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09/09/2008

Les folies amoureuses de Jean-François Regnard.

VINGTIEME THEATRE

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7, Rue des Plâtrières 75020 PARIS

Métro : Ménilmontant.

Loc. 01 43 66 01 13

Tarifs : 22€ - 17 & 12€.

Du mercredi au samedi à 21h.30

Matinée le dimanche à 17h.30

Du : 5 Septembre au 26 Octobre 2008.

Mise en scène : Pascal ZELCER.

avec : Frédéric CHEVAUX (Eraste) - Benjamin GUILLARD (Crispin) - Lara NEUMANN (Agathe) - Laurent RICHARD (Albert) - Anne SAUBOST (Lisette)

Monter une pièce du rarissime Jean-François Regnard, en y incluant des clins d'oeils musicaux actuels appartenant au répertoire anglo-saxon, cela pouvait ressembler à une gageure dont Pascal Zelcer s'est acquitté avec maestria.
L'instant de surprise passé, on découvre que les comédiens disent ce texte classique de façon irréprochable avec en plus, cette touche d'humour voire de dérision qui leur est demandée. C'est par conséquent, du très, très beau travail !
L'expression qui consiste à dire que l'on a dépoussiéré un texte n'a pas ici lieu d'être puisque nous avons en permanence un pied dans le passé (Les folies amoureuses écrites en 1704 appartenant plus au siècle précédent qu'à ce 18ème naissant) et l'autre pied résolument dans notre époque ce qui évite tout décalage.
Certes, les filles actuelles risquent peu d'être mariées à un barbon contre leur gré, mais tout est fait pour nous présenter la situation de façon plausible.
Albert a de par son accoutrement et son maintien une vague ressemblance avec Jean-Marie Bigard mais rassurez vous, son langage est plus châtié ...  (Regnard oblige !)
Agathe descend tout droit d'un Rubbens pléthorique. Son visage est charmant et sa voix ravissante. On comprend donc qu'elle fasse battre les coeurs.
Lisette et son côté dame Pernelle en puissance a de l'énergie et néanmoins le coeur sensible ...
Quant à Eraste et Crispin, bien que de condition différente, ils font l'un et l'autre des prétendants tout-à-fait acceptables.
Les rebondissements vont bon train en toute joyeuseté et l'on est ravis d'entendre des alexandrins si rondement menés. Neurones et zygomatiques n'ont ici absolument pas à rougir, réciproquement ... A voir et même revoir pour le plaisir.


Simone Alexandre.
www.theatrauteurs.com

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16:12 Publié dans THEATRE | Lien permanent

05/09/2008

LE VOL DE KITTY HAWK comédie de Georges Dupuis (Création)

THEATRE 13

103A, bd Auguste Blanqui 75013 PARIS

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Métro : Glacière.

Loc. 01 45 88 62 22

Pl. 22€ - TR : 15€ (le 13 de chaque mois 13€, tarif unique)

mardi, mercredi, vendredi à 20h.30

jeudi & samedi à 19h.30

dimanche à 15h.30

DU 2 SEPTEMBRE AU 12 OCTOBRE 2008.

(Texte paru aux Ed. Les Cygnes, collect. Les Inédits du Théâtre 13)

Mise en scène : Yves Pignot.

avec : Laurent Benoît, Jean Hache, Pascal Ivancic, Philippe Ivancic, Valérie Karsenti, Firmine Richard, Rosalie Symon.

