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13/02/2019

Le songe d'une nuit d'été de William Shakespeare

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THEATRE RANELAGH

 

5, rue des Vignes

 

 

75016 PARIS

 

(M° La Muette)

 

LOC. 01 42 88 64 44

 

Places : 28 / 32 €

10€ pour les moins de 26 ans

 

http://www.theatre-ranelagh.com/

 

Mercredi, Jeudi, Vendredi, Samedi à 19h

Dimanche à 15h

 

 

Mise en scène et adaptation : Matthieu HORNUSS

 

avec Patrick BLANDIN, Amelyne ALIX ou Elise NOIRAUD, Thomas NUCCI, Matthieu HORNUSS, Lisa SPURIO et Olivier DOTE DOEVI

 

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Si une pièce ouvre grande la porte de l'imagination aux metteurs en scène, c'est bien celle-ci. La fantaisie est de mise puisque le fantastique est au rendez-vous, véhiculé par le rêve. Les délires engendrés par l'amour feront le reste.

Thésée, duc d'Athènes s'apprête à épouser Hyppolita, reine des amazones à la prochaine nouvelle lune.

Or Egée a promis sa fille Hermia à Démetrius, laquelle lui préfère Lysandre et s'obstine dans son choix. Le père va donc en référer au duc et à l'antique loi d'Athènes voulant qu'une fille obéisse à son père au risque d'être condamnée à mort si elle refuse de se soumettre - ou bien si elle reste en vie - à faire voeu d'austérité et de chasteté sur l'autel de Diane !

Thésée reportera la décision au jour de son mariage c'est à dire : dans quatre jours.

 

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Lysandre resté en compagnie de sa bien aimée lui propose de prendre la fuite, lui fixant rendez-vous de nuit en un certain lieu de la forêt. Or Hermia va commettre l'imprudence de s'ouvrir de ce projet à Héléna amoureuse éconduite de Démétrius, laquelle croyant rentrer dans les bonnes grâces de ce dernier va le tenir au courant. Il partira donc à leur recherche suivi d'Hélèna implorante.

La forêt est le domaine d'Obéron roi des génies et de Titania, reine des fées lesquels se disputent un jeune page et la discorde règne à cause de lui.
Obéron aura donc l'idée de jouer un tour pendable à sa moitié avec la complicité malicieuse de Puck qui lui est entièrement dévoué.

Le suc d'une plante versé sur les yeux de Titania endormie aura le pouvoir de la faire tomber amoureuse du premier être qui se présentera à sa vue. Et poursuivant la facétie, ce couple rencontré en la forêt subira le même sort.

 

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( photos : Ben Dumas )



Ainsi Titania tombera amoureuse d'un âne tandis que les couples formés par Lysandre, Hermia, Démétrius et Héléna s'inverseront de façon inattendue.


A l'origine de ce transfert accidentel, une troupe de comédiens amateurs censée se produire le jour des noces de Thésée et Hippolyta a permis ce court-circuitage involontaire de sentiments, Bottom acteur improvisé étant celui qui se retrouva coiffé d'une tête d'âne.

Six comédiens ( quatre hommes et deux femmes ) se partagent quinze personnages tous plus actifs les uns que les autres en un continuel chassé-croisé.

La forêt magique est évoquée par l'utilisation d'ampoules lumineuses évoquant de fantastiques lucioles. Les costumes sont agréables à voir, les interprètes ne se ménagent pas, caracolant allègrement sur scène, s'impliquant corps et âme dans ce qu'ils font.

Dans la salle petits et grands s'en donnent à coeur joie, aussi pour cette pièce, l'une des plus connues du grand Will, ne boudez pas votre plaisir, allez-y sans plus tarder.




Simone ALEXANDRE

www.theatrauteurs.com

 

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20:29 Publié dans THEATRE | Lien permanent

11/02/2019

La dégustation de Ivan CALBERAC

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Théâtre de la Renaissance

 

20, boulevard St-Martin

 

75010 PARIS

 

 

 

( M° Strasbourg St-Denis)

 

LOC. 01 42 08 18 50

 

https://www.theatredelarenaissance.com/

 

Du mardi au samedi à 21h

samedi et dimanche à 16h30

 

Pièce écrite et mise en scène par

IVAN CALBERAC

 

avec : Isabelle CARRE, Bernard CAMPAN, Mounir AMAMRA, Eric VIELLARD, Olivier CLAVERIE

 

 

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Jacques ( Bernard Campan ) est négociant en vin et tient seul ce commerce qu'il maîtrise du reste parfaitement - seulement l'homme est casanier - un peu bourru et un jour où comme de coutume, il range ses bouteilles en écoutant Sidney Bechet, entre dans sa boutique une jeune personne : Hortense ( Isabelle Carré ) qui avouant ne rien y connaître, veut faire l'acquisition d'une bonne bouteille et lui demande conseil avant d'acheter.

Il s'ensuivra un savoureux dialogue ...

Nous allons découvrir que la jeune femme s'occupe de " bonnes oeuvres " dans le cadre de sa paroisse et s'apprête à offrir ce nectar à des S.D.F. qu'elle a pris sous sa protection.

Etonnement de Jacques !

Dans le proche voisinage, une alarme se déclenche suivie de sirènes de police et brusquement un loubard ( Mounir Amamra ) débarque dans le magasin, cherchant visiblement à se planquer avant de trouver une sortie de secours.

