Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

21/09/2016

LE CID de Pierre Corneille

aff.Cid.jpg

 

 

 

THEATRE RANELAGH

 

5, Rue des Vignes

 

75016 PARIS

 

 

(M° Passy ou La Muette)

 

 

loc. 01 42 88 64 44

 

Pl. 30 & 35€

 

-26 ans : 10€

 

http://www.theatre-ranelagh.com/

 

Du mercredi au samedi à 20h45

matinées samedi à 15h,

dimanche à 17h

 

jusqu'au : 15 JANVIER 2017

 

Mise en scène : Jean-Philippe DAGUERRE

 

Le-Cid-2.jpg

 

avec Alexandre BONSTEIN ou Didier LAFAYE,

(Le Roi Don Fernand)

Stéphane DAUCH (Don Gomez, père de Chimène)

Manon GILBERT (Chimène)

Kamel ISKER ou Thibault PINSON (Don Rodrigue)

Johann DIONNET ou Edouard ROULAND (Don Sanche)

Charlotte MATZNEFF ou Flore VANNIER-MOREAU (L'Infante)

Christophe MIE (Don Arias)

Sophie RAYNAUD (Elvire, gouvernante de Chimène)

Yves ROUX (Don Diègue, père de Rodrigue)

Mona THANAEL ou Maïlis JEUNESSE,

(Léonor, gouvernante de l'Infante)

 

 


"… Qu'il est joli garçon l'assassin de papa ! "
 
   Georges Fourest

 




Monter des classiques en dehors du Théâtre Français a toujours constitué une gageure. Il faut beaucoup d'audace pour se lancer en une telle entreprise. Or la troupe formée par Jean-Philippe Daguerre est jeune, bien décidée à prouver que,

 

- " la valeur n'attend point le nombre des années. "



Ce qui caractérise cette réalisation est le rythme. Deux musiciens donneront la note au démarrage du spectacle et le duel que vont se livrer Chimène et Rodrigue est d'emblée bien réel.

Alors certes, la tragi-comédie voulue par son auteur dérape parfois en direction de la farce épique lorsque - par exemple - nous sommes confrontés à ce Roi-bouffon ( Alexandre Bonstein zézaye en se délectant de façon visible ) mais les comédiens - ici il n'est nullement question de tragédiens - s'efforcent de faire honneur au texte.

Sophie Raynaud joue Elvire de façon bien plus qu'intéressante cette comédienne a de la présence et un sens réel du texte qu'elle maîtrise parfaitement.

Il en est de même pour Edouard Rouland qui interprétait Don Sanche le jour où j'ai vu la pièce. Beau physique et prestance, qualités qui sont également celles de Stéphane Dauch qui joue le Comte et disparaîtra trop tôt, comme chacun sait.

 

Chimène-Rodrigue.jpg



J'ai sciemment voulu mettre en valeur ces rôles qui ne sont pas ceux que l'on évoque habituellement en priorité ( Rodrigue et Chimène ) afin de souligner leur importance dans l'action que ces témoins agissants structurent.

Par ailleurs, dois-je avouer que j'ai un peu moins apprécié les claquements de doigts de Mona Thanaël ( Léonor ) qui oubliait pour cet effet comique qu'elle se trouvait à la Cour d'Espagne et non dans une écurie.

Les duels sont montés de façon remarquable mais je m'étonne toujours de l'absence de fourreaux quand les épées se contentent d'être au repos, simplement accrochées à la hanche.

Sinon les costumes sont beaux - Kamel Isker joue Rodrigue avec fougue et je suis persuadée que les scolaires entreront de plain pied en cet univers et l'apprécieront.



