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05/05/2007

DIABLESSES comédie d' Ida Gordon & Aurélien Berda.

TAMBOUR ROYAL
94 rue du Fbg du Temple
75011 PARIS
(M° Goncourt ou Belleville)
T. 01 48 06 72 34

Pl. 21€, TR.16€

mercredi, jeudi, vendredi à 21h.
samedi à 17 & 21h.

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Mise en scène : David Rozen.
avec Caroline Anglade, Céline Hilbich, Carine Ribert, Antoine Schoumsky.

Ces jeunes comédiens nous offrent une désopilante comédie à l'allure farcesque dont les personnages directement inspirés de séries B vont nous entraîner à leur suite au rythme des dessins animés d'un Tex Avery.
Cette nounou indigne que fut pour beaucoup la télé est ici brocardée allègrement.
Le trait avec lequel chaque personnage est tracé fait plus que friser la caricature et les clichés abondent délibérément.
Imaginez une grosse, très, très grosse ménagère : visage de madone et arrière-train volumineux, naïve à un degré à peine concevable, dont l'avocat d'époux se prend à l'extérieur pour une mitraillette sexuelle.
Clara est folle de son Maxime et croit vivre avec lui en un Paradis Terrestre comparativement à cette foule de complications rencontrées par ses héros d' Adultère et Compassion, le feuilleton que non seulement elle suit quotidiennement mais enregistre ...
En un temps record et sans bouger de son home-sweet-home, elle fera la connaissance d' Alice, la star du petit écran et de Windy la secrétaire gaffeuse de son époux qui lui ouvrira les yeux.
Solidarité féminine aidant (mais oui, parfois cela existe ! ) nos trois dames joueront les Sorcières d' Eastwick histoire de donner une bonne leçon à l' époux volage. Tout cela à un rythme effréné dans la plus pure tradition burlesque.

Simone Alexandre.

www.theatrauteurs.com

13:45 Publié dans THEATRE | Lien permanent

HAPPY BIRTHDAY DADDY de Christophe Averlan

VINGTIEME THEATRE
7, Rue des Plâtrières
75020 PARIS
Tél. 01 43 66 01 13
(M° Ménilmontant)

du 2 MAI au 17 juin 2007
du mercredi au samedi à 21h.30
& le dimanche à 17h.30

Places : 22€, T.R. 17/12€

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Mise en scène : Patrice Kerbrat
avec Emeric Marchand (le fils) - Jean-Yves Chilot (le père)

- Tu seras une folle furieuse, mon fils ...
Ne faut-il pas que les cendres de Kipling s'aérent un peu ?
Si vous doutiez encore des méfaits de la psychanalyse allez sans tarder voir cette pièce. Freud, que de crimes a t'on commis en ton nom !
Schéma classique, un père dirigiste enseigne à son fils par des méthodes musclées comment devenir un homme.
Tous les enfants ont peur du noir. La proximité du néant dont deux êtres nous ont extirpé en est la cause, sans doute ? Il ne suffit que d'une sensibilité un peu exacerbée pour qu' en réaction, la haine surgisse.
Un fils en plein délire schizophrénique décide de fêter le 60ème anniversaire de son père de façon un peu particulière ...
L' auteur sciemment, accumule les redites. Un être dérangé ne fonctionne t' il pas en boucle ? Ce personnage est obsédé par un vécu mal assumé, par une série de complexes dus à l'admiration haineuse qu'il voue à celui qui a voulu le façonner à sa guise sans toutefois le reconnaître.
Faute de pouvoir assumer, son objectif est la destruction.
Le spectateur assiste à cette malsaine situation à la fois curieux et tétanisé, souhaitant un salutaire revirement qui lui permettrait de retrouver un air pur au lieu de cette atmosphère viciée.
Patrice Kerbrat est un directeur d'acteurs exceptionnel et nous le prouve une fois de plus. C' est simple, cet homme aurait mérité d'être sage-femme !
Sous sa férule, la précision de jeu s'allie à la hardiesse du mouvement. Rien n'est laissé au hasard. Avec lui tout prend signification.
Emeric Marchand (le fils) incarne ce jeune fauve iconoclaste dont la désespérance destructrice s'attaquera au père (Jean-Yves Chilot) qui joue ici une partition aussi difficultueuse que muette.
En sortant on se remémore les deux Commandements battus délibérément en brèche (Tu ne tueras point et honoreras tes père et mère) et l'on se dit que comparativement, Oedipe a pris un sale coup de vieux.

Simone Alexandre

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13:40 Publié dans THEATRE | Lien permanent

27/04/2007

FIAT LUX comédie écrite et mise en scène par Gaëtan Peau

CINE 13 THEATRE
1, avenue Junot
75018 PARIS
(M° Lamarck-Caulaincourt)
T. 01 42 54 15 12

Du mercredi au samedi à 21h.
Places : 17 € - TR : 10 € jusqu'au : 24 mai 2007

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Photo : Henry-Noël Peau

avec, Jean-Paul Bezzina, Olivier Faliez, David Seigneur.

L' amitié, en laquelle on croit " dur comme fer " quand on est adolescent, que l'on place souvent au dessus de l'amour pour constater un peu plus tard que ce sentiment est porteur des mêmes désillusions ...
Comme chaque mardi soir, Emmanuel reçoit à huis-clos, dans son établissement ses deux copains de toujours : Pascal et Stanislas. C'est un rite sacro-saint !
Pascal est l' artiste tourmenté (pléonasme) du trio. Il doute de lui en permanence.
Stanislas semble son absolu contraire : officiellement prof de philo, il s'offre le luxe de monter sur scène avec un talent inversement proportionnel au premier.
Emmanuel (le patron du lieu, cette brasserie où ils se réunissent) est celui qui en apparence du moins a le plus gardé les pieds sur terre.
Comme chaque semaine, les trois amis sacrifient à Bacchus, goûtent les spécialités mitonnées par le maître des lieux et sélectionnent les quelques anecdotes de la semaine écoulée évoquant également le passé qu'ils ont en commun. N'a t'on pas coutume de dire " in vino veritas " ? A mesure que la température monte le ton se met au diapason.
De même qu'il n'y a pas d'amour heureux, les amitiés sans nuages n'existent pas nous le savons tous. Or cette soirée n'est pas semblable aux précédentes puisque c'est la dernière. Emmanuel vient de l'annoncer et la foudre tombe brusquement au milieu de ces trois là. Le noeud gordien vient d'être rompu et tout s' effondre.
Nous allons assister à cette nuit mémorable durant laquelle le linge sale va être déballé sans vergogne. Foin des apparences, elles ne sont plus de saison !
Nous passons brusquement des anecdotes au règlement de comptes. Le plus assuré de tous va se déliter sous nos yeux.
L'auteur ( Gaëtan Peau ) a écrit ce texte avec humour et lucidité; sa mise en scène met efficacement en valeur des comédiens rivalisant de réalisme. Ils sont parfaits tous trois. Il est impossible à nous spectateurs de prendre parti pour l' un ou l'autre tant les personnages sont attachants.
Allez-y, c'est un excellent moment que vous passerez à leur écoute et vous y découvrirez également une version de la chanson " dans le port d'Amsterdam " qui à elle seule, vaudrait le détour.

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

10:00 Publié dans THEATRE | Lien permanent