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03/09/2016

Pyrénées ou le voyage de l'été 1843 de Victor Hugo

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THEATRE LUCERNAIRE

 

53, rue Notre Dame des Champs

 

75006 PARIS

 

 

 

(M° N.D.des Champs ou Vavin)

 

 

Tél. 01 45 44 57 94

 

http://www.lucernaire.fr/

 

Pl. 26€ - T.R. 16 & 21€

 

- de 26 ans : 11€

 

A 19h du mardi au samedi

 

jusqu'au : 8 OCTOBRE 2016

 

Adaptation et mise en scène : Sylvie BLOTNIKAS

 

avec Julien ROCHEFORT

 

Durée : 1h10

 

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( photo : Fabienne RAPPENEAU )

 

 

- Que fait un écrivain quand il est en vacances ? …

- Il écrit, pardi !


Le bourreau de travail qu'était Hugo rédigera donc ce journal, notant avec humour ce qu'il voit, ce qui lui arrive au fil de ses pérégrinations.


Avant lui, Lamartine, Chateaubriand et George Sand sont allés à Cauterets, ville d'eau située dans les Pyrénées ; aussi, joignant l'utile à l'agréable, Olympio - comme il se surnommait lui-même - se déplacera, carnet de notes et de croquis en poche.

 

( n'oublions pas qu'il illustrait souvent ses propres écrits, quelques éditions nous le prouvent.)


Et puis, c'est presque ici un devoir qu'il s'assigne, en direction de ceux qui bougent peu ou jamais ; nous savons qu'ils étaient nombreux à l'époque ...


Le trajet de Paris à Bordeaux s'effectuera en malle-poste : 36 heures pour parcourir 600 km en passant par Etampes, Orléans, Blois, Tours, Poitiers et Angoulème.


Inconvénient pourtant prévisible, le grand homme ne passe pas inaperçu et la presse s'empresse - c'est le cas de le dire - de signaler sa présence !

 

Le chapeau rabattu sur les yeux, il poursuit son voyage, quitte Bordeaux dont il fait l'éloge pour se rendre à Bayonne, en diligence cette fois. Quand il doit fournir son identité, il se contente de grommeler la finale de son nom : " Go " ( cela tombe bien puisqu'il y va … )

 

Facétie d'auteur, à la demande, il ajoutera qu'il ne sait pas très bien comment cela s'écrit. Nous découvrons ici un Hugo inhabituel, ironique presque primesautier, capable de facéties.


Julien Rochefort arpente l'espace scénique, commentant d'une voix légère un souvenir enfoui sous les ruines de Babylone … ( Il n'en fallait pas moins à l'auteur épris de gigantisme.)  Quelques souvenirs d'enfance refont surface, celui d'un premier amour, platonique donc inoubliable.

 

Evocation des femmes qui se baignaient à Biarrritz, tout à la joie d'abandonner le long châle qui les recouvrait de la tête aux pieds pour offrir leurs jambes nues à la caresse du soleil, le burkini n'étant pas encore imaginable sous nos cieux !


Certes, le texte était à l'origine plus fait pour être lu que pour être dit mais comme le talent de Sylvie Blotnikas est passé par là, le récit bien que fidèle à l'écrit initial s'en trouve allégé.

 

Hélas, la découverte de la mort de Léopoldine viendra mettre fin à la présente écriture.


N'en doutons pas, tous les amoureux de Victor Hugo se précipiteront pour aller entendre ce récit et même si Julien Rochefort ressemble peu physiquement à l'original, beaucoup devraient prendre plaisir à découvrir ou se remémorer ce journal de vacances qui fournit des images à foison.

 

Le texte de cette adaptation est bien entendu en vente à la librairie du théâtre.



Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

 

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14:59 Publié dans THEATRE | Lien permanent

29/08/2016

REPRISE de Mademoiselle Frankenstein pour la 4ème saison à La Folie Théâtre ! ...

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6, rue de la Folie-Méricourt

 

75011 PARIS

 

M° St-Ambroise

 

Réservation au : 01 43 55 14 8O

 

 

- du 2 Septembre au 26 Novembre 2016 -

 

( tous les vendredi et samedi à 21h )

 

Relâche les 30/IX 

21 & 22 X.2016

 

 

 

