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22/03/2007

LE MONTE PLATS de Harold Pinter

THEATRE ESSAION
6, Rue Pierre au Lard (à l'angle du 24 rue du Renard)
75004 PARIS
M° Hôtel de Ville ou Rambuteau

du 4 avril au 19 mai 2007
du mercredi au samedi à 20h.
relâches les 28 avril & 5 mai 2007
avant première le mardi 20 mars à 21h.30

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Deux hommes dans un sous-sol attendent les instructions d'un troisième et mystérieux personnage qui restera invisible jusqu'à la fin.
Histoire de tuer le temps ... Ben lit un journal sur une couche de fortune tandis que de la sienne, Gus essaie de calmer son angoisse en des tentatives de dialogues qui échouent ou déclencheront l'animosité de l'autre. L' atmosphère est tendue comme une corde. On entend les grincements d' un monte-plats. Sous quel mystérieux restaurant ces deux là sont ils parqués ?
L' un commente les faits divers à mesure qu'il les lit,
- un vieillard a été écrasé par un camion sous lequel il rampait ; situation surréaliste !
- une petite fille de 8 ans a été accusée d' avoir tué un chat alors que c'était son aîné de deux ans qui avait fait le coup ...
Durant ce temps, Gus noue laborieusement les lacets de ses chaussures, se plaint de la malpropreté des draps, pose mille et une questions que le monte-plats viendra ponctuellement interrompre, porteur de commandes intempestives ...
Nous allons découvrir que les deux hommes sont armés et que la raison de leur présence en ce lieu devient de plus en plus claire ...
La précédente mission - puisqu'il s'agit de deux tueurs à gage, on l'a compris - hante encore la mémoire de Gus, une femme en ayant été victime.
Les explosions verbales vont se succèder, Ben jouant les petits caïds voire les tyrans de chambrée vis à vis de son adjoint et ils auront très rapidement l'un et l'autre les nerfs à vif !
Les deux comédiens illustrent de leur mieux ce huis-clos qui se voudrait hermétique, leurs personnages se posant des questions en porte-à-faux.
On se croirait chez Beckett ... La mise en scène est en parfaite adéquation avec le thème mais force est de reconnaître que la violence actuelle n'a plus aucune commune mesure avec celle correspondant à l'écriture de la pièce et notre prix Nobel de Littérature-2005 supporte assez mal l'impact laissé dans les esprits par les réalisations même contestables d'un Quentin Tarantino.

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

10:40 Publié dans THEATRE | Lien permanent

16/03/2007

Jonas Orphée de Patrick Dubost - création -

L' ETOILE du NORD
16 rue Georgette Agutte 75018 PARIS
Tél. 01 42 26 47 47
(Métro : Guy Môquet)

Du 5 Mars au 7 Avril 2007
mardi, mercredi, vendredi à 20h.30
jeudi à 19h.30
samedi à 16h.
relâche dimanche et lundi. - Durée : 1h.15

Prix des places : 19€ - TR : 14 € -26 ans : 10 €

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photo : Viola Berlanda.

mise en scène : Dominique Houdard
avec Raja Aïtour, Clarky Brunier, Jeanne Heuclin, Dominique Houdart, Didier Maya, Stiva Paterno, Nadia Sadji, Patricia Zehme.

Réunir ces deux figures mythiques et non des moindres sous les traits d'un seul homme pourrait sembler aussi réducteur qu' insensé. Or, le point de rencontre est l' Enfer, les Enfers pour Orphée parti à la recherche de son Eurydice et pour Jonas cette infernale prison constituée par le ventre de la baleine.
Un vieux scribe à la barbe " pèrenoëlesque " est chargé de consigner et de nous transmettre tout cela.
Dame Dérision coiffée en Furie ponctue ses interventions d' éclats de rires en cascade sur fond de glougloutis marins.
Tout le plateau baigne dans une lumière bleue, les royaumes de Pluton et de Neptune se trouvant ici réunis.
Quelles sont ces étranges momies qui débarquent, la valise à la main pour tenter de fuir dès que l'issue apparaît ? ...
Dans l' intervalle, le temps comme l'espace se meublent de fragments de textes, de curieux monologues, de dialogues aussi parfois et de polyphonies.
C'est étrange, déroutant et pour ne citer que Gilles Costaz, ce théâtre là " ne ressemble pas à ce qui se fait ailleurs "
Gardons nous par conséquent de toute sorte de comparaison.
Le but de toute féérie étant comme chacun sait libératoire, vise à extirper l'individu de l'enfermement où il se trouve. On choisit alors de croire en un mythe (voire plusieurs ...) pour mettre fin à ces interrogations qui tournent inlassablement sur elles-mêmes afin de pouvoir renaître quand on pensait stagner éternellement.
Les spectateurs entendront ce qu'ils voudront bien entendu, les autres se laisseront simplement porter par les images baptisant ce décalage, poésie.

