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11/05/2007

AMOUR & CONTUSIONS de René-Marc GUEDJ

THEATRE LE TEMPLE
19 rue du fbg. du Temple
75011 PARIS
(M° République)
Tél. 01 43 38 23 26

Tarifs : 18,50€ & 14€

Dimanche à 17h. Lundi à 20h.

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Mise en scène : Gilles RAMADE
avec René-Marc GUEDJ & Lila VALENTINE.

Sa coiffure (sans doute) nous fait penser à Rosy Varte, trente ans plus tôt. Face à cette mégère pas encore apprivoisée, René est une sorte de Petrucchio inversé mais sans doute faut-il en accuser sa légère surcharge pondérale ? Eh ! oui, ça ralentit le mouvement ...
Notre homme a en réserve quelques théories macho qu'il met en application en balayant et faisant la vaisselle. C'est un mode d'expression comme un autre, allez vous dire ? Et puis au moins, comme cela il alimente son discours ...
Sa dompteuse est une belle panthère au sourire carnassier, à la crinière somptueuse et il faut bien reconnaître que si son compagnon a le sens de la répartie, son amour lui fait tout admettre (ou presque).
N' importe, nous assistons à quelques beaux règlements de compte (tirelire à l'appui) à un numéro de cirque et même à une séance de strip-tease car le spectacle est complet.
René-Marc Guedj n'est certes pas Shakespeare mais est-ce son objectif ? Non, alors ? - Si l'auteur flirte parfois avec les paquerettes le comédien quant à lui est excellent. Son rapport avec le public est fusionnel et la variété de son jeu, un pur régal. De plus, il est sympa en diable !
Sa partenaire Lila Valentine est une excellente danseuse et plus d'une spectatrice va se mettre au régime à peine rentrée chez elle dans le vain espoir de lui ressembler. A moins que ... histoire de brûler les étapes (à défaut des calories) certaines ne décident de jouer les discoboles ce qui leur permettrait de prendre de l'exercice tout en dispensant l' époux de la corvée de vaisselle en dehors du ramassage, bien sûr.
Vous l'avez compris, le spectacle est joyeux (comme une scène de ménage) et vous ne risquez certes pas de vous ennuyer.

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

15:40 Publié dans THEATRE | Lien permanent

LE DINDON de GEORGES FEYDEAU

THEATRE TRISTAN BERNARD
64, rue du Rocher
75008 PARIS
(M° Villiers)
Tel. 01 45 22 08 40

Places : 32/26/20€
Etudiants, - de 26 ans : 10€

Du mardi au samedi à 21h. + samedi à 17h.30

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Adaptation et mise en scène : THOMAS LE DOUAREC

avec : Hugues BOUCHER - Nathalie CORRE - Bénédicte DESSOMBZ - Christian MULOT - Stéphanie PAPANIAN - Elise ROCHE - Michel SCOTTO DI CARLO - Christof VEILLON.

Comme on disait sur France-Inter : " passé les bornes, y' a plus d' limites ! " et Thomas Le Douarec est un pléthorique qui poursuit sa course en avant en mettant la barre toujours plus haut. Vous pourriez assister à l'un de ses spectacles après deux nuits blanches sans courir le risque de vous endormir. Les portes claquent, elles sont nombreuses et servent très souvent.
Bien sûr, le texte est remis au goût du jour puisque les bourgeois du XIXème siècle sont remplacés par ces bobos très, très smart. Les costumes sont élégants (merci, Claire Djemah) et les dessous de Nathalie Corré valent leur pesant de ... dentelles - tout simplement. Qu'espériez vous d'autre ?
La comédienne a certes tendance à en faire des tonnes mais peut-être est-ce pour compenser la légèreté de sa tenue ?
Les clins d'oeil (plus qu'appuyés) à l'actualité sont légion allant de personnages du show-biz aux interventions musclées de commandos menés par UNE commissaire, sans oublier le cow-boy friqué qui passe sans transition de l'accent de Las Vegas à celui de Marseille. Heureusement que l'on connaît la trame initiale sinon on s'y perdrait. Les puristes de dépit en avaleront leur programme mais quand on connaît le metteur en scène il est impossible de s'étonner. En tous cas les comédiens s'en donnent à coeur joie et leur plaisir est communicatif.
Cela dit, je me pose une question depuis quelques temps, le petit Thomas n'aurait il pas eu jadis à subir trop d'ennuyeuses matinées scolaires pour s'éclater de la sorte par le biais de textes considérés comme des classiques ? Seul l' intéressé pourrait le dire ...

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

15:25 Publié dans THEATRE | Lien permanent

10/05/2007

LA DERNIERE NUIT de Hadrien RACCAH

LA MANUFACTURE DES ABBESSES
7, rue Véron 75018 PARIS
(M° Blanche)
T. 01 42 33 42 03

Places : 20 & 12€

les jeudi, vendredi, samedi à 21h.
dimanche à 16h. jusqu'au : 29 juillet 2007 -

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photo : Pierre Grobois

Mise en scène : Anne BOUVIER
avec Jean-Pierre BOUVIER (le père), Anne BOUVIER (Anna), Vinciane MILLEREAU (Sarah), et Hadrien RACCAH (Sacha).

Annonce en boucle d'une info : une bombe a explosé dans une pizzeria, faisant 12 morts et plusieurs dizaines de blessés, l' hypothèse d'un attentat terroriste n'est pas écartée. Quand le plateau s'allume, nous découvrons une jeune femme dans une chaise roulante ... Une logique sans doute un peu élémentaire, nous incite à déduire alors qu'il s'agit de l' une des victimes mais la chronologie n'existe pas dans cette pièce, le facteur temps y étant délibérément éclaté. Nous venons de découvrir Anna, l'ainée d'une fratrie composée de deux filles et d'un garçon. Il s'ensuit une chamaillerie entre les deux soeurs au sujet d'une robe introuvable.
N' importe quel autre prétexte aurait fait l'affaire !
Sarah, la cadette vient de revenir après une absence de 6 mois. Revient elle pour le mariage de son frère ou parce que le père n'en a plus pour très longtemps en dépit de cette incroyable et incohérente énergie dont il fait preuve ?
Inexplicablement, Sacha à la veille du mariage annoncé est taciturne, ombrageux et parfois - brusquement - tout aussi agressif que ses deux soeurs.
Cette pièce écrite par Hadrien Raccah comporte une, que dis-je, de multiples explosions et nous spectateurs essayons de reconstruire le puzzle en ajustant les morceaux un à un.
La tâche n'est pas aisée, du moins sur l'instant.
Comme d'évidence, c'est à vous spectateurs de faire le travail, me garderai-je bien d' entrer plus avant dans les détails ...
Vous ne serez pas surpris d'apprendre que Jean-Pierre Bouvier est excellent dans ce rôle de père qui fait preuve aux yeux de ses enfants d'un équilibre incertain alors qu'il avait tout prévu, tout imaginé pour eux (surtout le meilleur) et que la réalité le dépasse comme bien souvent ...
En fonction du vécu de chacun divers degrés de lecture s'imposeront allant parfois jusqu'à l' irritation face à ce choix délibéré de passer ab abrupto du réel à l'imaginaire à moins qu'une émotion où la notion d'appartenance ou de simple solidarité s'impose à vous.

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

20:00 Publié dans THEATRE | Lien permanent