie hésite … ( on hésiterait à moins ) pas très valorisant tout ça … d'autant que des projets, elle en a des tas, c'est juste le moyen de les réaliser qui fait défaut.

 

Il lui vient alors une idée : écrire un conte de Noël ...

 

Le thème devrait - en principe - être porteur et puis ça tombe bien puisque précisément elle est invitée à un réveillon en compagnie de sa meilleure amie : Noémie.

 

 

En outre, les jumeaux présents à la petite fête se nomment Melchior et Balthazar pour l'inspiration, on ne pouvait rêver mieux ! Ces derniers, quant à eux ont invité leur copain Mamadou, le slameur parti pour s'offrir un petit dépaysement cultuel, le temps d'un réveillon.

 

 

Il faudra bien entendu faire avec Françoise, la grand-mère qui a décidé que ce serait un Noël sans arbre ( trop facile ) et au cours duquel on laverait le linge en famille, histoire de se marrer un peu. Chaud devant ! Tout ça avec l'accent ch'ti, évidemment.

 

Et puis pour l'animation, le copain de Simone ( celle qui raconte ses anecdotes de plage ) sera là aussi, lui qui se prend pour un clone de Johnny mais histoire de sacrifier à la tradition, il y aura quand même l'incontournable dinde de Noël - tant pis si elle n'est pas halal - Mamadou ayant précisé que pour cette fois, ça ne comptait pas. Ouf ! ...

 

Irma Rose est tous ces personnages successivement et à la fois or certains constateront que parfois, Irma rit … rosse mais comme elle ne fait que décrire la réalité on ne lui en veut pas, d'autant que ce sont toujours des rosseries sympa ...

 

( Si, si ! ça existe, la preuve ! )

 

 

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En plein coeur de l'action, la comédienne nous tiendra en haleine de bout en bout. Elle ira même jusqu'à incarner le toutou qui n'en perd pas une miette les narines en direction de la dinde rôtie. On a coutume de dire qu'en France tout finit par des chansons tandis que dans le Nord tout finit par la danse. Célébrer Noël quand on sort à peine de la canicule, c'est rafraichissant, non ?

 

- Et quelle performance ! 

 

 

Simone Alexandre

 

 

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10:50 Publié dans THEATRE | Lien permanent

26/07/2015

NOI DUE de Dominique Pacitti

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ESSAION

 

6, rue Pierre-au-Lard

 

75004 PARIS

 

 

(M° Rambuteau ou Hôtel de Ville)

 

loc. 01 42 78 46 42

 

http://www.essaion-theatre.com/ 

 

Pl. 20€ - T.R. 15€

 

jeudi, vendredi, samedi à 19h30

 

 

jusqu'au : 5 Septembre 2015

 

Texte et mise en scène : Dominique Pacitti

Collaboration à l'écriture : Valérie Baurens et Maria Pitarresi

également interprètes des rôles de Elisabetta et Alessia.

 

 

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Parodiant Montaigne, chacune de ces deux femmes aurait pu dire,

 

-  " Parce que c'était ELLE, parce que c'était moi  " …

 

Histoire d'une amitié avec un grand A qui perdurera en dépit de l'absence, de la route empruntée par chacune. 

 

Tout a commencé sur les bancs de l'école, dans une pension religieuse où elles partagèrent facéties de gamines et punitions collectives. Bien que de tempérament différent, leur démarrage dans la vie fut donc identique, ce qui crée - parfois - des liens indéfectibles. 

 

Si " les voies du Seigneur sont impénétrables " celles du sentiment amoureux le sont tout autant.

 

Or, qu'on le veuille ou non, la société est là, qui nous impose ses règles et cette histoire commence durant les années 60, époque à laquelle les filles étaient formatées de façon identique. 

 

Une chose est certaine, elles voudront l'une et l'autre briser ce carcan tout en conservant le lien de façon épistolaire dans l'attente de retrouvailles.

 

Elisabetta multiplie les aventures amoureuses avec des compagnons de passage ainsi que les voyages, tandis qu'Alessia, plus secrète, plus tourmentée aussi, restera longtemps à Rome avant de décider de se rendre à Paris et d'y apprendre l'art théâtral, son amie ayant un temps rêvé d'une carrière d'actrice avant que la maladie compromette ses projets. 

 

Mais n'était-ce pas une façon de s'identifier à celle qui lui manque et son but ( peut-être inconscient ) ne fut-il pas de l'éblouir ? … 

Car Elisabetta s'est finalement mariée tandis que son ombre ( Alessia ) suivait une psychothérapie alors que sa vie était parsemée d'expériences unisexe ce qui ne la consolait pas pour autant.

 

Elle tournera un film et le succès se trouvant incroyablement au rendez-vous, Elisabetta va brusquement voir son amie avec d'autres yeux …

 

Je vous laisse découvrir la suite.

 

Féminines au possible, les deux comédiennes sont superbes. Les indications scéniques de Dominique Pacitti sont empreintes de délicatesse et même ceux qui refusent de comprendre certaines choses ne pourront qu'être séduits.

 

Voilà un beau texte émouvant ( ô combien ! ) qui en déroutera peut-être certains mais qui mérite d'être connu à une époque où beaucoup prônent la liberté de vivre autrement, à la seule condition de ne pas être concernés de trop près.

 

Simone Alexandre

 

 

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14:17 Publié dans THEATRE | Lien permanent