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23/10/2019

Un amour sans résistance de Gilles ROZIER

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Théâtre LE LOCAL

 

18, Rue de l'Orillon

 

75011 PARIS

 

 

 

(M° Belleville)

 

LOC. 01 46 36 11 89

 

http://www.le-local.net/

 

vendredi à 20h30

 

samedi et lundi à 19h

 

dimanche à 17h

 

lundi 25 novembre avec Chantal Pétillot à 18h30

 

et Xavier Béja à 20h30

 

 

mise en scène : Gabriel Debray

 

avec en alternance,

Chantal Pétillot ou Xavier Béja

 

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Le texte d' Un amour sans résistance parut chez Denoël en 2003.


On ne peut donc soupçonner Gilles Rozier d'avoir voulu sacrifier à la mode du " no gender " !

Il n'en reste pas moins que le sexe de la personne qui nous conte cet épisode de sa vie reste à la lecture entouré d'un flou artistique ...

 

- Est-ce bien une femme qui raconte cette incroyable histoire ?


- A contrario, s'agit-il d'un homme ?


" As you like it " comme dirait le grand Will.

 

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Gabriel Debray conscient des possibilités offertes s'est habilement emparé du texte pour en confier l'interprétation en alternance soit à Chantal Petillot soit à Xavier Béja, présumant avec justesse que chacun saurait mettre en valeur les subtilités qui s'ouvriraient à eux tour à tour.

 

Sept décennies nous séparent désormais de cette époque qui n'était pas particulièrement bénie des dieux !

 

Cette confidence sera faite en fin de vie quand il y aura prescription. Au sortir de la guerre, les gens se taisaient satisfaits d'être " passés au travers " et peu désireux de revivre ce cauchemar en l'évoquant. C'est très longtemps après que les langues se délièrent ...

 

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Un coin de cave converti en cabinet littéraire dans lequel étaient cachés les livres voués à l'autodafé, leurs propriétaires risquant eux la déportation ou pire encore …
Ici, c'est un juif polonais qui survivra grâce à une obscure attraction qui déclenchera sa sauvegarde.

 

Sollicitude ambiguë car en lui permettant d'échapper au pire celui ou celle qui l'hébergeait transformait le réfugié en proie car à son entière disposition.

 

Une passion commune pour la littérature allemande en une France en guerre puis occupée servira de lien entre ces deux là avant que d'autres liens plus intimes ne s'imposent à eux.

 

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( photos : Michèle LAURENT )

 

 

La proximité du danger a toujours exacerbé les passions. Celle ci fut doublement cérébrale avant de devenir physique.

 

Chantal Petillot apporte sensibilité et humour à ce texte tandis que de son côté Xavier Béja évoque le piège que constitua cet amour " contre nature " - disait on à l'époque - dans lequel l'attrait physique se joue à l'extrême.

 

Si faire se peut, essayez d'assister à ces deux interprétations résolument différentes.
Ceux qui se plaignent de l'époque actuelle constaterons alors à quel point le sort leur est favorable grâce à ce beau sujet de réflexion qui nous est ici offert par le biais d'un double et indéniable talent.

 


Simone ALEXANDRE

 

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10:21 Publié dans THEATRE | Lien permanent

21/10/2019

Madame Zola d'Annick Le Goff

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PETIT MONTPARNASSE

 

31 Rue de la Gaité

 

75014 PARIS

 

 

 

( M° Gaité ou Edgar Quinet)

 

LOC. 01 43 22 77 74

 

Pl. de 18 à 34€

10€ pour les moins de 26 ans

 

https://www.theatremontparnasse.com/

 

du mardi au samedi à 21h

dimanche à 17h

 

 

Mise en scène : Anouche SETBON

 

 

avec : Catherine ARDITI et Pierre FOREST

 

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1908, transfert des cendres de Zola au Panthéon. Alexandrine était arrachée à son époux pour la seconde fois et définitivement puisqu'elle ne reposerait plus auprès de lui. Cette femme passionnée se trouvait ainsi reléguée pour toujours au second plan.

Evelyne Bloch-Dano puis Annick Le Goff ont voulu réparer cette injustice.

 

Car enfin, à de rares exceptions près, qui parle des femmes d'écrivains ? Une étude comparative reste à écrire sur ce sujet car presque toutes ces épouses furent des victimes. Femmes de l'ombre, elles furent néanmoins d’indispensables accompagnatrices, voire davantage.

 

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On connaît un peu mieux Simone de Beauvoir ou Louise de Vilmorin mais l'une et l'autre étaient écrivains donc absolument libres, et même elles n’étaient les épouses de personne, elles ne furent que des compagnes, sinon ...

