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20/06/2007

Larguez les amarres de Mélanie Marcaggi & Karine Dubernet

MELO D'AMELIE
4, rue Marie Stuart
75002 PARIS
(M° Etienne Marcel)
Loc. 01 40 26 11 11
Pl. 18 à 24€

Du mardi au samedi à 21h.30

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Mise en scène : Rodolphe Sand
avec Stéphane Godin, Maud Leguenedal, Méliane Marcaggi, Julien Sibre.

Vous ne savez que faire de votre soirée ?
Cela tombe bien, larguez les amarres et mettez le cap sur le Mélo d' Amélie.
Vous pouvez me croire sur parole, vous ne le regretterez pas.
Comme le lieu où se déroule l'action a une importance primordiale, un ingénieux décor a été mis au point qui vous donnera l'illusion d'embarquer sans pour autant vous inciter à vous gaver de Nautamine. Au fait, ce médicament existe t' il encore, ils en ont tellement supprimés ? Mais je m'égare et ce n'est pourtant pas le moment de perdre le nord.
Que font quatre amis quand ils se retrouvent ensemble sur un bateau ? ...
Certains ont mal au coeur, d'autres s'empiffrent histoire de se stabiliser l'estomac et quand ils ne dirigent pas l'embarcation, ils causent, discutent, se chamaillent.
Vous ne risquerez pas de vous ennuyer car ils ont d'évidence beaucoup de choses à dire. Je ne citerai en particulier aucun des comédiens car ils sont tous bien et leur histoire est amusante de bout en bout.
Bref, au risque de me répéter je ne saurais trop vous conseiller d'aller les voir car une bouffée d'air du large en plein Paris, ça fait du bien !

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

11:20 Publié dans THEATRE | Lien permanent

ADAM, EVE ET DESCENDANCES ... de Pascal Bancou.

ESSAION
6, rue Pierre-au-Lard
75004 PARIS
(M° Hôtel de Ville ou Rambuteau)
Loc. 01 42 78 46 42
Pl. 18€ - TR 12€
jusqu'au : 30 juillet 2007
du mercredi au samedi à 21h.30

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Mise en scène : Xavier Lemaire,
avec : Isabelle Andréani et Xavier Lemaire.

Parmi tous les contes à dormir debout que nous avons entendus, se situe en bonne place l'histoire d' Adam et Eve dont nous descendrions tous ? ...
Ils n'ont pas dû chômer ces deux là et leurs descendants non plus mais il est vrai que l'on n'avait pas encore inventé la régulation des naissances et qu' aux petites pilules, on préfèrait les pommes.
Comme Isabelle Andréani et Xavier Lemaire ont bénéficié comme vous et moi de ce bourrage de crânes, ils ont voulu mettre les choses au point en nous racontant chronologiquement et grâce à Pascal Bancou, ce qui s'est passé depuis.
Nous n'allons pas stationner trop longtemps dans le jardin d'Eden et pour cause ...
Une petite lecture du Cantique des Cantiques s'invitera juste le temps de rappeler que l'amour peut aussi engendrer la poésie et pas seulement des ribambelles de petits mouflets braillards !
N'importe, dès les premiers temps, la discussion s'est installée entre ces deux là et se répétera au fil des générations. C'est ainsi qu' Adamos taillera quelques fustanelles à la fille de Socrate mais cette dernière aura le dernier mot car on ne parle pas la bouche pleine. Viendra l'époque du martyr chrétien et ce désir de mort qui semble depuis avoir contaminé d'autres civilisations. Toutes les pendules seront remises à l'heure (avant J.C, après J.C) et comme le constate (incrédule) cette descendante d' Eve, " le monde a marché "
Tellement même que certains ont voulu en découdre et partir en Palestine récupérer le fantomatique Saint-Graal, non sans avoir mis la chasteté de leurs dames sous verrous.
Vint la sinistre époque de l' Inquisition pour laquelle toutes les sorcières n'étaient pas regroupées à Salem mais je ne vais tout de même pas dévaler pour vous toutes les branches de notre arbre généalogique, mieux vaudrait que vous alliez sur place les inspecter une à une, l'objet du délit ayant été replanté pour la circonstance, à l' Essaïon.
Sachez toutefois, que Xavier Lemaire dans le rôle de cet éternel Adam fait preuve d'une belle et constante virilité, qu' Isabelle Andréani nous démontre que Cupidon comparé à elle n'est qu'un piètre archer car elle nous prouve à chaque interprétation qu'elle possède plus d'une flèche dans son arc. (quel festival d'expressions et surtout, quelle merveilleuse comédienne ! )
Bref, on parcourt les siècles en leur compagnie à un rythme effréné en se disant que tant qu'il restera des descendants (vrais ou faux) de ces deux là, l' humanité ne sera pas complètement perdue.

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

11:15 Publié dans THEATRE | Lien permanent

La Lamentable tragédie du Cimetière des Elephants

CINE 13 THEATRE
1, avenue Junot
75018 PARIS
(M° Lamarck-Caulaincourt)
Loc. 01 42 54 15 12
Pl. 17€ - TR. 12€

Du mercredi au samedi à 21h.
Du 14 au 30 Juin 2007


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- De Romain Cottard et Paul Jeanson

Mise en scène : Igor Mendjisky

avec Clément Aubert (Le Cow-boy) - Romain Cottard (Le Shérif) - Fanny Deblock (Mademoiselle Z) - Arnaud Pfeiffer (Le Pied Tendre) - Franck Michaux (Le Croque Mort) - Paul Jeanson (Macbeth)

Ils viennent presque tous du Studio Théâtre d' Asnières où Jean-Louis Martin Barbaz fournit à ses jeunes comédiens une formation hyper-valable.
Cette jeune troupe s'intitule les Sans Cou étant précisément constituée de casse-cou et surtout pas de casse ... (censuré) car on ne risque pas de s'ennuyer en leur compagnie.
Certes, le jeu est excessif et les situations plus que rocambolesques. Lorsqu'ils sont lancés, rien ne les arrête, ils pousseront donc la loufoquerie à son point extrème. Le texte concocté par Romain Cottard et Paul Jeanson sera perçu de diverses façons. On y trouve de charmantes formules comme " j'ai des fourmis dans le coeur " ou bien réplique destinée à un infirme : " que Dieu vous prothèse ! " ce qui peut sembler d'un goût douteux mais déclenche un maelström de rires immédiat. Ils feront pire en évoquant les morts vivants ...
Une foule de clins d'oeil sillonne le spectacle en direction du western, en direction de Shakespeare et de ces mélos de la fin du 19ème siècle où un mystérieux frère venait quasi obligatoirement faire son apparition après des années de péripéties pour déclencher une happy end.
L' immense shérif nous fait penser à Salvador Dali, les amoureux un court instant évoquent Roméo et Juliette cette dernière ayant vu son père assassiné non par le poison comme Hamlet mais de trois coups de révolver et dans le noir, c'est peut-être Macbeth qui a fait le coup ?
La plus grande qualité de ces six comédiens est de ne pas se prendre au sérieux et si ce registre a surtout le mérite d'être occasionnel cela ne nous empêche pas de leur souhaiter une belle et longue vie professionnelle car certains accents ne trompent pas.

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

11:05 Publié dans THEATRE | Lien permanent