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23/09/2016

Le voyage en Uruguay de Clément Hervieu-Léger

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LUCERNAIRE

 

53, Rue Notre Dame des Champs

 

75006 PARIS

 

 

 

(M° Vavin ou N.D.des Champs)

 

loc. 01 45 44 57 34

 

 

http://www.lucernaire.fr/

 

Pl. 26€ - T.R. 16 & 21€

- 26 ans : 11€

 

A 21h. du mardi au samedi

 

jusqu'au : 15 OCTOBRE 2016

 

Mise en scène : Daniel SAN PEDRO

 

avec : Guillaume RAVOIRE

 

 

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" Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage …"

 




Notre héros, Philippe est un jeune vacher normand que rien ne prédisposait à vivre une telle aventure. Or un jour, don Hector, riche éleveur uruguayen est arrivé avec la ferme intention de faire l'acquisition de quelques bêtes destinées à enrichir son troupeau. Après avoir parcouru la Normandie, il arrivera à la Ferme Neuve et constatant que sa réputation n'est pas usurpée, choisira trois taureaux et deux vaches afin de renouveler son cheptel.

C'est ainsi que Robespierre, Serpolet, Osiris, Guérilla et Navette seront du voyage accompagnés du jeune vacher, quelque peu perdu à la perspective de cette longue traversée. Celui-ci n'a que 20 ans et n'a jamais quitté sa campagne normande.

 

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( photos : Juliette PARISOT )



Quelle aventure ! …

 

Pas question évidemment d'utiliser l'avion - l'homme et le troupeau emprunteront donc le bateau et la traversée durera 57 jours. D'abord, il a fallu construire de rudimentaires baraquements sur le pont afin d'accueillir les bêtes qui vont devenir l'attraction du navire. Trente passagers dont huit missionnaires essuieront une tempête et Philippe devra assister Guérilla sur le point de vêler. Et un passager en plus, un ! …

Une jeune passagère plait au jeune homme mais malheureusement elle descendra avant lui, le laissant à ses rêves inassouvis …

La casquette résolument vissée sur la tête, Guillaume Ravoire nous entraîne en cette folle équipée. Don Hector qui apprécie les qualités du jeune vacher essaiera bien de le retenir sur place mais en vain. Une fois la mission accomplie Philippe reviendra dans sa campagne normande et racontera plus tard l'aventure à son petit fils lequel émerveillé par cette belle histoire l'a prise en notes au fur et à mesure, ce qui lui permet de nous la restituer.

Belle performance pour le comédien !


Simone Alexandre

 

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14:04 Publié dans THEATRE | Lien permanent

21/09/2016

LE CID de Pierre Corneille

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THEATRE RANELAGH

 

5, Rue des Vignes

 

75016 PARIS

 

 

(M° Passy ou La Muette)

 

 

loc. 01 42 88 64 44

 

Pl. 30 & 35€

 

-26 ans : 10€

 

http://www.theatre-ranelagh.com/

 

Du mercredi au samedi à 20h45

matinées samedi à 15h,

dimanche à 17h

 

jusqu'au : 15 JANVIER 2017

 

Mise en scène : Jean-Philippe DAGUERRE

 

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avec Alexandre BONSTEIN ou Didier LAFAYE,

(Le Roi Don Fernand)

Stéphane DAUCH (Don Gomez, père de Chimène)

Manon GILBERT (Chimène)

Kamel ISKER ou Thibault PINSON (Don Rodrigue)

Johann DIONNET ou Edouard ROULAND (Don Sanche)

Charlotte MATZNEFF ou Flore VANNIER-MOREAU (L'Infante)

Christophe MIE (Don Arias)

Sophie RAYNAUD (Elvire, gouvernante de Chimène)

Yves ROUX (Don Diègue, père de Rodrigue)

Mona THANAEL ou Maïlis JEUNESSE,

(Léonor, gouvernante de l'Infante)

 

 


"… Qu'il est joli garçon l'assassin de papa ! "
 
   Georges Fourest

 




Monter des classiques en dehors du Théâtre Français a toujours constitué une gageure. Il faut beaucoup d'audace pour se lancer en une telle entreprise. Or la troupe formée par Jean-Philippe Daguerre est jeune, bien décidée à prouver que,

 

- " la valeur n'attend point le nombre des années. "



Ce qui caractérise cette réalisation est le rythme. Deux musiciens donneront la note au démarrage du spectacle et le duel que vont se livrer Chimène et Rodrigue est d'emblée bien réel.

Alors certes, la tragi-comédie voulue par son auteur dérape parfois en direction de la farce épique lorsque - par exemple - nous sommes confrontés à ce Roi-bouffon ( Alexandre Bonstein zézaye en se délectant de façon visible ) mais les comédiens - ici il n'est nullement question de tragédiens - s'efforcent de faire honneur au texte.

Sophie Raynaud joue Elvire de façon bien plus qu'intéressante cette comédienne a de la présence et un sens réel du texte qu'elle maîtrise parfaitement.