 

Parmi les survols biographiques, on associera certes, Ida Ferrier, parce qu'elle fut actrice, au nom d'Alexandre Dumas, Madame Hanska, ancienne passion qui finit par devenir une épouse, à celui de Balzac dont elle partage le tombeau au Père Lachaise, Adèle Hugo devra plus à Sainte-Beuve qu'à son illustre époux qui fera de Juliette Drouet sa victime et sa proie et dont nombre de personnes imaginent qu’elle fut son épouse !

Quant à Flaubert, Louise Colet lui sera associée mais reste naturellement moins connue que lui.

 

Il y aurait donc beaucoup à dire, et surtout à écrire, à propos de ces dames !

 

Ici, nous assisterons aux rencontres réitérées entre la veuve Zola et Fleury, son apothicaire, Madame Zola souffrant de fréquentes crises d'asthme, depuis le fatal accident qui déclencha la mort de son époux.

 

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( photos : J. STEY )

 

 

Les confidences suivront de façon assez tumultueuse de la part de cette femme de caractère, tout à la fois excessive, jalouse à juste titre et néanmoins généreuse avec, au centre des problèmes, le fameux " J'accuse " qui éloignera un temps les deux époux, Zola étant contraint à l'exil.

 

Sur le fond, femme dont on disait alors, suivant le vocabulaire du temps, qu’elle était bafouée ( ! ), Alexandrine n’en reste pas moins Madame Zola, la seule, avec son tempérament, son caractère et sa vie partagée avec un auteur difficile, critiqué, malmené, et dont elle fut le soutien sans faille.

 

Le reste du temps, Zola se partage entre deux ménages : l'officiel auprès d'elle et un autre, officieux, mais qui lui donnera les enfants qu'il n'eut jamais avec Alexandrine.

 

Les deux formidables comédiens que sont Catherine ARDITI et Pierre FOREST se donnent ici la réplique. La mise en scène réalisée par Annick SETBON apporte une touche d’humour à la situation et les applaudissements de fin sont amplement mérités et sans réserve aucune.

 

 


Simone ALEXANDRE

 

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10:51 Publié dans THEATRE | Lien permanent

17/10/2019

Fleur de peau : conte urbain de Sandie Masson et Catherine Feiss

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Théâtre ESSAION

 

6, rue Pierre au Lard

 

75004 PARIS

 

 

 

(M° Hôtel de Ville

ou Rambuteau )

 

LOC. 01 42 78 46 42

 

Pl. de 10 à 25€

 

https://www.essaion-theatre.com/

 

Les vendredi et samedi à 21h30

 

Mise en scène et scénographie,

 

Patrick AZAM

 

avec Sandie MASSON et Eric SAVIN

 

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Ils sont deux et le hasard a voulu qu'ils fussent voisins. Deux êtres dans la ville …

Lilas vient d'ouvrir sa boutique de tatouage ce qui prédispose à l'arrivée d'une faune pour le moins hétéroclite. Inquiétude de l'entourage …

 

Juste au dessus de chez elle, habite un policier, Adam lequel va logiquement mener son enquête. Rencontre explosive entre ce représentant de l'ordre diligenté par les voisins et cette fille qui se veut libre et résolument pas comme les autres.

 

Lui est persuadé d'être bien dans sa peau.

Elle va lui prouver le contraire.
Bref, ce sera très rock'n'roll entre eux. Deux univers incompatibles viennent de se percuter.

 

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Pour oublier un ratage dans sa vie sentimentale, Adam s'est complètement investi dans son métier ce, au point d'en négliger les plantes qui meurent sur son balcon.
La tatoueuse-escaladeuse va comme on dit, mettre les pieds dans le plat.

 

Peut-on parler de coup de foudre entre ces deux là ? Sans doute mais ils s'en défendent, s'attirent, se repoussent et l'affrontement n'est pas seulement verbal.

 

Nous allons assister à l'empoignade faite tour à tour d'attaques frontales, de dérobades et il faut bien le reconnaître d'évidente séduction du style " cours après moi que je t'attrape ! "

 

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( photos : Pierre PANKOTAY )

 

Dans ce combat de coqs où la femelle sait plus que le mâle piquer, les plumes à savoir les préjugés voleront allègrement.Ce conte urbain prend parfois des allures de dessin animé où règne alors le noir et blanc.

La musique d'ambiance très jazzy-électro-rock donne le rythme à l'action.

 

Vous l'avez compris, en compagnie de ces deux là

( Sandie Masson et Eric Savin ) on ne s'ennuie pas un seul instant et ils parviennent à nous convaincre que rien n'est impossible à ceux qui acceptent que les différences existent afin de devenir source d'enrichissement.

 


Simone ALEXANDRE

 

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10:57 Publié dans THEATRE | Lien permanent