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpg" Nous avons presque tous vu une ou plusieurs version(s) cinématographique(s) de Frankenstein, thème qui a fasciné certains et en a terrifié d'autres ...
Peu d'entre nous se sont alors demandé à qui nous devions l'apparition d'un tel personnage tout en hésitant à concéder la vedette au savant fou ou à sa créature ? Or, la naissance de ce mythe est assez incroyable.  
L'action plonge ses racines au début du 19ème siècle - en 1816 plus précisément - le poète Shelley ainsi que son épouse Mary se trouvent alors dans la villa du célèbre Byron où un violent orage retient tout le monde à domicile.
Une idée d'épreuve va alors germer dans ces cerveaux fertiles à savoir qui parmi ce petit groupe d'écrivains sera capable d'écrire au mieux et le plus rapidement possible, une nouvelle à tendance fantastique ? C'est Mary âgée seulement de 19 ans, qui gagnera cette compétition en inventant l'histoire du docteur Frankenstein et de son effroyable paternité.
Au cours des siècles, science et religion se sont souvent opposées, or le but de ce nouveau Prométhée (même s'il n'en est pas absolument conscient) est de défier le Ciel en réussissant à rendre la vie à un corps mort.
Perspective folle que la médecine n'a toutefois pas complètement abandonné, nous qui sommes désormais capables de remplacer les organes un à un avec pour but de prolonger ainsi éternellement (?) la vie.
Quinze ans après avoir été témoin de ce fol exploit littéraire, un certain Lazzaro Spallanzani  va donner rendez-vous à Mary Shelley sur les lieux même de cette expérience.
L'action se déroule en un décor étrange, les meubles ayant été conçus par No Art, composés de métal ouvragé et ce n'est pas par hasard, ... cette matière étant comme chacun sait, conductrice d'électricité.
Les costumes portés par les deux personnages sont élégants et les conditions requises pour créer le plaisir des yeux au moment même où notre esprit sera captivé par ce qui se passe ...
Frédéric Gray compose ici un personnage inquiétant, au regard hypnotique, à la diction étrange, tandis que Christelle Maldague alias Mary Shelley semble un peu perdue face à ce diabolique inquisiteur ... Mais les femmes ont des ressources insoupçonnées et la proie tétanisée sous le regard du vautour ne cessera de lui échapper.
Cette pièce écrite par Thierry Debroux nous plonge dans un sentiment de curiosité et d'incertitude, ce jusqu'à la fin, se révélant bien plus intelligente car plus analytique et plus complexe que ce qui nous avait été proposé jusqu'alors. "

 

Simone Alexandre, le 26.XII.2013


 

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Spéciale Halloween le 31.X.2016 à 20 h

 

 

 

 

 

15:31 Publié dans THEATRE | Lien permanent

20/06/2016

T'es pas né de et par Philippe Maymat

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Théâtre de Belle Ville

 

94, rue du Fbg du Temple

 

75011 PARIS

 

 

(M° Belleville ou Goncourt)

 

loc. 01 48 06 72 34

 

http://www.theatredebelleville.com/

 

Pl. de 10 à 25€

 

A 19h15 du mercredi au samedi

à 17h le dimanche

à 21h15 le mardi

 

jusqu'au : 1er JUILLET 2016

 

 

HISTOIRE DE FRANGINS

 

Texte et interprétation : Philippe Maymat

 

Mise en scène : Laurent Fraunié

 

 

 

 

Un grand frère dominateur qui s'acharne à lui casser le moral …

 Il n'est pas rare que nous inventions des ancêtres prestigieux et Philippe alors âgé de 7 ans est persuadé d'être le petit fils d'Andersen. ( encore un qui a répondu à l'appel des sirènes ) Quand un sceptique lui demande où se situe Copenhague, il répond presque sans hésiter : " à côté de Fontainebleau " ...

Beaucoup d'enfants à notre époque restent des heures durant scotchés à l'écran de télévision. Contre cela, un seul antidote, - le sport et rien de tel qu'un tatami pour mettre les plus grands à terre.

Avec sa belle gueule virile et sa silhouette athlétique on peinerait presque à imaginer que Philippe Maymat fut jadis un petit garçon complexé.  Souvenons nous alors que Napoléon forgea sa personnalité à Brienne-le-Château, sous les quolibets de ceux qui le surnommaient " la paille au nez " à cause de la curieuse façon dont il prononçait son propre nom. Cet obscur élève de l'école militaire devait devenir celui qui fit trembler le monde entier. Parfois les grandes carrières sont issues d'un mauvais départ.

" T'es pas né " fut la phrase cruelle rejetant Philippe au néant. Seulement voilà, cette sentence eut sur lui l'effet d'un coup de fouet et il s'ingénia à prouver le contraire. Les souvenirs réapparaissent sur fond sonore illustrant l'époque à laquelle cette épreuve fut vécue. Nostalgie, quand tu nous tiens … pour les spectateurs, un tas d'airs oubliés refont immédiatement surface, preuve que notre subconscient lui, n'oublie jamais rien.

Durant 1h15, les années 70 se rappellent à nous mais pas seulement car c'est notre propre construction qui s'invite également.  Ce monologue est sensible, intelligent et porteur d'espoir. Le comédien dit juste avec une diction parfaite, porté par une indéniable présence scénique.

 

Aussi ne manquez pas d'aller l'entendre, ce seul en scène étant programmé au Belle Ville jusqu'au 1er Juillet et à partir du 7 juillet dans le cadre du festival Off d'Avignon - Théâtre La Luna à 19h20.



Simone Alexandre

 

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17:08 Publié dans THEATRE | Lien permanent