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23/04/2016

Le Misanthrope, vs politique d'après Molière.

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Vingtième THEATRE

 

7, rue des Plâtrières

 

75020 PARIS

 

(M° Ménilmontant)

 

loc. 01 48 65 97 90

 

http://www.vingtiemetheatre.com/

 

Pl. 25€ - Séniors : 20€

 

Etud. 13€

 

A 21h30, jeudi - vendredi - samedi

 

A 17h30 le dimanche

 

jusqu'au : 8 MAI 2016

 

Adaptation et mise en scène : Claire GUYOT

 

avec Julie CAVANNA (Célimène) - Pierre MARGOT (Alceste) - Emmanuel LEMIRE (Philinte) - Edgar GIVRY (Oronte) -

Nastassia GIRARD (Eliante) - Benoit du PAC (Acaste) - Denis LAUSTRIAT (Clitandre) - Annick ROUX (Arsinoë)

 

 

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 Combien aimerions nous parfois avoir le courage d'Alceste afin de dire aux gens leur fait, sans barguigner.

Seulement, voilà : les rares essais en ce domaine ne tardent pas à prouver que la démarche consiste à se faire inutilement des ennemis alors, très rapidement on se dit :  à quoi bon ? … gardons nos pensées secrètes puisque " les autres " ne changeront jamais, pas plus que nous du reste …

Quittant le siècle de Louis XIV, notre Misanthrope échoit en plein 21ème siècle, époque de grande lâcheté collective où règne le politiquement correct. Nul besoin pour lui des conseils d'un Stéphane Hessel puisque l'indignation lui est naturelle. Son tendon d'Achille ? … une femme bien entendu, s'accommodant mieux que lui de l'air du temps, aussi séduisante et futile qu'il est profond jusqu'à l'ennui mais naïf aussi.

Comparé à ce Don Quichotte hexagonal, le sportif Philinte,

( Emmanuel Lemire ) ferait presque figure de grand philosophe. En outre, le personnage titre ayant atterri dans la sphère politique, y trouvera naturellement de quoi alimenter ses humeurs pécantes !

 Arsinoë grince moins qu'à l'habitude car Annick Roux déborde d'humour et le public d'affection pour elle ce, à un point tel que l'on finit par se dire qu'Alceste fait ici le mauvais choix mais on ne choisit pas ses attirances et Pierre Margot a pour Julie Cavanna ( leurs personnages du moins ) la même attraction que Pyrrhus pour Andromaque ou Buridan pour sa reine de débauche. Car il est évident que cet amour là est physique, ce qui explique son caractère incontrôlable.

Par dépit amoureux ( pardon Marivaux ) Alceste envisagera de remettre son coeur entre les mains d'Eliante, or décide t-on seul d'un tel choix ? …

 

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( photos : Thierry HUGON )



Les quelques spectateurs qui ne sont pas abonnés au théâtre classique adhéreront facilement au verbe moliéresque bien que situé en un décor tout à fait moderne, sobre et beau, reconnaissons-le. ( le fait est assez rare pour être souligné ) Je ne ferai pas aux initiés l'injure de leur résumer la pièce dont les alexandrins sont rigoureusement respectés à une ou deux onomatopées près, n'ayant que la valeur d'un souffle.( car si l'époque et le lieu de l'action sont transposés, le texte quant à lui est fidèle )

Sachez toutefois que ces presque deux heures passent à la vitesse grand V, aussi ne puis-je que vous inciter à assister à l'une des représentations qui se donnent encore jusqu'au 8 mai prochain. J'ajouterai si besoin est qu'il est quasiment impossible que vous le regrettiez.


Simone Alexandre

 

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11:48 Publié dans THEATRE | Lien permanent

16/04/2016

Pourquoi je suis là ? de Alain Pierremont

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ARTISTIC THEATRE

 

45 bis, rue Richard Lenoir

 

75011 PARIS

 

(M° Voltaire)

 

loc. 01 43 56 38 32

 

http://www.artistic-athevains.com/

 

Tarifs de 5 à 30€

 

Prochaines représentations,

 

mardi 26 avril & mercredi 27 à 20h30

 

et jusqu'au 30 JUIN 2016

 

à la demande : appartement en ville

 

ou décor d'appartement sur le plateau

 

de l'Artistic Théâtre.

 

Mise en scène : Anne-Marie LAZARINI

 

avec Bruno ANDRIEUX et Cédric COLAS

 

 

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Si tu ne vas pas au théâtre, le théâtre ira à toi !

Pour tous ceux qui hésitent encore à aller au théâtre … ( il en reste quelques uns, hélas ) cette formule a été inventée : le théâtre à domicile.

L'auteur de la pièce, Alain Pierremont fut précisément le créateur de cette formule reprise maintes et maintes fois depuis les années 70.
 
Là, vous avez le choix : faire venir les comédiens chez vous ou bien si vous n'avez pas suffisamment de place pour les recevoir ( à Paris les logements deviennent de plus en plus exigus ) créer votre propre décor sur le plateau de l'Artistic Théâtre.

Vous pourrez ainsi apporter ( le temps d'une représentation ) quelques bibelots, collations à partager qui vous aideront à vous croire chez vous.

Car cette pièce est une histoire de famille, celle d'un père et de son fils qui ont un temps vécu côte à côte sans pouvoir communiquer réellement. Une famille de taiseux comme il en existait jadis et comme il en existe toujours n'en doutons pas.

 

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Les hommes plus que les femmes ont la pudeur des sentiments mais si les manifestations se font plus rares, la sensibilité est souvent identique.


Père et fils se comprennent rarement. Les jeunes refusent le modèle qui se présente à eux et s'ingénient le plus souvent à faire le contraire, à prendre le contre-pied du pater familias. Seules les années, le fait de se retrouver dans le même rôle que celui qui était jadis contesté pourront aider au rapprochement.

