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21/11/2015

Madame BOVARY de Gustave Flaubert, adaptation de Paul Emond

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THEATRE de POCHE MONTPARNASSE

 

75, boulevard du Montparnasse

 

75006 PARIS

 

 

(M° Montparnasse-Bienvenue)

 

 

LOC. 01 45 44 50 21

 

 

 

http://www.theatredepoche-montparnasse.com/

 

Pl. de 10 à 35€

 

A 19h. du mardi au samedi

 

A 17h.30 le dimanche

 

Mise en scène,

 

SANDRINE MOLARO & GILLES-VNCENT KAPPS

 

 

avec GILLES VINCENT-KAPPS - FELIX KYSYL ou PAUL GRANIER - SANDRINE MOLARO & DAVID TALBOT

 

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Sur la scène, 4 chaises puis arrivée d'autant de personnages qui nous prouvent d'emblée qu'ils sont tous comédiens, chanteurs et musiciens.

Le roman écrit jadis par Flaubert commence ici par le mariage d'Emma ( Sandrine Molaro ) et de Charles ( David Talbot ) La dame espérait beaucoup de ce changement en son existence …

 

- Joyeuse ambiance de noce campagnarde !

 

Par une succession de saynètes enlevées, le spectateur découvre peu à peu le déroulement de l'histoire. La façon humoristique dont elle est ici traitée, nous offre par exemple un père du marié plus jeune que son fils ( Félix Kysyl ) ce qui amuse beaucoup la salle ce, d'autant plus qu'il jouera également le rôle de la mère de l'époux, Charles Bovary. De même que Gilles-Vincent Kapps sera successivement Homais le pharmacien, Rodolphe Boulanger, l'amant et quelques autres …

 

Comme le passage entre chaque scène est rapide, ces changements de rôles ne sont nullement gênants, mieux : ils nous réjouissent. Seule Emma restera Madame Bovary et a bien assez à faire comme cela.

 

Autant son mari est complaisant et pour tout dire un peu benêt ( preuve que l'on peut exercer la médecine tout en restant crédule ) autant l'épouse est agitée, changeante, exigeante car frustrée, avec en prime les remontrances de Madame-mère à qui il est difficile d'en conter ! ...

 

De l'amour platonique vécu avec le jeune Léon passionné de lecture tout comme elle, qui las d'attendre la concrétisation de cette idylle, s'éloignera, notre Emma qui s'ennuie de plus en plus, succombera corps et âme au charme de l'entreprenant Rodolphe lequel se lassera vite de cette liaison. Comme on dit vulgairement " il n'y a que le premier pas qui coûte " aussi Léon de retour aura plus de chance que la fois précédente …

 

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( photos : Brigitte ENGUERAND )

 

 

Dans l'intervalle, Emma s'est lancée dans des dépenses inconsidérées, son époux qui ne voit rien, subira les conséquences de cette attitude ce, jusqu'au drame final et même au delà. Le roman n'était pas particulièrement drôle mais grâce à la façon dont il nous est présenté, nous rions de bon coeur à l'énoncé de ces mésaventures provinciales.

 

La fougue des comédiens y est sans doute pour beaucoup et grâce à eux nous passons un agréable moment sans remord aucun. Car après tout, " c'est la vie " comme disait une dame en sortant qui visiblement possédait quelque expérience ...

 

Par conséquent, allez-y, je vous promets de passer en leur compagnie un excellent moment. ( bis repetita placent )

 

Simone Alexandre

 

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17:24 Publié dans SPECTACLE MUSICAL, THEATRE | Lien permanent

16/11/2015

RUY BLAS ou la folie des Moutons Noirs d'après Victor Hugo

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THEATRE 13 / SEINE

 

30, rue du Chevaleret

 

75013 PARIS

 

 

(M° Bibliotèque F.Mitterrand)

 

Loc. 01 45 88 62 22

 

http://www.theatre13.com/

 

Pl. 26€ - T.R. 17€

 

Jusqu'au : 13 DECEMBRE 2015

 

A 20h. du mardi au samedi

 

A 16h le dimanche

 

Adaptation et mise en scène : Axel DRHEY

 

avec,

Julien JACOB (Ruy-Blas) - Mathieu ALEXANDRE (Don Salluste) - Roland BRUIT (le roi d'Espagne) - Bertrand SAUNIER (Don César) - 

 

Camille DEMOURES (Piano) - Jonathan JOLIN (Clarinette) - Dario MANDRACCHIA (Guitare) 

 

Création musicale : Patrick BOUKOBZA

 

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Les Moutons Noirs re visitent les classiques de façon burlesque. Iconoclastes au possible, leur humour potache s'attaque cette fois au titanesque Hugo par le biais d'un Ruy Blas pour le moins décoiffant. Au diable le héros romantique, ce Blas là apparaît d'emblée comme un être terne, taciturne et complètement introverti.

 

En revanche, son maitre Don Salluste déborde de vitalité ce qui rend sa disgrâce d'autant plus inacceptable. ( engrosser une suivante de la Reine et se voir intimer l'ordre de réparer, quel affront pour un Grand d'Espagne ! )

 

Quant à son valet comment imaginer qu'il puisse ne fut-ce que durant une courte période devenir premier ministre avec aussi peu de charisme ? Et pourtant ...

