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14/12/2015

Don Juan revient de la guerre de Ödon von Horvath

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                       Théâtre de l'Atalante

 

                       10, Place Charles Dullin

 

                             75018 PARIS

 

                              (M° Anvers)

 

                         loc. 01 46 06 11 90

 

 

http://www.theatre-latalante.com/

 

Lundi, mercredi, vendredi à 20h30

 

Mardi et samedi à 19h

 

Dimanche à 17h.

 

jusqu'au : 23 DECEMBRE 2015

 

Traduction : Hélène Mauler et René Zahnd

 

Editeur et agent théâtral : L'Arche

 

Mise en scène : Guy-Pierre Couleau

 

avec : Nils Öhlund, Carolina Pecheny, Jessica Vedel

 

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( photo : André Muller )

 

 

- Don Juan, mythe éternel du séducteur-prédateur ...

 

Le personnage pouvant s'inscrire à toutes les époques alors pourquoi pas à la fin de la guerre de 14 ? … qui bouleversa tant le monde ( et pas seulement sur le plan de la géopolitique ) en changeant littéralement les mentalités et autres us et coutumes.

 

Ainsi, les hommes partis au front ( dont beaucoup ne reviendront jamais ) amèneront les femmes à se débrouiller seules, à prendre des initiatives inconcevables quelques années auparavant. Situé dans ce nouveau contexte, que devient le mâle rescapé, hier encore décideur du destin de ces dames ? L'hédonisme n'est plus d'actualité, la légèreté encore moins.

 

Don Juan, après toutes les horreurs auxquelles il a assisté et dont il a miraculeusement échappé, ressent la nostalgie d'une femme, ce qui va guider ses pas à sa recherche. Pourquoi celle-là et pas une autre allez-vous dire, mais le sait-il seulement ?

 

Son pays ( l'Allemagne ) a perdu la guerre et lui-même est souffrant, une douleur à la poitrine le taraude. N'oublions pas que la grippe espagnole paracheva cruellement les conséquences de ces 4 années de guerre. Il ignore que désespérée, après avoir sombré dans la folie, sa " fiancée " est morte et lui, revenant peu à peu à ses anciennes habitudes va essayer de la retrouver en chaque femme rencontrée.

 

Deux comédiennes ont hérité de la lourde tâche qui consiste à figurer 35 personnages féminins. Pour cela, il convient que les scènes soient rapides, de presque flashs illustrant la situation donnée. Elles n'auront pour conforter ces rapides incarnations que des parties de vêtements à enlever ou ajouter, toujours face à nous, comme ces déplacements scéniques de meubles accessoires d'une banalité voulue.

 

Une scène cependant ne sera pas dénuée de féérie, celle où Don Juan se verra transformé en homme de neige ce qui constituait initialement le second titre de la pièce.

 

Le comédien Nils Öhlund ajoute à un physique avantageux une belle présence scénique, son mode d'expression est puissant et pour lui donner la réplique, Carolina Pecheny et Jessica Vedel font preuve d'une constante énergie.

 

Vous avez jusqu'au 23 Décembre pour aller voir cette pièce qui mérite toute notre attention.

 

Simone Alexandre

 

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10:56 Publié dans THEATRE | Lien permanent

07/12/2015

PhoneTag d'Israël Horovitz

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THEATRE DES BELIERS

PARISIENS

 

14bis, rue Sainte-Isaure

 

75018 PARIS

 

(M° Jules Joffrin)

 

loc. 01 42 62 35 00

 

http://www.theatredesbeliersparisiens.com/

 

Pl. 26€ - T.R. 18€

 

- de 26 ans : 10€

 

jusqu'au : 3 JANVIER 2016

 

Mise en scène : Adrienne OLLE

 

avec (en alternance) Pierre-Edouard BELLANCA - Laura CHETRIT - Aurélien GOUAS -

Pierre KHORSAND - Léa-Marie SAINT GERMAIN -

Arnaud PERRON

 

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A l'origine, un couple d'amoureux,   

Donald et Christy ; lui vit à New-York et elle, à Londres. S'ils veulent se faire la surprise d'une visite, mieux vaut que ce ne soit pas en même temps ! 

