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22/10/2007

LE DIABLE AU CORPS de Andréa de Nerciat

THEATRE ESSAION
6, rue Pierre-au-Lard
75004 PARIS
(M° Hôtel de Ville)
Loc. 01 42 78 46 42

Du mercredi au samedi à 21h.30
jusqu'au : 17 novembre 2007

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Dialogues libertins d'après " Le diable au corps " et " Les Aphrodites " de Andréa de Nerciat.
Adaptation : Liliane Nataf et Jean-Louis Thamin.
Mise en scène : Jean-Louis Thamin.
avec : Samuel Bonnafil, Liliane Nataf, Cécile Sanz de Alba, Antoine Segard.

Si l'on vous dit : " Le diable au corps " vous ajouterez quasi-irrémédiablement, " Radiguet " et bien non, au préalable, le titre appartint à Andréa de Nerciat, romancier français dijonnais, qui finira ses jours à Naples en 1800 et contemporain, proche du célèbre prince de Ligne.
Le diable au corps ainsi que Les Aphrodites (ses deux derniers ouvrages) ne furent publiés que longtemps après sa disparition : 1793 pour les Aphrodites et 1803 pour Le diable au corps ... puis conservés rigoureusement dans " L'enfer " de la Bibliothèque Nationale.
L'auteur prône une philosophie phallo-coïto-pygo-glottonomique soit, pour être plus clair(e), le plaisir sous toutes ses formes et l'érotisme à tout va !
Les personnages sont désignés par des noms évocateurs ... qu'il convient de ne pas citer afin de mieux les savourer sur place.
Les costumes des interprètes sont stylisés mais restent suffisamment évocateurs, quant aux postures ... ces dernières se révèlent amplement suggestives. Les comédiens s'en donnent à coeur joie bien que cet organe se trouve ici quelque peu décalé ...
Le public (en ces temps où le puritanisme a nettement tendance à déborder de l'Atlantique) glousse ou s'esclaffe avec la joie de la liberté retrouvée. Bref, on se souvient brusquement que notre pays est celui de Rabelais, celui également des Contes drôlatiques et de Justine, pour ne faire allusion qu'à quelques uns sans oublier Restif de la Bretonne et " par les truffes d'Adonis " ( ! ) cette liberté là, même si elle appartient à une époque révolue nous comble d'aise.

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

13:30 Publié dans THEATRE | Lien permanent

16/10/2007

PREDATEUR(S) de Pierre-Olivier SCOTTO

Théâtre Rive Gauche
6, rue de la Gaité
75014 PARIS
(M° Edgar-Quinet)
Loc. 01 43 35 32 31

Du mardi au samedi à 21h.30
Dimanche à 17h.
Pl. 30/25/20 €
- de 26 ans : 10€
veilles, jours de fêtes & samedi : Plein Tarif.

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d'après FAUX FRERE(S) de Martine Feldann & Pierre-Olivier Scotto.
Mise en scène : Marion SARRAUT.
avec : Thierry BECCARO (Jacky) & Pierre-Olivier SCOTTO : François.

Des frères ennemis, des faux-frères, notre monde en a engendré quelques uns depuis Caïn et Abel. Ces deux là ne se sont pas vu depuis 17 ans : un bail !
Deux beaux fleurons de notre société actuelle, Francesco et Giacomo devenus François et Jacky.
Comme leurs prénoms initiaux l'indiquent, ils sont d'origine italienne mais ils eussent aussi bien pu être hongrois ou venus de n'importe quelle autre partie du globe afin de s'installer ici, précisément. C'est bizarre, l'un d'eux n' est pas sans nous rappeler quelqu'un au passage ? ...
Or, précisément Jacky est un homme politique avec toutes les caractéristiques et les risques également que ce statut comporte et l'autre professeur d'université (après avoir fait dans l'humanitaire comme on dit). Et un clin d'oeil à Kouchner, un ! son sac de riz sur l'épaule ...
Des clins d'oeil-allusion, il y en aura d'autres, il semble même que les auteurs aient ajouté les exemples à la louche.
- Encore un ? ... Allez, on le rajoute !
Décidément, ils n'ont rien voulu oublier, c'est même une revue détaillée, un récapitulatif de toutes les situations qui se présentent en ce monde dans lequel nous sommes contraints de vivre.
" On m'écoute, on m'obéit et on me craint " déclare notre politicard à la veille pourtant d'être mis en examen. Voulant renouer le dialogue avec ce frère un temps oublié, en un superbe lapsus, il s'inquiétera : " parle moi de moi " car nous l'avions compris, c'est le seul sujet qui l'intéresse.
François, lui semble être l'absolu contraire. il vit à l'abri de ses livres et il est évident qu'il redoutait les retrouvailles. Son rôle ne consiste t' il pas à jouer éternellement les roues de secours ? ...
Par leur jeu contrasté, les deux comédiens se mettent mutuellement en valeur.
Les répliques fusent, on peut à peine parler de caricature puisque les situations évoquées (même à l'emporte-pièce) sont bien réelles.
A moins qu'écoeuré par tout ce qui se passe, vous ayez décidé de ne plus rien entendre, sinon vous devriez en allant voir ce spectacle, vous dérouiller pour un temps, les zygomatiques.

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

15:55 Publié dans THEATRE | Lien permanent