Simone Alexandre

 

Bandeau horizontal Theatrauteurs.jpg

09:57 Publié dans THEATRE | Lien permanent

20/09/2016

bande annonce : Le Cid de Corneille au Ranelagh

 

 

http://www.theatre-ranelagh.com/

09:05 Publié dans THEATRE | Lien permanent

19/09/2016

Vient de paraître d'Edouard Bourdet

couple-h.jpg

 

 

THEATRE 14

 

20, avenue Marc Sangnier

 

75014 PARIS

 

 

 

(M° Porte de Vanves)

 

 

loc. 01 45 45 49 77

 

 

http://theatre14.fr/

 

Le lundi à 19h

du mardi au samedi à 21h

Relâche le dimanche

 

jusqu'au : 22 OCTOBRE 2016

 

Mise en scène : Jean-Paul TRIBOUT

 

avec Jean-Paul BORDES (Maréchal) - Eric HERSON-MARCAREL (Marc) - Caroline MAILLARD (Jacqueline) - Laurent RICHARD (Olibet et Félix) - Xavier SIMONIN (Brégaillon et Henri) - Jean-Marie SIRGUE (Bourgine) - Jean-Paul TRIBOUT (Moscat)

 

bureau-editeur.jpg

 

 

A en juger par le nombre de parutions littéraires actuelles on pourrait croire que le monde de l'édition a changé mais sans doute ne faut-il pas y regarder de trop près ?


Ambition et vanité sont toujours les deux moteurs en exercice … quant au sens du profit, notre époque bat tous les records jusqu'alors accomplis.

Edouard Bourdet écrivit cette pièce en 1927 et le thème reste d'actualité. Avec finesse et acuité, l'auteur épinglait alors ce monde qu'il connaissait bien ( et pour cause …) le tout agrémenté d'une touche de férocité que je qualifierai de jouissive.

Profane qui t'enorgueillis de compter un ou plusieurs auteurs au nombre de tes amis prends garde à ne leur faire aucune confidence, n'affiche pas trop ta vie privée au risque de la voir couchée sur le papier ou exposée sur scène.
( A moins qu'il ne s'agisse d'un désir inavoué mais fort heureusement, l'exhibitionnisme n'est pas le fait de tous.)

A première vue, Marc et Jacqueline forment un couple parfait et ce, depuis très longtemps or peut-on être tout à l'autre lorsque l'on écrit ? Pour pallier ce genre d'inconvénient, certains pratiquent l'écriture comme d'autres le piano ( à 4 mains ) alors qu'en certains cas, l'un (e) écrit et l'autre signe. Cela existe et je me garderai bien de nommer qui que ce soit puisqu'après tout, l'Art n'a que les Muses qu'il veut bien s'octroyer.

En ce monde qui fonctionne en quasi autarcie, l'agitation est grande parfois, surtout lorsqu'un prix est l'enjeu des démarches. Que ne ferait-on alors pour l'obtenir ? ...
Quant à l'éditeur, ce dernier spécule sur ce qui se vend le mieux.

Le vibrionnant Jean-Paul Tribout est Moscat, deus ex machina de l'édition. D'un simple coup de fil il peut lancer une carrière ou bien la défaire. Il connait son pouvoir, en use et abuse de façon quasi machiavélique.

Le couple uni est interprété avec intelligence et finesse par Caroline Maillard et Eric Herson-Marcarel.

Jean-Paul Bordes ( Maréchal ) sera cette caricature d'auteur tellement imbu de lui-même qu'il se croit irrésistible et le cynique Moscat y verra aussitôt une possibilité dont il pourra tirer profit ...

Dans cette pièce, l'objectif de tous est commun, faire parler de soi afin d'exister aux yeux des autres. Vanitas, vanitatum … ( vous connaissez la suite ).

 

A-la-mer.jpg

( photos LOT )



C'est drôle, le rythme est excellent, bref on passe un heureux moment en leur compagnie à tous et en repartant on ne peut s'empêcher de constater que les auteurs savaient bigrement construire les pièces à l'époque !




Simone Alexandre

 

Bandeau horizontal Theatrauteurs.jpg

11:06 Publié dans THEATRE | Lien permanent