Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

07/06/2007

EAUX DORMANTES de Lars Norén

ATHENEE Théâtre Louis Jouvet
Square de l' Opéra Louis Jouvet
7, rue Boudreau
75009 PARIS
(M° Opéra ou Madeleine)
Loc. 01 53 05 19 19
billeterie en ligne : www.athenee-theatre.com
Pl. de 28 à 12€
TR de 23 à 10€

du jeudi 31 mai au samedi 16 juin 2007
mardi 19h, mercredi au samedi : 20h.
matinées exceptionnelles : dimanche 10 juin
& samedi 16 juin à 15h.

Première création en France.

52fce092e16e5a857b3548ba3ffd2ed1.jpg

photo : Jean-Julien Kraemer.

Mise en scène : Claude Baqué
avec Marion Bottollier (Sophie) Pierre-Alain Chapuis (Joseph) Michel Hermon (Daniel) Serge Maggiani (Mattias) Simona Maïcanescu (Judith) Marie Matheron (Emma) Nicolas Struve (Jonas)

Le texte est publié aux Editions de l' Arche sous le titre, TRISTANO.

Lars Noren est né en 1944. Il fait donc partie de ce que l'on nomme " la génération d'après " celle qui ne fut pas plongée au coeur de la guerre, mais qui a hérité de ses séquelles. Impossible pour ceux là, d'échapper à la problématique de l'explication. Pourquoi les événements se sont ils déroulés ainsi, quelle est la responsabilité de chacun ? Les héritiers ne peuvent certes être responsables de ce qui préexistait bien avant eux et pourtant ... les réactions en chaîne ne finissent pas.
- Faut-il se sentir coupable de ne pas être juif ?
Sans doute quand l'appartenance à un clan ne vise qu'à la disparition de l'autre.
- Quelle obscure culpabilité ce peuple expiait il ? ...
Coupable d'être issu d'une lignée et pas d'une autre.
Certains esprits fumeux voudraient nous faire croire que l'on choisit soi-même ses ascendants ! On les assume (ou pas) c'est tout.
Ces sept personnages réunis autour d'une table imaginaire ont tous perdu quelque chose ou quelqu'un et peut-être même leur propre vie ?
En une tentative désespérée de s'affirmer ils revendiqueront tous - à tour de rôle - ce qui les caractérise en ce bas monde, c'est à dire, leur métier : psychiatre, avocat(s), journaliste(s), éditrice et ... autiste car c'est un emploi à plein temps en ce monde précaire.
L'auteur se serait (dit-il) laissé porter par les personnages qui très rapidement se sont imposés à lui. Epreuve redoutable pour tous ces comédiens qui doivent affirmer leur présence tout en nous laissant douter de leur réelle existence. C'est un huis-clos qui a valeur de bilan auquel les spectateurs adhéreront ou pas.
( Il vaudrait mieux car la pièce dure 2h.20 sans entracte.)
La distribution est irréprochable mais je voudrais saluer tout particulièrement le jeu de Nicolas Struve à qui incombe la lourde tâche d'être Jonas, l'autiste.
La mise en scène en revanche ne m'a pas convaincue et parfois même irritée quand je voyais s'afficher en grandes lettres le nom des lieux évoqués ... Claude Baqué avait sans nul doute ses raisons qui ne m'ont pas parues évidentes.
Certains textes méritent d'être lus au préalable. Démarche qui ne se justifie pas toujours mais qui peut être conseillée lorsque l'on est confronté à une telle densité.

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

13:00 Publié dans THEATRE | Lien permanent

30/05/2007

MEMOIRES D' EAU ...

ARTISTIC ATHEVAINS (Studio)
45bis, RUE Richard Lenoir
75011 PARIS
(M° Voltaire)
Loc. 01 43 56 38 32
Pl. 30€ TR. 20/15€
(-50% sur le plein tarif du 31.V au 17.VI)

du 31 mai au 29 juin 2007
mardi, 19h. mercredi, 20h.45 - jeudi, 19h. vendredi 20h.45 - samedi 18h. dimanche 16h. (relâche lundi)

b0d8d9d387c951e32084f95806c557b8.jpg


un projet écrit et joué par Andréa Retz-Rouyet et Isabelle Mentré
musique composée et interprétée par Hervé Bourde
mise en scène : Michel Ouimet.