Il en est de même pour Edouard Rouland qui interprétait Don Sanche le jour où j'ai vu la pièce. Beau physique et prestance, qualités qui sont également celles de Stéphane Dauch qui joue le Comte et disparaîtra trop tôt, comme chacun sait.

 

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J'ai sciemment voulu mettre en valeur ces rôles qui ne sont pas ceux que l'on évoque habituellement en priorité ( Rodrigue et Chimène ) afin de souligner leur importance dans l'action que ces témoins agissants structurent.

Par ailleurs, dois-je avouer que j'ai un peu moins apprécié les claquements de doigts de Mona Thanaël ( Léonor ) qui oubliait pour cet effet comique qu'elle se trouvait à la Cour d'Espagne et non dans une écurie.

Les duels sont montés de façon remarquable mais je m'étonne toujours de l'absence de fourreaux quand les épées se contentent d'être au repos, simplement accrochées à la hanche.

Sinon les costumes sont beaux - Kamel Isker joue Rodrigue avec fougue et je suis persuadée que les scolaires entreront de plain pied en cet univers et l'apprécieront.



Simone Alexandre

 

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09:57 Publié dans THEATRE | Lien permanent

20/09/2016

bande annonce : Le Cid de Corneille au Ranelagh

 

 

http://www.theatre-ranelagh.com/

09:05 Publié dans THEATRE | Lien permanent

19/09/2016

Vient de paraître d'Edouard Bourdet

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THEATRE 14

 

20, avenue Marc Sangnier

 

75014 PARIS

 

 

 

(M° Porte de Vanves)

 

 

loc. 01 45 45 49 77

 

 

http://theatre14.fr/

 

Le lundi à 19h

du mardi au samedi à 21h

Relâche le dimanche

 

jusqu'au : 22 OCTOBRE 2016

 

Mise en scène : Jean-Paul TRIBOUT

 

avec Jean-Paul BORDES (Maréchal) - Eric HERSON-MARCAREL (Marc) - Caroline MAILLARD (Jacqueline) - Laurent RICHARD (Olibet et Félix) - Xavier SIMONIN (Brégaillon et Henri) - Jean-Marie SIRGUE (Bourgine) - Jean-Paul TRIBOUT (Moscat)

 

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A en juger par le nombre de parutions littéraires actuelles on pourrait croire que le monde de l'édition a changé mais sans doute ne faut-il pas y regarder de trop près ?


Ambition et vanité sont toujours les deux moteurs en exercice … quant au sens du profit, notre époque bat tous les records jusqu'alors accomplis.

Edouard Bourdet écrivit cette pièce en 1927 et le thème reste d'actualité. Avec finesse et acuité, l'auteur épinglait alors ce monde qu'il connaissait bien ( et pour cause …) le tout agrémenté d'une touche de férocité que je qualifierai de jouissive.

Profane qui t'enorgueillis de compter un ou plusieurs auteurs au nombre de tes amis prends garde à ne leur faire aucune confidence, n'affiche pas trop ta vie privée au risque de la voir couchée sur le papier ou exposée sur scène.
( A moins qu'il ne s'agisse d'un désir inavoué mais fort heureusement, l'exhibitionnisme n'est pas le fait de tous.)

A première vue, Marc et Jacqueline forment un couple parfait et ce, depuis très longtemps or peut-on être tout à l'autre lorsque l'on écrit ? Pour pallier ce genre d'inconvénient, certains pratiquent l'écriture comme d'autres le piano ( à 4 mains ) alors qu'en certains cas, l'un (e) écrit et l'autre signe. Cela existe et je me garderai bien de nommer qui que ce soit puisqu'après tout, l'Art n'a que les Muses qu'il veut bien s'octroyer.

En ce monde qui fonctionne en quasi autarcie, l'agitation est grande parfois, surtout lorsqu'un prix est l'enjeu des démarches. Que ne ferait-on alors pour l'obtenir ? ...
Quant à l'éditeur, ce dernier spécule sur ce qui se vend le mieux.

Le vibrionnant Jean-Paul Tribout est Moscat, deus ex machina de l'édition. D'un simple coup de fil il peut lancer une carrière ou bien la défaire. Il connait son pouvoir, en use et abuse de façon quasi machiavélique.

Le couple uni est interprété avec intelligence et finesse par Caroline Maillard et Eric Herson-Marcarel.

Jean-Paul Bordes ( Maréchal ) sera cette caricature d'auteur tellement imbu de lui-même qu'il se croit irrésistible et le cynique Moscat y verra aussitôt une possibilité dont il pourra tirer profit ...

Dans cette pièce, l'objectif de tous est commun, faire parler de soi afin d'exister aux yeux des autres. Vanitas, vanitatum … ( vous connaissez la suite ).

 

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( photos LOT )



C'est drôle, le rythme est excellent, bref on passe un heureux moment en leur compagnie à tous et en repartant on ne peut s'empêcher de constater que les auteurs savaient bigrement construire les pièces à l'époque !