La vie serait - nous dit-on - apparue dans les océans, puis l'homme a investi la terre, il était fatalement logique qu'il rêvât un jour de s'élever dans les airs et si possible de son vivant. Le pionnier fut Icare et beaucoup voulurent suivre son exemple mais foin de mythologie, conservons les pieds sur terre !
Atterrissons dans cet atelier de vente, fabrication et réparations de cycles où en cette fin de 19ème siècle,  les hommes n'avaient pas encore désappris à rêver.
Deux frères inséparables, travaillent ensemble à Dayton (Ohio, USA) et dès qu'ils ont un moment, ils étudient, calculent avec un but précis : faire voler " un plus lourd que l'air " ce que personne n'a encore réussi à obtenir  en dépit de multiples tentatives ...
Tous les ouvrages traitant du sujet ont été lus par eux, à commencer par les écrits du grand théoricien de l'aéronautique, Octave Chanute qui en inspira plus d'un.
Voici que survient une voyageuse qui, précisément se plaint des moyens de transports. Or la dame est une photographe professionnelle ce qui va inspirer nos deux chercheurs. Les seuls maîtres des airs sont les oiseaux, en les examinant en captant, en décomposant les différentes phases de leur vol au moyen de la photographie, la clé de l'énigme devrait être découverte ?
La dame est belle, intelligente, efficace et une idylle ne tardera pas à s'installer entre elle et Wilbur, celui des deux frères qui passait pour un ours mal léché.
Il faut beaucoup d'argent pour mettre au point un projet aussi ambitieux et Milton Wright, le père sera sollicité. C'est un pasteur aux principes rigides mais qui finira par céder à la conviction de ses deux fils.
La soeur nous commente cela en ouvrant et refermant un rideau symbolisant ainsi le temps qui passe lequel se trouve ralenti d'autant.
Un personnage par des entrées ponctuelles vient relancer l'action, c'est la très drôle et très sympathique Madame Brighton patronne du restaurant d'en face, impénitente et joyeuse commère devant l'Eternel.
Les comédiens sont excellents, les costumes choisis avec un soin irréprochable, les lumières réalisées par Jacques Rouveyrollis, superbes !
Comme il s'agissait d'une première représentation, les comédiens n'avaient pas encore trouvé le rythme mais faisons leur confiance, d'autant que certains ont fait leurs preuves de façon exceptionnelle dans d'autres spectacles ...
Si l' histoire de l'aéronautique vous passionne, cette pièce est pour vous et si vous n'y connaissez rien, raison de plus pour aller vous documenter sur place.


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

(photo : Hugues Marcouyau)

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19:07 Publié dans THEATRE | Lien permanent

04/09/2008

CONNECTIC de Cécile Rist.

Café de la Danse

5, passage Louis-Philippe 75011 PARIS

Métro : Bastille.

Loc. 0 892 68 36 22 (0,34€ /min)

Places : 20€ TR : 15€

Du mercredi au samedi à 20h.12 : jusqu'au : 13 septembre 2008

Ecriture et mise en scène : Cécile Rist.

avec Bastien d'Asnières (Patrick) - Félicie Baille (Zoé) - Caroline Pietrucha (Mélanie) - Dounia Sichov (Laetitia) - Guilaume Tobo (Georges)

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Le propre même des jeunes compagnies est de se lancer dans des essais, de se risquer dans des techniques nouvelles car si eux ne le font pas, qui le fera allez-vous dire ? ... La compagnie BordCadre sur une conception (texte et mise en scène) signés Cécile Rist nous propose ce spectacle tout à la fois " branché " et critique de l'époque actuelle, que l'on nomme : la société de consommation.
Investir l'immense plateau du Café de la Danse n'est pas une mince affaire ...
Pour cela, ce groupe de trentenaires a tout mis à contribution, la pub, la télé, les connections internet, tout y passe par le biais de la vidéo qui vient s'afficher sur le mur d'en face. Ensuite, en bas (entendez sur l'espace scènique) 5 comédiens n'ont plus qu'à s'activer au moyen de scènes évocatrices, sorte de patchwork de l'existence ... Laissons donc Elise Lucet à ses commentaires improbables et penchons nous sur les comédiens puisqu'au théâtre on est censé retrouver des personnages en chair et en os.
Nous découvrons Georges (Guillaume Tobo) producteur tyrannique qui par le biais d'internet va un jour, par accident, embaucher Mélanie, cette fille timide mais pleine de bonne volonté, à l'élocution cahotique, dont les lunettes servent de boucliers inefficaces, Caroline Pietrucha nous propose ici une composition intéressante. Il y a également Patrick - peintre sur pneu de son état mais que l'on soupçonne d'être un glandeur professionnel; Bastien d'Asnières s'est composé un look un peu gitan qui tranche complètement avec celui de son frère. Il vit plus ou moins avec Zoé (Félicie Baille) rebelle elle aussi mais pas à la coke ... et va rencontrer Laetitia, cadre bancaire, vaguement nymphomane mais indéniablement enceinte jusqu'aux cheveux.
Tous ces gens se croisent, se mélangent mais ne se rencontrent jamais réellement. Tout à fait à l'image de notre société où les gens vont, viennent, surfent sur tout et n'importe quoi, sans but réellement précis sinon celui de s'en sortir avec les moyens du bord. Les spectateurs apprécieront ... ou pas selon ce qu'ils cherchent en allant au théâtre. Oublier la vie de chaque jour ou bien la retrouver à peine caricaturée ? Problème d'actualité ...


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com