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28/11/2008

Les Bidochons de Christian Binet

THEATRE des MATHURINS

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36, rue des Mathurins 75008 PARIS

Métro : Havre-Caumartin

Location : 01 42 65 90 00

Pl. 29, 23, 20€

Etud. 14,50 & - de 26 ans : 10€

Du mardi au samedi à 19h.

Matinée suppl. à 14h.30 le samedi

jusqu'au 4 janvier 2009.

Adaptation et mise en scène : Jean-Luc BORRAS

avec Maurice RICH, Michèle BROUSSE, Odile ROIG et David SENIORIS.

 

Porter une bande dessinée à la scène ou à l'écran n'a jamais constitué une tâche facile, le spectateur, (ex-lecteur) ayant déjà mis son imagination à contribution pour ajouter mentalement ce qui faisait défaut, à savoir le mouvement et le son. Qui sait, ils ont peut-être eux-mêmes déjà choisi la distribution de leurs rêves ? ... Non que celle-ci soit inadéquate (on pouvait aisément faire pire ...) mais les personnages avaient déjà un semblant de vie à eux, variant d'un individu à l'autre puisque chacun est censé s'approprier la lecture en question.
Robert et Raymonde, sont mariés ensemble depuis vingt ans ...

Si comme beaucoup de couples, ils n'ont guère évolués, l'époque elle, les oblige à suivre.
Jadis quand deux époux commençaient à ne plus éprouver le besoin de se parler directement, les petits mots traînaient sur la table ...
Maintenant, il y a le portable et forfait aidant les échanges peuvent désormais avoir lieu de la sorte. L'omniprésente télé a fait des petits tandis qu'un ordinateur ouvre la porte à des évasions pas toujours avouables ...
Que serait un ménage sans un couple ami ? Gisèle et René feront donc leur apparition à plusieurs reprises. Complicité masculine aidant, les deux femmes seront seules le temps d'échanger quelques confidences mais les scènes les plus hilarantes resteront sans nul doute celles où l'on surprend le couple-vedette en pleine intimité. Les dialogues sont alors atrocement réalistes ! Comme on pouvait s'y attendre, les comédiens ne font pas dans la dentelle ...
Il existe il est vrai dans la vraie vie, des couples qui ne peuvent s'adresser la parole sans se crier dessus. Par conséquent, Robert tempête et Raymonde subit tandis que Gisèle et René (les visiteurs) quand ils ne se recyclent pas dans la claque télévisuelle laissent tout le monde en plan pour une sieste canaille, il est vrai que leur cohabitation n'a que la moitié de durée du couple précédent. Du reste, Madame s'est déjà trouvé un gourou ... Bref, les amateurs du genre y trouveront sans nul doute leur compte ce qui leur permettra de patienter jusqu'au prochain album.


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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16:30 Publié dans THEATRE | Lien permanent | Tags : bidochons, bandes dessinees

27/11/2008

Albert 1er de Philippe Adrien (éditions du Seuil)

Théâtre de la Tempête

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Cartoucherie de Vincennes

Route du Champ de Manoeuvre

75012 PARIS.

Réservation : 01 43 28 36 36

www.la-tempete.fr

mardi, mercredi, vendredi, samedi à 20h.

jeudi à 19h.30 & dimanche à 15h.30

jusqu'au : 20 décembre 2008 -

Mise en scène : Thomas Derichebourg

avec : Anne Agbadou-Masson, Julien Cigana, Thomas Derichebourg, Alexandra Fournier, Elsa Imbert, Guillaume Toucas.