C'est pourtant ce qui va se produire le tout agrémenté de nombreuses péripéties.

 

Depuis que le téléphone portable existe les distances sont abolies, en théorie du moins mais cela ne met pas complètement à l'abri de l'incommunicabilité …

Ce serait trop simple. Les problèmes eux, se situent toujours au niveau de l'humain avec hélas, parfois, des conséquences en direction du monde animal or comme ici l'incident est évoqué de façon ludique, on ne peut pas trop s'en offusquer.

 

Cinq comédiens devront interpréter un nombre bien supérieur de personnages quelque soit le sexe et on demandera alors à la perruque de créer un semblant d'illusion quelque peu ironique …

 

Ce texte fut à l'origine écrit pour la BBC dans les années 90. La mise en scène de départ utilisera donc ce contexte et puis la décision d'entrer réellement dans l'action, s'imposera d'elle même pour chacun. Tout alors ira très vite, calqué sur notre époque où personne ne reste en place, où on a toujours envie de quelque chose ou de quelqu'un.

 

Cela ne se fera pas sans complications bien sûr, et pour le fun, la guitare interviendra à intervalles réguliers puisqu'il est dit que " la musique adoucit les moeurs " tout en ayant le pouvoir magique de surligner le texte à des endroits précis.

 

La plupart des auteurs considèrent que ce qu'ils ont écrit ne leur appartient plus une fois publié. Ce n'est certes pas le cas d'Israël Horovitz qui n'hésite jamais à prendre l'avion pour venir voir ce qui se passe et encourager les comédiens. Ce qu'il fit, bien sûr ! 

 

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 ( photos : Cie des Aléas )

 

 

C'est la première fois que cette pièce est montée en France et les nombreux fans de cet auteur ne manqueront pas le rendez-vous, battant ainsi en brèche la désaffection partielle des salles de spectacle. D'autant que les consignes de sécurité sont rigoureusement respectées ( je puis en témoigner ) ce qui devrait vous rassurer et l'on passe un agréable moment en ce lieu.

 

Simone Alexandre

 

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12:13 Publié dans THEATRE | Lien permanent

30/11/2015

The nature and purpose of THE UNIVERSE (ou les Tribulations de la famille Mann)

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THEATRE DE LA

REINE BLANCHE

 

2 bis, passage Ruelle

 

 

75018 PARIS

 

 

(M° La Chapelle ou Marx Dormoy)

 

loc. 01 40 05 06 96

 

http://www.reineblanche.com/

 

Pl. 15€ - T.R. 10€

 

Chaque mercredi à 19h 

 

& dimanche à 15h

 

jusqu'au : 13 décembre 2015

 

Pièce de Christopher Durang

 

traduite par Pascale Caemerbeke

 

Mise en scène : David Torres

 

avec : Pascale Caemerbeke, Diane Dormet, Paul Peat-King, Emmanuel Grospaud, Pierre Izambert, Eric Rolland, Antoine Villard.

 

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Le 7 " chiffre cosmique " a t-on coutume de dire …

 

Cela tombe bien puisque c'est exactement le nombre de personnages que nous aurons sous les yeux. En un clin d'oeil au 7ème Art, la mise en scène adopte les arrêts sur image, le ralenti, nous faisant apprécier au passage la souplesse acrobatique de certains.

 

" C'était un mardi matin banal comme n'importe quel autre " et nous rebondirons ainsi de mardi en mardi exactement comme si la semaine commençait ce jour là plutôt que la veille …

 

Un père, une mère comme ( presque ) tout le monde et trois enfants : un dealer, un homo et un châtré par une moissonneuse batteuse. Comment s'y est-il pris ? … On ne le saura jamais mais le fait est là.

 

Le père respecte Dieu mais pas sa femme, laquelle est engluée dans son rôle de victime de moins en moins consentante, ce qui ne l'empêche pas de passer l'aspirateur en dansant jusqu'à ce que cet engin de malheur tombe en panne. Alors en bonne consommatrice, elle implorera Dieu, le priant d'arranger tout ça !

