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18/12/2015

Le Manuscrit de Rembrandt

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THEATRE LE RANELAGH

 

5, rue des Vignes

 

75016 PARIS

 

 

(M° La Muette)

 

 

loc. 01 42 88 64 44

 

 

http://www.theatre-ranelagh.com/

 

Pl. 28 & 32€

 

- 26 ans : 10€

 

 

jusqu'au : 31 JANVIER 2016

 

 

Adaptation : Céline DUHAMEL du livre " Rembrandt kabbaliste " de Raoul Mourgues

 

Mise en scène et scénographie : Patrick COURTOIS

 

avec : Patrick FLOERSHEIM / Jean-François VLERICK (en alternance)

 

& Céline DUHAMEL

 

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Au crépuscule de sa vie, Rembrandt convoque Stella qui fut tout à la fois son modèle, sa muse, sa gouvernante ( maîtresse aussi sans doute ) puis dans un accès de colère précise qu'on ne le gouverne pas !

 

Céline Duhamel, adaptatrice du célèbre " Rembrandt kabbaliste " de Raoul Mourgues, livre qui soulève encore un certain nombre de questions … a choisi ce " duologue " afin d'extérioriser l'introspection du peintre en sa tentative de justification.

 

Stella face au grand homme qui s'apprête à disparaître sera tour à tour confidente et accusatrice car leur proximité excluait tout secret, toute concession entre eux.

 

Personne sans doute ne le connaissait mieux qu'elle, aussi n'hésite t-elle pas à dénoncer tous ces autoportraits dans lesquels Rembrandt se cherchait lui-même et au delà, la figure du père qui paraissait chaque fois sous ses yeux.

 

Alors rendant à César ce qui lui appartient elle conclura que " les artistes sont les vrais prêtres de l'humanité. "

 

Tandis que le portraitiste était constamment préoccupé de détecter l'âme du modèle qui s'offrait à lui, ce dernier n'était trop souvent venu que par vanité,

" gonflé d'un orgueil de dindon. "

 

Peu enclin à l'indulgence, Rembrandt fustige " la stupidité du bourgeois " ou " la gloriole du soldat " à la recherche d'une illustration flatteuse alors que l'artiste est en quête de tout autre chose ...

 

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( photos : Marc Bretonnière )

 

 

Car c'est sa propre émotion qu'il peint et cela souvent, lui fait peur. C'est ainsi qu'il abandonnera la peinture pour la gravure, lançant cette lapidaire justification : " je suis peintre, pas teinturier ! "

 

Ce Maître de l'ombre et de la lumière se posera alors l'ultime question,

 

- " Qui suis-je donc pour avoir autant produit ? "

 

La pièce tend avec brio, à nous rendre perceptible la philosophie de la création artistique.

 

Simone Alexandre

 

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14:50 Publié dans THEATRE | Lien permanent

14/12/2015

Don Juan revient de la guerre de Ödon von Horvath

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                       Théâtre de l'Atalante

 

                       10, Place Charles Dullin

 

                             75018 PARIS

 

                              (M° Anvers)

 

                         loc. 01 46 06 11 90

 

 

http://www.theatre-latalante.com/

 

Lundi, mercredi, vendredi à 20h30

 

Mardi et samedi à 19h

 

Dimanche à 17h.

 

jusqu'au : 23 DECEMBRE 2015

 

Traduction : Hélène Mauler et René Zahnd

 

Editeur et agent théâtral : L'Arche

 

Mise en scène : Guy-Pierre Couleau

 

avec : Nils Öhlund, Carolina Pecheny, Jessica Vedel

 

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( photo : André Muller )

 

 

- Don Juan, mythe éternel du séducteur-prédateur ...

 

Le personnage pouvant s'inscrire à toutes les époques alors pourquoi pas à la fin de la guerre de 14 ? … qui bouleversa tant le monde ( et pas seulement sur le plan de la géopolitique ) en changeant littéralement les mentalités et autres us et coutumes.

 

Ainsi, les hommes partis au front ( dont beaucoup ne reviendront jamais ) amèneront les femmes à se débrouiller seules, à prendre des initiatives inconcevables quelques années auparavant. Situé dans ce nouveau contexte, que devient le mâle rescapé, hier encore décideur du destin de ces dames ? L'hédonisme n'est plus d'actualité, la légèreté encore moins.

 

Don Juan, après toutes les horreurs auxquelles il a assisté et dont il a miraculeusement échappé, ressent la nostalgie d'une femme, ce qui va guider ses pas à sa recherche. Pourquoi celle-là et pas une autre allez-vous dire, mais le sait-il seulement ?

