Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

26/02/2017

Oncle Vania d'Anton Tchekhov

aff.Oncle-Vania.jpg

 

 

THEATRE ESSAION

 

6, rue Pierre au Lard

 

75004 PARIS

 

 

 

(M° Hôtel de Ville ou Rambuteau)

 

Loc. 01 42 78 46 42

 

Pl. 20€ - T.R. 15€

 

http://www.essaion.com/

 

Durée : 1h25

 

Jeudi à 19h30

 

Dimanche à 18h

 

 

jusqu'au 19 MARS 2017

 

 

Mise en scène et chansons : Philippe NICAUD

 

 

avec Marie HASSE, Céline SPANG, Fabrice MERIO, Philippe NICAUD et Bernard STARCK

 

Astrov-Vania-Elena.jpg

 

Que fait-on à la campagne ? ...

On s'ennuie, il ne se passe rien, le temps est ralenti - alors on ressasse et on accumule les regrets …

 

Une très belle femme mariée à un homme bien plus vieux qu'elle, excite les convoitises et forcément, les hommes tournent autour de ce couple insolite en se disant,

- " pourquoi pas moi ? "


Le fait est aussi banal qu'éternel.

Sérébriakov ( Bernard Starck ) surnommé " Herr Professor " passe ses nuits à lire et écrire ( ou tenter d'écrire ) et ses journées à boire et se plaindre.

Crise de goutte ou rhumatismes ? … Il devient vis-à-vis de son entourage de plus en plus exigeant et insupportable.

Sonia ( Marie Hasse ) la fille qu'il eut d'un premier mariage, persuadée d'être laide, se meurt d'amour pour le docteur, lequel est bien entendu sollicité de plus en plus souvent, ce qui n'arrange rien. " loin des yeux, loin du coeur " a t-on coutume de dire … La situation actuelle la met sur le gril.

Etrange personnage que ce docteur Astrov ( Philippe Nicaud ) amoureux de la forêt où il aime se réfugier - écologiste avant l'heure - son métier l'épuise et il ne trouve qu'un peu de réconfort à brosser des toiles qui sont autant de constats des prédations humaines à l'encontre de la nature …
 
Bien que se déclarant revenu de tout, l'épouse de son patient l'attire indubitablement.

La belle Eléna, puisque c'est d'elle dont il est question ( Céline Spang ) en sa qualité d'épouse de Sérébriakov s'ennuie à mourir.

Vania ( Fabrice Merlot ) régit le domaine depuis 25 ans mais depuis quelque temps n'a plus aucun courage aussi passe t-il son temps à boire en rêvant à Eléna  - lui aussi -tout en concluant que le sort est injuste.

Le temps s'écoule lentement. la chaleur est insupportable et l'orage approche.

 

Tchekhov-O.V.jpg



Le texte est recentré ici sur ces cinq personnages lesquels resteront sur le plateau tout au long de la pièce ce, dans le but d'en renforcer l'impact. Quand le docteur s'éloigne des autres c'est pour mieux se rapprocher du public afin de chanter en s'accompagnant à la guitare tandis que la présence constante de Sérébriakov en fond de scène prouve qu'il est constamment présent à l'esprit de ceux qui partagent ce vécu.

 

Serebriakov-Elena.jpg



Car en cette maison, plus personne désormais ne dort ni ne travaille et les repas sont pris à des heures impossibles mais comme on est slave avant tout, on rit, on pleure, on danse et on chante tandis que les spectateurs sont sous le charme de ce spectacle captivant et haut en couleurs.


Simone Alexandre

 

Bandeau horizontal Theatrauteurs.jpg

 

15:13 Publié dans THEATRE | Lien permanent

22/02/2017

CRUELLE AURORE, Bas de soie contre sans-culottes de Benoît MARBOT

tract recto.png

 

 

 

Août 1792, le souvenir de la tentative de fuite de la famille royale interceptée à Varennes est présent dans tous les esprits …

 

Le manifeste d'ingérence du duc de Brunswick général en chef des armées prussiennes et autrichiennes menaçant Paris d'une " subversion totale " s'il était fait le moindre outrage à la famille royale avait définitivement mis le feu aux poudres.

Les demeures seigneuriales étaient pillées parfois rasées et la noblesse française fuyait pour rejoindre les troupes de la coalition. N'oublions pas que les familles régnantes en Europe étaient parentes et craignant que la Révolution déclenche un

" effet domino " se découvraient une brusque solidarité après s'être si souvent fait la guerre …

Une poignée de fidèles défend encore les souverains retenus au Palais des Tuileries, l'Ancien Régime vit ses derniers instants.

 

Bandeau vertical Théâtrauteurs2.jpg
Le jeune Alban Gonthier d'Armentières observe ce qui se passe en bas depuis les combles du bâtiment quand sa cousine Sophie d'Aubusson de Noyelle l'y rejoint.


Les lieux sont sur le point d'être pris d'assaut par une populace ivre de vin et de colère. Pour protéger les souverains qui ne le sont déjà plus que de nom, seuls quelques gardes suisses tiennent encore …

Lefebvre va faire son apparition et proposera à Sophie de la mettre à l'abri.

