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07/06/2007

LA MAITRESSE de Jules Renard

Théâtre ARTISTIC ATHEVAINS
45 bis rue Richard Lenoir
75011 Paris
(M° Voltaire - bus 46/56/38/32
Loc. 01 43 56 38 32
www.artistic-athevains.com
Pl. 30€ TR. 20/15€ - 26 ans 10€
(-50% sur le plein tarif jusqu'au 17 juin)

Mercredi, vendredi : 19h.
jeudi, mardi : 20h.45
samedi : 16h. & 20h.45
dimanche : 18h.

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photo : Marion Duhamel

Mise en scène : Jacques Bondoux
avec Catherine Chauvière, Eric Cénat et Jacques Bondoux.

L' espace scénique est dépouillé de tout mystère seul y figure : omniprésent, un lit sur lequel une femme corsetée, chapeautée et chaussée de bottines " se tient debout et roide " Nous pensons alors plus à une dame patronnesse qu' à ce que l'on nommait à l'époque " une cocotte " vieillissante certes mais toujours entretenue. Nous apprenons que son protecteur, Monsieur Guéraud lui rend opportunément visite à la fin de chaque mois et dans l'intervalle, la dame semble avoir beaucoup de temps libre alors quand un jeune poète passe par là ! ...
La littérature et le théâtre du 19ème siècle cultivaient le romantisme, les drames passionnels y étaient légion, comment s'étonner que Jules Renard dont l'écriture grinçait bien, ait eu envie d'écrire cette anti-histoire d'amour ? En dépit de la quasi similitude du titre, nous ne risquons pas de confondre avec Barbey d'Aurevilly !
Ce texte servira de galop d'essai à sa première pièce, Le Plaisir de Rompre où les deux personnages mettront fin à leur liaison.
Pour l'heure, la rencontre vient de s'effectuer et les habituelles délicieuses prémices souffrent de nombreux coups de frein.
Maurice est charmant et à l'abri de son canotier (clin d'oeil à celui qui fut un temps pris en charge par Mistinguett ? ) il courtise Blanche, puisqu'il a décidé de la nommer ainsi, laquelle doit avoir approximativement le même âge que sa mère.
Hypothèse qui se confirmera par la suite ...
Puisqu' il fallait un Deus ex machina susceptible de commenter l'action, Jacques Bondoux jouera les montreurs de foire, véhiculant l'arène qui de lit deviendra calèche ou orée du bois. Ce même Jacques Bondoux se fera donc cocher, ami quelque peu éméché arrivant au pire moment, ange gardien ou voyeur c'est selon.
Si Catherine Chauvière ne fait pas absolument figure de bombe sexuelle son partenaire en la personne de Eric Cénat distille un charme indéniable et l' intelligence de son jeu suffit à nous ravir.

Simone Alexandre

theatretoiles.hautetfort.com

13:10 Publié dans THEATRE | Lien permanent

EAUX DORMANTES de Lars Norén

ATHENEE Théâtre Louis Jouvet
Square de l' Opéra Louis Jouvet
7, rue Boudreau
75009 PARIS
(M° Opéra ou Madeleine)
Loc. 01 53 05 19 19
billeterie en ligne : www.athenee-theatre.com
Pl. de 28 à 12€
TR de 23 à 10€

du jeudi 31 mai au samedi 16 juin 2007
mardi 19h, mercredi au samedi : 20h.
matinées exceptionnelles : dimanche 10 juin
& samedi 16 juin à 15h.

Première création en France.

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photo : Jean-Julien Kraemer.

Mise en scène : Claude Baqué
avec Marion Bottollier (Sophie) Pierre-Alain Chapuis (Joseph) Michel Hermon (Daniel) Serge Maggiani (Mattias) Simona Maïcanescu (Judith) Marie Matheron (Emma) Nicolas Struve (Jonas)

Le texte est publié aux Editions de l' Arche sous le titre, TRISTANO.

Lars Noren est né en 1944. Il fait donc partie de ce que l'on nomme " la génération d'après " celle qui ne fut pas plongée au coeur de la guerre, mais qui a hérité de ses séquelles. Impossible pour ceux là, d'échapper à la problématique de l'explication. Pourquoi les événements se sont ils déroulés ainsi, quelle est la responsabilité de chacun ? Les héritiers ne peuvent certes être responsables de ce qui préexistait bien avant eux et pourtant ... les réactions en chaîne ne finissent pas.
- Faut-il se sentir coupable de ne pas être juif ?
Sans doute quand l'appartenance à un clan ne vise qu'à la disparition de l'autre.
- Quelle obscure culpabilité ce peuple expiait il ? ...
Coupable d'être issu d'une lignée et pas d'une autre.
Certains esprits fumeux voudraient nous faire croire que l'on choisit soi-même ses ascendants ! On les assume (ou pas) c'est tout.
Ces sept personnages réunis autour d'une table imaginaire ont tous perdu quelque chose ou quelqu'un et peut-être même leur propre vie ?
En une tentative désespérée de s'affirmer ils revendiqueront tous - à tour de rôle - ce qui les caractérise en ce bas monde, c'est à dire, leur métier : psychiatre, avocat(s), journaliste(s), éditrice et ... autiste car c'est un emploi à plein temps en ce monde précaire.
L'auteur se serait (dit-il) laissé porter par les personnages qui très rapidement se sont imposés à lui. Epreuve redoutable pour tous ces comédiens qui doivent affirmer leur présence tout en nous laissant douter de leur réelle existence. C'est un huis-clos qui a valeur de bilan auquel les spectateurs adhéreront ou pas.
( Il vaudrait mieux car la pièce dure 2h.20 sans entracte.)
La distribution est irréprochable mais je voudrais saluer tout particulièrement le jeu de Nicolas Struve à qui incombe la lourde tâche d'être Jonas, l'autiste.
La mise en scène en revanche ne m'a pas convaincue et parfois même irritée quand je voyais s'afficher en grandes lettres le nom des lieux évoqués ... Claude Baqué avait sans nul doute ses raisons qui ne m'ont pas parues évidentes.
Certains textes méritent d'être lus au préalable. Démarche qui ne se justifie pas toujours mais qui peut être conseillée lorsque l'on est confronté à une telle densité.

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

13:00 Publié dans THEATRE | Lien permanent