Tout un engrenage va alors se mettre en place, Hortense prenant fait et cause pour Steve, le jeune délinquant et suggérant à Jacques de l'embaucher afin de faciliter sa réinsertion.
 
Apparition de Guillaume, le libraire d'à côté ( Eric Viellard ) et à l'issue d'une soirée-dégustation, car Hortense multipliera les visites, nous allons faire plus ample connaissance avec les uns et les autres.

Signalons au passage, l'excellente prestation d'Olivier Claverie dans le rôle du médecin.

 

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( photos : Charlotte SPILLEMAECKER )



Ivan Calberac a le don de transformer un drame en joyeuse comédie or ici, à la base, le drame est multiple puisque chacun

( ou presque ) traîne les conséquences de son passé mais rassurez-vous, après quelques péripéties tout finira par s'arranger.

Les spectateurs quant à eux ont beaucoup ri et sortent du théâtre avec un petit sourire rétrospectif ayant passé un bon moment grâce au talent conjugué des interprètes puis, mis en bouche par l'action gageons qu'il leur viendra une furieuse envie de s'arrêter au café du coin pour pouvoir " s'en jeter un " à leur tour, preuve que le théâtre peut parfois être bénéfique au commerce.



Simone ALEXANDRE

www.theatrauteurs.com

 

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11:34 Publié dans THEATRE | Lien permanent

07/02/2019

Comme en 14 ! de Dany Laurent

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THEATRE LA BRUYERE

 

5, rue La Bruyère

 

 

75009 PARIS

 

(M° St-Georges)

 

LOC. 01 48 74 76 99

 

Places de 18 à 42€

 

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Du mardi au samedi à 21h

Matinée le samedi à 15h30

 

 

Mise en scène : Yves PIGNOT

 

 

avec : Marie VINCENT, Ariane BROUSSE, Axel HUET,

Katia MIRAN et Virginie LEMOINE

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En temps de guerre, les hommes s'engagent et les femmes se dévouent, même les pacifistes qui du reste, n'ont pas le choix car peut-on rester inactifs confrontés à de tels événements ? Impossible de rester en dehors de ce qui se passe ...

" C'est reparti, comme en 14 " fut la phrase prononcée par tous avec des sentiments divers bien sûr quand on constata en 39 que le " plus jamais ça " ne pourrait être que pour la fois suivante, peut-être ?  … Sans doute qu'à la fin de la guerre de 1870, les réactions furent identiques.

Pour l'heure nous sommes en 1917 dans un hôpital où l'on manque de presque tout comme toujours en pareille circonstance. C'est l'hiver et le malheureux poêle est chichement alimenté.

Mademoiselle Marguerite ( extraordinaire Marie Vincent ! ) est à pied d'oeuvre. Elle prétend du reste que se lever à cinq heures est bon pour les artères et en qualité d'infirmière-chef, la responsabilité du lieu lui incombe.

Or aujourd'hui on doit couper la jambe du jeune Henri de Méricourt tout simplement parce que le vieux médecin a trop tardé et que la gangrène s'y est mise.

Suzy ( Ariane Brousse ) qui n'a pas froid aux yeux dénonce l'incapacité de ce vieux monsieur qui est en âge d'être son grand-père. Or les médecins plus efficaces que lui et plus jeunes sont au front alors il faut faire avec ce qu'on a !  C'est elle qui a assuré la garde de nuit et elle est épuisée mais conserve le verbe haut et un humour parfois ravageur.

Arrivée de Pierre ( Axel Huet ) jeune frère d'Henri, très perturbé bien sûr et pas seulement à cause des circonstances car disons qu'il est ( comment dire ? ) ... spécial.

Sa mère Adrienne, la comtesse ( Virginie Lemoine ) veille jalousement sur lui. C'est une veuve un peu guindée qui fait preuve d'une grande force de caractère en se dopant quand elle peut à l'alcool, comme en témoigne cette main droite agitée d'irrépressibles tremblements.

Il y a Louise aussi ( Katia Miran ) dont le fiancé, Georges, est au front et qui supporte très mal la situation ce qui ne l'empêche nullement d'apporter son concours à Suzy qui en sa qualité de pacifiste s'implique doublement, prenant ainsi un maximum de risques.

On ne verra jamais Henri mais il sera souvent question de lui, de son courage face à l'épreuve … Chacun essaie de faire face à la situation et ces femmes sont toutes admirables.

 

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( photos : LOT )



Le texte écrit par Dany Laurent - qui ne manque pas d'esprit - est émaillé de touches d'humour, ce qui rend la dramaturgie supportable. Nul misérabilisme à aucun moment, il convient juste de faire face à la situation. Les blessés restent invisibles protégés par un rideau pudique, seuls les commentaires de ces femmes et quelques retours sonores précisent ce qui se passe de l'autre côté.

Et puis c'est Noël et en dépit des circonstances il faut bien faire un peu la fête ?
Tous vont s'y employer avec les moyens du bord.

Cette pièce a obtenu 3 Molière en 2004 lesquels furent amplement mérités.

Le Théâtre La Bruyère nous propose cette nouvelle création depuis le 22 janvier avec bien sûr une distribution remaniée et une nouvelle mise en scène d'Yves Pignot.

Voilà donc un spectacle mené de main de maître et que l'on ne peut que recommander très vivement.



Simone ALEXANDRE

www.theatrauteurs.com

 

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15:09 Publié dans THEATRE | Lien permanent