Il est toujours curieux de constater à quel point même dans les périodes les plus troubles de l'Histoire, les sentiments privés prennent le pas sur tout ce qui se passe. C'est même cette folie du décalage qui permet la survie.

Les potins de Cour, un pas de danse peuvent sembler anachroniques en fonction des événements tragiques qui se déroulent alors aux pieds des deux jeunes gens. Illustration d'un passé encore très proche et d'un avenir incertain. Nous savons que les massacres de Septembre ont suivi mais en attendant …

La pièce se joue au Théâtre du Petit Parmentier du mercredi 22 au samedi 25 février  à 20h30 puis sera reprise du mercredi 1er au samedi 4 Mars et du mercredi 8 au samedi 11 Mars 2017 toujours à 20h30.

 

Tél. pour la location : 01 46 24 03 83

 

distrib.jpg

Texte et mise en scène : Benoît MARBOT

 

avec Sarah Denys ( Sophie )

Tigran Mekhitarian ( Alban )

Jonathan Semo ( Lefebvre )

 

 

THEATRE DU PETIT PARMENTIER

Place Parmentier

92200 NEUILLY-sur-SEINE

 

 

( Métro : Porte Maillot, sortie 7 )

 

theatre-le-petit-parmentier

 

( pl. 18€ - T.R. 14€ )

 

 

 

 

09:09 Publié dans THEATRE | Lien permanent

19/02/2017

ALMA MALHER éternelle amoureuse, pièce de Marc Delaruelle

A.souriante-assise.jpg

 

 

PETIT MONTPARNASSE

 

31, Rue de la Gaité

 

75014 PARIS

 

 

 

(M° Edgar Quinet)

 

loc. 01 43 22 77 74

 

http://www.theatremontparnasse.com/

 

Pl. 32€ - T.R. 18€

 

Tous les jours (sauf dimanche et lundi) à 19h

 

Matinée le dimanche à 17h30

 

Mise en scène : Georges WERLER

 

avec Geneviève CASILE, Julie JUDD et Stéphane VALENSI

 

avec-editeur.jpg

 

Certains êtres ne sont capables d'aimer que ceux qu'ils admirent ... Ce fut le tragique destin d'Alma Mahler vis-à-vis de celui dont elle conservera obstinément le nom - tout au long de sa tumultueuse existence - ce, en dépit de tous les griefs qu'elle nourrissait à son encontre.

Les femmes à l'époque étaient juste des compagnes au service de l'homme qui décidait de tout. Leur devoir était de s'effacer derrière le Seigneur et Maître en cultivant l'abnégation. Quand l'homme avait du génie, c'était pire que tout.

Ainsi au crépuscule de sa vie, Alma se souvient, écrit ce qui s'est passé en une sorte de revanche qu'elle se doit à elle-même.

 

L'âge a tendance à caricaturer les traits de caractère, c'est l'époque où l'on s'octroie le droit de tout dire, sans ambages puisque personne n'ose par respect ( surtout en ce temps là ) apporter la contradiction.


Et puis, l'expérience n'a t'elle pas toujours une longueur d'avance ? ...

Donc, Alma attend son éditeur et ce dernier est en retard, ce qui met la dame en rage. Elle ne se privera pas de le lui faire savoir tout d'abord en l'humiliant, comme il pleut à verse, elle contraindra ce dernier à enlever ses chaussures ce qui est une façon comme une autre de le désarmer.

L'ex-jeune-femme-soumise est devenue une acariâtre célébrité.

Ses mariages successifs et ses liaisons ressemblent désormais à des trophées de chasse : après Mahler, Zemlinsky, Klimt et Kokoschka, puis Gropius et enfin Werfel : elle passa ainsi de l'univers musical à la peinture puis à l'architecture et enfin à l'écriture.


Ses amours furent vécues comme des combats et par auto-dérision elle n'hésita pas à se surnommer " la Veuve des Quat'z'Arts " …

Là, nous sommes à New-York en 1960, c'est en quelque sorte l'heure du bilan, celle où l'on convoque les fantômes, où l'on met ces derniers en scène …

 

ALMA MALHER-poupee.jpg

( photos : JStey )



Geneviève Casile prend un visible plaisir à camper ce personnage extraordinaire qui favorise toute l'ampleur de son talent.

Stéphane Valensi incarne tous les hommes qui ont traversé sa vie, rude épreuve mais dont il s'acquitte avec ferveur et efficacité.

Enfin, Julie Judd est la jeune Alma, charmante, fragile et belle qui renaît sous nos yeux justifiant ainsi tout le chemin parcouru.

Le texte est drôle, cruellement incisif et la mise en scène de Georges Werler sublime le tout. Un excellent moment de théâtre - comme on aime en rencontrer - ce que confirme la qualité d'écoute du public et son sincère enthousiasme à la fin.




Simone Alexandre

 

Bandeau horizontal Theatrauteurs.jpg

16:20 Publié dans THEATRE | Lien permanent