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16/02/2017

BIG FREEZE ( Thermodynamique de l'amour )

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LA REINE BLANCHE

 

2 bis, passage Ruelle

 

75018 PARIS

 

 

 

(M° La Chapelle)

 

Loc. 01 40 05 06 96

 

http://www.reineblanche.com/

 

Pl. 15€ - T.R. 10€ - Groupe : 8€

 

du mardi au samedi à 20h45

 

jusqu'au : 25 FEVRIER 2017

 

 

Ecrit et mise en scène  par Thomas Poitevin

 

Inspiré des écrits de François Roddier, Vincent Mignerot,

Trinh Xuan Than, Hubert Reeves

 

Avec les comédiens,

 

Guillaume Arène, Andréa Brusque, Lucrèce Carmignac,

Amaury de Crayencour, Ophélie Legris, Thomas Poitevin

 

Oriane Dioux ( journaliste scientifique )

et Fabio Acero ( astrophysicien )

 

Son et Lumière : Ludovic Champagne

 

 

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Le Théâtre de la Reine Blanche, lieu dirigé par une physicienne ( Elisabeth Bouchaud ) présente le plus souvent des spectacles atypiques parfois déroutants pour les non initiés mais toujours intéressants et résolument actuels.

Seul reproche, les pièces programmées restent peu de temps sur place et le bouche à oreille n'a pas toujours le loisir de s'exercer ; or vu le nombre de théâtres parisiens, le risque est grand de passer à côté, à moins de faire preuve d'une grande vigilance et pourquoi pas, d'un certain favoritisme.

Pour l'heure, le lieu affiche du 14 au 25 février : BIG FREEZE ( thermodynamique de l'amour ) et coïncidence bénéfique,  le mardi 14 correspondant à la St-Valentin, le public prévenu fut d'autant plus nombreux à prendre le chemin qui mène à la Salle Marie Curie, située au premier étage dudit théâtre.

Pour les besoins de la cause, la salle fut aménagée en rectangle ouvert sur un espace décoré de rectangles bleus cernés de blanc, sur lesquels cinq sièges acrobatiques étaient posés, le tout complété par deux micros sur pied puisque nous allions alternativement passer du jeu théâtral à des plages de vulgarisation scientifique, le tout restant suffisamment ludique pour les profanes.

Avant que le spectacle commence, un membre de l'équipe vient chaleureusement serrer la main des premiers arrivants en les remerciant d'être venus. C'est certes, un peu racoleur mais nous y fûmes néanmoins sensibles.

Un message destiné à ceux qui visiblement n'ont pas appris à éteindre leurs téléphones portables ... suivra et après nous avoir souhaité " une bonne entropie " la pièce commencera par l'arrivée des deux premiers personnages.

Comment le thème a t'il dérivé en direction de la description du couteau utilisé par Ravaillac ? Je ne saurais vous le dire, cet enchaînement reste pour moi un mystère alors que l'image était frappante.

 

Brusque cyclone, retrouvailles téléphoniques et houleuses d'une mère et de sa fille puis non moins brusque évocation de Sadi Carnot ( pas le président mais son oncle ) ce qui nous amènera tout naturellement à l'invention de la machine à vapeur et à l'explication de son fonctionnement.

Comme le spectacle a pour mission de rester ludique quelque soit le sujet évoqué, une " artiste sonore " - terme bien parlant pour désigner une chanteuse - ouvrira quelques parenthèses en un paradoxal " décrochage-charnière. " Une démonstration apparemment fusionnelle entre l'encre et l'eau nous sera alors proposée.

Suivra une scène de barbarie hautement bourgeoise et familiale, laquelle fera exploser l'hypocrisie en mille morceaux. Ah ! le pouvoir de l'argent …

Une volcanique scène opposant un chirurgien des yeux, son patient et l'épouse hystérique de ce dernier portera le climat à son paroxysme et l'hilarité du public à son apogée.

 

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Enfin, nous assisterons au mariage de François et Juliette et la mariée en profitera pour régler ses comptes avec ce frère envahissant mais j'en ai déjà trop dit aussi vous laisserai-je découvrir la suite qui n'est qu'une succession de " big-bang "  ...

Vous l'avez compris, l'intensité est grande et le " théâtre de papa " remisé du même coup aux poubelles de l'Histoire !

Certes, ceux qui contrairement à moi ont bénéficié d'une formation scientifique profiteront d'autant plus des interventions de notre physicien de service ( Fabio Acero ) accompagné d'Oriane Dioux ( journaliste scientifique ) tandis que les autres se réjouiront tout simplement aux accents de cette comédie moderne, sorte d'état des lieux de nos névroses existentielles.

Par son caractère insolite, ce spectacle valant réellement le détour - faites vite - je ne saurais trop vous encourager à y aller.




Simone Alexandre

 

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09:22 Publié dans THEATRE | Lien permanent