 

Son pays ( l'Allemagne ) a perdu la guerre et lui-même est souffrant, une douleur à la poitrine le taraude. N'oublions pas que la grippe espagnole paracheva cruellement les conséquences de ces 4 années de guerre. Il ignore que désespérée, après avoir sombré dans la folie, sa " fiancée " est morte et lui, revenant peu à peu à ses anciennes habitudes va essayer de la retrouver en chaque femme rencontrée.

 

Deux comédiennes ont hérité de la lourde tâche qui consiste à figurer 35 personnages féminins. Pour cela, il convient que les scènes soient rapides, de presque flashs illustrant la situation donnée. Elles n'auront pour conforter ces rapides incarnations que des parties de vêtements à enlever ou ajouter, toujours face à nous, comme ces déplacements scéniques de meubles accessoires d'une banalité voulue.

 

Une scène cependant ne sera pas dénuée de féérie, celle où Don Juan se verra transformé en homme de neige ce qui constituait initialement le second titre de la pièce.

 

Le comédien Nils Öhlund ajoute à un physique avantageux une belle présence scénique, son mode d'expression est puissant et pour lui donner la réplique, Carolina Pecheny et Jessica Vedel font preuve d'une constante énergie.

 

Vous avez jusqu'au 23 Décembre pour aller voir cette pièce qui mérite toute notre attention.

 

Simone Alexandre

 

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10:56 Publié dans THEATRE | Lien permanent

07/12/2015

PhoneTag d'Israël Horovitz

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THEATRE DES BELIERS

PARISIENS

 

14bis, rue Sainte-Isaure

 

75018 PARIS

 

(M° Jules Joffrin)

 

loc. 01 42 62 35 00

 

http://www.theatredesbeliersparisiens.com/

 

Pl. 26€ - T.R. 18€

 

- de 26 ans : 10€

 

jusqu'au : 3 JANVIER 2016

 

Mise en scène : Adrienne OLLE

 

avec (en alternance) Pierre-Edouard BELLANCA - Laura CHETRIT - Aurélien GOUAS -

Pierre KHORSAND - Léa-Marie SAINT GERMAIN -

Arnaud PERRON

 

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A l'origine, un couple d'amoureux,   

Donald et Christy ; lui vit à New-York et elle, à Londres. S'ils veulent se faire la surprise d'une visite, mieux vaut que ce ne soit pas en même temps ! 

C'est pourtant ce qui va se produire le tout agrémenté de nombreuses péripéties.

 

Depuis que le téléphone portable existe les distances sont abolies, en théorie du moins mais cela ne met pas complètement à l'abri de l'incommunicabilité …

Ce serait trop simple. Les problèmes eux, se situent toujours au niveau de l'humain avec hélas, parfois, des conséquences en direction du monde animal or comme ici l'incident est évoqué de façon ludique, on ne peut pas trop s'en offusquer.

 

Cinq comédiens devront interpréter un nombre bien supérieur de personnages quelque soit le sexe et on demandera alors à la perruque de créer un semblant d'illusion quelque peu ironique …

 

Ce texte fut à l'origine écrit pour la BBC dans les années 90. La mise en scène de départ utilisera donc ce contexte et puis la décision d'entrer réellement dans l'action, s'imposera d'elle même pour chacun. Tout alors ira très vite, calqué sur notre époque où personne ne reste en place, où on a toujours envie de quelque chose ou de quelqu'un.

 

Cela ne se fera pas sans complications bien sûr, et pour le fun, la guitare interviendra à intervalles réguliers puisqu'il est dit que " la musique adoucit les moeurs " tout en ayant le pouvoir magique de surligner le texte à des endroits précis.

 

La plupart des auteurs considèrent que ce qu'ils ont écrit ne leur appartient plus une fois publié. Ce n'est certes pas le cas d'Israël Horovitz qui n'hésite jamais à prendre l'avion pour venir voir ce qui se passe et encourager les comédiens. Ce qu'il fit, bien sûr ! 

 

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 ( photos : Cie des Aléas )

 

 

C'est la première fois que cette pièce est montée en France et les nombreux fans de cet auteur ne manqueront pas le rendez-vous, battant ainsi en brèche la désaffection partielle des salles de spectacle. D'autant que les consignes de sécurité sont rigoureusement respectées ( je puis en témoigner ) ce qui devrait vous rassurer et l'on passe un agréable moment en ce lieu.

 

Simone Alexandre

 

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12:13 Publié dans THEATRE | Lien permanent