Simone Alexandre

 

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11:06 Publié dans THEATRE | Lien permanent

16/09/2016

Politiquement correct de Salomé Lelouch

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La Pépinière Théâtre

 

7, Rue Louis le Grand

 

75002 PARIS

 

 

 

( M° Opéra )

 

Loc. 01 42 61 44 16

 

http://www.theatrelapepiniere.com/

 

Pl. 29 & 38€

 

- 26 ans : 12€

 

A 21h du mardi au samedi

 

Matinée le samedi à 16h

 

 

Texte et mise en scène : Salomé LELOUCH

 

avec : Thibault de MONTALEMBERT ( Alexandre, avocat ) - Rachel ARDITI ( Mado, prof' d'histoire ) - Ludivine de CHASTENET ( Andréa ) - Bertrand COMBE ( Louis, fleuriste et militant FN ) - Arnaud PFEIFFER ( Gérant du café )

 

 

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Sans doute vais-je passer pour " une affreuse réac' " si je vous dis que le fait de recharger son téléphone portable en dehors de chez soi, me paraît une démarche pour le moins ?… cavalière, dirons-nous. Et peu " politiquement correct " par conséquent. 

 

Oui, mais sans ce prétexte, l'écriture de la pièce n'aurait pas eu lieu, alors faisons avec et oublions ce " sans gêne " bien à la mode semble t-il ? Un soir, dans un petit théâtre, j'ai effectivement vu un spectateur brancher son téléphone dans le hall et n'ai pu m'empêcher de penser : " en voilà un qui est gonflé ! "  Mais passons ...

 

Alexandre et Mado fréquentent sans le savoir, le même café,

" chez Loulou " et ce jour là, ont fait la même chose, confiant leur cellulaire respectif au sympathique gérant du lieu. Seulement dans la précipitation, au moment de la restitution des appareils dûment rechargés, une confusion s'est produite. Chacun est ensuite reparti avec le téléphone de l'autre …

Voilà qui facilite bien les rencontres ! 

 

Mado qui se situe décidément " carrément à l'ouest " n'avait pas rentré de mot de passe ce qui fait qu'Alexandre a pu lire certains messages qui auront une évidente répercussion sur la suite de l'aventure ...

 

Nous sommes en pleine période électorale or il se trouve que l'une est de gauche tandis que l'autre est carrément d'extrême-droite. Aïe ! aïe ! aïe ! …

 

Je me suis alors souvenue que ma grand-mère était une fervente catholique, votant à droite, mon grand-père un farouche communiste et que cela ne les a nullement empêché de passer leur vie ensemble mais " autre temps, autres moeurs ! "

En outre, l'un et l'autre étaient des militants de base alors qu'ici Alexandre est pour le moins engagé dans l'action que je ne qualifierai pas de directe, le terme risquant de lui déplaire …

 

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( photos : Christophe VOOTZ )

 

 

Pourtant, le coup de foudre a bien eu lieu entre ces deux là et peut-être que s'ils n'étaient pas flanqués l'un et l'autre d'un (e) ami (e) et confident (e) les choses se seraient passées autrement ? 

 

Seulement voilà, Andréa est psy ' donc, se targue d'y voir clair, tandis que Louis, fleuriste de son état ne vend pas spécialement des roses rouges mais composerait plutôt des bouquets du style : bleuet, marguerite, coquelicot. 

 

De toutes façons, quand un membre du Front National rencontre une bobo de gauche, il y a forcément de la rumba dans l'air ! 

 

Thibault de Montalembert qui s'est fait la tête de Me Collard a quelques démêlés avec sa chevelure dans laquelle il passe constamment des doigts impatients.

 

Rachel Arditi, jeune prof' d'histoire vit comme elle peut, c'est à dire assez mal, cet amour contradictoire en complet décrochage avec ses convictions.

 

Ludivine de Chastenet est comme son nom ne l'indique pas : marxiste convaincue et féministe bien sûr ; elle verra donc d'un oeil plus que critique ce à quoi elle assiste.

 

Bertrand Combe dont le personnage n'a pas inventé l'eau chaude ( mais pour les fleurs, ce n'est pas recommandé ) joue ici les militants aussi bornés que convaincu.

 

Enfin, Arnaud Pfeiffer ( celui par qui involontairement le malheur est arrivé ) est très, très drôle dans son rôle de témoin amusé par cette idylle naissante mais quelque peu perturbé par ce qu'il voit et entend.

 

Vous l'avez compris, vous êtes ici au théâtre comme dans la vraie vie. Chacun adoptera les répliques qui lui conviennent et si j'ajoute que la chute de la pièce est très habile, vous voudrez sans doute en savoir plus ?

Auquel cas, vous savez ce qui vous reste à faire ...

 

 

Simone Alexandre

 

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10:36 Publié dans THEATRE | Lien permanent