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14/03/2007

CHOCOLAT PIMENT de Christine REVERHO

Théâtre La Bruyère
5, rue la Bruyère 75009 PARIS
Location : 01 48 74 76 99

Représentations du mardi au samedi à 21h.
matinée samedi à 17h.30
Prix des places : 36, 28, 21, 15 €

Mise en scène : José PAUL et Agnès BOURY
assistés de : Marjolaine AÏZPIRI

Décor : Edouard LAUG - Lumières : Philippe QUILLET -
Costumes : Caroline MARTEL

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avec, Jacques MARCHAND, Anne LOIRET, Lysiane MEIS, Christine REVERHO et Eric SAVIN.

Flagrante unité de lieu : la cuisine.
Le temps et l'action seront symbolisés par une soirée d'anniversaire et son prolongement quelque peu cahotique, jusqu' au lendemain.
Paul, le père ( Jacques Marchand) fête - à son corps défendant - disons ... un certain nombre de décennies. Mieux vaut ne pas chercher à en préciser le chiffre, le fait le traumatisant suffisamment comme cela !
Certes, il est heureux que la circonstance puisse lui permettre de se retrouver entouré de ses deux filles et un peu moins de devoir supporter le mari de la cadette lequel donnera ici un petit aperçu des indélicatesses dont il est capable.
Le choix pour le moins inattendu du gâteau d'anniversaire s'avérera hautement symbolique illustrant la douceur un peu amère des souvenirs et le caractère explosif des rapports humains lesquels en la circonstance seront franchement pimentés.
L' aînée, Stéphanie (Anne Loiret) collectionne les échecs amoureux, raison de son éternel célibat mais résolument " célibattante " sur le plan professionnel !
La seconde, Caroline (Lysiane Meis) obnubilée par la diététique, semble complètement dépassée par son rôle de mère, son statut d'épouse ne valant guère mieux.
Arrivée de l' époux en question, Franck (Eric Savin) scotché à son téléphone portable, traînant son ordinateur comme une roue de secours, aussi égal à lui même ( ...) comme gendre, mari ou collègue. Celui que l'on ne voudrait pour rien au monde rencontrer !
Nous découvrirons un cinquième personnage à la fin ( Elise) alias, Christine Reverho qui ici, fait un peu plus que jouer les Hitchcock de service ...
Ils sont tous parfaits dans leur rôle respectif avec cependant une mention spéciale pour Jacques Marchand tant il est touchant dans son personnage d'homme et de père que le passé rattrape.
Les dialogues sont enlevés avec un sens de la répartie que l'on pourrait souhaiter à beaucoup, l'auteur a également du goût pour les rebondissements inattendus et la pièce attire un public jeune, réactif garant de la poursuite de son succès.

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

06:40 Publié dans THEATRE | Lien permanent

12/03/2007

" Elle " de Jean Genet

THEATRE de la CITE INTERNATIONALE
17 bd Jourdan 75014 PARIS - Tél. 01 43 13 50 50
RER B & Cité Universitaire.

du : 6 MARS au 6 AVRIL 2007
lundi, mardi, vendredi, samedi à 21h.
jeudi à 19h.30
dimanche à 17h.30 - relâche le mercredi -
durée : 1h.15 : Resserre.
tarif plein : 21€ - tarif réduit : 14 €, lundi tarif réduit pour tous : 14 € moins de 30 ans ; 12,50 €

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photo : Julien Piffaut.

Mise en scène et lumière : Olivier Balazuc et Damien Bigourdon
collaboration à la scénographie : Pierre-André Weitz

avec : Olivier Balazuc, Damien Bigourdon, Bruno Blairet, Thibault Lacroix.

" Elle " est publié aux Editions de l' Arbalète.