Avant que le spectacle commence, tandis que les spectateurs choisissent leur place, on devine une silhouette, debout sous un kiosque car il ne saurait y avoir de ville d'eau sans kiosque à musique, les curistes s'accordant peu de distraction, obnubilés qu'ils sont par le projet de consolidation de leur santé.
Une foule polyglotte s'y croise chaque année car beaucoup y reviennent afin de nettoyer ce qui ne se voit pas et se vautrer dans des bains de boue qui les font parfois ressembler à des hippopotames voluptueux. C'est un monde à part qui a ses codes, ses habitudes et ses obsessions. On n'entre pas dans cette société par hasard et n'y reviennent que ceux qui sont capables d'apprivoiser l' ennui.
C'est du moins ainsi que l'on imagine ces lieux quand on n'y a jamais posé le pied.
Certains auteurs ont fréquenté ces villes d'eau réputées calmes et témoigné de leur vécu, de leurs rencontres.
Andréa Retz-Rouyet et Isabelle Mentré ont construit ce montage de textes qu'elles interprètent avec la complicité musicale de Hervé Bourde sous la direction d'acteurs de Michel Ouimet qui signe ici une mise en scène minimale.
Ces deux comédiennes de génération différente, au tempérament opposé nous font ainsi part de leurs choix aussi personnels que concertés. Il faut espérer que ceux qui ont vécu cette expérience apporteront leur adhésion au spectacle car les autres en dépit de la qualité des auteurs sélectionnés s'ennuient un peu en attendant que cette petite heure, passe ...

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

17:05 Publié dans THEATRE | Lien permanent

UNE NUIT AU POSTE d' Eric Rouquette

THEATRE MOUFFETARD
73, rue Mouffetard
75005 PARIS
(M° Place Monge)
Loc. 01 43 31 11 99
Prix des places : 22 & 15€

Du mercredi au samedi à 21h. Dimanche à 15h.

c3e2e029a300a28b3ded14bed1584119.jpg


Mise en scène : Eric Rouquette et Julien Allary
avec Clémentine Saintoul et Estelle Vincent.

Le texte est paru aux Editions L'oeil du Prince.

Dans une cellule, quelque part - peu importe la ville puisque c'est la situation et les personnages qui comptent - deux filles entre adolescence et âge adulte vont passer ensemble une nuit au poste. Dehors, sans doute ne se seraient-elles jamais rencontrées étant de niveau social complètement différent.
Diane (Estelle Vincent) est d'évidence la plus excitée des deux, en révolte contre le milieu dans lequel elle vit se sentant rejetée par une mère qui ne fait qu' éponger ses frasques à coup de billets. Est-elle réellement attirée par les bijoux au point de ne pas résister à l'envie de les dérober ou bien veut-elle contraindre sa génitrice à enfin s' occuper d' elle ? ...
Le psy' (qu'elle s'offre en douce) pourrait peut-être le dire, s' il n'était dépassé par le caractère répétitif des incidents.
Isabelle (Clémentine Saintoul) est plus sombre que sa compagne de hasard, tout aussi révoltée mais seule la précarité en est cause.
Cette cohabitation forcée n'ira pas sans frictions et chaque comédienne peut donner ici le meilleur d'elle-même, l'auteur ayant brossé des portraits précis.
On se surprend à imaginer chacune dans le rôle inverse, ce qui tendrait à prouver la richesse des personnages.
Ne cherchez surtout pas à vous demander si c'est ainsi que les choses se passent ou pourraient se dérouler en semblable situation puisqu'il s'agit d'une fiction qui à ce titre, dispense des habituelles rigueurs de la procédure pénale.
Cette pièce a prioritairement le mérite de nous prouver qu'avec un peu de bonne volonté deux êtres très opposés peuvent se comprendre et envisager l' avenir ensemble.
Allez applaudir ces deux interprètes qui par leur engagement, le méritent bien !

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

16:45 Publié dans THEATRE | Lien permanent