 

Que celui ou celle qui n'a jamais essayé de pousser quelqu'un dans ses derniers retranchements jette à Philippe Adrien la première pierre ! 
Evidemment, ici, nous atteignons au paroxysme mais n'est-ce pas la vertu théâtrale par excellence ? Mettre le doigt, là - où ça fait mal. Pour devenir psy, ne faut-il pas être à la base, un peu dingue ? Tourmenté, pour le moins, coupeur de cheveux en quatre, maniaque du microscope mental. Albert est tout cela à la fois et même plus.
Complètement border-line, il excelle à se lover dans les failles que personne ne voit sauf lui ... alors il en profite de façon éhontée.
" Comme on fait son lit, on se couche " et Albert adore mettre la literie en pagaille !
Emprisonner les autres dans une pièce ou dans leurs certitudes afin de plus aisément les bousculer. Car Albert est multiple, est lui-même et son absolu contraire, voire quelques versions modifiées.
Tour à tour il rassure, puis séduit pour mieux inquiéter, passe d'un sentiment à l'autre à la vitesse de l'éclair. Se fait inquisiteur, bourreau ou sauveur d'âmes.
Tout dépend de son humeur hyper-cyclotymique. Croiser son chemin est se mettre en danger. C'est pourtant ce qui va arriver à tous ceux là qu'ils se nomment Claire, France, Anna ou Albert 2 et 3. Ce diable d'homme va les retourner comme des gants. Ils conclueront tous à des stades différents qu'il est complètement dingue mais essayer de comprendre les rendra fous.
Face à ce psychopathe, le spectateur est désorienté et quand il comprend qu'Albert joue, la partie la plus rationnelle de son entendement lui souffle que l'on ne joue pas au fou par hasard ...
Thomas Derichebourg est fascinant tant la rapidité avec laquelle il passe d'un état à l'autre nous éberlue. Pourtant c'était une terrible gageure : mettre cette pièce en scène tout en étant l'interprète principal au mépris de tout recul. D'évidence, il se joue de la difficulté, mieux parvient à obtenir le meilleur des interprètes qui l'accompagnent.
En sortant, on se demande ce que l'auteur avait bien pu fumer le jour où il a écrit cela et puis au vu du résultat, on se dit que finalement, on en prendrait bien un peu et même sans aucune modération !


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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15:53 Publié dans THEATRE | Lien permanent

Baroufe à Chioggia de Carlo Goldoni

Théâtre Clavel

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3, rue Clavel 75019 Paris

Métro : Pyrénées.

Réserv. 01 46 22 68 08

www.theatre-clavel.com

Places : 18 & 12€

Les jeudi, vendredi & samedi à 20h.

jusqu'au : 27 décembre 2008.

Mise en scène : Antoine HERBEZ

avec : Stéphanie BARGUES, Anaïs BERARD-MASSON, Pierre-Edouard BELLANCA, Fabienne BILLOT, Jean BOISSINOT, Olivier CHARCOSSET, Joanna FORLEN, Benoît de GAULEJAC, Caroline GEORGES, Ivan HERBEZ, Olivier HO HIO HEN, Sébastien LE REST.

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Quel joyeux tintamarre, quel superbe barouf(e) ! La pièce de Goldoni explose littéralement en un feu d'artifices vivant et coloré portée par le talent de Antoine Herbez et de sa splendide équipe. Ils sont jeunes, beaux, vifs, acrobatiques et cette réalisation pétille comme une coupe de champagne.
La pièce nous dit-on fut créée un soir de Carnaval et en adopte le rythme trépident.
Imaginez l'explosion de joie dont témoignent les femmes de Chioggia après le long carême constitué par l'absence de leurs hommes ou promis revenus d'une équipée en mer ... Après le calme, la tempête mais joyeuse celle là, dévastatrice dans le sens lyrique du terme puisque c'est la vie qui bouillonne dans les veines de tous ceux là. Les femmes débordent de sensualité et les hommes de convoitise le goût de vivre est omniprésent. Vous qui connaissez la pièce, vous allez la redécouvrir mais menée à un rythme d'enfer. Je me garderai bien de raconter l'action aux autres qui doivent absolument aller sur place la découvrir car c'est le plus joyeux spectacle qui soit. Aussi n'ajouterai-je qu'une chose : allez y !


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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09:37 Publié dans THEATRE | Lien permanent