A l'époque où Genet, mû par une inspiration iconoclaste, écrivit ce texte à l'emporte-pièce, personne ou presque n'osait contester l' infaillibilité papale, les catholiques convaincus voyant en cet homme (le premier de la chrétienté) la représentation de Dieu sur terre.
" Elle " ce n'est pas la Vierge mais le Pape, bien sûr, " Sa Sainteté " et comme aurait dit alors le petit gavroche-athée de service " S' il est pas content, çà lui apprendra à s' habiller en gonzesse ! "
Un photographe est venu rencontrer cette icône, l' immortaliser afin que sa diffusion puisse couvrir le monde entier. Damien Bigourdan nous restitue l'appréhension compréhensible de celui qui doit approcher un Grand de ce Monde aggravée par la mission qui est la sienne.
Mais un pape, qu'est-ce ? Que voit-il quand il se regarde dans une glace ?
Celui-ci a l' impression de n'être qu'un morceau de sucre à dilution rapide dont on distribue des morceaux en cette Epoque de Grande Consommation.
Un avatar de l' hostie, en quelque sorte ? Celui que l'on nomme : Elle, reconnaîtra, " je ne suis que pause puisque je suis le pape " déplorant l' image figée de lui alors qu'il a choisi de se déplacer en patins à roulettes pour parcourir les longs couloirs du Vatican tout en s' aérant l' intimité arrière ...
Bruno Blairet projette son texte comme s'il se trouvait en haut du balcon lors des bénédictions papales avec toute la foule de Rome à ses pieds; son personnage est cependant miné par la demande de ces " quinze millions d'âmes avides "
Thibault Lacroix symbolisera la première étape surprenante mais indispensable avant d'être admis à rencontrer Celui que l'objectif photographique doit fixer pour l' éternite. Il faut comme chacun sait passer par la pourpre cardinalice avant d'accéder à l' ultime blancheur ...
Mais les prémisses à la rencontre finale incombent à Olivier Balazuc qui est un huissier inénarrable de fantaisie et de drôlerie savamment dosées.
Anti-cléricaux obscurs ou avoués, allez y, vous allez vous régaler quant aux autres, ils n'auront qu'à se signer à la sortie !

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

08:35 Publié dans THEATRE | Lien permanent

10/03/2007

Il Matrimonio segreto - opéra bouffe de Domenico Cimarosa

THEATRE ARTISTIC ATHEVAINS, 45 bis RUE Richard Lenoir 75011 PARIS (Métro : Voltaire) T. 01 43 56 38 32
à partir du 6 Mars 2007, les mercredi, vendredi, samedi à 20h.30 - dimanche à 16h. lundi à 19h.
prix des places : 30 € - tarif réduit : 16 € - pour les moins de 26 ans : 10 €
& 50 % de réduction sur le plein tarif jusqu'au 25 mars " soyez les premiers aux premières "

LE MARIAGE SECRET, livret italien : Giovanni Bertati -
Direction musicale : Andrée Claude Brayer
Mise en scène : Anne Marie Lazarini.
avec l' orchestre-studio de Cergy-Pontoise.

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avec : Frédéric Bang-Rouhet (baryton) - Pierre-Michel Dudan (basse) - Claire Geoffroy-Dechaume (mezzo-soprano) - Karine Godefroy (soprano) - Gaëlle Pinheiro (soprano) et Gorka Robles-Alegria (ténor)

Pour conduire ce Mariage Secret, le chef d'orchestre est une femme et le fait suffisamment rare pour mériter d'être souligné d'autant que Andrée-Claude Brayer dirige les musiciens de son Orchestre-Studio avec une conviction communicative d'où ce résultat optimal.

Maintenant, passons de l' orchestre à la scène pour découvrir un décor que l'on pourrait qualifier de néo-classique écrin de verdure et de pierre (ou de marbre blanc : à vous de choisir ...) permettant aux personnages d'évoluer tout de noir vêtus et en costumes contemporains ce, en évitant curieusement l'écueil de l'austérité. Premier exploit !
Légère surprise aussi mais les voix sont belles, amples et force est de reconnaître que l' anachronisme volontaire évoqué, destiné à illustrer un texte du 18ème siècle se fera vite oublier avant de trouver sa justification finale car tout ici contribue au plaisir des oreilles et des yeux.

L' intrigue bien entendu est le reflet d' une époque révolue où l'on retrouve les complications de la comédie italienne, amour et intérêt se conjuguant à loisir ...
La seconde partie de cet opéra-bouffe nous ménagera quelques surprises esthétiques ou revirement inattendu qui devraient satisfaire le spectateur qui réapprend (s'il l'avait oublié) que la vocation initiale du spectacle était de nous aider à oublier les vicissitudes de la vie le temps d'une représentation.

Heureuse initiative qu' Anne-Marie Lazarini a eue là ! Nous ne saurions trop l'encourager à poursuivre son oeuvre en cette direction et pour notre plus grand plaisir.

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

15:55 Publié dans THEATRE | Lien permanent