 

Le roi, peu soucieux de l'existence de son épouse et même de son royaume … préfère aller à la chasse ou bien s'adonner au rap. Et oui ! - Ne croyez surtout pas que nos pourfendeurs de conventions théâtrales s'arrêteront là car si l'on a coutume de tondre les moutons, ces derniers cisaillent allègrement l'alexandrin pour le remplacer de façon ponctuelle par des propos dignes de la population du " neuf-trois. " 

 

Le rôle de la duègne que tout le monde attend depuis Sapritch " son meilleur rôle après Jex-four " est ici interprété par un homme, ce qui rend le personnage d'autant plus irrésistible.

 

Les puristes amoureux du verbe hugolien clameront sans doute leur indignation mais rassurez vous le temps des batailles d'Hernani est révolu depuis longtemps. Par conséquent et dans le pire des cas, un sourire mi-gêné, mi-amusé accueillera les présentes facéties. Quant aux spectateurs plus décomplexés, ces derniers se pèteront la rate à tout va !

 

Le support musical est tout à fait réussi, musiciens et chanteuse jouant leur partition à ravir.

 

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( photos : Editions Austreales )

 

Toutefois et comme une bonne partie de la salle était constituée de scolaires, je n'ai pu m'empêcher de souhaiter que ces derniers aillent ( quand même ) entendre le texte joué dans son intégralité et n'en déplaise à nos joyeux farceurs, de façon plus classique. Certes, ils riront moins mais auront une idée plus précise de l'oeuvre en question. En cette époque d'indigence culturelle sciemment entretenue, ce n'est peut-être pas superflu !

 

Pour faire bonne mesure, une fois rentrée à domicile, je me suis repassé la vidéo de " La Folie des Grandeurs " dont la troupe s'est largement inspirée.

Un peu de rire ( même aux dépens d'Hugo ) situé dans le climat actuel, ne pouvant qu'être bénéfique.

 

Simone Alexandre

 

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09:48 Publié dans THEATRE | Lien permanent

12/11/2015

La fille de son père de Bruno Chapelle & Camille Saféris

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THEATRE L'ARCHIPEL

 

17, bd de Strasbourg

 

75010 PARIS

 

 

(M° Strasbourg-St-Denis)

 

loc. 01 48 00 04 05

 

 

http://www.larchipel.net/

 

 

 

A 19h30 les mardi, mercredi, jeudi

 

 

jusqu'au 7 JANVIER 2016

 

 

Mise en scène : Bruno CHAPELLE

 

 

avec : Bruno CHAPELLE (Jean-Claude, le peintre) - Pascale MICHAUD (Jennifer) - Camille SAFERIS (Thierry Flach, le producteur) - Marie-Aline THOMASSIN (Patricia de PERSONNE) - Olivier YENI (Jean-Hugues de PERSONNE)

 

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( photo : Xavier Lahache ) 

 

 

Danse sur un volcan ! -

 

L'action se déroule au domicile d'un producteur de télé ( Thierry Flach ) lequel a le vent en poupe et les finances en déroute. Il vient d'emménager et entre deux urgences télévisuelles demande au peintre chargé de rafraîchir les lieux de bien vouloir s'activer.

 

Ce n'est pas exactement ce que ce dernier fera, bien au contraire  … En revanche Jean-Claude ( c'est le nom du peintre ) s'avèrera d'une redoutable efficacité.

 

Un nouveau p.d.g. vient d'être nommé à la tête de France Télévision : il s'agit du célèbre Jean-Hugues de Personne lequel est passé sans transition du nucléaire à l'audiovisuel tant il est vrai que l'on évite parfois une catastrophe pour mieux en déclencher une autre.

 

Arrivée d'une jolie postulante ( Jennifer ) mais " fille de personne " ce qui créera le quiproquo. Persuadé qu'il a trouvé là le moyen infaillible d'entrer dans les bons papiers du patron, notre producteur va immédiatement confier la météo à cette jeune et charmante ambitieuse.

 

Seulement voilà, Jean-Hugues de Personne a réellement une fille avec laquelle il est quelque peu en bisbille ce qui aura le mérite d'éviter une rencontre prématurée.

 

La personne en question semble quelque peu névrosée tout comme son p.d.g. de père ( les chiens ne faisant pas des chats ) a un lézer seveu sur la langue, postillonne à tout-va : avec elle le bulletin météo - qu'elle prévoit culturel - risque fort de se résumer en un crachin généralisé ...

 

Dans l'intervalle, le peintre Jean-Claude jouera les deus ex machina avec les deux pieds dans le pot de peinture et les quiproquos et autres chassés-croisés seront fabriqués de toutes pièces par cet artiste passé maître en imbroglio !

 

 

Si vous voulez en savoir plus, il ne vous reste qu'à prendre le chemin qui mène à l'Archipel. Sachez toutefois que Bruno Chapelle est absolument époustouflant dans ce rôle de peintre joyeusement manipulateur tandis que Marie-Aline Thomassin ( pour ne citer que ces deux là ) nous fait don d'une extraordinaire composition de personnage ingrat mais percutant à souhait.

 

Les nostalgiques de la-télé-d'avant auront même Barnabé le joyeux panda, en prime !

Bref, si en ces temps moroses, vous avez besoin de vous dérouiller les zygomatiques allez-y, le résultat est garanti.

 

Simone Alexandre

 

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10:40 Publié dans THEATRE | Lien permanent