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22/05/2007

MATA HARI un spectacle musical d' Herman van Veen

THEATRE du RENARD
12, Rue du Renard
75004 PARIS
(M° Hôtel-de-Ville)
Loc. 01 42 64 30 53

12 représentations exceptionnelles,
du 22 Mai au 2 Juin 2007
tous les jours y compris dimanches & lundis à 21h.

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avec Gaëtane Bouchez
Wendel Spier, Silke Mehler (danse) &
Martine de Kok (piano & accordéon

L' introduction musicale est à la fois grandiose et dramatique, propice à mettre en condition les plus lymphatiques d'entre nous qui ne pourraient que se sentir immédiatement transportés. Ensuite, Herman van Veen - metteur en scène - a visiblement voulu jouer des contrastes, utilisant ce décrochage de noir et blanc formé par la rencontre : religieuse-danseuse, austérité-sensualité.
Wendel Spier n'est pas Mata-Hari mais seulement son symbole, sa chorégraphie pouvant également évoquer celle de Salomé et pourquoi pas une Isadora Duncan aux longs voiles meurtriers ? Mais ne nous égarons pas ...
L' histoire telle qu'elle nous est narrée est véhiculée par Anna,
l'amie de toujours qui vient témoigner devant ce tribunal, les pièces à conviction étant cette robe et ce chapeau couleur de sang vif.
Or en période de guerre que vaut la vie d'une courtisane soupçonnée de connivence avec l' ennemi ?
Résolument, Herman van Veen et Gaëtane Bouchez qui a écrit l'adaptation française, n'ont pas voulu nous présenter un drame, que dis-je, une tragédie moderne évitant toute situation pléonastique pour mettre au point ce spectacle musical un peu à la façon dont les souvenirs enjolivent les pires moments d' une vie.
Les voix sont agréables qu'il s'agisse de celle de la comédienne-adaptatrice ou de cette autre, plus puissante dans le mode d'expression appartenant à Martine de Kok qui avec un bonheur égal, accompagne à l' accordéon ou au piano.
Les interventions ponctuelles de Silke Mehler constituent un véritable délice tant la comédienne illustre ses personnages successifs avec cet esprit malicieux qui semble la caractériser en une totale implication.
Je ne déplorerai qu'une seule chose qui est l'utilisation de ces micros " brosse à dents " dont la présence sécurise peut-être les interprètes mais ampute notre enthousiasme qui se voudrait entier. A ce détail près, les spectateurs devraient passer une excellente soirée.

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

11:35 Publié dans THEATRE | Lien permanent

18/05/2007

VIERGE & REBELLE, One Woman Show de Camille Broquet

THEATRE LE BOUT
6, rue Frochot
75009 PARIS
(M° Pigalle)
Loc. 01 42 85 11 88

Mise en Scène : Alexandre Delimoges

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Papier supprimé à la demande des intéressés qui ne supportent absolument pas la critique.
Je leur souhaite beaucoup de courage pour l' avenir !

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

11:45 Publié dans THEATRE | Lien permanent

LES OUVERTURES SONT de Jacques Rebotier

MAISON de la POESIE
Passage Molière
157, rue St-Martin 75003 PARIS
(M° Rambuteau)
Loc. 01 44 54 53 00

Mercredi & samedi à 19h.
Jeudi & vendredi à 20h.30
Dimanche à 17h.
Relâche lundi et mardi.


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Photo : Bertrand Couderc.

Texte et mise en scène : Jacques Rebotier
Lumière : Bertrand Couderc. Son : Bernard Valléry

avec : Eric Frey et Océane Mozas.

Le paradoxe d'une ouverture est qu'elle incite à l'évasion alors que son périmètre est déterminé. Sur scène, deux comédiens : Eric Frey et Océane Mozas dont on ne verra que les bustes, un peu comme à la télé ... (sommes nous condamnés à cette éternelle référence ?) Nous tendons l'oreille pour capter la parole de ces deux êtres tronqués, le parti-pris de l' auteur-metteur en scène étant de nous aspirer vers eux. Ici les rôles sont inversés, le spectateur doit faire l'effort de canaliser son attention car les comédiens n' utiliseront pas les moyens classiques habituels pour s' imposer. L' humour utilise la demi-teinte mais la critique du monde dans lequel nous sommes contraints de vivre est évidente puisque ces murs physiques ou virtuels qui s'érigent çà et là en sont la parfaite illustration.
- Peut-on évaluer la vitesse de la honte ? ...
- Quelqu'un qui effectue un retour sur soi-même est il un derviche ou un revenant ?
- Est-ce que ce pays est à toi, ou est-ce que tu es à ton pays ?
Or, les questions qui, par définition sont des ouvertures, ne débouchent pas toujours sur des réponses ...
Par exemple : ce texte est il fait pour être dit ou pour être lu ? Personnellement, je pencherais vers la seconde hypothèse et ce, en dépit du talent incontestable des comédiens.
- " Théâtre de chambre, concert-parole " précise Jacques Rebotier. Ce faisant, il nous invite à assister à un décorticage de la pensée, à une exploration de ce qui préexiste à l'action.
C'est en quelque sorte à une double introspection visible à laquelle nous sommes conviés. Théâtre expérimental ?
La fragilité de la démarche est connue depuis longtemps.
Il y aura par conséquent et comme toujours, les pour et les contre, ceux qui veulent que le théâtre change et les partisans des règles établies. A vous de choisir votre camp car je ne voudrais nullement vous priver de cette ouverture ...

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

09:50 Publié dans THEATRE | Lien permanent