 

Et celui qui ( nous dit-on ) voit tout, entend tout et sait tout a ici une rude tâche devant lui. A condition qu'il ne fasse pas la sourde oreille, bien sûr ; d'autant que survient la voisine qui vient se plaindre, une seringue à la main. N'en doutez pas, l'objet appartient bien à l'aîné qui le cherche partout, la rage au coeur et le corps en manque.

 

Il s'ensuivra une série de péripéties plus folles les unes que les autres mais résolument subversives.

Car tout ce qui caractérise notre société que d'aucuns qualifient de décadente sera évoqué ici.

L'auteur a visiblement un compte à régler avec la religion qui lui fut imposée et tous les psy' de la terre n'y pourront rien.

 

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La mise en scène de David Torres est brillante et rapide, le texte percutant - ô combien ! -

Bref, nos neurones sont soumis à l'épreuve du shaker - cathos-coincés s'abstenir. Les autres se régaleront.

Sciemment, je ne vous en dirai pas plus, il faut absolument aller découvrir ces folles et cruelles situations sur place car les comédiens le méritent bien.

 

Simone Alexandre

 

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14:21 Publié dans THEATRE | Lien permanent

25/11/2015

Le maniement des Larmes de et par Nicolas Lambert

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Grand Parquet

 

Jardin d'Eole

 

35, rue d'Aubervilliers

 

75018 PARIS

 

( M° Stalingrad )

 

loc. 01 40 05 01 50

 

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Pl. 18€ - T.R. 12€

 

A 19h du mercredi au samedi

 

A 15h. le dimanche

 

jusqu'au : 20 DECEMBRE 2015

 

Mise en scène : Nicolas LAMBERT

 

avec Nicolas LAMBERT, Erwan TEMPLE ou Frédéric EVRARD (en alternance) Hélène BILLARD ou Eric CHALAN (en alternance) 

 

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La désinformation ne mérite que l'oubli et en ce domaine nous sommes devenus des champions !

 

Il faut dire que tout nous est asséné à un tel rythme qu'il serait difficile de faire autrement. Cependant, il existe quelques êtres un peu plus motivés sans doute, qui observent, notent tout, retiennent tout ( ou presque ) afin d'alimenter une vigilance qui fait cruellement défaut à la plupart d'entre nous.

 

" Le maniement des larmes est le troisième volet de la trilogie : BLEU-BLANC-ROUGE de Nicolas Lambert consacrée à l'a-démocratie française du point de vue de ses grandes sources de richesse, Pétrole, nucléaire, armement … "

 

Après cela, on se demande comment il se fait que nous n'ayons pas d'argent dans les caisses, que notre Etat - de la bouche même d'un premier ministre - soit en faillite ? ( et ce, depuis longtemps )

 

Car il est notoire que le commerce des armes est depuis toujours ce qui rapporte le plus et nous nous situons dans le bataillon de tête des cyniques pourvoyeurs d'armes sur cette malheureuse planète et même utilisateurs depuis quelque temps. 

 

Une fois de plus, Nicolas Lambert réveille notre mémoire assoupie par le rappel de faits précis et comme le constat pourrait s'avérer désespérant il a choisi d'imiter les personnages évoqués rendant ainsi le spectacle ludique. Il fallait cela pour faire passer le contenu ! ...

 

Le phrasé de chacun des personnages représentés, le rythme particulier de leur élocution et les attitudes sont finement observés même si le timbre de voix n'est pas toujours parfaitement restitué car imiter est un métier à part entière qui nécessite l'engagement de toute une vie.

 

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( photos : Un Pas de Côté / Erwan Temple )

 

 

N'importe, cette piqure de rappel était bien plus que nécessaire située dans le contexte actuel sachant que celui qui vote n'a que trop tendance à délivrer un chèque en blanc pour se réfugier ensuite dans le " ponce-pilatisme "

 

Allez-y, tous les faits évoqués sont exacts, les paroles prononcées d'une terrible exactitude or que nous le voulions ou non, nous sommes tous responsables ( à des degrés divers, certes ) de l'état du monde actuel.

 

Vous avez jusqu'au 20 décembre pour vous offrir ce moment de lucidité.

 

Simone Alexandre

 

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10:41 Publié dans THEATRE | Lien permanent