Sciemment, je n'entrerai pas dans les détails. Il faut vivre cette histoire de l'intérieur, en être témoin, donc y participer du moins mentalement. J'avoue qu'une certaine dose d'émotion m'est brusquement tombée dessus face à ces deux là qui m'en rappelaient d'autres sans doute ?

Cette formule inhabituelle vous paraît séduisante ? …

Vous voulez en savoir plus ? … Facile, il vous suffit de composer le : 01 43 56 38 32 puisque " Pourquoi je suis là " est à votre disposition à l'Artistic Théâtre ( où ailleurs … ) jusqu'au 30 Juin 2016. Toutes les précisions vous seront alors fournies.

 

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( photos : Marion Duhamel )



J'ajouterai que les deux comédiens Bruno Andrieux et Cédric Colas nous présentent cette histoire avec une justesse de ton et une conviction qui captent entièrement notre attention et déclenche notre adhésion entière.

 La mise en scène d'Anne Marie Lazarini est prégnante tout en respectant la sensibilité de chacun. Grâce à elle et aux deux interprètes ( sans oublier l'auteur bien sûr ) nous ne sommes plus au théâtre mais dans la vraie vie.  Ne laissez surtout pas passer ce moment exceptionnel de réelle humanité.



Simone Alexandre

 

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11:13 Publié dans THEATRE | Lien permanent

14/04/2016

FISSION de Jacques & Olivier TREINER

 

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REINE BLANCHE

 

2 bis, passage Ruelle

 

75018 PARIS

 

(M° La Chapelle ou Marx Dormoy)

 

loc. 01 40 05 06 96

 

du 8 AVRIL au 22 JUIN 2016

 

http://www.reineblanche.com/

 

Mise en scène et costumes : Vincent DEBOST

Scénographie : Pascal CROSNIER

 

avec : Romain BERGER (Edward Teller) - Benoît DI MARCO (Carl-Friedrich Von Weizsäcker) - Christian FRANCOIS (Otto Hahn) - Alexandre LACHAUX (Werner Heisenberg) - Stéphane LARA (Walter Gerlach) - Marie Paule SIRVENT (Lise Meitner)

 

 

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La génération des baby-boom se souvient encore de l'angoisse qui régnait dans les années 50, où les abris anti-atomiques en obsédaient certains : ceux qui avaient les moyens financiers pour se les procurer, bien sûr.

Pour cette génération, la 3ème guerre mondiale serait atomique ou ne serait pas. En dépit de quelques essais superflus, celle ci n'a pas encore eu lieu. " Touchons du bois " diront les superstitieux.

Car la race ( j'utilise ici ce terme à dessein ) des savants fous existe toujours. Certains ne nous promettent ils pas l'éternité ? Réservée aux plus riches, comme toujours, il ne suffira alors que d'un petit nombre d'individus pour gérer la planète puisque les autres seront rapidement réduits à l'état d'esclaves puis de déchets et remplacés par des robots. J'exagère à peine …

Les physiciens allemands n'ont pas eu le temps de fournir à Hitler la bombe destructrice qui aurait inversé le cours de l'Histoire. Ce que ces derniers n'ont pu faire, d'autres s'en sont chargé. Ironie du sort : dans un but pacifique (sic) Hiroshima devait clore la guerre mondiale mais à quel prix ? !!! …

Le problème nucléaire n'est pas résolu puisque l'on permet à l'Iran d'utiliser cette énergie dans le domaine civil mais rien ne prouve qu'un jour cette exploitation ne se transforme en énergie offensive. L'Iran n'est pas seul concerné, imaginez Daech en possession de cette arme effroyable !

Les pères de la fission exilés à Farm Hall discutent entre eux sans imaginer que les britanniques ont semé des micros un peu partout. Nous les suivrons sans aucune continuité chronologique, lors du Manifeste de Göttingen en 1957 et afin d'expliquer la genèse de l'histoire, à l'Institut Niels Bohr de Copenhague en 1938 puis retour à Farm Hall en 1945.

 

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C'est là qu'ils apprendront l'utilisation faite par d'autres de leur découverte. ( fission de l'atome ) Quelle terrible responsabilité ! Alors pour se donner bonne conscience, ils prétendront que leur objectif était uniquement de fabriquer des machines thermiques.  Magnifique pirouette !

Nobel créa son prix pour faire oublier qu'il avait inventé la dynamite. Werner Heisenberg fondateur de la mécanique quantique obtiendra ce prix. Quant à Edward Teller ce physicien juif hongrois, que certains comparent au diable boiteux -  ce père de la bombe H -  se réfugiera aux Etats Unis avec l'intention de poursuivre ses recherches bien entendu.

Au total ils sont six ( du moins sur scène car dans la réalité, ils furent plus nombreux ) Parmi eux, une femme Lise Meitner, physicienne autrichienne qui, parce qu'elle était juive a dû elle aussi s'exiler.

 

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Tous vont essayer de se justifier car la Recherche n'a décidément pas de conscience. Nous savons quant à nous que les armes sont faites pour tuer.
Si le génie débouche sur la destruction de l'humanité quelle gloire les savants peuvent ils en tirer ?

Si vous n'allez pas seulement au théâtre pour vous distraire mais pour apprendre ce que peut-être vous ignoriez, en ce cas, vous prendrez le chemin qui mène à la Reine Blanche.

Mise en scène et scénographie ont choisi la sobriété et la musique de Raphaël Treiner convient parfaitement à l'action.

A découvrir ...


Simone Alexandre

 

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11:13 Publié dans THEATRE | Lien permanent