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11/05/2010

OXU, d'après Le Baleinié, dictionnaire des tracas.

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La Pépinière théâtre

7, rue Louis le Grand

75002 PARIS

(M° Opéra)

loc. 01 42 61 44 16

Pl. de 25 à 35 €

le mercredi : 25€

- de 26 ans : 11€

du mardi au samedi à 20h.30

matinée le samedi à 17h.30


Un spectacle de et avec Jean Claude Leguay, Christine Murillo et Grégoire Oestermann

d'après leurs livres Le Baleinié, dictionnaire des tracas, tomes 1, 2, 3 publiés au Seuil

et l'intégrale publiée chez Points.

Scénographie : Jean-Pierre Larroche.


Aucun doute, quand Christine Murillo pose des questions, juchée sur une chaise-à-trois-pattes qui la maintient en l'air par l'opération du St-Esprit, elle (je ne sais pas) mais les spectateurs (c'est certain) sont au 7ème ciel !


OXU ( prononcer : o-gzu ) est un mot qui signifie : " objet qu'on vient de retrouver et qu'on reperd aussitôt " - un peu comme les illusions en quelques sortes ?

Qu'est-ce que vous croyez, il n'y a pas que les académiciens qui cherchent des définitions, ces trois là, aussi. Il font mieux du reste puisqu'ils inventent des mots alors que nos vieilles barbes ne font que les valider.
Car la recherche commune de Jean-Claude Leguay, Grégoire Oestermann et la géniale comédienne sus-nommée est de trouver ce qui n'a jamais été dit.
Par exemple, vous aviez remarqué que les lettres de l'alphabet sont invariables au pluriel ? Il suffisait d'y penser pourtant mais jamais aucun professeur ne vous en a fait la remarque, bien entendu.

Autre sujet de réflexion,

- que pensent les poissons quand il pleut ? ...

Et les interrogations de ce genre tombent comme à Gravelotte.
Le public se remet à peine d'un fou rire qu'un autre lui tombe dessus ( aussi sec ! )Courbatures des zygomatiques assurées. La scénographie s'avère aussi décalée que la recherche de nos trois compères et comme apparemment les mots ne sauraient leur suffire, ils ont ajouté une partie musicale, à la fin très réussie, histoire que l'on parte avec le regret que ce soit déjà fini. Ce spectacle est idéal pour chasser la morosité. Courez-y vite !


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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14:23 Publié dans THEATRE | Lien permanent

27/04/2010

Rififi à Central-Park de Woody Allen.

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THEATRE du NORD-OUEST

13, rue du Fbg Montmartre

75009 PARIS

(M° Grands Boulevards)

tél. 01 47 70 32 75

Places 20 & 13€

pour plus d'informations consulter,

www.TheatreDuNordOuest.com

Cycle : DES PRISONS ET DES HOMMES

Adaptation et mise en scène : Martine DELOR -

Lumières : Jean-Luc Jeener -

avec Yagyu Chan (Juliet) - Patricia Couvillers (Phyllis) - Karine Kadi (Carol) - Antonio Labati (Sam) - Claude Rochet (Howard) -

Une femme pas très vieille mais plus très jeune, fait laborieusement son apparition en fond de scène ... La musique qui accompagne sa marche pour le moins instable aurait pu être empruntée à Offenbach avec son joyeux " Je suis un peu ivre " mais comme ce dernier n'est pas contemporain de Woody Allen, qu'en plus elle ne l'est pas qu'un peu (ivre) c'est " It's my man " qui illustrera la situation avec une longueur d'avance ... Ironie du sort, Phyllis (c'est son nom) est psy mais elle a préféré confier ses états d'âme à une bouteille de whisky ou de bourbon, peu importe la marque si le résultat est garanti. Totale immersion !
Arrivée de Carol sa meilleure amie. Enfin ... elle le croyait jusqu'à ce que son sens des déductions aidant, elle ne commence à comprendre, disons ... un certain nombre de choses, ce qui fait beaucoup en même temps. Comme chacun sait, l'alcool délie les langues et le langage employé aura parfois une verdeur toute printanière ... C'est même ainsi que Carol (la visiteuse) se verra qualifiée de " pétasse en solde " Sam le mari de Phyllis vient tout à fait à propos, faire sa valise et la vraie-fausse-amie découvrira alors que l'époux de sa copine ne quitte absolument pas cette dernière pour elle mais pour une autre. Quel choc !
Dans l'intervalle, Howard mari de Carol a lui aussi fait son apparition et pourrait presque engager un concours avec la maîtresse des lieux pour compter les objets en double ... On se croirait dans un aquarium peuplé de piranhas !
Woody Allen quant à lui se meut dans cette histoire emberlificotée au possible comme un poisson dans l'eau au moyen de l'un de ses thèmes favori à savoir, la vie des couples et leurs petites névroses quotidiennes.
La bouffée d'air frais bien qu'illicite est pour la fin à l'arrivée de Juliet, dernière conquête de Sam et ancienne patiente de Phyllis. La fraîcheur mutine de Yahui Chan ainsi que sa beauté font merveille. C'est donc par conséquent et en dépit des apparences, une sorte de happy end, provisoire (l'action de cette adaptation se situant le 10 septembre 2001 à 18 heures ) alors que l'auteur avait jugé bon de préciser que " le mariage est la mort de l'espoir."


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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15:38 Publié dans THEATRE | Lien permanent