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18/05/2013

L'Histoire du Tigre de Dario Fo

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MANUFACTURE des ABBESSES

7, rue Véron 75018 PARIS


(M° Abbesses ou Blanche)


Loc. 01 42 33 42 03


manufacturedesabbesses.com


A 21h les dimanche, lundi,

mardi, mercredi - Durée : 1h.


jusqu'au : 5 JUIN 2013


 

Adaptation : Toni Cecchinato, Nicole Colchat


Mise en scène et interprétation : Pierre-Marie Escourrou


 

Sur un espace aussi vide que celui des plaines chinoises après le passage des Seigneurs de la Guerre, quand ces derniers se prenaient pour les hordes d'Attila, (c.a.d. bien avant la Longue Marche) Pierre-Marie Escourrou aborde le sujet en nous narrant l'histoire-de-l'histoire ... du Tigre, lequel n'était pas de papier, bien que Dario Fo l'y ait couché. 

Napoléon clôtura sa carrière par la retraite de Russie tandis que Mao commença son ascension par la conquête à pied du pays. Pourtant la tâche fut aussi rude de part et d'autre, surtout pour la piétaille qui tombait comme à Gravelotte ... (oui, quand on parle de guerre, le temps est aboli alors au diable la chronologie !) 

Un soldat blessé, presque mourant, une jambe gangrenée, va - au prix d'un incroyable instinct de conservation - et après moult péripéties, trouver accidentellement refuge auprès d'une tigresse et de son rejeton. 

Mourant de faim (de trouille aussi) puis gavé de lait, il finira par reprendre des forces sous la langue cautérisante de l'omniprésente bestiole en question.

Qu'un auteur pour le moins anar' nous fasse vivre les péripéties guerrières d'un communiste bon teint, la démarche ne pouvait qu'être drolatique avec pour seul objectif : faire rugir le spectateur de plaisir. Force est de reconnaître, qu'on n'en est pas loin. D'autant qu'à quelques intonations soulignées par des mouvements d'épaules, j'ai cru revoir quelqu'un. Or, avec ses talonnettes cette Longue Marche vers le pouvoir n'était pas envisageable ! Aurais-je eu une hallucination ? Si m'en croyez, vous feriez bien d'aller vérifier sur place ...

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com 

 

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17:31 Publié dans THEATRE | Lien permanent

14/05/2013

Les tentations d'Aliocha d'après les frères Karamazov de F.Dostoïevski

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THEATRE de l'AQUARIUM

Cartoucherie de Vincennes

Rte du Champ de Manoeuvre

75012 PARIS


(M° Château de Vincennes puis

navette gratuite ou autobus 112)


Loc. 01 43 74 99 61


www.theatredelaquarium.com


du mardi au samedi à 20h.30

dimanche à 16h.


Durée du spectacle : 2h.30


jusqu'au : 24 MAI 2013


 

Traduction : André MARKOWICZ


Mise en scène : Guy DELAMOTTE


Adaptation : Véro DAHURON / Guy DELAMOTTE


 

Avec : Véro DAHURON (Grouchenka) - Catherine VINATIER (Katerina) - David JEANNE-COMELLO (Aliocha) -

Anthony LAIGNEL (Smerdiakov) - Gilles MASSON (Ivan) -

Timo TORIKKA (Dimitri)


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Qui ne connaît Dostoievski ne peut comprendre l'âme slave. Toute notre reconnaissance va donc à André Markowicz envers lequel nous sommes redevables de la traduction de l'oeuvre complète du grand auteur russe, parue chez Acte Sud.

On peut contester Tolstoï et certains ne s'en sont pas privés mais concernant Fiodor Mikhaïlovitch, la tâche est plus ardue, le personnage s'avérant beaucoup plus complexe. Car enfin, ces frères Karamazov ne sont-ils pas la seule et même image de leur auteur et de ses multiples facettes ? ( La référence à l'épilepsie ne sera du reste pas oubliée. )

Les psy ' affirment qu'il faut tuer le père ! Comme les trois mousquetaires, ils sont quatre car on ne saurait écarter Smerdiakov bien qu'illégitime en cette fratrie. Tous - sans exception aucune - vont souhaiter la mort de Fiodor Pavlovich ce père riche, despotique et débauché mais un seul passera à l'action. Ensuite, le soupçon planera sur tous, car chacun d'eux est coupable, " de tout, envers tous." 

Et puis, tous - désirent Grouchenka, et vont se partager ses faveurs à des degrés divers ... la femme symbolisant la débauche sexuelle, le besoin de domination virile de chacun, sans excepter le pur Aliocha, par le biais duquel nous entrerons dans cette histoire compliquée au possible.

On ne loue plus depuis longtemps le talent de Véro Dahuron (Grouchenka) qui fait preuve ici d'un tempérament dévastateur.

Catherine Vinatier est Katerina, plus pondérée bien sûr, mais dont la présence scénique n'en est pas moins indéniable.

Les interprètes masculins ne seront pas de reste et nous entraîneront dans un tourbillon quasi indescriptible. Tout comme eux, on perd pied sur ce décor enneigé, on s'enivre en les écoutant ... Et puis, il y a cet écran et ces premiers plans qui prennent possession de notre esprit, jusqu'à l'hypnotisme. 

La pièce se joue seulement jusqu'au 24 mai alors faites vite, ne la laissez surtout pas passer et ce, que vous ayez lu ou non " Les Frères Karamazov " car adapter ce roman par ce biais particulier, loin d'être une trahison, nous permet d'aller au coeur du problème existentiel de ces âmes tourmentées.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com


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( photos Tristan Jeanne Valès )


 

15:51 Publié dans THEATRE | Lien permanent