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04/11/2007

MURALE de Mahmoud Darwich

MAISON DE LA POESIE
(Grande Salle)
passage Molière
157 rue Saint-Martin
75003 PARIS
(M° Rambuteau)
Loc : 01 44 54 53 00

Du 10 Octobre au : 10 Novembre 2007
Mercredi et Samedi à 19h.
Jeudi et Vendredi à 21h.

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(DR Jev)
Traduction : Elias Sanbar.
Mise en scène et scénographie : Wissam Arbache.
avec : Jean-Damien Barbin, Hala Omran et Virgile Lefebvre (saxophone).

Un rideau assez transparent pour nous permettre de deviner le lit qui se trouve derrière et suffisamment opaque pour que ceux qui en sont capables puissent déchiffrer ce texte écrit en langue arabe.
Jean-Damien Barbin arrive, silhouette longiligne, comédien à la diction désormais inusitée.
J'ai lu quelque part le mot " déclamation." Nos actuels critiques ont décidément oublié ce que le terme désignait !
Non, il dit parfaitement le texte en utilisant une voix grave, chaudement timbrée incluant une évidente technique sans pour autant la mettre en avant comme je le constatai récemment, quelque part, en certain lieu. D'ailleurs, la richesse du texte exclut tout rajout.
Virgile Lefebvre au saxophone crée le contrepoint tandis que la superbe Hala Omran incarne le double féminin du poète célébrant cet hymne à la vie.
Un plateau circulaire semble symboliser la terre sur laquelle se célèbre chaque jour cette fête des perdants où la vie n'est que l'ombre de ce que nous ne voyons pas. Le célèbre vanitas, vanitatum de l' Ecclésiaste sera évoqué puisque décidément, tout vivant marche vers la mort. Il convient donc de savourer le moment présent que la beauté d'une fleur d'amandier suffit à rendre éternel.
Mahmoud Darwich a regardé un temps la camarde au fond des yeux et nous est revenu enrichi de cette expérience. Lui et ses interprètes nous offrent toute la poésie de l'instant dessillant le regard de ceux qui ne savaient pas voir puisque le merveilleux n'existe que là où on le crée.

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

14:40 Publié dans THEATRE | Lien permanent

Laisse flotter les rubans de Jacqueline de Romilly.

THEATRE DES MATHURINS
Petite Salle,
36, rue des Mathurins
75008 PARIS
(M° Havre-Caumartin)
Location : 01 42 65 90 00

Mercredi à 16h.60
Dimanche à 18 h.

TU : 23 €

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Mise en scène : Philippe Rondest
avec Bérengère Dautun.

Tour à tour impérieuse, suave ou tranchante mais toujours déterminée, Bérangère Dautun illustre ici grâce au texte de Jacqueline de Romilly le sort de ces femmes jusqu'alors hyper-protégées qui ne commencent à s'assumer qu'au moment du veuvage. Personnage puisant sa force dans la fragilité initiale et se découvrant comme en un univers inexploré.
Toutes les petites sensations parfois presque inavouées vont ici voir le jour afin d'être surmontées. C'est en quelque sorte à la naissance tardive d'un être à laquelle nous allons assister. La femme dans toute son intégralité verra le jour, réglant subtilement ses comptes vis-à-vis du passé, sans rancune mais de façon inéluctable car ce qui fut ne peut-être effacé.
Plus d'une spectatrice se reconnaîtra au passage ... mais n'était-ce pas le but ?
Posément, cette grande bourgeoise fait le point sans passion superflue, dignement avec cette infime pointe de supériorité qui est l'apanage de ceux qui ont traversé les épreuves en évitant les remous.
La comédienne est à la hauteur de sa réputation et la mise en scène à la fois discrète et présente de Philippe Rondest aide à ne plus percevoir le texte comme un monologue mais tout simplement comme une tranche de vie.

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

14:30 Publié dans THEATRE | Lien permanent

03/11/2007

Ecoute, c'est la vie ! de Robert Poudérou.

TREMPLIN THEATRE
39, rue des Trois Frères
75018 PARIS
(M° Abbesses)
Tél. 01 42 54 91 00

Chaque mardi à 20h.30
Du : 16 octobre au 18 décembre 2007 -

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Texte et mise en scène de l'auteur.

Par le choix du titre, l'auteur semble vouloir nous dire,
- " c'est ainsi, on ne peut pas juger. "
Qui est donc cette Marie, bonne mère, épouse aimante, trop aimante presque, puisque à force de s'occuper des autres, son
" homme " n'est jamais là ...
Plus camériste que boniche, elle s'occupe d'une ancienne gloire de la chanson dont elle promène aussi le chien. Ce qui lui permet de faire des rencontres ...
Elle appartient à cette catégorie d'êtres que rien ne salit, où qu'ils aillent, quoiqu'ils fassent. Peut-être est-ce l'apanage de l'amoralité ?
Son coeur appartient à Joseph mais elle prête son corps moyennant quelques billets qu'elle enfouira prestement dans son décolleté sans que son esprit se pose de questions ... Le terme de tromperie semble lui être étranger.
En un subtil phénomène de compensation, elle abandonnera un temps, Joseph à Madame dont l'époque des conquêtes est révolue pour s'apercevoir ensuite que la jalousie n'est pas seulement faite pour les autres. N'est pas Merteuil qui veut !
Etrange personnage à la complexité réputée féminine, qui se laisse porter par la vague. On pourrait expliquer semblable comportement par un trop plein d'énergie, une insatiabilité physique or quand son corps en tutoie provisoirement un autre, parier qu'elle ne compte pas les motifs de la tapisserie serait risqué. En dehors de Joseph, ce n'est visiblement pas pour le plaisir. Alors quoi ?
- " Dieu, que la femme me reste obscure ! " comme dirait ...

Martine Coste qui travaille sous les directives de son auteur-metteur en scène joue ici non pas les ingénues libertines mais les énigmes agréables à regarder. L'éternelle Sphinge ne cesse de faire école.

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

08:45 Publié dans THEATRE | Lien permanent