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

10:20 Publié dans THEATRE | Lien permanent

14/03/2007

LA MEMOIRE DE L' EAU de Shelagh STEPHENSON

PETIT THEATRE DE PARIS
15, rue Blanche
75009 PARIS
(M° Trinité, Blanche, St-Lazare)
www.theatredeparis.com

du mardi au samedi à 21h.
matinées les samedis à 17h.
& les dimanches à 15h.
relâche le lundi.

LOCATION : 01 42 80 01 81 & FNAC 0892 683 622 (0,34€/mn)
Tarifs : 36,50 € (frais réserv.inclus) - 29,50€ (frais réserv.inclus)
jeunes (- de 26 ans) : 10 €

medium_Mémoire.jpg adaptation de Brigitte BUC - mise en scène : Bernard MURAT

avec Charlotte VALANDREY, Florence PERNEL, Valérie BENGUIGUI, Eric VIELLARD, Gilles COHEN, Manoëlle GAILLARD.

Décor : Nicolas SIRE, Lumières Laurent CASTAINGT, Costumes Emmanuelle YOUCHNOVSKI, Illustration Sonore : Francine FERRER.

Pas facile de trouver le sommeil dans le lit d'une morte si cette dernière est précisément votre mère décédée sans vous, à l' hôpital ! C'est l'expérience que fait Marie (Charlotte Valandrey) au milieu d'un décor vieillot, perturbée par le va-et-vient permanent de sa soeur Térésa (Valérie Benguigui)
Le recours au whisky n'est peut-être pas non plus, la solution idéale mais en regard des circonstances disons que c'est le moyen utilisé par les deux soeurs pour supporter la situation entre deux chamailleries.
Arrivée en tornade de la troisième, Catherine (Florence Pernel) visiblement la plus jeune, qui a tendance à préférer le canabis à l' alcool pour le même résultat.
Trois excitées quelque peu hystériques essayant de traverser cette épreuve que tout le monde a connue ou connaîtra un jour.
Les compagnons de ces dames suivront enfin ... deux sur trois (Eric Veillard et Gilles Cohen) prétexte à quelques règlements de compte.
Comme toujours, les hommes sont beaucoup plus calmes que les femmes mais ce n'est pas leur mère qui vient de passer de l'autre côté, il est vrai !
N'importe, Shelagh Stephenson semble avoir apporté plus de soin à brosser les caractères féminins, les mâles paraîssant ici plus flous pour ne pas dire ...
Les comédiennes pour leur part, semblent en pleine compétition - chacune y allant de son numéro de bravoure - ce qui a pour conséquence de déboucher sur une comédie surjouée bien que de peu de consistance.
Je ne voudrais pas oublier les apparitions fantomatiques mais très esthétiques de Manoëlle Gaillard qui est une mère superbe comme beaucoup rêveraient d'en avoir ...
Il se trouvera bien sûr quelques inconditionnels pour apprécier le ton général de la pièce qui s'apparente plus à du boulevard qu'à une comédie de moeurs et puis c'est l'occasion rêvée pour retrouver quelques figures de feuilletons-télé, or n'oublions pas qu'actuellement la petite lucarne vous fabrique une vedette en quelques épisodes ! Certaines le méritent, d'autres moins ...

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

07:15 Publié dans THEATRE | Lien permanent